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Des biscuits avec votre thé, ma chère... ? [PV: 'Phémie mimi ~] //Terminé//

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Jeu 22 Mar - 21:01



Ah, que de joie en perspective... !
Rudy soupira imperceptiblement, si délicatement qu'on aurait cru entendre une de ses rares expirations audibles. Elle épousseta ses vêtements et, fermant ses paupières avec douceur, elle repensa à une conversation qu'elle avait malencontreusement entendue entre le Comte et Tyki. Elle avait évidemment su ne pas se faire remarquer mais la mission confiée à son frère n'avait pas manqué de l'intriguer. Elle avait cela dit décrété que cela ne la regardait pas ; après tout, elle n'était pas censée avoir entendu cette conversation et les règles de la bienséance lui dictaient de ne pas s'en mêler... sauf qu'une petite humaine était concernée. Oh, elle méprisait les humains et surtout leur capacité à faire preuve d'un cruel manque de politesse mais, justement, pas cette petite humaine en question. Euphémie était certes directe mais polie, courtoise, raffinée ; elle avait une notion innée de l'élégance, tant physique que orale, et cela suffisait à notre Javanaise pour aller la voir de temps à autres. Les conversations qu'elle échangeait avec la demoiselle l'adoucissaient d'une certaine façon en plus de la rendre particulièrement joyeuse.

*Tu es tout le temps joyeuse, Rudy... Sérieux quoi ! Tu peux pas éprouver autre chose que de la joie ? C'est lassant à la fin !*
*Très chère, vous outrepassez la vulgaire insolence de bas-étage. La joie est un sentiment lumineux et inlassable qu'il faut préserver.*
*Vas-y, ta gueule, tu m'as saoûlé...*


D'une lenteur calculée, Rudy se décolla grâcieusement du mur auquel elle était adossée et, un léger sourire aux lèvres, elle utilisa l'Arche pour se rendre à destination. Sous sa forme humaine, bien entendu ; un peu de bienséance en ce bas-monde. Elle sortit sa montre à gousset et vérifia l'heure de ses deux iris joyeuses. Il y avait un temps pour tout et une discussion se devait d'être accompagnée d'une bonne tasse de thé, tout en ne dérangeant aucun des partis. Et le temps du thé était, bien entendu, pour dix-sept heures. Voyant qu'il ne manquait plus que deux minutes, Rudy rangea sa montre à gousset et se dirigea vers la maison de la demoiselle de sa démarche lente, grâcieuse, silencieuse et efficace. Ses pas étaient si aériens qu'ils ne soulevaient pas de poussière et ils étaient si raffinés que sa magnifique tenue ne pâtissait pas même d'un malheureux pli. La Javanaise ne manquait jamais d'élégance, voyez-vous. Elle toqua à la porte, délicatement tout en restant suffisamment fort pour que le son puisse être entendu par sa protégée.

*Tu protèges une humaine, maintenant, on aura tout vu...*
*Oh, très chère, je vous en prie, cessez de marmonner de la sorte. Cela ne sied guère à une dame de haut lignage.*
*Tu vas te le foutre dans le cul ton haut-lignage.*


Au lieu d'être agacée par les paroles mentales de sa consoeur, Rudy n'en fut que plus joyeuse. Remarquant que la porte était ouverte, elle se permit d'entrer et de patienter jusqu'au salon, comme à son habitude. Les règles de la politesse sont précises voyez-vous ; inutile d'obliger la personne que vous visitez à vous ouvrir quand vous pouvez le faire vous-même. Notre Javanaise resta debout, près de l'entrée du salon ; non qu'elle n'eût pas envie de s'asseoir, elle ne préférait simplement pas le faire tant qu'elle n'y avait pas été invitée. Simple règle de bonne conduite. Quand elle vit Euphémie apparaître dans l'encadrement du salon, elle lui sourit.

- Bonjour, Euphémie. Ma visite impromptue ne vous dérange pas ?, s'enquit-elle avec bienveillance et sincérité.

Notre Javanaise ne préféra pas répondre aux propos excessifs et déplacés de sa consoeur, attendit simplement que la demoiselle face à elle lui répondît avant de hocher de la tête et de la regarder en dissimulant une part de sa joie depuis le début de leur échange. Une lumière aussi éblouissante que la joie ne devait pas se montrer entièrement sous peine d'aveugler son prochain et cela n'était pas son but ici. Pas avec quelqu'un respectant avec autant de grâce la politesse et la bienséance.

