« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
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Seeds of Destruction
Une Soirée à Paris [Pv Irélia Montrozier et Shen-Nung Lan] //Terminé//

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Une Soirée à Paris [Pv Irélia Montrozier et Shen-Nung Lan] //Terminé//
Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Sam 10 Mar - 17:16
Les nuits Parisiennes
"- Mon Commandant ?
- Miss Standish ?
- Un des cardinal demande des éclaircissements sur votre mission Finlandaise.
- Mon rapport n'était pas suffisamment clair ?
- Si bien sûr mais le Cardinal souhaiterait savoir ce qui s'est passé à Paris. Après tout c'est là-bas que devait se trouver la cible.
- Eh bien il s'avère qu'une cible en fuite ne reste pas souvent longtemps au même endroit. Et le Professeur Droski était loin d'être un imbécile. Heureusement je possède un réseau suffisamment vaste et il m'a été assez facile de retrouver sa trace.
- La cardinal demande un rapport détaillé des événements de Paris.
- Il doit vraiment aimer la paperasse inutile dans ce cas. Très bien Miss, servons lui quelque chose qui lui fera passer l'envie de redemander ce genre de choses. Prenez votre plus belle plume. Je dois dire que mon épisode parisien fut bref, mais plein d'intérêts. Peu après avoir reçu l'ordre de traquer le professeur Droski, je me suis rendu à Paris, dernier lieu connu de résidence de ma cible...
"

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Paris, ville de romantisme, de culture, gastronomie, de tourisme et que sais-je encore. Je dois admettre que cette ville n'est pas dénuée de charme, enfin du moins, certains quartiers. Malheureusement je ne suis pas ici pour jouer aux touristes mais pour une raison moins réjouissante. Bien que je m'y attendait, savoir qui ma cible à déjà fui la ville et peut-être même le pays me contrarie. L'Administration Centrale pourrait au moins faire l'effort de donner des informations à jour. Enfin, c'est une question d'habitude j'imagine. Je ne me suis pas laissé abattre et j'ai fait travailler mon large réseau d'informateurs dans la ville pour essayer de mettre la main sur des informations, jusque là malheureusement sans succès. Après une énième rencontre infructueuse je décide de faire un crochet par ma chambre d’hôtel pour me rafraîchir. En arrivant sur place, une femme m'interpelle.

"Bonjour Commandant." me dit-elle. Une femme sans trait particulier, qui passerait inaperçu sans problème. Une très bonne espionne en somme et une excellent responsable de réseau d'informateurs.

"- Bonjour Miss Rousseau. Quelle agréable surprise de vous croiser ici. Je vois que même l'endroit ou je dors ne vous est pas inconnu. Comme d'habitude je suis impressionné. Vous avez quelque chose pour moi peut-être ?
- A propos de ce Droski que vous recherchez partout en ville ? Je n'ai rien pour vous. Mais un des mes hommes en revanche...
- Vous ne me décevez jamais. Quel sera le prix de cette information ?
- Les cabarets de Montmartre sont des lieux ou de nombreuses têtes passent et divulguent des informations juteuses. Si l'un des patrons acceptait de partager ces trésors avec moi, je pourrai décider de vous aider.
- Considérez cet avantage comme vôtre Miss Rousseau dès aujourd'hui.
- Ravie de l'entendre. Si vous y parvenez mon homme vous attendra dans un bar de Montmartre, le Chaudron Lunaire. Bonne journée Commandant.
"
Miss Rousseau me salue avec un sourire et disparaît au coin de la rue suivante. Il existe bien des merveilles à Paris. Je prends donc la direction du quartier Montmartre. Hors de question de laisser passer la seule opportunité d'information qui s'est présentée. Ce quartier possède un cachet particulier avec ses grands immeubles blancs, ses larges routes pavées et ses petites venelles tortueuses. Je marche dans la rue avant de tomber devant un cabaret assez imposant. L'enseigne promet monts et merveilles et le nom de l'établissement m'arrache un sourire. La Nouvelle Ève. La Bible est prétexte à tout j'imagine. J'entre dans le cabaret et une lumière tamisée ainsi qu'une ambiance chaleureuse m'accueillent. Un homme en tenue de serveur s'affaire derrière le comptoir de l'accueil puis tourne la tête vers moi:

"Bonjour Monsieur et bienvenue. Vous arrivez trop tôt pour les représentations mais notre barman sera ravi de vous servir un rafraîchissement." me dit-il avec courtoisie. J'affiche un air aimable et avance vers le comptoir avec aplomb.

"- Je ne suis pas ici pour vos spectacles j'en ai peur. Je dois voir votre directeur pour parler affaires.
- Je crains que Monsieur le Directeur ne soit occupé et ne puisse vous recevoir.
" Je souris à l'homme et glisse un billet de cent francs sur le comptoir. Celui-ci hésite une seconde puis l'escamote et me fais signe de le suivre. Arrivé devant le bureau, il m'annonce et me fait entrer. Je m'avance vers l'homme pour lui serrer la main et celui-ci me fais signe de m'asseoir avec un sourire commercial.

"- Vous souhaitiez me voir Monsieur... ?
- Alexander. Je suis ici pour une raison précise. J'ai cru comprendre que vous possédiez le cabaret le plus rentable et le plus connu de tout Montmartre.
- En effet et c'est une grande fierté ! Nous accueillons souvent des célébrités ainsi que des personnalités politiques. Notre cabaret est connu dans toute l'Europe !
- Sacré palmarès je dois l'avouer. Et c'est bien pour ça que je viens vous voir et pas l'un de vos concurrents.
- Et de quoi parle t-on exactement ?
- Eh bien des informations qui circulent ! Du bouche à oreille, des potins, des secrets ! Quoi d'autre ?
- Je suis navré mais le respect de l'intimité de chacun est notre devise Monsieur Alexander.
- Allons ne me sortez pas ce genre de discours ridicule, nous savons tous les deux que tous se monnaye. Je suis prêt à vous offrir une récompense en échange de votre coopération.
- Le cabaret n'a pas besoin d'argent, notre chiffre d'affaire est bien suffisant et je doute que vous sachiez danser.
- Pas au niveau exigé j'en ai peur. En revanche j'ai entendu parler de cette danseuse dont tous le monde vante les mérites et qui attire les foules. Une danseuse qui travaille chez votre concurrent le plus sérieux...
"

L'homme garde le silence mais je vois qu'une étincelle d'intérêt vient de s'allumer dans ses yeux.

"- Elle et vous méritez qu'elle travaille dans ce cabaret ne croyez vous pas ?
- Eh bien je dois admettre que ce serait un ajout particulièrement opportun.
- Dois-je en déduire que nous avons un accord Monsieur ?
" Le directeur ne dis pas un mot mais me tends la main avec un sourire. Je lui serre la main et lui rend son sourire.
Le reste de l'opération fut une véritable promenade. En général, les danseuses n'ont pas l'emploi le plus stable du monde. En faisant miroiter une meilleure paye, un logement luxueux près de son lieu de travail et une avance sur salaire relativement conséquente, la nouvelle employée de La Nouvelle Ève n'a pas hésité longtemps.

Et me voilà le lendemain soir, profitant de la douceur ambiante et déambulant tranquillement dans les rues de Paris. Au bout d'un certain temps je finis par trouver la fameuse ruelle dans laquelle le bar est censé être niché. Il faut vraiment être un habitué pour connaitre ce genre d'endroit. Je remarque une boutique face à l'établissement que je cherche. Une sorte d'apothicaire, peut être là où les danseuses viennent acheter des produits miraculeux. Je ris sous cape et pousse le battant de l'imposante porte en bois du Chaudron Lunaire. Loin de ce que j'imaginais, à savoir un bouge miteux avec deux poivrots allongés sous les tables vermoulues, je me retrouve dans un endroit d'une classe certaine. Les lieux sont sobrement quoi que savamment décorés, avec goût même. Qui aurait cru que l'on trouverait un endroit comme celui-ci dans une minuscule ruelle ? Derrière le comptoir en bois massif se trouve une jeune femme avec de longs cheveux noirs avec une élégance tout en retenue à l'image de ce lieu. Je me défais de mon pardessus pour le suspendre au porte-manteau à côté de la porte. Je remarque quelques clients attablés loin de l'entrée et un homme accoudé au comptoir. Aucun ne me prête véritablement attention et j'en suis heureux. Si je veux attirer l'attention je n'ai qu'à simplement revêtir mon uniforme de Crow mais cela jouerait contre moi actuellement.
Je m'approche donc du comptoir et m'assied à une distance respectable de l'autre homme puis fais signe à la serveuse.

"Bonsoir Miss, charmant endroit. Le propriétaire des lieux à beaucoup de goût." dis-je avec un sourire aimable. "Je souhaiterai boire un whisky s'il vous plait. Quelque chose de bon, pas ce que vous avez servi à cet homme et que j’appellerai à peine un breuvage." lui soufflé-je. Après avoir passé ma commande je me tourne sur mon tabouret de manière à avoir l'ensemble de la salle dans mon champ de vision et j'en profite pour étudier la beauté des lieux en attendant mon informateur.




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Irélia Montrozier
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Dim 11 Mar - 23:24
Irélia Montrozier
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« Une journée si prometteuse»

La journée était pourtant parfaite... Il faisait beau, sans la chaleur qui venait souvent avec le soleil. La brise était douce, sa serre était florissante, sa boutique n'était pas en déficit; gros point positif à la vue de la fréquentation irrégulière et du fait qu'elle ne l'ouvrait pas aussi souvent qu'elle le souhaiterait. Pour couronner le tout, son secrétaire, qui lui faisait également office de comptable, était passé cet après-midi alors qu'elle venait de finir l'inventaire du bar pour la soirée. Il lui avait annoncé qu'elle disposait d'une confortable somme d'argent de côté. Que demander de plus ? A priori rien, mais voila, ce bonheur était entaché par quelque chose qui lui gâchait souvent de formidable moments : l'instinct ou plus particulièrement, ses pré-sentiments. Chez elle, ils se manifestaient par des démangeaisons; du léger picotement, quand elle étend le linge et qu'il va pleuvoir, à la démangeaison brutale et insupportable, quand un homme va glisser sur une flaque gelée, tomber et, à coup sûr, mourir. Au fil du temps elle s'y était habituée, mais elle avait rarement eue une démangeaison pareille. Cette sensation avait commencée quand Irélia était allée au marché une semaine plutôt. Sa main gauche s'était engourdie, comme si des dizaines de fourmis la picorait mais elle ne s'en était d'abord pas inquiétée. Dès que elle se trouvait dans un endroit plein de monde, où les possibilités de futur étaient infinies, ses sens s'embrasaient et son corps se mettait à la démanger presque entièrement. C'était une des raisons qui expliquait qu'elle ne sortait pas souvent. C'était également à cause de ça qu'elle faisait ses courses le matin de très bonne heure, ou le soir juste avant la fermeture. Mieux encore, elle faisait souvent appel à des coursiers. Irélia avait donc mis cette sensation désagréable de côté, mais quand elle était rentrée chez elle, sa main était toujours douloureuse. Avait-elle croisée quelqu'un qui n'aurait pas dû être là ? Que s'était-il passé pour que ça dure autant ? Ce ne fut qu'après une bonne heure que la douleur sourde s'atténua, comme un bruit de fond sensitif. Et aujourd'hui, elle est toujours là.

Un torchon à la main, Irélia finissait de faire briller le comptoir. Ce soir, quelques habitués étaient disposés aux quatre coins de la salle et il y avait cet homme accoudé au comptoir qui n'en était qu'à se deuxième visite, si la mémoire de la patronne était bonne. Les différentes personnes semblaient consommer avec modération, personne ne tanguait sur son tabouret et c'était déjà un point positif. Elle n'aimait pas les soûlauds et il fallait pas l'énerver, surtout en ce moment avec sa main qui l'irritait au plus haut point. Elle venait de remettre en place un verre à liqueur, bien rangé à sa place au millimètre près quand la porte d'entrée s'ouvrit. Un nouveau client. Encore un plus à la journée qui allait bientôt se finir. Elle se retourna et le vit entrer. Exceptée la couleur de ses cheveux assez inhabituelle, elle aurait pu le croiser dans la rue sans même le remarquer, enfin ça aurait été vrai si sa main n'était pas envahie de picotements. Le nouveau venu examina la salle et vint s'asseoir sur un des tabourets du comptoir pendant qu'Irélia serrait et desserrait le poing à l'abri des regards, pour essayer vainement d'en faire partir la démangeaison.

- Bonsoir Miss, charmant endroit. Le propriétaire des lieux à beaucoup de goût. Je souhaiterai boire un whisky s'il vous plait. Quelque chose de bon, pas ce que vous avez servi à cet homme et que j’appellerai à peine un breuvage.

Elle avait commencée à lui sourire mais la fin de sa phrase lui fit légèrement plisser les yeux. Irélia ne savait si elle devait être amusée qu'il ait une idée si arrêtée alors qu'il avait à peine jeté un coup d’œil au verre de son voisin ou si elle devait être offensée qu'il sous-entende que l'alcool qu'elle vendait puisse être mauvais. Décidant de ne pas en prendre ombrage, elle lui sourit tout en se retournant vers le miroir devant lequel les verres étaient rangés sur leurs étagères. Elle prit un verre à whisky ciselé et le déposa sur le bois vernis devant le personnage.

- Bonsoir Monsieur. La propriétaire accepte votre compliment avec joie. lui dit-elle tout en versant dans le verre un doigt du liquide ambré. - Si je peux me permettre, êtes vous venu seulement pour un verre ou pour passer la nuit ?

Elle venait de finir de le servir quand le voisin, à un tabouret de son nouveau client, se tourna vers ce dernier, l'air passablement gai. Il se rapprocha et s'assit sur le tabouret juste à sa droite.

