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Do I know you ? || PV Liang-Hei Lan

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Ven 18 Mai - 10:08

Mei-Ling Hei

&

Liang-Hei Lan

Serais-tu ce cousin perdu ?
« A demain Mei ! Repose-toi bien ! »
« Je n’y manquerai pas, merci ! »

Tu quittes cette petite librairie le sourire aux lèvres, gesticulant doucement pour faire signe à ta collègue. Un au revoir de fin de journée. Il n’est pas si tard mais aujourd’hui, tu es en droit de partir plus tôt que prévu. Tu soupires alors, tenant entre tes mains le prochain livre que tu liras dès ce soir. Tu vois déjà ta soirée se dessiner. Un bon repas puis un moment de détente sur le sofa, devant ta petite cheminée de fortune. Ce logement que tu as trouvé un peu rapidement te convient parfaitement. Ce n’est pas le grand luxe. Tu n’avais pas forcément l’argent pour cela. Mais c’est bien suffisant pour ton petit confort. Et tu te réjouis déjà de pouvoir ouvrir cette œuvre et d’en parcourir les premières pages.

Mais tu tardes à rentrer. Le soleil se couche doucement et au gré de ton chemin, tu peux percevoir cette couleur si attirante qui teinte le ciel. C’est si beau. Tu t’approches du parc, tenant ton livre d’une main contre toi alors que ton autre main te sert de visière. Un léger sourire te gagne. Ce que tu aurais aimé profiter de ce spectacle en famille. C’est si joli. Ta main se baisse légèrement et voile ton regard qui commence à s’assombrir. Voilà que tes souvenirs reviennent et te hantent à nouveau. Ce sourire se transforme en rictus bien amer. Qu’aurais-tu pu faire pour que tout cela n’arrive pas... Hm ? Comme si ta présence aurait pu changer quelque chose. Vu cette scène macabre, l’attaque devait être puissante. Trop puissante pour toi. Dois-tu seulement remercier ce foutu dieu de t’avoir épargné cela ? Non. Tu aurais du être là.

Un râle de frustration t’échappe doucement mais tu essaies de contenir le reste de tes émotions. Il ne faut pas que tu craques ici. Ce pays... L’Angleterre... Il te promet cette retrouvaille tant attendue. Tu trouveras ce que tu es venue chercher et tout ira bien. Tout cela prendra fin. N’est-ce pas ? Tu empoignes ce livre comme s’il était ta seule source de bonheur en cette soirée et tu essaies d’oublier le temps de quelques instants. La soirée se passera bien. Tout ira bien. Tu commences alors à entrer dans ce parc. Une petite balade avant de gagner tes quartiers ne te fera pas de mal. L’obscurité commence à gagner les rues légèrement, encore percée par quelques faibles rayons de lumières. De faibles rayons de lumière qui guident ton regard vers l’avant. Vers... Cette ombre étrange. Pas plus loin de quelques mètres. Une ombre si connue...

« ... Impossible... Pas ici... »

Ton cœur loupe un battement. Les images de cette rencontre sanglante en Corée te reviennent. Tu voulais juste suivre ta voie. Ne pas ressasser ce souvenir douloureux d’un frère qui t’abandonne. Qu’est-ce qu’il fout ici bon sang ?! Ton poing se serre et ton autre main se crispe sur ce livre. Difficile de te contenir. Encore une fois, c’est toi qui réduis la distance qui te sépare de ton cousin et qui lance les hostilités.

« Qu’est-ce que tu fous là ?! Tu me suis, c’est ça ?! »

Ma pauvre enfant. Il faut parfois réfléchir avant d’agir. Shen n’est pas le centre du monde. Tu l’apprendras à tes dépends.