- J'espère que vous vous portez bien, ma chère. J'ai appris qu'un de mes frères vous a rendu visite.

Rudy pencha légèrement sa tête de côté, donnant un côté interrogatif à sa deuxième phrase.
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Jeu 29 Mar - 0:29
Elle était dans la cuisine, les cheveux attachés dans un chignon lâche et les manches relevées. Les sourcils légèrement froncé sous la concentration alors qu'elle pétrissait la pâte sous ses mains avec application. Elle ne faisait pas souvent la cuisine, ne prenant même pas la peine de manger quoi que ce soit de correct tant elle était prise par son travail ou par ses recherches et pourtant, elle savait bien que la cuisine était bien la seule chose qui la détendait vraiment. Alors, quand elle avait plus envie de penser à rien et de trouver le sommeil, elle se mettait à la cuisine ou, plus précisément, à la confection de cookies et autres gâteaux qui iraient bien avec le thé. Après-tout, c'était sa grande spécialité.
Un léger sourire ornait ses lèvres alors qu'elle s'amusait à donner des formes amusantes à la pâte avant de les disposer avec délicatesse sur la plaque de cuisson. Satisfaites des formes, elle remis l'une de ses mèches folles en place avant d'enfourner la plaques au four et d'un coup d'oeil, elle vérifia l'heure avant de régler la température.

Elle commença à laver et ranger les accessoires avant de s'occuper du plan de travail et, se ne fut qu'une fois que la cuisine fut une nouvelle fois immaculé qu'elle retira son tablier, le suspendant dans le placard. Elle vérifia l'heure une autre fois... il manquait encore du temps pour la cuisson.
Laissant la porte de la cuisine ouverte, elle passa par la salle à mangé avant d'atteindre le couloir menant au salon. Écartant les tentures de la pièce pour plus de clarté, elle s'installa sur l'un des fauteuil, ses pieds nus recourbés sous elle tout en prenant au passage un livre sur l'une des piles posé au sol à côté et commença sa lecture, un regard distrait sur la pendule dans un intervalle régulier.

Elle entendit la porte s'ouvrir et elle leva les yeux de son livre, croisant la pendule du regard et se levant à délestant son ouvrage sur une des piles. Elle se dirigea vers la sortie du salon, peu inquiète quand à l'identité de la personne s'étant permise d'entrer.

Bonjour, Euphémie. Ma visite impromptue ne vous dérange pas ?

Elle lui sourit, heureuse de la voir. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas vu celle qu'elle considérait le plus comme une amie et était toujours ravie d'avoir sa présence.

Bonjour à vous, non, vous êtes la bienvenue, comme toujours et vous êtes pile à l'heure.
J'espère que vous vous portez bien, ma chère. J'ai appris qu'un de mes frères vous a rendu visite.

Son frère ? A ce souvenir, elle poussa un léger soupire. Elle ne savait pas exactement comment décrire sa rencontre avec... quoique ce n'était pas réellement une rencontre dans la mesure où elle l'avait déjà vu et qu'il lui avait sauvé la vie cette fois là.

Je vais bien, et vous, comment vous portez-vous ?

Elle passa dans le couloir, ouvrant une porte qui menait directement vers la cuisine cette fois et fit un signe gracieux à son hôte pour l'inviter poliment à la suivre si elle le désirait. Elles n'allaient pas continuer à parler dans l'entrée et ses gâteaux devaient avoir finit de cuir à présent.

Si vous voulez bien, je dois sortir les biscuits pour notre thé du four.

S'engouffrant dans la cuisine, elle prit le nécessaire pour ne pas se brûler avant de sortir les douceurs du four et de s'atteler au nécessaire pour faire le thé, prenant un air légèrement songeur.

Votre frère m'a effectivement rendu visite... a une heure fort incongrue si je puis me permettre. Je ne suis toutefois pas certaine d'avoir bien saisit le but de sa visite...

Elle remit la plaque débarrassé des sucreries à sa place puis ouvrit un placard, observant avec attention les boîtes à l'intérieur avant de se tournée vers son invitée, lui lança un regard interrogatif.

Quel genre de thé vous ferez plaisir aujourd'hui ?

Elle avait dans sa cuisine presque autant de thé différents que d'herbes médicinales dans sa réserve et choisir était donc toujours un dilemme délicat pour elle alors, elle préférait laisser l'honneur de se choix à son hôte. Pour lui faire plaisir certes, mais aussi parce qu'elle faisait toujours d'excellent choix.