- Salut toi ! T'as l'air cool comme mec. T'es du coin ? T'as pas l'air du coin, jt’ai jamais vu. Tu comptes passer la soirée ici ?

Irélia ne pu retenir un sourire devant l'évident interrogatoire - plein de bonne foi ?- Elle ne savait pas comment allait réagir cet homme mais elle, elle s'en amusait. Le Karma venait toujours sonner aux portes. Cela l'occupa suffisamment pour lui faire oublier un moment la douleur de sa main.



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Shen-Nung Lan
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C'est parce qu'on a des choses à défendre qu'on fait le choix de se battre
Dim 11 Mar - 23:58
Je pense que je suis perdu...
Complètement lessivé… a un point qu’il avait même du mal à mettre un pied devant l’autre ce qui lui valut un énième arrêt face contre terre alors qu’il trébuchait une nouvelle fois sur quelque chose d’invisible.
Il se releva en soupirant, époussetant ses vêtements passablement couvert de terre, ne remarquant pas qu’il en avait presque autant sur le visage et dans ses cheveux désordonnés. Il observant vaguement les rues d’un air fatigué. Non seulement il ne savait pas où il était mais, pire que tout, il ne savait même pas comment il avait fait pour atterrir là. Pourquoi fallait-il qu’il se retrouve toujours dans se genre de situation ?

Quelques pas et deux rues désertes plus tard, il devait se rendre à l’évidence : Il ne connaissait absolument pas… le pays. Définitivement, il n’était pas en Chine, c’était officiel. Ni dans aucun pays asiatique. Alors le fait qu’il ait pu se retrouver là alors qu’aux dernières nouvelle il se trouvait en Corée, cela restait un réel mystère. Il soupira une nouvelle fois, réajustant le sac en toile sur son épaule. C’était au moins une chose qui n’était pas perdu.
Détaillant une nouvelle fois la rue du regard en quête d’une illumination quasi-divine, une pancarte attira son attention. Une offre de travail concernant un apothicaire. Étrangement, il trouvait cela rassurant, c’était quelque chose de familier et il lui fallait au moins ça pour ne pas se rouler en boule dans un coin tout en se demandant comment il avait fait pour se perdre cette fois.

Suivant les indications sur la pancarte, il lui fallut quelques minutes pour rejoindre le bar nommé. Son reflet dans une des vitre le renseigna sur la terre sèche sur sa joue et il l’essuya d’un revers de main avant de pousser la porte du bar. L’endroit dégagé un air chaleureux… mais ce n’était définitivement pas son truc.
Serrant son sac contre lui, il se dirigea vers le comptoir de manière pas très sûr alors, ce qui devait arriver arriva. Après, il avait tenue presque un quart d’heure sans se vautrer ce qui était déjà un exploit en soi. Trébuchant dans le vide, il se « rattrapa » à la première chose qui lui tombait sous la main à savoir : l’homme aux cheveux blanc assis au comptoir.

Il releva lentement les yeux vers son « sauveur », l’esprit fatigué et légèrement dans les nuages : Comme d’habitude en réalité.

- Je m’excuse… Est-ce que vous savez où on se trouve ?

Avec son air de venir d’une autre planète à cet instant, il aurait très bien pu demander la date que ça n’aurait pas parut bien plus étrange. Après tout, tout sur lui montrait qu’il sortait de forêt particulièrement hostile alors qu’il se trouvait… il ne savait où… mais loin des bois apparemment. Mais ce n’était pas vraiment de sa faute s’il n’avait croisé personne avant de tomber -littéralement- sur l’homme.
Et un verre de rhum~
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Mer 14 Mar - 14:36
Mauvaises Fréquentations
Savez-vous qu'il existe bien des choses que nous possédons au quotidien et auxquelles nous ne prêtons aucune attention ? On se ne se rend compte de leur valeur qu'après qu'elles nous aient été retirées. Des choses simples comme le confort, l'eau chaude, un ami proche... ou encore la tranquillité. Ce constat je l'ai fait, il y a bien des années lorsque j'ai intégré les rangs des Crows. Je me suis rendu tout ce que j'avais perdu à la mort de mes parents, puis lors de mes années dans les rues de Moscou. Et aujourd'hui, il semblerait que ce constat veuille se rappeler à mon bon souvenir.

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"Bonsoir Monsieur. La propriétaire accepte votre compliment avec joie. Si je peux me permettre, êtes vous venu seulement pour un verre ou pour passer la nuit ?" Ainsi, je n'ai pas seulement affaire à une serveuse mais à la propriétaire des lieux. Eh bien, moi qui voulais faire sourire cette jeune femme en glissant une légère critique sur son potentiel patron, me voilà servi.

"Tout dépend de comment va se dérouler la soirée, mais il se pourrait effectivement que je passe la nuit ici Miss. Si c'est possible bien évidemment." dis-je. A peine ai-je le temps de terminer ma phrase que je perçois un mouvement sur ma droite.

"Salut toi ! T'as l'air cool comme mec. T'es du coin ? T'as pas l'air du coin, jt’ai jamais vu. Tu comptes passer la soirée ici ?" Cette douce apostrophe provient de mon voisin de comptoir qui a jugé opportun d'engager la discussion avec moi. Celui-ci s'est même rapproché de moi et est venu s'asseoir sur le tabouret voisin. Allons bon, j'ai décroché le numéro gagnant. Voilà pourquoi je tente d'éviter les bars au maximum. Qui plus est, si mon contact m'aperçois avec quelqu'un il n'osera peut-être pas s'approcher; je dois donc me débarrasser de lui rapidement. Je jette un regard vers la patronne et je constate qu'au moins une personne semble s'amuser de la situation. Allez il est l'heure de faire un peu de comédie.

"Salut ! Non j'suis pas du coin, j'viens ici pour le travail. La Grande Paris t'sais ce qu'on dit. Il se pourrait bien que je reste ce soir ouais. En plus on dirait que j'ai trouvé un camarade de beuverie !" m'exclamé-je en lui collant une claque retentissante dans le dos. Ce faisant, je m'approche de lui pour lui murmurer à l'oreille:

"Mot de passe ?" Celui-ci me regarde interloqué et s'apprête à ouvrir la bouche mais je me lève et l'entraine à ma suite dans un coin isolé du bar.

"- Vous n'êtes pas mon contact n'est-ce pas ?
- Que, quoi Je...
- Silence ne parlez pas si fort, vous voulez qu'on vous entende ?
- Mais je...
- Silence j'ai dit ! Ecoutez je suis ici en mission ultra-secrète. J'attends quelqu'un et j'ai pensé que c'était vous. Personne ne doit être au courant de ce que je fais ici c'est clair ?
- Euh...
- Si jamais vous parlez je serai obligé de vous tuer, vous et toute votre famille ainsi que vos amis proches. En revanche si vous gardez le silence, je saurai me montrer reconnaissant.
"

Ma dernière phrase s'accompagne d'un mouvement de la main qui me permet d'en tirer une liasse de billets assez importante. L'homme n'a clairement pas compris ce qui vient de lui arriver mais la vue des billets et ma menace ont fait mouche. Il acquiesce d'un air entendu et me fait savoir d'une voix légèrement tremblante que mon secret est entre de bonnes mains.

"Muet comme une tombe que j'suis." me dit-il. Je lui souris et hoche la tête d'un air satisfait. Nous retournons nous asseoir au comptoir et l'homme retourne sur son tabouret d'origine et me sourit en se tapotant le nez. Je lui fais les gros yeux et il détourne immédiatement la tête l'air de rien en réclamant un nouveau verre. Et voilà ça c'est fait. Je m'apprête à reprendre mon verre quand un jeune homme passe la grande porte du bar. Il semble hagard, porte des vêtements sales, à vrai dire guère plus que des guenilles. Il observe la salle d'un œil distrait et commence à avancer vers le comptoir. Tout comme le reste de la clientèle, je l'élimine de ma liste de contact potentiel. Il est bien trop perdu et voyant pour m'être d'une quelconque utilité. J'en déduis donc que Miss Rousseau n'enverrait pas un homme comme lui, elle est bien trop pointilleuse pour cela. Je me saisis de mon verre et m'apprête enfin à goûter son contenu quand j'aperçois du coin de l’œil une forme se précipiter à ma rencontre. J'écarte prestement le verre pour éviter d'en renverser sur moi. Bien m'en a pris car, le fameux déguenillé à juger bon de s'étaler et de se rattraper à mon bras. On dit que l'habit ne fait pas le moine et je remarque que c'est plutôt vrai pour ce bar. Il semblait classieux et respectable en apparence mais après cette double rencontre je commence fortement à en douter. Je repose mon verre et baisse le regard sur le cascadeur en devenir. Celui lève vers moi des yeux vides, c'est la meilleure façon de les décrire je pense.

"Je m’excuse… Est-ce que vous savez où on se trouve ?" me demande t-il. Non mais sérieusement, je les attire tous ce soir. En y réfléchissant bien j'aurai dû venir en tenue officielle, on m'aurait au moins fichu la paix. Bon, tâchons de rester diplomate, je préfère éviter de me faire jeter dehors parce que je serai allé trop loin. J'adresse donc un sourire amusé a la personne.

"Eh bien pour répondre à votre question vous êtes accroché à mon bras. Et je souhaiterai le récupérer à vrai dire." dis-je d'un ton enjoué. Je me lève et redresse mon "nouvel ami" que j’assois sur le tabouret à côté du mien.

"Et dans un terme plus large, nous sommes dans un bar, le Chaudron Lunaire, à Paris. En France." ajouté-je. Je reporte mon attention sur la maîtresse des lieux et désigne son nouveau client.
"Je crois bien qu'il a besoin d'un bon remontant après une chute pareille." lui lancé-je. Je me saisis ensuite de mon verre et bois enfin une gorgée du liquide contenu à l'intérieur. Magnifique. J'époussette mon bras de veste qui arbore une splendide marque de main en terre. La propreté ne semble pas être le fort du nouvel hôte de ces lieux. Je soupire et me rassois sur mon tabouret.

"Vous allez bien ? Vous êtes ici pour quelque chose de particulier ou est-ce que vous êtes aussi perdu que vous en avez l'air ?" lui demandé-je en conservant mon éternel sourire. Eh bien que d'activité dans ce bouge. On pourrait croire que Rousseau choisirait simple et discret, dénué d'animations et de scènes de théâtres comme celles que je viens de vivre mais il semblerait que cette femme fasse aussi dans l'extravagance.



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Irélia Montrozier
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Dim 18 Mar - 16:10
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« Alcool et jus de fruit »


- Tout dépend de comment va se dérouler la soirée, mais il se pourrait effectivement que je passe la nuit ici Miss. Si c'est possible bien évidemment.
Irélia hocha la tête et n'eue pas le temps d'envisager de répondre que du coin de l’œil, elle vit le client emporter son nouvel ami plus loin dans la salle et lui murmurer quelque chose. La curiosité s'éveilla chez elle et elle ne put s'empêcher de légèrement pencher la tête. Que pouvaient-ils bien se dire ? La tenancière se sermonna et alla servir les autres clients qui lui avaient demandé une autre tournée. Elle revint derrière le bar en même temps que les deux comparses revenaient s'asseoir et surprit le geste incongru du bougre joyeux à l'intention de son nouvel ami. Hmmm... Intéressant. Nouvelles démangeaisons. Elle nota également l'air de reproche de Croc blanc. Un bon surnom si on note ses cheveux blancs et la menace qui semble émaner de l'individu. Irélia profita du calme bien relatif pour aller dans l'arrière boutique chercher un trousseau de clés. Il n'était pas très gros et deux clés y étaient accrochées. L'une ouvrait la porte de devant et la seconde, la porte de la chambre du futur locataire. Quand elle revint dans la salle principale, un jeune homme venait d'entrer. Il semblait avoir traversé les Enfers si on s'en tenait à son apparence. Aussi sale que le bar était propre, son air hébété lui donnait un air plus jeune qu'il ne devait l'être. Son petit doigt la démangea pile au moment où le pauvre bougre s'étala sur Croc blanc. Elle soupira. Même si c'était très drôle de voir le Karma s'acharner sur ce pauvre homme, elle pensait également à sa recette, et ce bon sieur n'allait pas laisser un si bon pourboire après deux rencontres de ce type. Il se pouvait même qu'il ne reste pas du tout. Elle pouvait au moins se rassurer devant l'air satisfait qu'il avait eu en goûtant son alcool.
-Je m’excuse… Est-ce que vous savez où on se trouve ?
Irélia eue une légère grimace. Alors lui, il était soit bourré, soit drogué. Même si elle doutait de la dernière option puisque l'opium donnait un teint légèrement verdâtre. Prestement, Croc blanc souleva le maladroit et le déposa sur la chaise à côté de lui.
-Eh bien pour répondre à votre question vous êtes accroché à mon bras. Et je souhaiterai le récupérer à vrai dire.C'était assez dur de ne pas sourire mais elle y réussit. Et dans un terme plus large, nous sommes dans un bar, le Chaudron Lunaire, à Paris. En France. Il se tourna vers elle. Je crois bien qu'il a besoin d'un bon remontant après une chute pareille.
Il n'avait pas fini sa phrase qu'elle avait déjà sortit un verre. Elle préféra ignorer le jeu de mots digne d'un soûlard et regarda le jeune homme puis sa gamme de boisson. Irélia fit une petite moue. Elle ne lui servirait pas d'alcool, c'était clair, mais que pouvait-elle lui donner d'autre ? Elle avait de l'eau ... Mais bien sûr ! Elle se baissa et chercha dans les placards sous le bar. Avec un sourire de victoire -elle se contentait de peu- elle dégota une bouteille de jus de fruits. Elle lui avait été offerte par un agriculteur deux jours auparavant, qui voulait la remercier pour l'onguent qu'elle lui avait donnée plus tôt dans l'année. Elle ouvrit la bouteille rapidement et versa le liquide clair dans le verre. Puis doucement elle posa le tout devant le jeune homme hébété.
-Vous allez bien ? Vous êtes ici pour quelque chose de particulier ou est-ce que vous êtes aussi perdu que vous en avez l'air ?
Les laissant discuter un moment, elle alla chercher deux, trois vêtements de secours qu'elle gardait par habitude dans son bureau. En général, elle évitait au maximum que ses clients se promènent dans la rue avec une partie du corps non habillée. Elle prit également un torchon qu'elle humidifia et revint vers le bar. La jeune femme déposa les vêtement pliés sous le bar et donna le torchon au pauvre homme. Dans le même geste elle posa le trousseau devant Croc blanc.
- Si vous y tenez toujours, voici les clés de la chambre 02. Vous pouvez y accéder par l'escalier au fond de la salle.
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Shen-Nung Lan
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Dim 18 Mar - 16:15
Je pense que je suis perdu...
Il rougit légèrement quand sa « victime » lui fit remarquer qu'il était encore accroché à son bras et s’excusa de nouveau à voix basse, accepta volontiers l'aider pour s'asseoir sur le tabouret d'à côté. Il hésitais vraiment entre continuer d'attendre la réponse à sa question avec crainte et s'écrouler de sommeil sur le comptoir.
Son instinct de survie lui fit comprendre qu'il fallait mieux faire la première.