Mei- Ling - Loyale et Déterminée
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Ven 18 Mai - 17:50



Va falloir laisser tes contemplations tranquilles.
Assis dans l'ombre d'un arbre, dans un parc en Angleterre - tu ne sais plus dans quelle ville, Londres peut-être ? Bristol ? Oh, qu'importe au fond -, tu profites du calme pour accorder ton attention aux pensées qui se bousculent en toi ces deux dernières semaines. La suite d'événements qui se sont succédés t'ont achevé. Il y a plein de choses qui fusent dans ton esprit, plein de réflexions qui sont nées, plein de choses qui t'ont fait changé. En tête de liste, Khan a retrouvé son amour pour toi même si... hum... tu as quelques désagréments de ton côté. Bon, tu arrives plus ou moins à pallier à ça et il est littéralement hors de question que tu ailles revoir ce crétin de Noé. Ce connard de Noé avec ses modifications de liens. Lui, dès que tu le revois, tu lui balances ton défunt As de Pique pour cinq minutes et tu lui décapites la tête. Merde. En tous cas, à la liste des lieux que tu n'aimes pas, tu as rajouté la Nouvelle-Zélande. ... encore que... Tu as quelques doutes sur le sujet, quand même, mais... hum... non, tu ne veux pas y penser, tu sens que ça ne va que faire empirer ta situation. Putain mais ce Noé... tu lui feras la peau, tu le jures, même si ça n'arrangera en rien ces putains de petits désagréments. Non que ce soit un mal ni de véritables désagréments en soi, c'était juste... hum... TRÈS chiant pour ta mauvaise foi. Ou comment dire qu'il est impossible que tu nies ton amour pour Khan. Impossible. Vu la déclaration que tu lui as faite, tu ne l'as plus nié depuis. Sauf que ce déchet d'ordure de Noé t'a en plus condamné à assumer ton désir pour lui. Et ça c'est quand même beaucoup plus chiant. Déjà parce que te pousser à admettre que cette n-... Non. Non. Noooon, ne surtout pas y penser. Faux. Dén-... Putain de saleté de Noé. Bor.del.de.mer.de. Okay, okay, tu désires aussi Kh-... Non. Ne surtout pas y penser maintenant. Plus tard. Plus tard, c'est même très bien. Connard de Noé...

Tu repenses à ce qui suit dans la liste des choses qui te sont arrivées dernièrement. Meilleur moyen de diversion. Donc, après... tu es devenu Maréchal. ... Oh putain, très mauvaise réflexion. Ça, ça t'a douché d'un côté et de l'autre... bon, évidemment c'est logique que tu sois Maréchal vu à quel point ton Innocence est multi-fonctions et que tu es de type cristallin tout de même - et avec le support du Vatican, difficle d'imaginer qu'il ait pu en être autrement -, en plus du fait que tu es absolument au-dessus du commun des Exorcistes, mais... tu n'as techniquement plus à recevoir d'ordres. Techniquement, même si le Vatican continue de t'en donner et qu'en tant que Maréchal tu as d'autres obligations. Trouver des Innocences, leurs compatibles, ainsi que... enseigner. Voilà. Ça t'a bien changé, ça aussi, tout en nuances bien sûr. Impossible que tu ne prennes pas l'enseignement au sérieux vu combien Maître Kien t'a marqué. D'ailleurs, un truc qui n'a pas changé, ce putain de scientifique fait toujours des siennes. Sale race. Les Innocences aussi, tu les prends au sérieux. C'est l'Innocence. Le Vatican, tu aimerais bien qu'il te lâche la grappe quand même. Quoi, tu te voiles la face ? ... Changement de sujet. Immédiat. Tout cela ne date que des deux dernières semaines donc c'est frais. Changement de réflexion immédiat.