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Mer 4 Avr - 22:49



Ah, que de joie en perspective... !
Rudy sourit, sincèrement joyeuse à la salutation courtoise dans les règles de l'art de la jeune demoiselle. Enfin quelqu'un qui savait manier l'art subtil de la bienséance en ce bas-monde ! Cela ne la rendait que plus rayonnante de joie encore mais elle s'abstint de montrer toute sa lumière ; il était de notoriété publique qu'aveugler son prochain par sa personnalité est contre-indiqué par les règles de la politesse et de la décence. Le sourire de sa protégée disparut toutefois derrière un soupir léger et subtil. Plaît-il ? Rudy ne chercha pas à en savoir plus pour autant ; si Euphémie voulait lui parler de ce sujet, elle le fera quand elle jugera bon de lui en dire plus. Inutile de s'attarder donc sur ce point. Et la bienséance reprit son cours, faisant sourire notre Javanaise comme à l'accoutumée quand elle était dans une de ses discussions paisibles et sous l'insigne de la communication avec l'australienne.

- Je me porte à merveille, très chère, merci de vous en soucier., répondit-elle en inclinant délicatemment la tête avec grâce.

Sa protégée décida de se déplacer, invitant une Noé ravie de la grâce de son hôte à la suivre, ce qu'elle fit avec une lenteur raffinée. Euphémie lui informa alors qu'elle devait sortir les biscuits du four avec une formule qui ravissait les oreilles de Rudy ; cette dernière hocha élégamment de la tête.

- Naturellement, très chère. Je vous suis.

Ponctuelle et, en plus, soucieuse du détail. Rudy marchait dans un océan de lumière joyeuse à cet instant précise tant constater que la politesse et le respect ne s'étaient pas perdus la plongeait dans le ravissement. Elle se permit de regarder furtivement les biscuits et un sourire appréciateur ourla le coin de ses lèvres. Cuisson parfaite, comme elle pouvait s'y attendre venant de sa protégée. Vraiment, elle devrait venir la voir plus souvent, ça la changera de tous ces imbéciles agitant des Innocences sans aucune notion de savoir-vivre.

*Et pourquoi tu te maries pas avec elle, tant que tu y es ?*
*Ma chère, je vous en prie, cessez de ricaner de la sorte. Il est malsain de penser ainsi en vertu de notre rang.*
*Est-ce que tu te rends seulement compte qu'elle est humaine ou t'as encore du fumier dans les yeux ?*
*Cessez donc ces jérémiades intempestives. La vanité n'a pas sa place dans cet océan lumineux de joie pure.*
*... Tu me gaves, sérieux. Tu saoûles avec ta joie merdique, là.*


Rudy eut un sourire joyeux à la réaction mentale de Yakin, sans doute était-elle joyeuse d'être outrée que sa consoeur qualifiât sa joie de merdique, ce qui fit lâcher un juron des plus disgrâcieux et inélégants à sa moitié. Cependant, notre Javanaise se focalisa sur Euphémie qui parla, avec un air pour le moins songeur, alors qu'elle préparait le thé en faisant chauffer l'eau. Ce que dit toutefois sa protégée rendit Rudy aussi perplexe qu'intriguée - et donc joyeuse par extension mais évitons de rabâcher ce point, voulez-vous -. Une heure fort incongrue ?

- Une heure incongrue... ? Que voulez-vous dire, très chère ?, reprit-elle, avant de se taire quelques instants en remarquant le regard interrogatif que sson hôte portait sur elle. Une fois la question tombée, un sourire discret, aimable et appréciateur de l'attention naquit au coin de ses lèvres. Je pense qu'un thé aux fleurs de cerisier sera parfait en cette heure apaisante de la journée et se mariera bien avec vos biscuits, très chère. Qu'en pensez-vous ?, répondit-elle.

Hm ? Rudy demandait l'avis de sa protégée ? Naturellement. Elle n'était que son invitée, ici, ce n'était pas à elle d'avoir le dernier mot enfin. Un peu de discipline, en ce bas-monde. Voilà quelque chose qui manquait définitivement aux Exorcistes... à certains Noés aussi d'ailleurs, bien qu'elle trouvât le concept plus normal de la part de ses frères. En parlant d'eux... Notre Javanaise remit délicatemment une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille avant de reprendre la parole après un silence mesuré.

- Quant au but... hm, il me semble qu'il voulait lire un des livres de votre bibliothèque.