Et dans un terme plus large, nous sommes dans un bar, le Chaudron Lunaire, à Paris. En France.

Il contempla son interlocuteur, totalement traumatisé et terrifié, blanchissant à vue d’œil. En France ? Comment ça il était en France ? C'était une blague, une fabulation, n'est-ce pas ? L'autre se vengeait seulement parce qu'il lui était tombé dessus, c'était ça, n'es-ce pas ? Des larmes de peur, autant que de tristesse face à la situation perdue dans laquelle il se trouvait, commencèrent à perler doucement. Ce n'était pas possible... Pas du tout possible...

Vous allez bien ? Vous êtes ici pour quelque chose de particulier ou est-ce que vous êtes aussi perdu que vous en avez l'air ?

Perdu... non, il n'était pas perdu... il était totalement terrorisé là. Il ne savait même pas comment faire et encore moins que dire à cela. Fronçant les sourcils pour se concentrer, il essuya ses larmes d'un revers de manche -tant pis pour la terre- avant de jouer avec une mèche de cheveux qui dépassait, regardant ses genoux plutôt que son interlocuteur.

Je ne sais pas... Pouvez-vous me dire que j'ai mal appris la géographie et que la France se trouve à côté de la Corée ?

Il commençait sérieusement à avoir mal à la tête tout à coup, il leva donc sa main libre pour masser sa tempe. En plus de la fatigue, il ne se sentait vraiment pas bien là. Ou plutôt, de plus en plus mal.
Il sursauta alors qu'un torchon apparaissait devant son champs de vision et il l'accepta d'un air penaud, la remerciant avec un hochement de tête timide. La jeune femme était vraiment impressionnante et elle dégagé quelque chose de... familier ?

Si vous y tenez toujours, voici les clés de la chambre 02. Vous pouvez y accéder par l'escalier au fond de la salle.

Ne voulant pas se montrer impoli, il décida de ne pas suivre l'échange entre les deux à côté de lui et s'essuya le visage avec le torchon humide, ainsi que ses bras et ses mains. Pour ses vêtements... il verrait plus tard mais les épousseter d'avantage avant d'entrer dans le bar aurait sûrement été une meilleure idée. Il fit la moue, totalement démoralisé.
Remarquant enfin le verre posé devant lui, il rougit de nouveau tout à rendant le torchon à la brune.

Merci beaucoup. Je suis vraiment désolé... Je...

Il prit le verres entre ses mains, soupirant de dépit et observant le liquide. La France... Il ne se rappelait vraiment de rien. Il frissonna, passant de nouveau ses doigts sur l'une de ses tempes. Il n'avait pourtant rencontré personne dans cette forêt... Il ne se souvenait même pas avoir perdu connaissance...
Il glissa soudainement son sac sur ses genoux, vérifiant les herbes et les racines. Il n'avait pas tout sur lui... Il sursauta de nouveau, se tournant vers la brune en se souvenant d'un détails.

J'ai vu que vous aviez besoin d'un apothicaire ? Je pourrais peut-être vous aider en attendant que vous en trouviez un ? Pour vous remercier et...

Il passa une main dans ses cheveux. Il ne pouvez pas poser cette question, il allait passer pour un fou.
Peut-être faudrait-il lui faire remarquer que c'était déjà le cas...
Et un verre de rhum~
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Thomas Alexander
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Lun 19 Mar - 20:51
De Mieux en Mieux...
"- Excusez moi mon Commandant mais...
- Oui Miss ?
- Je doute que vos rencontres dans ce bar revêtent une quelconque importance.
- C'est peut-être le cas mais le cardinal à décidé qu'il voulait soudainement tout savoir. Alors je vais tout lui dire jusqu'au détail le plus insignifiant. Il croit peut-être que j'ai du temps à perdre à faire et à refaire des rapports. Montrons lui l'étendue de son erreur.
- Comme vous voudrez.
"

------------------------------------------------------------------------------------------

Lorsque je révèle à mon nouvel "ami" notre position géographique je le vois blêmir. Je peux même lire de la confusion et de la terreur dans ses yeux. Qu'ai je bien pu dire qui puisse l’apeurer comme ça ? Cet homme est peut-être hautement recherché par les autorités locales. Et le voilà avec les larmes aux yeux... Mais sur quoi est-ce que je viens de tomber ? Ou plutôt qu'est ce qui vient de me tomber dessus ? La patronne disparaît sous le comptoir à la recherche d'un breuvage approprié pour le nouvel hôte. Elle refait surface une poignée de secondes plus tard avec un air de conquérant défilant dans la capitale ennemie tout en tenant une bouteille de jus de fruits dans la main. Il y a mieux comme remontant mais on fera avec. Au moins elle ne lui a pas servi un verre d'eau.

"Je ne sais pas... Pouvez-vous me dire que j'ai mal appris la géographie et que la France se trouve à côté de la Corée ?" me demande t'il. Je pourrai presque croire qu'il est en train de se moquer de moi si je ne pouvais pas lire de l'espoir dans son regard. Je secoue la tête et vide mon verre d'un trait pour me calme. Ce soir j'attire tous les idiots aux alentours.

"Je suis désolé de vous décevoir mais non, la France n'est pas à côté de la Corée. Sauf si vous la pliez bien entendu. Si vous avez suivi les même cours que tous le monde en revanche, nous nous trouvons à plusieurs milliers de kilomètres de la Corée." dis-je. Pendant ce temps la maîtresse des lieux à fait un aller-retour dans l'arrière boutique et est revenu avec un chiffon et des clés, clés qu'elle dépose devant moi.

"Si vous y tenez toujours, voici les clés de la chambre 02. Vous pouvez y accéder par l'escalier au fond de la salle." me signale t'elle. Je regarde les clés un moment. Ai-je vraiment envie de m'attarder ici plus que de raison ? Avec toutes ces rencontres je ne suis plus si sûr de passer une bonne soirée ici.

"Je ne sais pas, je dois admettre que j'hésite encore un peu pour le moment. On verra comment se déroule la soirée et ce que la faune locale me réserve. Puis-je avoir un autre verre s'il vous plait ?" demandé-je avec un sourire. Je reporte mon attention sur mon voisin qui est absorbé par le nettoyage de la terre sur sa peau. Il faut de tout pour faire un monde j'imagine.
Ce dernier finit par lever les yeux et remarque le verre posé devant lui. Il remercie la patronne et se confond en excuses puis se plonge dans la contemplation du liquide contenu dans son verre. Soudain, il se met à farfouiller dans son sac avec empressement. Ma curiosité naturelle étant la plus forte, je jette un coup d’œil à l'intérieur mais je suis assez déçu par son contenu. Des plantes, des racines, quelques papiers sans importance, rien d'utile ou d'intéressant.

"J'ai vu que vous aviez besoin d'un apothicaire ? Je pourrais peut-être vous aider en attendant que vous en trouviez un ? Pour vous remercier et... " dit-il d'une voix difficilement audible. Et ? Trouver un toit et de la nourriture ? Je souris en coin et mon regard se pose tour à tour sur mon voisin de comptoir et la tenancière. Engager une catastrophe comme lui ? C'est surement l'idée la plus stupide qui soit. Cela dit vu l'emplacement des lieux, je doute que les candidatures soient nombreuses.

"Je comprends mieux pourquoi vous transportez toutes ces plantes dans votre besace. Vous êtes un passionné d'herboristerie ? Navré je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un oeil pendant que vous cherchiez dedans."




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Irélia Montrozier
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Sam 24 Mar - 16:55
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«Tout vas bien se passer»


Elle attrapa d'une main distraite le torchon sale que venait de lui rendre l'étranger, trop préoccupée par la réponse de Croc Blanc.

- Je ne sais pas, je dois admettre que j'hésite encore un peu pour le moment. On verra comment se déroule la soirée et ce que la faune locale me réserve. Puis-je avoir un autre verre s'il vous plait ?

Elle contint une grimace. Elle aurait pu le parier. Bon, plus qu'à espérer que personne ne vienne embêter son futur -possible- locataire. Elle jeta le torchon dans une bassine faite pour ça et attrapa la bouteille pour resservir Croc Blanc. Elle versa un doigt du liquide, et laissa la bouteille non loin. La démangeaison de sa main gauche reprenant de l'ampleur, elle se doutait qu'elle allait en boire un verre ou deux avant la fin de la soirée. Bien qu'elle espérait fortement se tromper.

- J'ai vu que vous aviez besoin d'un apothicaire ? Je pourrais peut-être vous aider à attendant que vous en trouviez un ? Pour vous remercier et ....

Irélia resta interdite. Allait-elle vraiment envisager l'idée de lui laisser le poste ? Il avait l'air naïf et bien jeune mais si elle se fiait à son instinct il devait avoir son âge. Elle tenait à sa boutique, tout autant qu'elle tenait à son bar, et vu l’acrobatie involontaire qu'il avait fait en entrant, elle douta qu'il fut bon pour lui d'être dans un magasin empli de fioles en cristal et en verre. Un éléphant dans un magasin de porcelaine. Mais son avis changea du tout au tout lorsqu'elle jeta un coup d’œil à l'intérieur de sa besace pendant que le jeune homme se mettait à fouiller dedans. Irélia eue un fin sourire.

- Pourquoi pas. Vous me semblez compétent. Et même si, contrairement à ce que votre sac peut laisser penser, les herbes ne vous intéressent pas plus que cela, vous pourrez au moins tenir le comptoir.

Mais pendant qu'elle disait cela, cette foutue main qui n'avait pas arrêtée depuis venait d'augmenter la pression. Les démangeaisons étaient devenues tellement fortes qu'elle ne sentait plus rien. Elle n'avait jamais eu ce cas-ci, et ce n'était vraiment pas pour son plus grand plaisir. Rapidement, comme un automate, avec un sourire de façade aux lèvres, la tenancière posa les vêtements qu'elle avait prit plus tôt et les posa sur le bar. Elle y ajouta une clé de son propre trousseau et tendit le tout à son futur employé.

- Le chambre est la première porte en haut à gauche. Vous serez nourri, logé et blanchi mais avant tout, allez vous nettoyer.

Puis sur ces mots, laissant Croc Blanc discuter avec le jeune homme, elle passa dans l'arrière boutique. Une fois dans la pièce close, elle prit sa main gauche dans la droite et s'adossa au mur.

- Qu'est-ce que j'ai loupé ? Ou mal fait ?

Rapidement elle se repassa les événements de ce début de soirée. C'était forcément lié aux deux derniers clients. Pourquoi elle sentait qu'il y avait une évidence qu'elle ne comprenait pas ? Tant qu'elle ne saurait pas de quoi il retourne, les démangeaisons continueraient. Et il fallait vraiment qu'elle les fasse cesser. Elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir et soupira.

- Pas maintenant...

Elle allait abandonner quand tout lui revint comme un flash. "Pouvez-vous me dire que j'ai mal appris la géographie et que la France se trouve à côté de la Corée ?", "non, la France n'est pas à côté de la Corée", "nous nous trouvons à plusieurs milliers de kilomètres de la Corée." Soit cet homme était doté d'ailes soit ... Il était comme elle. Les sensations revinrent dans sa main et elle se laissa glisser au sol. C'était pas passé loin d'une fermeture précipitée du bar. Du coup il était sorcier. D'abord. Bon. Mais l'autre n'en était pas un, elle en était sûre -quoique, elle pouvait ne pas voir des évidences en tutus roses qui dansaient devant elle alors-. Les démangeaisons étaient revenues à la "normale" et elle se redressa. Elle épousseta ses jupes, vérifia qu'elle était toujours présentable grâce au petit miroir suspendu au mur et prit une grande inspiration. Il lui fallait revenir dans la salle, avec son air calme et serein habituel, tout ça sans éveiller de soupçons ou autres attentions malvenues. Courage !

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Shen-Nung Lan
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Dim 25 Mar - 1:33
La réponse tomba et était définitive : non, la Corée n'avait absolument aucune chance de se trouver à côté de la France. Le point positif est qu'il se souvenait bien de sa géographie, le point négatif c'était qu'il n'avait alors aucun moyen de savoir ce qu'il c'était passé. Peut-être devait-il demander quel jour on était ? Mais c'était peut-être trop...
Il était complètement déprimé.