Voyons, si tu pensais à Khan c'est une... non. Mauvaise idée. Tu t'adosses plus confortablement au tronc d'arbre qui doit te supporter depuis une bonne trentaine de minutes et tu décides d'un commun accord avec toi-même de te perdre dans le paysage et dans le coucher de soleil en face de toi. Et un sourire étire tes lèvres. Le calme, simple, voilà longtemps que tu ne l'avais expérimenté... quoique, ce matin-là aussi tu t'étais fait la même réfle-... stop. Coucher de soleil. Tu soupires. Maintenant que tu y penses, tu as aussi retrouvé ton sourire. Troisième événement en tête de liste. Ton sourire où la plupart de tes expressions passent quand ton expression blasée ou hautaine ne suffit pas. À cause de Noés. Tss... Ça, ça t'exaspère. Des Noés qui se montrent utiles, alors celle-là c'est vraiment la pire de tout ce que tu as pu penser ces deux dernières semaines. STOP. Le coucher de soleil, les couleurs magnifiques. C'est bien. C'est même très bien. Tu fermes les yeux et une ligne rouge traverse ta non-vision, une ligne rouge quasiment transparente, très ténue, assez estompée. Voilà que quelqu'un te dérange alors que tu observes et contemples un coucher de soleil et l'ambiance qu'il dégage quand tu y arrives enfin ? Alors là c'est le bouquet. Tu l'ignores purement et simplement se déplacer vers toi, tu ignores le livre qu'elle devrait serrer un peu plus juste pour voir si ses phalanges vont y passer ou pas - même réflexion pour son poing -, et tu te concentres sur les couleurs du coucher de soleil.

Évidemment, l'autre cruche décide me massacrer ça - vu que pour l'ambiance c'est déjà fait - et un sourire moqueur se forme sur mes lèvres. La deuxième femme qui se trompe, bien bien... Après la blondasse, la... violettasse. Surnom aussi dégueulasse que son entrée, d'ailleurs. Et pour ce qui est de ses questions, elle peut se les fourrer dans l'cul que t'y répondrais pas. Mauvaise pensée. Elle peut les bouffer que t'y répondrais pas. Tiens, tu n'aurais pas un peu faim d'ailleurs... ? Tu as carrément soif aussi. Changement de sujet immédiat. Tu soupires et tu te lèves, époussetant tes vêtements et lançant un regard clairement hautain et suffisant à la demoiselle.

- Premièrement, bonjour. Deuxièmement, je vais très bien, merci. Troisièmement, t'es qui au juste ? Quatrièmement, t'as jamais appris à réfléchir au lieu de réagir directement aux apparences ? Cinquièmement, je doute que l'autre moitié de crétin ait mon uniforme.

Ta voix est calme mais aussi hautaine que ton regard et doublement plus incisive.
Aller violettasse, un peu de répondant et de répartie. C'est ton moment pour tenter vainement de briller.



Merci d'avoir été aussi géniaux. /O/
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Ven 1 Juin - 23:04

Mei-Ling Hei

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Liang-Hei Lan

Serais-tu ce cousin perdu ?
Tu t’énerves. Tu t’énerves à un point que tu n’aurais pas cru possible. Mais constater que tu es complètement ignorée alors que tu t’avances avec la ferme envie de débattre hostilement te met hors de toi. Encore une fois, ce cousin tant apprécié autrefois te tourne le dos et refuse ta présence. S’en est trop pour toi qui, il y a à peine quelques minutes, imaginait passer le plus beau des couchers de soleil en présence de ta famille qui te manque affreusement. Tu te sens si... seule. Et voilà qu’il enfonce le clou ? Alors tu hurles. Sans même réfléchir, tu cries au scandale et tu commences déjà à t’en prendre à celui que tu penses être Shen. Et dieu ce que tu es sûre de toi. Tu aimerais écraser sa tête comme tu écrases se livre si fermement entre tes doigts. Encore plus quand ce sourire si sournois se dessine sur ses lèvres. Dans ta haine féroce et ton esprit chamboulé par tant de souvenirs qui s’éclatent contre les parois de ton cerveau, tu ne fais même pas attention aux petits détails qui auraient du t’alerter de l’identité de celui que tu crois être ton cousin. Du moins, celui que tu connais. Seul ce sourire t’achève. « Premièrement, bonjour. Deuxièmement, je vais très bien, merci. Troisièmement, t'es qui au juste ? Quatrièmement, t'as jamais appris à réfléchir au lieu de réagir directement aux apparences ? Cinquièmement, je doute que l'autre moitié de crétin ait mon uniforme. » Puis ces paroles si méprisantes. Hautaines. On pourra dire que tu l’as cherché mais tu n’es pas du tout en mesure de te remettre en question. Comme si tu savais le faire si facilement. Alors que ce satané cousin se relève et s’amuse à te snober en jouant de sa main sur ses vêtements, ton coup part. Ce livre que tu maltraites de tes doigts depuis tout à l’heure finit sur le visage de ce soit disant Shen.