Comment cela ? Évidemment que notre Joyeuse s'en souciait. On ne rentrait pas impunément dans la chambre d'une dame ; c'était totalement discourtois en plus d'être d'une indécence sans nom. Elle espérait juste que ce petit plaisantin qu'était Tyki avait au moins eu la bonne idée de ne pas oser violer ainsi les règles de bienséance.
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Lun 16 Avr - 17:30
Elle hocha la tête en souriant tout en prenant la boite de thé demandé.

C'est un choix parfait.

Un fois cela fait, elle la posa sur le plan de travail pour se saisir de la théière afin de mettre l'eau à chauffer.
Elle enregistra les informations avant de réfléchir à la réponse. Lire un livre ? Hum... tout portait à croire qu'elle n'était pas exactement au courant de la raison de la venu de son frère. Enfin, leur famille était tout de même étendu et particulière alors ce ne serait guère étonnant. Elle rajouta le thé à l'eau, dosant avec soin avant de sortir un plateau à thé.

Oui, mais nous avons étés chanceux car j'étais encore réveillé.

« Chanceux » n'était certes pas le mot exact mais elle ne voyait pas d'autre façon de qualifier la chose. Tout du moins, cela lui avait apporter quelques informations malgré tout.

Mais n'ayez crainte, nous avons pu nous arranger sans trop de... désagréments.

Même si cela n'avait en aucun cas été une partie de plaisir, surtout le début.
Laissant le thé infuser, elle déposa deux tasses sur le plateau ainsi que l'assiette de biscuits. Se tournant vers son interlocutrice toujours aussi légère et souriante. C'était toujours reposant d'avoir sa visite. Bien que cette fois, elle avait d'autres pensées en tête. Elle posa la théière sur un socle avant de mettre le tout sur le plateau qu'elle prit en main, invitant Rudy à se diriger vers le salon.

Une fois qu'elles furent bien installer dans le salon et que les tasses furent remplis de thé brûlant, elle prit la sienne entre ses doigts, soufflant distraitement dessus.

Pardonnez ma question mais... Pensez-vous que cette maison puisse enfermer quelque chose d'utile pour le Comte ?

Elle leva les yeux vers son interlocutrice, attendant calmement la réponse. Ce n'était pas de la curiosité mal placé et elle ne tentait pas non plus de soutirer des informations. Ce n'était pas non plus un reproche. Elle voulait simplement savoir si elle était vraiment en mesure de l'aider... aussi mystérieuse que puisse être cette aide à ses yeux.
Elle se souvenait encore de se regard cette nuit là alors, elle ne changerait pas d'avis.





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Sam 12 Mai - 22:58



Ah, que de joie en perspective... !
Rudy eut un sourire joyeux et mesuré à la réponse de sa protégée. Un choix parfait ? Alors tant mieux. Elle était toujours ravie de constater qu'elles avaient bien des points communs en matière de thé et de ce qui devait l'accompagner, ce qui avait aussi pour effet de calmer sa consoeur pour une raison qui lui échappait totalement. La réponse que l'Australienne lui donna la fit sourire avec plus de légèreté. Chanceux ? Et elle avait la politesse d'être objective sur les événements ? Une lueur de sincère joie perla au fond de son regard.

*Putain mais t'as fini d'être la joie ambulante ?*
*Je suis la Noé de la Joie, très chère, je ne finirais jamais d'être "la joie ambulante" comme vous dites.*
*Et voilà que tu te mets à être rabat-joie...*


Rudy passa sous silence les remarques de sa consoeur, ne souhaitant pas perturber la joie pure qu'elle ressentait. Voilà pourquoi elle revenait toujours chez Euphémie, parce qu'elle savait la mettre vraiment dans la joie, le tout dans le calme, la politesse et le respect. Que demander de plus ? Elle hocha simplement la tête pour signifier qu'elle l'avait écoutée et comprise.

- Me voilà rassurée. J'espère que mon frère ne s'est pas montré trop discourtois.

Elle sourit légèrement pour laisser couler le sarcasme de sa consoeur et se contenta de regarder les gestes de sa protégée, gestes aussi doux que précis pour faire infuser le thé et amener le tout dans une autre pièce. Elle lui sourit, la laissant faire avec plaisr - après tout, c'était elle qui décidait ici - et la suivit jusqu'au salon de tantôt. Elle s'assit en même temps que son hôte et la remercia quand elle lui donna sa tasse de thé, avec la soucoupe qui allait avec bien entendu. Elle en but silencieusement une gorgée, restant droite en amenant la tasse à ses lèvres, et la reposa tout aussi silencieusement sur la soucoupe adéquate. Oui, ce thé était définitivement un bon choix. Elle prit un biscuit qu'elle coinça entre son index et son pouce droits avec délicatesse, puis elle le porta à ses lèvres et en prit une bouchée qu'elle savoura tout en écoutant sa protégée. Son air distrait de tantôt amena Rudy à faire preuve d'une attention bien plus grande quand bien même cela ne se voyait pas.