Il avait donc finit par remarquer le verre et avait remercier la tenancière d'un air penaud. En fait, il n'était même pas sûr d'avoir de quoi payer sur lui... ah... il se sentait mal et avait vraiment envie de pleurer là. Bon, depuis un petit moment en faite mais c'était de pire en pire. Au moins, il avait toujours son sac sur lui... il le glissa donc sur ses genoux pou être sûr que tout était en place et... oh, peut-être trouverait-il « ça ». Ou peut-être pas en faite...
Ce souvenant soudainement de pourquoi il c'était dirigé vers le bar, il demanda donc si elle avait toujours besoin d'un apothicaire. C'était quelque chose de familier et qu'il maîtrisait et, comme il n'avait rien sur lui, il pourrait au moins l'aider jusqu'à ce qu'elle trouve quelqu'un... Peut-être trouverait-il un moyen de rentrer aussi au passage. Pas qu'il y ai quelqu'un qui l'attende à la maison mais il aimait bien son chez-lui.

Je comprends mieux pourquoi vous transportez toutes ces plantes dans votre besace. Vous êtes un passionné d'herboristerie ? Navré je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un œil pendant que vous cherchiez dedans.

Sa bouche format un « ah » à moitié surpris mais aucun son n'en sortit. Passionné ? Sûrement... il ne savait faire que ça de toute façon. Il ne savait même pas comment il faisait d'ailleurs c'était juste... instinctif, comme s'il l'avait toujours su.
Finalement, il se contenta de hocher la tête, un léger sourire apaisé se formant sur ses lèvres. C'était apaisant de penser aux plantes. Mais il ne lui en fallait vraiment pas beaucoup.
Fronçant les sourcils, il plongeant une nouvelle fois une main dans son sac pour récupérer... totalement autre chose, oubliant au passage ce qu'il cherchait en premier.

Pourquoi pas. Vous me semblez compétent. Et même si, contrairement à ce que votre sac peut laisser penser, les herbes ne vous intéressent pas plus que cela, vous pourrez au moins tenir le comptoir. 

Il pencha la tête sur le côté, il était rassuré et heureux qu'elle accepte mais... pourquoi les herbes ne l’intéresserait pas ? Il ne faisait vraiment que cela de ses journées.

Le chambre est la première porte en haut à gauche. Vous serez nourri, logé et blanchi mais avant tout, allez vous nettoyer.

Il rougit sous la remarque, hochant de nouveau la tête tout en la remerciant en bafouillant. Il descendit de son tabouret manquant de se vautrer au sol mais il se retient de justesse au comptoir, soupirant de soulagement.
Son regard croisant l'inconnu aux cheveux blancs et il se souvint ce qu'il cherchait avant qu'on lui donne des clefs. Fouillant brièvement dans son sac une nouvelle fois, il en saisit une fiole assez grande mais fine qui contenait un liquide vert d'eau à l'intérieur puis il l'a posa sur le comptoir juste à côté de l'inconnu.

C'est un puissant poison totalement indétectable... C'est pour vous remercier de m'avoir rattrapé tout à l'heure.

Il tourna les talons avant de faire brusquement demi-tour, récupérant une fiole semblable mais au liquide ambré cette fois.

Ah, désolé, voici l'antidote. Euh... Hum... en faite, vous n'avez pas besoin d'utiliser toute la fiole... juste un peu suffit à chaque fois...

Il tira un peu sur une de ses mèches, gêné avant de s'incliner dans un salut purement chinois puis de se diriger rapidement vers la chambre qu'on lui attribué... oubliant les vêtements sur le comptoir.
Évidemment, sinon ce serait pas drôle.



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Thomas Alexander
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Lun 26 Mar - 13:54
Surprises et Mystères
"Pourquoi pas. Vous me semblez compétent. Et même si, contrairement à ce que votre sac peut laisser penser, les herbes ne vous intéressent pas plus que cela, vous pourrez au moins tenir le comptoir." dit la maîtresse des lieux. Je hausse un sourcil, étonné. Vraiment ? Elle compte vraiment recruter cet énergumène après sa démonstration d'agilité en entrant ? Elle doit vraiment être désespérée. Je remarque soudain un changement d'attitude chez la tenancière. Son sourire fin et son attitude décontractée sont remplacées par un sourire de façade digne des plus grands acteurs et d'une tension palpable dans le regard. Que lui arrive t'il ? Elle se saisit d'une pile de vêtements et les dépose sur le comptoir en s'adressant à l'homme à côté de moi:

"Le chambre est la première porte en haut à gauche. Vous serez nourri, logé et blanchi mais avant tout, allez vous nettoyer." Je remarque un léger tremblement dans sa main puis, sur ces mots elle disparaît dans l'arrière salle. Voilà qui est étrange. Je tourne la tête vers mon voisin mais rien dans son attitude n'a changé. Je suis donc le seul à avoir remarqué ce qu'il s'est passé. Il finit par se lever, en manquant de s'écraser une nouvelle fois au sol, puis se met à fouiller dans son sac. Il dépose devant moi une petite fiole remplie d'un liquide verdâtre.

"C'est un puissant poison totalement indétectable... C'est pour vous remercier de m'avoir rattrapé tout à l'heure." dit-il. Je le regarde, interdit. Du poison ? C'est une plaisanterie ? Quel genre de personne offre du poison à quelqu'un ? L'homme commence à s'éloigner puis s'arrête, se remet à fourrager dans sa besace et revient vers moi avec une autre fiole.

"Ah, désolé, voici l'antidote. Euh... Hum... en faite, vous n'avez pas besoin d'utiliser toute la fiole... juste un peu suffit à chaque fois..." ajoute t-il. Il me salue et s'éloigne en direction de l'escalier.

"Merci ?" dis-je. Je me tourne vers les deux fioles et les regarde comme si elles allaient se transformer en serpent. Voilà un cadeau pour le moins original. Je saisis mon verre. Me voilà enfin seul. Un semblant de tranquillité est enfin revenu et je savoure tranquillement mon whisky tout en pensant à comment utiliser ce cadeau. J'entends la porte s'ouvrir et me retourne. L'homme qui passe la porte me regarde et me fais un signe de tête; mon contact est enfin arrivé. Il s'approche de moi et s'accoude au comptoir.

"- Mademoiselle Rousseau vous remercie pour les nouvelles possibilités que vous lui avez offertes et vous fait savoir qu'elle sera ravie de faire affaire avec vous de nouveau.
- Dites à Miss Rousseau que ce plaisir sera partagé.
- Bien. L'homme que vous recherchez à pris le train il y à plusieurs jours. D'après les infos collectées je suis en mesure de vous dire que sa destination est une cité universitaire en Finlande.
- Parfait. Vous auriez le nom de cette ville ?
- Kuopio.
- Merci. Miss Rousseau ne me déçois jamais. Un verre ?
- Non je ne reste pas. Bonne soirée Commandant.
- Bonne soirée à vous aussi.
" L'homme s'éloigne et ressort au moment ou la tenancière refait son apparition. Cette dernière semble avoir retrouvée son calme. Mais son regard transmet un certain malaise.

"Je me méprenais sur la qualité des boissons servies Miss. Ce whisky est excellent." dis-je en riant. Je fais tourner le liquide ambré dans mon verre et regarde la patronne à travers ce dernier.

"Pardon de vous demander cela, je sais que ce ne sont pas vraiment mes affaires, mais vous sembliez mal à l'aise face à cet homme qui s'est effondré sur moi. Vous avez des ennuis ? Vous le connaissez ?" demandé-je d'un air concerné et compatissant. Si il y a une histoire de mafia par ici, la soirée pourrait être amusante.

"Vous devriez prendre un verre ça vous aidera à calmer le tremblement dans votre main." dis-je. Et vous pouvez me dire votre secret aussi. On va y venir ne vous en faites pas.



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Irélia Montrozier
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Lun 2 Avr - 20:52
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«Oublis, potions & poison»

Quand Irélia revint dans le bar, elle constata que son futur employé avait suivit sa recommandation et était monté à l'étage. Elle soupira en voyant le tas de vêtements. Elle ne le connaissais que depuis vingt minutes environs mais elle savait déjà qu'il n'était pas très doué. Elle espérait qu'il le soit plus avec les plantes. Si ce n'était pas le cas, elle devrait se souvenir du comment et du pourquoi elle avait accepté de l'embaucher. Elle prit les vêtements et les reposa sous le bar, ne voulant pas les laisser là, se notant mentalement d'aller les monter. Elle sentait que cet homme serait capable de descendre nu, gêné, soulignant qu'il avait oublié les affaires. Et Irélia ne souhaitait pas d'homme nu dans son bar. Sur ses réflexions, elle balaya la salle du regard, cherchant le nouveau client qu'elle avait entendu entrer. Personne. Mais ... ? Elle se tourna vers Croc-blanc en ouvrant la bouche pour lui demander si il avait vu quelqu'un entrer mais il fut plus rapide qu'elle.

-Je me méprenais sur la qualité des boissons servies Miss. Ce whisky est excellent.

Irélia lui sourit, contente d'elle même. Un petit compliment fait toujours du bien, même indirect. Bien sur que son alcool était excellent. Elle hocha la tête pour le remercier mais une lueur dans ses yeux la mit légèrement sur la défensive. Cet homme avait un truc derrière la tête. Il ne lui laissa pas le temps de réfléchir à cette pensé qu'il enchaînait :

- Pardon de vous demander cela, je sais que ce ne sont pas vraiment mes affaires, mais vous sembliez mal à l'aise face à cet homme qui s'est effondré sur moi. Vous avez des ennuis ? Vous le connaissez ? Vous devriez prendre un verre ça vous aidera à calmer le tremblement dans votre main.

A ce rappel, elle serra dans sa main un pan de ses jupes, mais les picotements ne s'accentuèrent pas. Bizarre. Ils étaient toujours là, mais nettement plus faibles, comme un bruit de fond. Que devait-elle en conclure ? Balayant ce questionnement, elle jeta un coup d'oeil à la bouteille qu'elle avait laissé en plan sur le comptoir avant de fuir, littéralement, et secoua la tête.

- Je le regrette mais je ne serais pas une bonne patronne si je buvais pendant les heures d'ouvertures. Ce ne serait pas une bonne image pour la maison.

Elle prit un chiffon propre et entreprit de nettoyer l'endroit laissé plein de poussière par le précédent occupant -on se demandait qui-, tout en réfléchissant. Comment allait-elle se sortir de cette situation ? Elle avait sentit que cet homme pouvait être dangereux quand il était entré dans le bar -elle ne l'avait pas surnommé Croc-blanc pour rien- mais il lui apparaissait à présent comme un chien ayant trouvé un bel os et refusant de lâcher l'affaire. Et elle ne pouvait blâmer personne puisqu'elle s'était poussée elle même dans le puits. Elle réfléchit à ses questions. Elle ne pouvait mentir. Si il avait sentit son malaise plutôt, cela voulait donc dire qu'il était doué pour déjouer les mensonges. Il lui fallait donc dire la vérité. Elle quelles vérités lui dire ? Elle avait gardé profil bas pendant la majeur partie de sa vie, et elle souhaiterait rester discrète pendant le reste du temps qu'il lui restait. Essayons les bases.

- Non je ne connais pas cet homme. Pour tous vous avouer, ma main me faisais souffrir depuis un petit moment déjà. C'est ce mal qui vous a donné l'impression que j'étais nerveuse en sa présence. En passant, je suis désolée qu'il vous soit tombé dessus. Elle passa sur ses questions, estimant lui avoir donné suffisamment pour combler les trous. Irélia se souvint alors de la question qu'elle voulait poser plutôt. Dites-moi, pendant que je n'étais pas là, avez vous vu un client passer ? J'étais pratiquement sure ...

Elle ne fini pas sa phrase. Elle venait de remarquer les fioles posées sur le bar. Que faisait des fioles ici ? Elle en prit une du bout des doigts. Fine, contenant un liquide d'une jolie couleur vert d'eau, la fiole n'était pas là quand elle était partie. Les deux fioles à vrai dire. Elles étaient posées presque devant Croc-blanc qui sirotait son alcool. Irélia reposa doucement la fiole et haussa un sourcil vers son client, intriguée.

- Vous vous y connaissait également en herbes et potions ? Mais où sont mes manières ? Je m'appelle Irélia. Pour vous servir.

Demander des informations sur la vie de quelqu'un sans même connaitre son nom ? Sa mère ne l'avait pas élevée comme ça. A la pensé de sa mère, une vieille tristesse s'enroula autour de son cœur. Mais si vieille et habituelle, elle était, cette dernière  fut vite balayée quand Irélia remarqua du coin de l’œil, l'ancien "ami" de croc-blanc, commencer à tanguer sur son tabouret. Celui là, il fallait le surveiller.  Elle espérait qu'elle n'aurait pas à le faire sortir de force. Enfin de force. Elle n'avait aucune force -Irélia n'arrivait déjà pas à porter une caisse pleine de bouteilles... vides- alors faire sortir un homme saoul potentiellement violent et pas d'accord... Ce serait une épreuve de force. Elle demanderait sans doute de l'aide. Ou le manipulerait avec un soupçon de sa magie pour donner l'impression qu'il sortait de son plein gré. Mais on en était pas encore là. Sur cet enchaînement de pensés qui ne dura que quelques secondes, elle revint à son client, curieuse.
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Shen-Nung Lan
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Mer 4 Avr - 19:36
La chambre fut rapidement trouvée et sans aucune catastrophe notable. Il soupira de soulagement, fermant la porte à clef derrière lui avant de se diriger vers le lit, y posant son sac dessus avec délicatesse... Il soupira de nouveau. Tout était encore embrouillé dans sa tête et il n'arrivais pas à y mettre suffisamment d'ordre pour savoir comment il avait fait pour se retrouver en France, allongé sur un banc en pleins milieu d'une ville. Laquelle avait-il dit déjà ? Paris ?
Il soupira une nouvelle fois.

Il se dirigea vers la salle de bain, retirant ses vêtements en tentant de mettre le moins de terre possible sur le sol et... partout dans la salle d'eau en réalité, avant de filer sous la douche en espérant être touché par l'illumination qui lui révélerais les mystère de la situation.
Quelques minutes plus tard, tout propre, il du se rendre à l'évidence que la situation qui l'avait mené au bar n'était pas plus clair mais par contre, l'évidence sur son manque de vêtements propres elle, était limpide. Il gonfla les joues tel un enfant boudeur avant de gémir légèrement, s'activant à se sécher afin de passer la serviette autour de sa taille. Maintenant, deux choix s'offraient à lui : Redescendre chercher ses vêtements dans cette charmante tenue ou attendre qu'on vienne lui apporter les-dits vêtements. Il connaissait sa chance mieux que personne : personne ne penserait à lui rapporter les vêtements. En même temps, il n'avait qu'a pas les oublier en premier lieu. Pourquoi les choses se passait-elle toujours comme ça ? Il soupira, dépité.

Vérifiant que sa serviette était bien noué -ce n'était pas le moment aux blagues-, il rouvrit la porte, prenant toujours la peine de la fermer à clef derrière lui avant de redescendre les escaliers. Ouvrant la porte, il passa seulement la tête dans l'entrebâillement, cherchant à capter silencieusement l'attention de la tenancière qui semblait être en pleine « conversation » avec leur « ami » aux cheveux blancs. Bon...

Excusez-moi... j'ai... enfin...

Comment dire ? C'était plutôt embarrassant comme situation, même pour lui.
Par contre il avait dû parler trop bas car aucune réponse ne lui parvint. Il rougit, se triturant une mèche de cheveux. Il ne voulait pas parler trop fort non plus et attirer l'attention des autres clients...

Excusez-moi... j'aimerais récupérer les vêtements s'il vous plaît...

Les vêtements apparurent devant lui et il dû lâcher la porte pour les rattraper avant qu'ils n’atteignent le sol. Soupirant de soulagement, il remercie la tenancière silencieusement avant de remonter vers la chambre pour se changer.
Une fois changé et son sac récupéré, il plia les vêtements sale avant de les ranger dans le lavabo, ne sachant pas très bien quoi en faire puis il sortit de la pièce, fermant de nouveau à clef derrière lui. Cette fois-ci, dame chance se rappela à lui et il loupa l'avant dernière marche des escaliers, le faisant heurter de plein fouet la porte dans un bruit assez sonore.

Rassemblant le peu de dignité qui lui restait, il ouvrit la porte comme si rien ne c'était passé, le front rougit par le coup et referma calmement celle-ci derrière lui avant de reprendre sa place derrière le bar, le regard fixé sur le verre de jus de fruit qui n'avait pas bougé.

Désolé... dit-il d'une toute petite voix.

Une mèche tomba devant ses yeux et il « joua » aussitôt avec, complètement gêné par la situation. Tiens, il avait oublié de se rattacher les cheveux...



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Thomas Alexander
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Mer 4 Avr - 23:05
Ou est le Piège ?
La tenancière me regarde un petit moment sans rien dire, comme si elle réfléchissait. Au meilleur moyen de mentir peut-être ? Elle se décide enfin à prendre la parole en me disant qu'elle ne boit pas pendant son service. Tant pis pour elle. De nouveau elle marque un temps d'arrêt puis se saisit d'un chiffon pour nettoyer le comptoir. La réponse se fait attendre pendant un moment, moment que j'utilise pour savourer mon alcool.

"Non je ne connais pas cet homme. Pour tous vous avouer, ma main me faisais souffrir depuis un petit moment déjà. C'est ce mal qui vous a donné l'impression que j'étais nerveuse en sa présence. En passant, je suis désolée qu'il vous soit tombé dessus." dit-elle finalement. Je hoche la tête avec un sourire compréhensif. Ce mensonge est peu léger Miss, mais bon je ne suis pas là pour faire la police, c'est le travail d'un autre dans ce pays.

"Dites-moi, pendant que je n'étais pas là, avez vous vu un client passer ? J'étais pratiquement sure ... " Elle s'interrompt en voyant les fioles sur le comptoir et s'empare de celle supposée contenir le poison et l'observe d'un œil intrigué. Je la laisse faire tout en continuant à boire mon verre. Cette femme passe du coq à l'âne ! Elle enchaîne les questions sans même attendre les réponses. J'ai presque l'impression d'être face à une Alice Weller adulte !

"Vous vous y connaissait également en herbes et potions ? Mais où sont mes manières ? Je m'appelle Irélia. Pour vous servir." ajout t-elle. Qu'est ce que je disais ? Je prend le temps de terminer mon verre puis le pose sur le comptoir avec un claquement de langue appréciateur.

"Alors... Bon je comprends bien que vous ne souhaitiez pas me parler de vos problèmes personnels, mais sachez que me mentir est inutile. Ensuite, la personne qui est entrée dans le bar était passablement avinée et je l'ai donc raccompagné à la porte car je ne souhaitais pas me faire un nouvel ami comme celui là." Je désigne l'homme assis sur le tabouret un peu plus loin. "Enfin, mes connaissances sur les herbes se limitent aux premiers secours je le crains. Je suis bien meilleur pâtissier qu'herboriste. Ces fioles sont un cadeau de votre nouvel employé. Il tenait à me remercier pour l'aide que je lui ai apporté en tant qu'accoudoir. Et vous pouvez m'appeler Thomas, Miss." réponds-je en souriant. A peine au-je le temps de terminer ma phrase que j'entends un bruit retentissant dans mon dos. Je me retourne pour voir la porte s'ouvrir sur l'homme de tout à l'heure. Il s'est vautré de nouveau à n'en pas douter. Il s'approche et reprend sa place au comptoir en s'excusant. De mon côté je m’apprête à retourner à ma discussion avec la tenancière quand quelque chose me frappe. Il est habillé ! Avec des vêtements propres ! Je le dévisage et reconnais les vêtements qui se trouvaient sur le comptoir un peu plus tôt. Mon regard passe de l'homme à la tenancière et vice-versa pendant plusieurs secondes de silence. Je me penche par dessus le comptoir et constate que les vêtements ont disparus. Je me rassois et lève un sourcil interrogateur en regardant Irélia.

"Il va falloir m'expliquer quelques détails qui m'échappent... Comment se fait-il que les vêtements qui se trouvait derrière ce comptoir quelques minutes auparavant se retrouvent sur le dos de votre nouvel employé Miss ? Je pense être suffisamment résistant aux effets de l'alcool pour ne pas avoir des absences au bout de deux verres donc il se passe quelque chose ici et j'apprécierai que l'on m'explique quoi." dis-je d'un ton calme en gardant mon éternel sourire en coin. Je me reverse un verre sans attendre l'autorisation de la tenancière et le porte à mes lèvres, mon regard passant de l'employé à la maîtresse des lieux.




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Irélia Montrozier
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Lun 16 Avr - 13:09
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« L'inquisition & l'enfant. »

- Alors... Bon je comprends bien que vous ne souhaitiez pas me parler de vos problèmes personnels, mais sachez que me mentir est inutile. Ensuite, la personne qui est entrée dans le bar était passablement avinée et je l'ai donc raccompagné à la porte car je ne souhaitais pas me faire un nouvel ami comme celui là. Il désigna l'homme assis sur le tabouret un peu plus loin. Enfin, mes connaissances sur les herbes se limitent aux premiers secours je le crains. Je suis bien meilleur pâtissier qu'herboriste. Ces fioles sont un cadeau de votre nouvel employé. Il tenait à me remercier pour l'aide que je lui ai apporté en tant qu'accoudoir. Et vous pouvez m'appeler Thomas, Miss.

Thomas. Hmm. Elle nota le nom et secoua la tête. Elle n'avait pas mentit... juste pas dit toute la vérité. Enfin, il était vrai que la différence entre les deux était faible. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle allait tout déballer à un inconnu qu'elle ne connaissait que depuis un quart d'heure. Ou plus, elle n'avait pas fait attention. Elle évitait au maximum de déballer sa vie aux hommes, saouls ou non. Qui sait de quoi ils se rappelleraient et si ils la prendraient au sérieux. Elle attrapa son torchon, le pliant. Comme si elle allait lui dire "Hé bien en fait voyez vous, je suis une sorcière, je peut contrôler le sang dans vos veines, vous transformer en statue de glace ou encore vous trancher avec des lames de vent. Mais ne craignez rien, je maîtrise totalement mon sujet. En plus de ça j'ai des pré-sentiments qui se manifestent par des douleurs physiques, c'est pas trop vivable mais on fait avec. En parlant de ça, mon futur employé c'est aussi un sorcier mais déjà qu'il n'a pas l'air très doué, je ne veut pas imaginer ces compétences. Mais sinon tout va bien et vous ?" Elle eut envie de sourire. Ouaip, comme si elle allait dire ça. Au moins se serait honnête. Mais si, après sa tirade, il ne l'envoyait pas ou à l'asile ou au bûcher, c'est qu'elle était bien trop naïve. Et elle ne l'était plus à ce point depuis un certain temps.
Irélia avisa les vêtements et se rappela qu'elle devait les monter. Mais quand elle leva les yeux, elle vit la tête encore mouillée de son futur employé apparaître. Surement caché derrière la porte, il ne passa que la tête par l'embrasure et lui fit signe. Il voulait les vêtements et il avait l'air pressé. Elle fronça les sourcils, espérant qu'il n'allait pas traverser le bar, se doutant qu'il n'était pas dans ses plus beaux atours. Il lui refit signe et elle allait prendre les dis vêtements pour les lui apporter quand ils disparurent sous ses yeux. Elle releva le regard vers le sorcier derrière la porte et le fit lui faire un signe de remerciement, les vêtements à la main. Par les Astres. Elle resta interdite un moment mais au moins ne dit rien. Elle se secoua faisant comme si tout était normal, son cerveau tournant à cent à l'heure. En fait non, il s'était éteint. Littéralement.
Elle n'avait pas servit deux clients qu'un bruit sourd résonnait et que le sorcier réapparaissait. Propre et dans les vêtements qu'il avait téléporté quelques instants auparavant. Avec un air de remerciement. Elle se redemanda pour la millième fois dans quel bordel elle s'était lancé. Bizarrement, sa main n'était pas assaillie par la douleur, elle supposa que pour l'instant, personne ne la conduirait au bûcher. Espérons ... Elle remarqua alors le regard septique et plein de question de Croc-Blanc. Enfin Thomas. Elle le vit regarder fixement les vêtements de son nouvel employé, se pencher au dessus du bar, constater la disparition et son regard se posa sur elle. Oubliez ce qu'elle avait dit. Lui allait sans doute construire lui même la pile de bois.

- Il va falloir m'expliquer quelques détails qui m'échappent... Comment se fait-il que les vêtements qui se trouvait derrière se comptoir quelques minutes auparavant se retrouvent sur le dos de votre nouvel employé Miss ? Je pense être suffisamment résistant aux effets de l'alcool pour ne pas avoir des absences au bout de deux verres donc il se passe quelque chose ici et j'apprécierai que l'on m'explique quoi.

Ouaip. Voila. Elle soupira et se pinça l'arrête du nez. dire qu'elle avait passée cinq bonnes années sans problèmes, et voila qu'en une journée tout était balayé. Le Destin. Ou le Karma. Dans les deux cas, elle n'appréciait pas. Irélia ne répondit pas de suite à Thomas. Que faisait-elle hein ? Parce que l'autre là, il la regardait avec innocence et aucunes idées que ce dont parlait Thomas. Irélia soupira, se doutant qu'il ne serait pas d'une grande aide. En gros elle était seul contre l'inquisition espagnole avec en prime un idiot du village dont la seule préoccupation était de ne pas embrasser le sol. Pour la troisième fois en un soirée.
Devait-elle fermer le bar ? Elle en profiterait pour jeter Thomas dehors, tout en ignorant ses questions ... Mauvaise idée. Il serait capable de revenir jusqu'à ce qu'il ai une réponse potable. Elle pouvait fermer le bar, et discuter tranquillement avec les deux hommes. Au moins, il n'y aurait pas d'oreilles indiscrètes ... Dans les deux cas, elle fermait le bar. Parce qu'il était hors de question qu'elle parle de quoi que se soit avec les habitués à cotés. Ils étaient mignons tout plein, ils la faisait vivre, littéralement, mais il ne leur accordait aucune confiance niveau ragots. Ces hommes étaient pires que des dindes. Les commères du village dans le fin fond de la France ne leur arrivaient pas à la cheville.
Elle eu envie de faire la moue et de ne pas être raisonnable pour une fois. Elle dirait à Croc-blanc d'aller voir ailleurs si elle y était, et à l'autre employé dont elle ne connaissait pas le nom - d'où elle engageait un homme qui sortait de nul part, sans même connaitre son nom, bordel ?!- de se diriger directement vers la boutique pour qu'il commence à bosser, elle s'en foutait bien de l'heure qu'il était. Au moins elle pourrait se rouler par terre, râler et taper du pied sans que personne ne la voit. Et ne l'embête. Mais non. Elle serait raisonnable et responsable, comme toujours. "Une dame ne fait jamais de scène. Elle reste calme et raisonnable quelque soit la situation". Une phrase que sa mère lui disait souvent enfant. Irélia soupira de nouveau. Elle allait utiliser tout son quota de soupirs en une soirée. Avant de faire quoi que se soit, déjà fermer le bar. Irélia sortit de derrière le comptoir.

- Désolée les enfants, mais on va devoir fermer plus tôt aujourd'hui ... Pour nous excuser, la dernière consommation est offerte.