- Je le pense sincèrement, Euphémie. Je doute que mon frère se soit déplacé aussi rapidement pour une autre raison. Je ne peux vous aider plus, cependant. Et... vous êtes toute pardonnée, très chère, naturellement.

Rudy prit le temps de finir son biscuit, calmement et posément, accompagnant le tout d'une silencieuse gorgée de thé, tout en réfléchissant de concert avec sa consoeur. Un des rares moments où cette dernière était calme, presque froide, mais incroyablement lucide et intuitive. Après quelques secondes de silence, notre Javanaise prit la parole avec douceur.

- Si je puis me permettre... y a-t-il quelque chose en particulier qui vous pousse à une telle réflexion ?
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Mar 5 Juin - 12:00
Elles commencèrent leur goûter dans le calme, savourant le thé et les biscuits. Elle était bien heureuse d’avoir eut envie de se changer les idées et ainsi de s’être mise à la pâtisserie, c’était tombé à point nommé.
Suite à leur échange, elle repensa à la visite du Noah plus tôt… et très tard dans la nuit. Pensaient-ils vraiment qu’elle leur cachait quelque chose ? Ou alors ils savaient que sa famille possédait des secrets… secrets qui avaient conduits à leur morts mais dont elle ignorait tout. Ce fut donc avec sérieux qu’elle posa les yeux sur son amie pour poser sa question. Enfin, il s’agissait plus d’une demande de confirmation.

- Je le pense sincèrement, Euphémie. Je doute que mon frère se soit déplacé aussi rapidement pour une autre raison. Je ne peux vous aider plus, cependant. Et... vous êtes toute pardonnée, très chère, naturellement.

Elle hocha la tête, très concentrée. Elle n’avait toujours rien trouvé d’intéressant dans ses recherches mais si même Rudy pensait qu’il s’agissait là d’une affaire importante, elle allait mettre plus d’effort dans ses recherches. Et si elle trouvait quelque chose qui pourrait les aider alors, elle leur dirait aussitôt. Elle venait tout juste de découvrir qu’elle était la seule à pouvoir entrer dans cette mystérieuse pièce après tout. Elle ne leur cachait rien sciemment.
Elle souffla un peu plus sur sa tasse avant de prendre une gorgée de thé, appréciant la chaleur qu’il dégageait dans son corps.

-  Si je puis me permettre... y a-t-il quelque chose en particulier qui vous pousse à une telle réflexion ?

Elle releva les yeux vers son interlocutrice, un léger sourire d’excuse colorant ses lèvres. Elle espérait vraiment que son amie ne prenne pas cela pour de la curiosité mal placée.

- Pas vraiment… simplement la venue de votre frère et a découverte que cela m’as amené à propos de cette pièce. Avant sa venue, j’ignorais encore que j’étais la seule à pouvoir y pénétrer.

Marquant une pause, elle en profita pour croquer dans son biscuit, prenant garde à ne pas laisser tomber de miettes ce qui aurait été fort impoli et mal élevé.

- Comme je lui ai dit, je vais mettre plus d’ardeur dans mes recherches et vous en ferait parvenir les résultats dès que j’aurais découvert quelque chose.

Elle but une nouvelle gorgée de son thé, plongeant ses yeux dans ceux de Rudy en y mettant toute sa détermination. Elle n’avait qu’une seule parole et s’y tenait.

- Je maintiens ma volonté de vous aider vous, votre famille et le Comte Millénaire. Elle sourit plus tendrement. J’en connais les dangers mais ne reculerais pas pour autant.

Il était rare qu’elle se répète. Mais elle sentait la tension chez les Akuma dont elle refusait les agissements au sein de son hôpital et c’est derniers temps, elle sentait leur rancœur envers elle s’intensifier. Mais si elle ne se souciait pas de l’avis et des sentiments que lui portait les soldats du Comte -bien qu’elle y fasse attention-, elle ne souhaitait pas que les Noah doute de son allégeance. Pas par crainte mais par honneur.