Elle entendit des grommellements en réponse mais ils la connaissait. Elle ne fermait pas pour rien. Les hommes se levèrent et se dirigèrent vers la porte le sas d'entrée. Le "copain" de croc-blanc râla encore plus, mais d'une main ferme, et d'un regard froid, elle l'accompagna elle même jusqu'à la sortie. Un fois qu'il ne resta que Thomas, son employé et elle, Irélia ferma la porte -pas à clé, on ne sait jamais- et soupira. bon ça c'était fait. Irélia revint vers le bar, prit la bouteille à coté de l'homme qui attendait toujours une réponse et versa le liquide dans un verre qu'elle venait de prendre. Pas un doigt, elle l'emplit en entier. Et but le tout d'une traite. Cul sec.
Bon maintenant que ça s'était fait, que faisait-elle des deux énergumènes accoudés à son comptoir. L'un attendant une réponse et l'autre ... avait une expression semblable à un enfant regardant les papillons voler.

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Shen-Nung Lan
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Lun 16 Avr - 14:13
S'il aurait été physiquement présent, il se serait taper violemment la tête contre le mur en voyant les vêtements apparaître dans les mains de Shen et se dernier remercier la tenancier comme l'abruti qu'il était. Qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça? Pourquoi ne pouvait-il pas se rendre compte de sa connerie tout seul ? Et en présence de l'autre louche aux cheveux blanc... misère qu'il était con.
Sa moitié remonta les escaliers sans se vautrer et il leva les bras mentalement avec un léger « youpi » sans aucun entrain. Il ne se faisait pas d'illusion, s'il n'y avait rien eut dans les escaliers à l'aller, ce ne serait pas cas au retour... et en effet, Shen s'éclata contre la porte en descendant. Qu'est-ce qui disait déjà ? Il n'avait même plus de mot pour le définir là... Aller, qu'il boive son jus de fruit et qu'il aille dormir quelque part ou créer des poisons, ça soulagerait tout le monde sérieux...


Il va falloir m'expliquer quelques détails qui m'échappent... Comment se fait-il que les vêtements qui se trouvait derrière se comptoir quelques minutes auparavant se retrouvent sur le dos de votre nouvel employé Miss ? Je pense être suffisamment résistant aux effets de l'alcool pour ne pas avoir des absences au bout de deux verres donc il se passe quelque chose ici et j'apprécierai que l'on m'explique quoi.

Il regarda l'inconnu avec un air légèrement surpris, ce demandant ce qu'il se passait. Comment ça ? Elle lui avait juste envoyer les vêtements non ? Il ne l'avait pas vu ? Mais il était juste à côté... il pencha légèrement la tête sur le côté, curieux de cette question envers la tenancière. D'ailleurs, il ne savait même pas son nom...
Et voilà... et voilà ! Vraiment, il s'en passerait bien de ce genre de situation ! Et c'était qui ce type blanc là ? Il cherchait la merde ? Non parce que s'il l'a voulait il allait la trouver et en plus, sa tête ne lui revenait pas. Il ressemblait à un renard sanguinaire traquant sa proie et il n'aimait pas ça. Et au vu de la tête  de la brune, il semblait que ça n'allait pas être elle qui allait arranger la sauce...

Désolée les enfants, mais on va devoir fermer plus tôt aujourd'hui ... Pour nous excuser, la dernière consommation est offerte.

Il se redressa sur son tabouret, mal à l'aise. Devait-il partir lui aussi ? Mais quel abruti... bien sûr que non tu dois pas partir. Il remarqua le regard de la tenancière et celui de l'inconnu... apparemment non... Enfin ça y est, tu as branché tes neurones ? Sors-toi de ce merdier que tu as toi-même crée maintenant, soit gentil. Il serra un peu son verre entre ses mains, ne sachant pas quoi faire ni dire, il ne comprenait même pas pourquoi la situation s'était refroidit à ce point. Eh ben, on est pas dans la merde hein...
Tiens, la barman a une jolie descente ! Elle remonte dans mon estime là.


Excusez-moi mais... je ne comprends pas. Vous êtes juste... tendu parce qu'elle m'as envoyé les vêtements ? C'est pas grave, j'ai réussit à les rattraper...

...Hum... que dire... MAIS QU'IL EST CON CE GOSSE ! Non mais ce n'était pas possible d'être aussi peu observateur à ce point à la fin ! Et qui allait devoir réparer les conneries après ? Hein, hein ? Et oui, c'était lui ! Non... non et non c'était officiel, il démissionnait là. Bon, il ne pouvait pas mais sur le principe c'était vraiment ça. Comment avait-il fait pour ne pas remarquer le regard quasiment choqué de la brune ? Il était aveugle ou quoi ? Sérieusement... Épuisant. Oui voilà, ce type était juste épuisant.
Allez Belle, rajoute du piment à la sauce pour voir comment elle tourne.


Hrp:
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Lun 23 Avr - 22:42
Le Nid de Frelons
Nous nous fixons tous les trois en chiens de faïence pendant un moment. Finalement, la tenancière se décide à bouger et annonce à tous ses clients que le bar ferme plus tôt. Les clients s'en vont en maugréant et j'adresse un petit salut à mon ami l'arsouille. Irélia revient derrière son bar, se sert un plein verre de whisky et le descend d'une traite. Bon ça a au moins le mérite d'être clair, la suite de la soirée va être particulièrement pénible.

"Excusez-moi mais... je ne comprends pas. Vous êtes juste... tendu parce qu'elle m'as envoyé les vêtements ? C'est pas grave, j'ai réussit à les rattraper... "

Je tourne la tête vers l'auteur de cette monstrueuse idiotie. Je reste impassible face au personnage et le sonde. Je ne sais pas ce qui est le pire, le fait qu'il ai donné une excuse pareille ou le fait qu'il y croit sincèrement. Je me tourne à nouveau vers la patronne:

"Il se paie ma tête ou il est complètement stupide selon vous ?" demandé-je. Elle m'a lancée les vêtements... Mais sérieusement, dans quoi est-ce que je suis encore allé me fourrer. Je viens chercher des informations et je me retrouve avec un imbécile heureux qui fait se téléporter des habits sans même s'en rendre compte visiblement. Je me masse les tempes pour dissimuler un soupir d'exaspération.

"Bon écoutez Irélia. Personne ici n'est stupide." Je m'interromps pour jeter un regard en coin à mon voisin. "Enfin, presque personne. Vous et moi savons pertinemment que vous n'avez pas lancé ces habits et que notre cher camarade ne les a pas emmenés avec lui. Ce qui nous laisse deux options. La première c'est qu'il possédait des vêtements identiques dans son baluchon et que vous avez remis les vôtres dans l'arrière boutique. La seconde c'est que ces vêtement se sont directement... téléportés dans les mains de ce monsieur."

Je laisse planer le silence un moment et fini mon verre en une gorgée. Je me saisis ensuite de la bouteille pour nous resservir la maîtresse des lieux et moi même.

"La véritable question est donc : Avez vous des dons magiques ou est-ce votre nouvel employé qui les possèdent ? Voyez vous je connais l'existence de la sorcellerie mais je ne pensais que seule une personne la maîtrisait. En y repensant je dois admettre que c'était un peu stupide de penser cela." dis-je. Il faudra que j'aille faire un tour à l'office du Tourisme de la ville pour qu'il ajoute que les touristes peuvent croiser des magiciens dans la rue. Paris n'en finit donc jamais de dévoiler des secrets et des mystères.

"Tant que j'y pense, comment vous appelez vous monsieur le prestidigitateur ?"

Il existerait donc plus de sorciers ? Cross ne serait pas le seul à maîtriser cet art ? Voilà qui est intéressant. Je vais devoir me renseigner en profondeur sur le sujet, je suis certain que Luverrier en sait plus que moi. Il sera plus que ravi de partager ce savoir avec moi je n'en doute pas une seule seconde. Mais dans ce cas, quelle est leur place dans le conflit ? Sont-ils neutres ou servent-ils quelqu'un à la manière de Cross ? Des questions ne cessent d'émerger dans mon esprit en ébullition. Cela dit peut-être fais-je fausse route. Il y a peut-être une explication logique et scientifique à tout ça... Je me gratte l'arrière du crane tout en observant mes deux interlocuteurs. La tenancière sait quelque chose d'utile, encore faut-il qu'elle crache le morceau.

"Pour répondre à votre remarque de génie monsieur, ce que vous avancez est impossible. Vous avez vu la distance entre le comptoir et la porte où vous vous teniez ? Il est impossible de lancer des habits d'une telle distance. Pas sans s'approcher, ce que Miss Irélia n'a pas fait." Je secoue la tête et me reconcentre sur la patronne, comprenant que l'autre ne serait d'absolument aucune aide.

"Alors Miss ? La clé du mystère est... ?"



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Irélia Montrozier
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Mar 8 Mai - 12:46
Irélia Montrozier
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«La révélation du sorcier»


- Excusez-moi mais... je ne comprends pas. Vous êtes juste... tendu parce qu'elle m'as envoyé les vêtements ? C'est pas grave, j'ai réussit à les rattraper...


Irélia ne put s'empêcher de le fixer, interdite pour la seconde fois de la soirée. Alors lui. Mais lui. Puis elle fronça les sourcils devant son air convaincus. Un air qu'elle avait déjà vu chez certaines personnes. Le genre de conviction profonde. Elle aurait bien voulut approfondir son idée mais Thomas lança un regard similaire au sien au jeune homme et se tourna vers elle.

- Il se paie ma tête ou il est complètement stupide selon vous ? Elle allait lui répondre qu'il y avait peut être une troisième solution mais son cher client ne lui en laissa pas le temps. Il enchaîna directement. Bon écoutez Irélia. Personne ici n'est stupide. Il jeta un regard à son voisin. Enfin, presque personne. Vous et moi savons pertinemment que vous n'avez pas lancé ces habits et que notre cher camarade ne les a pas emmenés avec lui. Ce qui nous laisse deux options. La première c'est qu'il possédait des vêtements identiques dans son baluchon et que vous avez remis les vôtres dans l'arrière boutique. La seconde c'est que ces vêtement se sont directement... téléportés dans les mains de ce monsieur.

Il s'interrompt et en profite pour les resservir. Irélia ne savait pas si elle allait boire le verre, après tout, elle avait toujours du travail après, mais elle le remercia quand même d'un hochement de tête. Au cas où.

- La véritable question est donc : Avez vous des dons magiques ou est-ce votre nouvel employé qui les possèdent ? Voyez vous je connais l'existence de la sorcellerie mais je ne pensais que seule une personne la maîtrisait. En y repensant je dois admettre que c'était un peu stupide de penser cela. Tant que j'y pense, comment vous appelez vous monsieur le prestidigitateur ?

Je voyais presque les rouages tourner dans la tête de ce pauvre homme. Alors il connaissait l'existence des sorciers ? Et il ne semblait pas opposé à leurs existences ? Bordel de merde il aurait pas pu le dire plus tôt ? Genre avant qu'elle s'imagine qu'il allait la conduire au bûcher ? Irélia eu envie de soupirer et de boire le verre qu'il lui avait servit plus tôt. Ca aurait rendu les choses nettement plus simples. Sa raison reprit le dessus. Malheureusement elle ne pouvait lire dans les esprits ou même connaitre le passé de ceux qu'elle croisait -dons assez terribles si elle y pensait- donc pas la peine de revenir sur ça. La question était comment allait-elle faire pour ne pas se mouiller. Croc-blanc sembla avoir mis un terme aux réflexions et se re-concentra sur la discussion en cours. Il se tourna vers mon employé sans nom -encore-

- Pour répondre à votre remarque de génie monsieur, ce que vous avancez est impossible. Vous avez vu la distance entre le comptoir et la porte où vous vous teniez ? Il est impossible de lancer des habits d'une telle distance. Pas sans s'approcher, ce que Miss Irélia n'a pas fait. Il revint vers moi. Alors Miss ? La clé du mystère est... ?

A sa question elle revint à l'idée qu'elle n'avait pas put développée plutôt à cause du monologue de celui assit derrière le comptoir et fixa le sorcier qui ne semblait pas savoir qu'il en était un. Était-ce seulement possible ? Avoir des dons et ne pas le savoir ? Elle repensa rapidement à son entrée plutôt remarquable. Bordel de ... Par les Astres. Elle répondit donc à Thomas avec le peu de pistes qu'elle connaissait, sans détourner son regard du jeune homme.

- Vous vous souvenez quand il est entré dans mon bar en demandant si la Corée se trouvait à côté de la France ? Et son choc ? Je jeta un coup d'oeil à l'inquisition, laissant un petit silence. Je pense que ce jeune homme est un sorcier qui ne connais pas ses dons. Il a effectivement téléporté les vêtements jusqu'à lui tout à l'heure...

Cela voulait-il dire que son Don était la téléportation de choses et de lui même ? Si oui, et vu l'âge qu'il avait, il devait vraiment pas l'utiliser souvent ou inconsciemment pour arriver toujours à croire qu'il était une personne banale. Ou alors son esprit était tellement convaincu qu'il trouvait toujours des explication pourries, comme celle un peu plus tôt. "Excusez-moi mais... je ne comprends pas. Vous êtes juste... tendu parce qu'elle m'as envoyé les vêtements ? C'est pas grave, j'ai réussit à les rattraper... " Nope désolée mon grand, mais j'ai pas la force de te lancer des vêtements depuis mon bar. Et même à mi chemin, si elle suivait l'explication de Croc-blanc, ils tomberaient à terre bien plus vite qu'espéré. Je revins vers Thomas, toujours observant du coin de l'oeil le sorcier.

- Au début ce n'était qu'une supposition, mais je pense qu'il ne le sait pas. Enfin savait pas.

Irélia poussa son verre devant le jeune homme, il en aurait plus besoin qu'elle. Comment allait-il réagir ?

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Shen-Nung Lan
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Sam 12 Mai - 15:28
S’il pouvait, il lui serrerait la main tout de suite à ce gars, il avait le sentiment qu’il allait faire sa journée. Bon, il devrait pas être aussi mesquin à propos de Shen qui était de toute évidence bien perdu dans cette conversation -et c’était sa faute- mais ça restait rafraîchissant.

Il ne répondit pas, de toute façon, la question ne lui était pas adressé et il semblait déjà s’être fait son avis dessus. Il se contentant de serrer les lèvres et de fixer les deux. Même la jeune femme semblait savoir des choses sur ce qu’il se passait et lui ne comprenait rien…

 Bon écoutez Irélia. Personne ici n'est stupide. Enfin, presque personne. Vous et moi savons pertinemment que vous n'avez pas lancé ces habits et que notre cher camarade ne les a pas emmenés avec lui. Ce qui nous laisse deux options. La première c'est qu'il possédait des vêtements identiques dans son baluchon et que vous avez remis les vôtres dans l'arrière boutique. La seconde c'est que ces vêtement se sont directement... téléportés dans les mains de ce monsieur. 

...Téléporté ? Il se croyait dans un conte de fée ?
Il soupira, se massant une tempe alors que pointait un léger mal de crâne. Son explication était encore plus illogique que la sienne non ? Et c’était lui qui était sensé être stupide ? Bientôt, ils allaient lui sortir qu’il était un sorcier et allait vouloir le brûler sur la place publique… Il fit une moue boudeuse en regardant les deux autres, complètement agacé de ne pas comprendre.
Te brûler ? Pas intérêt oui...

 La véritable question est donc : Avez vous des dons magiques ou est-ce votre nouvel employé qui les possèdent ? Voyez vous je connais l'existence de la sorcellerie mais je ne pensais que seule une personne la maîtrisait. En y repensant je dois admettre que c'était un peu stupide de penser cela. Tant que j'y pense, comment vous appelez vous monsieur le prestidigitateur ? 

...Il papillonna des yeux, observant l’homme d’un air… surpris et comme s’il venait de sortir un lapin de son chapeau tout en dansant la danse du ventre sur le comptoir. Il sortait vraiment l’option « sorcellerie » ? Mais… ça n’existait pas une truc comme ça… Si seulement tu savais...
Son regard fit des aller-retour entre les deux et comble du désarrois, la brune ne semblait pas surprise. Dans quoi était-il tombé ? Il y avait vraiment pas d’alcool dans son jus de fruit ?

L’homme se tourna vers lui.

Pour répondre à votre remarque de génie monsieur, ce que vous avancez est impossible. Vous avez vu la distance entre le comptoir et la porte où vous vous teniez ? Il est impossible de lancer des habits d'une telle distance. Pas sans s'approcher, ce que Miss Irélia n'a pas fait. Alors Miss ? La clé du mystère est... ?

Il lui lança un regard noir avant de soupirer. Ce rendait-il compte de ce qu’il était en train de dire… ?

Pour moi, votre explication de sorcellerie tiens encore moins la route que ma remarque fumeuse… marmonna-t-il de mauvaise humeur.

Il siffla la remarque de sa moitié. Ce qu’il aimait quand Shen reprenait son caractère de merdeux naturel ! C’était officiel, entre la réaction de Shen et la réplique épique du blanc, il aimait sérieusement cet homme !

Vous vous souvenez quand il est entré dans mon bar en demandant si la Corée se trouvait à côté de la France ? Et son choc ? Je pense que ce jeune homme est un sorcier qui ne connais pas ses dons. Il a effectivement téléporté les vêtements jusqu'à lui tout à l'heure... 

Il leva les yeux vers la femme avec une moue. Elle avait déjà trop bu ? Il ne savait pas faire de la sorcellerie et puis… ça n’existait pas… n’est-ce pas ?
Oups...

Au début ce n'était qu'une supposition, mais je pense qu'il ne le sait pas. Enfin savait pas. 

...Il regarda le verre qu’elle fit glisser devant lui avant de le prendre sans réfléchir et de le descendre d’un coup avant de reposer délicatement le verre sur le comptoir.

Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… et encore moins d’où vous sortez cette histoire de sorcellerie… ça n’existe pas ça… c’est vraiment…

Il secoua la tête avant de faire la moue et de descendre de son tabouret.

Je pense que je vais partir… je trouverais un moyen de vous payer autrement pour les verres et les vêtements…

Il fit une courbette pour les saluer avant de prendre la direction de la sortie… enfin, tenter de prendre la direction de la sortie et finir au sol pour s’être prit les pieds… ben, dans ses propres pieds, et finir au sol étaler à mi-chemin.
Il soupirant, entreprenant de se lever comme si de rien n’était et époussetant ses vêtements automatiquement, toujours un air triste et boudeur collé sur le visage.
Et heureusement que tu tiens bien l’alcool… s’ils avaient pas vu ton adresse légendaire avant, ils aurait cru que t’était beurré avec un seul verre. La honte…



Merci Iré pour la signa :coeur:
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Dim 13 Mai - 20:58
Et nous y voilà
"Pour moi, votre explication de sorcellerie tiens encore moins la route que ma remarque fumeuse… " dit l'homme à côté de moi, visiblement vexé par mes allégations. Ce qui en soi, est compréhensible. Personne n'aime se faire traiter d'idiot par un parfait inconnu mais il faut dire qu'à la vue du degré d'absurdité des réponses de l'homme, il est difficile de penser autrement. Je choisis de purement et simplement ignorer la pique de mon voisin de comptoir et reporte mon attention sur Irélia.

"Vous vous souvenez quand il est entré dans mon bar en demandant si la Corée se trouvait à côté de la France ? Et son choc ? Je pense que ce jeune homme est un sorcier qui ne connais pas ses dons. Il a effectivement téléporté les vêtements jusqu'à lui tout à l'heure..." lance t-elle. Je hausse un sourcil. Un sorcier qui n'a pas conscience de ses dons ? Voyez-vous ça ! Et comment est-ce possible ?

"Au début ce n'était qu'une supposition, mais je pense qu'il ne le sait pas. Enfin savait pas." Je secoue la tête et pose mon regard sur le sorcier.

"Pas conscience de son don ? Mais si j'en crois la démonstration qu'il nous a faite, ça a déjà dû arriver auparavant. Et il ne s'est jamais posé de questions ? Vraiment ? On nage en plein délire Miss." dis-je en regardant le garçon écluser son verre.

"Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… et encore moins d’où vous sortez cette histoire de sorcellerie… ça n’existe pas ça… c’est vraiment…" Il secoue la tête et descend de son tabouret sans s'étaler, un exploit en soi.

"Je pense que je vais partir… je trouverais un moyen de vous payer autrement pour les verres et les vêtements…" dit-il en faisant une courbette. Il prend la direction de la sortie et, évidemment j'aurais pu parier là dessus, trébuche et s'écrase au sol. Je soupire profondément, voilà le second sorcier que je rencontre et je dois dire que je n'ai pas vraiment affaire à une lumière. Je bois une gorgée dans mon verre avant de me lever et de me diriger vers l'homme au sol. Hors de question de le laisser quitter les lieux sans avoir obtenu une réponse claire. Et surtout avant d'avoir décidé quoi faire de lui...

"Je comprends que tout cela vous paraisse fou mais il va falloir faire preuve d'ouverture d'esprit. La soirée n'est pas terminée et nous avons encore des choses à discuter. Venez vous rasseoir, je vous en prie."

Je l'aide à se relever et le guide vers le tabouret qu'il a quitté quelques secondes plus tôt. Je me tourne ensuite vers la patronne.

"Je comprends mieux le pourquoi du comment grace à votre réponse Irélia. Mais une autre question s'impose désormais j'en ai bien peur."

Car pour autant que l'explication de la maîtresse des lieux m'ait aidée, elle crée également de nouvelles zones d'ombres sur les personnages présents.

"Et voici la question : comment pouvez vous expliquer vos connaissances en matière de sorcellerie ? Et pourquoi avez vous eue des doutes sur lui avant même qu'il ne nous fasse une démonstration de son pouvoir ?" lui demandé-je. Je me saisis de mon verre et lui adresse un sourire. Après tout, comment peut-elle en savoir autant sur la question ? Une deuxième sorcière peut-être ?



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Irélia Montrozier
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Ven 18 Mai - 16:03
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« Douleur ravivée & fin de soirée »


- Pas conscience de son don ? Mais si j'en crois la démonstration qu'il nous a faite, ça a déjà dû arriver auparavant. Et il ne s'est jamais posé de questions ? Vraiment ? On nage en plein délire Miss.

Irélia jeta un coup d'oeil à croc-blanc. Bah, elle était sure qu'il pouvait y avoir plus tordu. Elle ne lui répondit pas trop occupée à surveiller le sorcier persuadé de ne pas en être un. Persuadé que la sorcellerie n'existe pas. Ce dernier descend de son tabouret avec un air résolut sur le visage.

- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… et encore moins d’où vous sortez cette histoire de sorcellerie… ça n’existe pas ça… c’est vraiment… Je pense que je vais partir… je trouverais un moyen de vous payer autrement pour les verres et les vêtements…

Irélia allait lui demander si il était toujours son employé quand il s'étala misérablement au sol. Encore. Pour la ... unième fois de la soirée. A croire que le sol et lui ont une histoire. En fait, il était pas très doué sur tous les bords le pauvre. Sur un soupir, Thomas le souleva par le col comme un fétu de paille et le reposa sur son tabouret. Elle en profita pour resservir un verre au garçon.

- Je comprends que tout cela vous paraisse fou mais il va falloir faire preuve d'ouverture d'esprit. La soirée n'est pas terminée et nous avons encore des choses à discuter. Venez vous rasseoir, je vous en prie.

Pas encore terminée ? Irélia resservit dans le même mouvement croc-blanc et se prit un verre propre. Pourquoi son intuition lui disais qu'elle allait encore devoir s'expliquer ? Ca se confirma quand l'inquisition se tourna vers elle, un certain nombre de question dans le regard.

- Je comprends mieux le pourquoi du comment grace à votre réponse Irélia. Mais une autre question s'impose désormais j'en ai bien peur. Sans dec' Sherlock, j'avais pas deviné. Et voici la question : comment pouvez vous expliquer vos connaissances en matière de sorcellerie ? Et pourquoi avez vous eue des doutes sur lui avant même qu'il ne nous fasse une démonstration de son pouvoir ?

Bien malgré elle, elle repensa à sa jeunesse et des souvenirs indésirables s'imposèrent à elle. Sa mâchoire se crispa et elle bus le verre qu'elle venait de se servir. Elle ne pouvait pas éviter la question et devait se mouiller un peu. Irélia fixa son verre et le fit tourner entre ses doigts pendant quelques minutes durant lesquelles le silence prit possession de l'endroit. Quand elle reprit la parole, sa voix était basse et elle garda le yeux baissés sur le verre.

- Quand j'étais petite j'avais une amie sorcière. On passait beaucoup de temps ensemble et j'ai appris beaucoup de choses à son contact. Elle jeta un coup d'oeil rapide vers Croc-blanc et le détourna tout aussi rapidement sur un éclair de douleur. Elle n'est plus de ce monde.

Sur ces mots Irélia se versa un autre verre et le but cul sec. Trois verres en une soirée, de mauvais souvenirs,
des futurs cauchemars, manquait plus qu'on la conduise en place publique pour que la journée soit vraiment pourrie. Ou que son bar soit détruit. Bref, pas la joie. Elle regarda la bouteille vide et soupira. Sur ce soupir, elle se força à sourire et essaya de retrouver un peu de sa bonne humeur coutumière. Quand elle retrouva un minimum de contenance, elle jeta un coup d'oeil à celui qui n'avait toujours pas donné son nom -et ignoré Thomas lorsqu'il le lui avait demandé- et revint sur croc-blanc.

- Que pensez vous faire à propos de tous ça ?

Irélia désigna son bar d'un mouvement de la main et se tourna vers son futur -probable, hypothétique elle avait plein d'autres synonymes mais n'allait pas trop rester dessus- employé.

- Au fait, j'ai peur de répéter, mais quel est votre nom ? Et comptez vous toujours travailler pour moi ?

Elle sentait que la soirée allait toucher à sa fin. Irélia prit la bouteille vide, la posa sous le comptoir et se mit à nettoyer le bois avec son torchon.

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Shen-Nung Lan
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C'est parce qu'on a des choses à défendre qu'on fait le choix de se battre
Mer 23 Mai - 0:02
Forcément, il avait fallu que sa sortit soit épiquement marqué par une chute contre le sol qui fit soupirer fortement Luci qui ne trouva même pas les mot pour décrire la débilité de sa moitié.
Il eut à peine le temps de se redresser qu’il fut « aider » à rejoindre le tabouret qu’il venait de quitter… une moue désespéré collé à son visage. L’homme le tenait bien trop fermement pour qu’il espère se sauver sans encombre, il n’avait donc pas le choix. Par contre il le retenait avec son « ouverture d’esprit ». Ce rendait-il compte qu’il lui parlait quand même de sorcellerie là ? Enfin… c’était peut-être plus logique que de se forcer à penser que la Corée était à côté de la France…
Oups, désolé pour ça… mais la cousine fait drôlement flipper quand elle s’y met.

Je comprends mieux le pourquoi du comment grâce à votre réponse Irélia. Mais une autre question s'impose désormais j'en ai bien peur. Et voici la question : comment pouvez vous expliquer vos connaissances en matière de sorcellerie ? Et pourquoi avez vous eue des doutes sur lui avant même qu'il ne nous fasse une démonstration de son pouvoir ?

Il prit le verre qu’elle venait de lui resservir et le fixa tout en gardant une oreille attentive sur la conversation. Puisqu’il ne pouvait pas partir, autant qu’il écoute même s’il avait toujours du mal à y croire. Cela expliquait certaines choses mais… il ne voulait pas y croire tout simplement.
Et merde, je savais que la France était une mauvaise idée putain… pays de merde.