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Lun 11 Juin - 2:59



Ah, que de joie en perspective... !
Rudy but une gorgée de thé pour faire descendre son biscuit plus sereinement, le tout dans un silence majestueux, et à peine reposa-t-elle sa tasse que déjà sa protégée lui lança un sourire contrit. Aurait-elle posé une question mal placée ?

*Et tu t'en rends compte que maintenant ? Putain que tu me désespères...*
*Yakin, ma chère, essayerez-vous d'interrompre Euphémie ?*
, pensa Rudy, déclenchant un ricanement mental chez sa consoeur.
*Faudrait déjà qu'elle puisse m'entendre pour ça et... PUTAIN JE VEUX SORTIR !*
*N'y pensez plus, ma chère, c'est hors de question.*
*Va te faire enculer, Rudy.*
*Avec joie ?*
*... Putain ce que t'es chiante quand t'arrives à jouer aux plus fines avec moi... Tu saoûles...*


Rudy sourit et inclina légèrement sa tête de côté, écoutant attentivement les paroles de sa protégée. Sa réflexion se tenait parfaitement et notre Javanaise hocha respectueusement de la tête, pour signifier qu'elle l'avait comprise. Il y avait en effet de quoi être déroutée. Elle était la seule à pouvoir y entrer ? Hum... Notre Joyeuse profita de la pause de la Rousse pour peaufiner sa réflexion. Magie ? Quelle forme de magie pouvait réussir à faire cela ? D'autant que les pouvoirs de Tyki étaient particulièrement puissants en terme d'infiltration.

- Je comprends votre cheminement de pensée et je ferais de mon mieux pour vous aider, si je puis vous être utile sur ce sujet bien entendu.

Elle prit un autre biscuit entre ses doigts et l'amena élégamment à ses lèvres, croquant le plus silencieusement dedans sans laisser la moindre miette lui échapper. De la bienséance, que diable. La déclaration de sa protégée la fit sourire sincèrement, joyeusement quoique avec légèreté, puis elle posa le biscuit tronqué contre la soucoupe de sa tasse avec raffinement.

- Je n'en doute pas et vous en remercie, Euphémie.

Droiture, noblesse d'âme, voilà pourquoi elle considérait cette petite humaine comme sa protégée. Ce n'était pas pour rien qu'elle l'appréciait autant, elle et sa capacité inné pour l'élégance sous toutes ses coutures. Voyant ses glaciers plonger dans ses yeux actuellement semblables à des yeux de tigre ( la gemme ), Rudy reporta toute son attention sur elle.

*Arrête de gaspiller ta concentration inutilement, merde !*
*Oh ? Auriez-vous une utilisation plus utile de ma concentration en cet instant-même, ma chère ?*
*Évidemment. DEMANDES-LUI OÙ EST CETTE PUTAIN DE PIÈCE, MERDE !*
*Yakin, cessez donc ces jérémiades ; votre manque cruel de délicatesse est une injure à notre sang.*
*Mais ta gueule avec ton rang social à la con, là !*


Notre Javnaise choisit de ne pas réagir même si elle soupira mentalement. Irrécupérable, cette enfant... Ce constat ne fit que la rendre encore plus joyeuse, bien qu'elle n'en montra rien sur ses expressions joyeuses mais calmes et mesurées. Son regard n'ayant pas bougé, l'affirmation que fit sa protégée n'en fut que plus forte, plus percutante, plus profonde. Un juste dosage pour arriver à un rare degré d'éloquence. Rudy sourit, approbatrice.

*Tu t'rends compte que t'apprécies l'aide d'une humaine, là.*
*... Yakin ?*
*Quoi ?*
*La prochaine fois que vous interrompez une telle magnificence verbale, je vous enferme pendant cinq ans.*
*T'AS DIT QUOI LÀ ?! OSES POUR VOIR ! CONNASSE !!*


Le sourire plus tendre qui naquit sur les lèvres de sa protégée adoucit le regard que notre Javanaise lui portait. La fermeté dont elle faisait preuve, la force et la puissance de ces mots prononcés avec un temps idéal de pause entre ses deux affirmations... Un rare degré d'éloquence, voilà ce que c'était.

- Je n'en doute pas, Euphémie, et transmettrai vos paroles à ma famille., répondit-elle, une joie sincère dans la voix.

Elle finit alors paisiblement son biscuit et commença une conversation certes plus cordiale mais plus détendue, plus tranquille. En ignorant les piques de plus en plus incisives de Yakin à l'égard de sa protégée, cela allait de soi.
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