Quand j'étais petite j'avais une amie sorcière. On passait beaucoup de temps ensemble et j'ai appris beaucoup de choses à son contact. Elle n'est plus de ce monde. 

Au ton de la jeune femme, il releva son regard vers elle avec un air compatissant. Même s’il ne se souvenait pas, il savait ce que c’était de perdre des proches. Il garda toutefois le silence et prit une gorgée de son verre. Une amie sorcière…

▬  Que pensez vous faire à propos de tous ça ? 

Il s’en voulait un peu si son « intervention » allait causer des ennuis à la brune. Bien que se soit malgré lui car il ne savait toujours pas comment il avait fait ça et ne comptait pas réitérer l’expérience de sitôt.
Pas le refaire ? C’est ça… et apprendre à contrôler tes conneries, jamais ? Il va falloir se réveiller, t’es dans la merde mon gars. Bon, j’y suis un peu pour quelque chose… mais si t’y met pas du tiens ça va pas le faire. Surtout que l’autre de l’inquisition m’inspire pas des masses confiance même s’il est assez amusant.

Au fait, j'ai peur de répéter, mais quel est votre nom ? Et comptez vous toujours travailler pour moi ? 

Il fini son verre d’un trait.

Shen-Nung et oui… mais je ne veux pas être mêlé à ses histoires de sorcellerie. Je m’arrangerais pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus, mais je ne veux plus en attendre parler…

Les deux sont incompatibles Shen… pour pas que ça se reproduise, il faut apprendre à contrôler et donc le prendre en considération. Enfin, c’est toujours mieux que ta précédente idiotie… en quelques sortes… si on prends en compte le fait que tu soit choqué et ne réfléchisses pas à ce que tu dit. Mais entre nous, ce serait pas mal que tu te mette à réfléchir à ce que tu dis parfois hein…
Maintenant, il n’avait plus qu’a espérer que l’autre ne remette pas cela sur le tapis et s’en aille ou le laisse partir. Bon, il ne savait pas où il partirait mais il pouvait toujours faire un tour jusqu’à ce qu’il ne soit plus là. Cette histoire de "sorcellerie" le rendait vraiment mal.



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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Jeu 24 Mai - 1:57
Fin de Soirée
Nous avons tous le même réflexe lorsque nous évoquons un détail gênant de notre vie sans le vouloir ou lorsque nous posons une question étrange : on mentionne le fait que l'on parle d'un ami. Ce fameux ami qui personne d'autre que vous n'a eu l'occasion de rencontrer et à qui il arrive toutes les expériences les plus étranges qui puissent se produire sur cette Terre. Cet ami malchanceux et complètement dérangé sur lequel vous pouvez toujours compter pour vous couvrir lorsque vous faites un écart en société. La seule ombre au tableau est que cette excuse a été utilisée tellement de fois, que même lorsqu'elle s'avère être vraie, personne n'y croit.

"Quand j'étais petite j'avais une amie sorcière. On passait beaucoup de temps ensemble et j'ai appris beaucoup de choses à son contact. Elle n'est plus de ce monde."

Une amie, hein ? C'est difficile à croire même avec la peine que j'ai pu lire fugacement dans ses yeux. Peut-être est-elle simplement bonne actrice. Difficile de démêler le vrai du faux. Elle descend un troisième verre cul sec et soupire lourdement. Elle fixe la bouteille un moment puis fini par reporter son attention sur moi.

"Que pensez vous faire à propos de tous ça ?" me demande t-elle. Je lui souris et porte le verre à mes lèvres. Je prends le temps de boire une gorgée avant de le reposer pour regarder tour à tour Irélia et le sorcier qui s'ignore. Un drôle de duo ces deux-là...

"Eh bien en vérité, je connais un grand nombre de personnes qui adoreraient vous avoir sous la main monsieur le sorcier. Et je crains que leurs intentions ne soient pas nécessairement des plus louables.  Cela induit le fait que je rechigne à vous amener à eux. Cela et le fait que j'ai autre chose à faire en ce moment. Cependant, j'hésite également à vous laisser dans la nature. Après tout, il faut être réaliste, vous êtes une source d'informations intéressantes."

Je laisse planer le silence un instant. Temps durant lequel, la patronne pose une question à mon voisin de comptoir.

"Au fait, j'ai peur de répéter, mais quel est votre nom ? Et comptez vous toujours travailler pour moi ?" C'est effectivement une bonne remarque. Il a décidé de royalement m'ignorer tout à l'heure et il est vrai que j'aimerai bien connaitre son nom à ce personnage qui, pour toute personne connaissant les deux personnages, ressemble énormément à l'Exorciste Lan. L'homme termine son verre en une gorgée. Décidément c'est une véritable manie.

"Shen-Nung et oui… mais je ne veux pas être mêlé à ses histoires de sorcellerie. Je m’arrangerais pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus, mais je ne veux plus en attendre parler…" dit-il. Je ris doucement et cette phrase achève de me convaincre.

"J'ai bien peur que vous n'ayez plus vraiment ce choix Shen." Je tourne le regard vers Irélia. "Amusez-vous bien avec lui. Je repasserai un de ces jours pour voir si il n'a pas téléporté votre bar ailleurs sans le vouloir." Je termine enfin mon verre et le repose sur le comptoir. Je sors assez de monnaie pour régler mon dû et un extra en guise de pourboire.

"Pour le service. Et le piment. Bonne soirée Irélia. Bonne nuit." Je descend de mon tabouret et ris une nouvelle fois lorsque mon regard croise celui du sorcier. "Au revoir Shen. Je ne doute pas que nous nous reverrons."

Je leur tourne ensuite le dos et je rejoins la chambre qui m'a été allouée. La soirée aura été pour le moins intéressante. Je détiens les informations nécessaires à la poursuite de ma traque et, en guise de bonus, j'ai eu la "chance" de rencontrer un sorcier. Je vais me reposer et demain je retournerai à l’hôtel pour rassembler mes affaires et contacter ma secrétaire. Je vais lui demander d'envoyer des hommes pour garder un oeil sur les lieux. Hors de question que je laisse cet énergumène disparaître dans la nature.



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Irélia Montrozier
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Lun 28 Mai - 20:19
Irélia Montrozier
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«Une fin de soirée compliquée »

Croc blanc laissa un petit blanc et son regard passa d'Irélia à Shen.

- Eh bien en vérité, je connais un grand nombre de personnes qui adoreraient vous avoir sous la main monsieur le sorcier. Et je crains que leurs intentions ne soient pas nécessairement des plus louables. Cela induit le fait que je rechigne à vous amener à eux. Cela et le fait que j'ai autre chose à faire en ce moment. Cependant, j'hésite également à vous laisser dans la nature. Après tout, il faut être réaliste, vous êtes une source d'informations intéressantes.

Il parla à son futur employé et elle fut presque soulagée qu'il l’omette. Elle ne pourrait pas retrouver son calme coutumier, pas si elle devait faire attention à son employé mais au moins, elle n'aurait pas la peur du bûcher. Même si cet homme ne semblait pas favorable à ses options là. Nous nous tournèrent tous les deux quand le jeune homme me répondit.

- Shen-Nung et oui… mais je ne veux pas être mêlé à ses histoires de sorcellerie. Je m’arrangerais pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus, mais je ne veux plus en attendre parler…

Bon point positif pour moi, Irélia avait toujours un employé. Point négatif elle allait devoir faire comme si il ne pouvait pas téléporter des objets sans le faire exprès. Elle ne sut quoi répondre mais Croc-blanc lui sut.

- J'ai bien peur que vous n'ayez plus vraiment ce choix Shen. Elle ne put qu’acquiescer à cette constatation avant de remarquer que l'homme se tournait vers elle. Amusez-vous bien avec lui. Je repasserai un de ces jours pour voir si il n'a pas téléporté votre bar ailleurs sans le vouloir.

Irélia ne put s'empêcher de grimacer, alors qu'il terminait son verre.

- Ne parlez pas de malheurs s'il vous plait ...

Il déposa de la monnaie sur le comptoir et se leva. Irélia allait lui dire de la reprendre, après tout, elle lui avait causé bien assez de soucis, elle pouvait donc lui offrir les boissons mais il ne lui laissa pas le temps d'en placer une. C'était elle ou ça devenait une habitude ?

- Pour le service. Et le piment. Bonne soirée Irélia. Bonne nuit. Elle le salua et lui retourna les politesses. Au revoir Shen. Je ne doute pas que nous nous reverrons.

Sur ses mots, Irélia le regarda passer la porte qui menait aux escaliers et les monter pour rejoindre sa chambre. Elle laissa un fin silence planer pendant un moment puis se tourna vers Shen.

- Je ne peut pas vous promettre que vous n'aurez pas affaire à des histoires de sorcelleries, en tous cas avec moi, mais si jamais cette histoire vous pose des doutes, ou si vous voulez en savoir plus, sachez que je peux à tous moments vous répondre... Elle se mit à ranger les verres vides et passa le torchon pour nettoyer une dernière fois le comptoir. Cependant, si l'aptitude que vous avez -ou n'avez pas, si on suis votre point de vue- devient dangereuse, incontrôlable, ou met en danger quelqu'un -ce peut être vous même- je ne me priverais pas pour vous aider par tous les moyens même si vous n'acceptez pas l'idée que la sorcellerie existe.

Irélia fini de passer son tissus à la fin de sa phrase et fixa son employé, plus sérieuse que jamais.

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Shen-Nung Lan
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Lun 4 Juin - 18:11
Évidemment… Fais gaffe à ce que tu va dire toi, je t’appréciais bien et se serait dommage que je doive changer d’avis à ce propos...

- Cela induit le fait que je rechigne à vous amener à eux. Cela et le fait que j'ai autre chose à faire en ce moment. Cependant, j'hésite également à vous laisser dans la nature. Après tout, il faut être réaliste, vous êtes une source d'informations intéressantes.

Hum… ne tente pas de noyer le poisson et viens en au fait putain.
La tenancière posa une question et le bleuté se trémoussa un peu sur son tabouret avant de répondre. Il se sentais vraiment mal à l’aise et n’avait envie que d’une chose, que la conversation se termine ici et que cette journée soit oubliée.
Tu peux aussi rêver...

- J'ai bien peur que vous n'ayez plus vraiment ce choix Shen.Amusez-vous bien avec lui. Je repasserai un de ces jours pour voir si il n'a pas téléporté votre bar ailleurs sans le vouloir.

Oh… il t’appelle même par ton petit prénom… c’est tout mignon… cela-dit, il n’a pas tort pour le reste. Et encore du boulot pour moi… ce type n’inspire pas vraiment la confiance quand même. Quand à téléporter le bar... c'est vraiment une idée à creuser. J'aimerais bien tenter... Quels mots seraient utilisable pour ça...
Il poussa un léger gémissement plaintif, se retenant de s’écrouler sur le comptoir. Il ne voulait vraiment pas entendre cela. Pourquoi était-il partie de Chine ? Et pire, pourquoi c’était-il retrouvé en France ? C’était un cauchemar…

- Pour le service. Et le piment. Bonne soirée Irélia. Bonne nuit. Au revoir Shen. Je ne doute pas que nous nous reverrons.

Il fit une moue boudeuse. Il ne voulait vraiment pas le revoir lui… il le suivit toutefois du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’étage.
A plus l’ami, au plaisir!

- Je ne peut pas vous promettre que vous n'aurez pas affaire à des histoires de sorcelleries, en tous cas avec moi, mais si jamais cette histoire vous pose des doutes, ou si vous voulez en savoir plus, sachez que je peux à tous moments vous répondre... 

Il la regarda attentivement, un peu désespéré. Elle aussi semblait ne pas vouloir le lâcher avec cela. Il ne voulait pas en savoir plus, il voulait rester tranquille. Cette « sorcellerie » ne semblait être qu’une source d’ennuis. Pourquoi en avait-il ? On naissait seulement avec ?
Ah, et voilà une question… il laissa sa tête tomber lourdement sur le comptoir, ne se souciant pas de la soudaine douleur.

- Cependant, si l'aptitude que vous avez -ou n'avez pas, si on suis votre point de vue- devient dangereuse, incontrôlable, ou met en danger quelqu'un -ce peut être vous même- je ne me priverais pas pour vous aider par tous les moyens même si vous n'acceptez pas l'idée que la sorcellerie existe. 

Il releva les yeux vers elle avant de se redresser… puis fixa le comptoir.
Whaa… c’est la première fois que je te vois aussi concentré en dehors de ton laboratoire, ça fait flipper… T devrais peut-être te détendre là, ce serait pas sympas de faire une crise de sorcellerie en plein milieu du bar. Elle serait capable de te faire tout réparer à la mains en te fouettant et en retenant le prix des réparation sur ton salaire. Pourquoi tu as décidé de travailler pour elle déjà?

- Je comprends… je tâcherais de… ne pas recommencer. Je ne veux vraiment pas être lié à ce genre d’histoire.

...Désolé Shen...

- Est-ce que vous avez besoin d’aide ou je peux me coucher ? Si cela ne vous dérange pas… pouvons nous parler du travail demain… ? Demanda-t-il timidement.

Il n’était pas franchement en état d’écouter les consignes qu’elle avait à lui donner pour le travail et encore moins de les retenir après ça. Demain, il ne penserait qu’au travail et cela irait mieux. Il voulait y croire et simplement oublier cette journée. Peut-être ce rendrait-il vraiment compte demain en se réveillant que ce n'était qu'un simple cauchemar.
...Nous verrons plus tard…

Irélia hocha la tête et il descendit lentement du bar avant de faire une courbette devant elle puis, faisant bien attention où il mettait les pieds, il remonta jusqu'à sa chambre.



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