« Comment oses-tu me répondre comme ç... »

Arrêt soudain. Ta voix s’étouffe dans ta gorge alors qu’un éclair traverse ta seule pupille visible. Elle s’écarquille puis se dilate alors que tu as un léger pas de recul. L’évidence se dresse enfin sous ton nez alors qu’elle était déjà bien en face de toi dès le départ. L’obscurité gagne du terrain mais ce visage maintenant plus haut que le tien et te surplombant d’une main de maitre est très clair dans ton champ de vision. Il est... différent. Des traits inconnus. Une hétérochromie normalement si distincte actuellement absente. Ce n’est pas Shen. Tout et n’importe quoi traversent ton mental. Plein d’informations. Trop d’informations. Tu te sens comme plantée sur place par la situation la plus improbable qui soit. Et ce n’est que maintenant que les mots que ce sosie a sorti percutent tes tympans. Sacré temps de réaction. Mais ils raisonnent à nouveau comme s’ils venaient d’être prononcés. « T’es qui au juste ? » ... Il ne te connait pas... ? Pourtant, tu ne t’es pas trompé, non ? Il lui ressemblait de si loin. Ça devait être Shen ! Ta pupille reste fixée sur cet homme. Il lui ressemble toujours bon sang ! Il... « L’autre moitié » ... C’est comme si tu repassais en boucle cette réplique cinglante qui te dévoile en fait bien plus qu’une évidence. « L’autre moitié » ...

« Tu... »

... existes vraiment ? C’est ce que tu aurais aimé sortir. Mais le choc soudain d’une réalité oubliée te paralyse. De longues secondes passent mais tout se replace dans ton esprit. Tu n’as jamais eu de détail sur les secrets de la famille mais tu avais bien entendu parler de cette histoire de jumeaux. Mais pour toi, ce n’était pas concret. Des « on dit ». Ce n’était que des histoires. Ce n’était pas possible à tes yeux. Tu l’aurais su si tu avais un autre cousin. On te l’aurait dit ! Et puis cet homme ne peut pas être de la famille. Cette tenue que tu constates avec un retard encore certain t’assure que tu n’as pas un partisan en face de toi. Plutôt même quelqu’un qui va plus t’ennuyer qu’autre chose.

Tu serres bien plus ton poing et c’est à peine si tu déchires la couverture de ce livre tant une frustration violente te prend. Pourquoi tu ne peux t’empêcher de penser que ce malotru a un lien avec Shen ? Pourquoi rien ne tourne rond dans ta famille ? Pourquoi ce lien si fort est brisé de partout ainsi ? Tu ne sais pas si tu dois pleurer ou rire d’un hasard si violent. Tu voulais juste suivre ta voie en Angleterre. C’est tout. Et te voilà probablement en face d’un cousin oublié. Non. Non et non... ! Ce n’est juste qu’un sosie trop peu poli. Rien de plus ! Tu reprends enfin tes esprits en affichant un air plus sérieux, voire froid et mal aimable puis tu ranges ton livre dans ton sac pour éviter de t’acharner sur lui encore une fois.

« Et toi ?! Tu es qui pour me parler ainsi au juste ? Et je réfléchis très bien ! »

Plus le temps passe, plus tu sais qui il est. Mais tu n’as pas de certitude. Ou tu te voiles la face. Tu ne veux pas croire des paroles balancées en l’air il y a de ça des années. Shen n’a pas de jumeau. Tu l’aurais su... Pourtant, si tu poses cette question, c’est que quelque part, tu attends cette réponse qui mettrait les points sur les i tout de suite. Même si tu digèrerais très mal la situation au vu de comment se présente les choses.



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Lun 11 Juin - 4:39





Va falloir laisser tes contemplations tranquilles.
Tu épousssètes tes vêtements, la poussière est particulièrement perverse à nettoyer, et tu n'attends pas la réponse de violettasse ; déjà que les Exorcistes avaient du mal à se montrer utiles, tu ne vas pas espérer qu'un non-compatible le soit. Tu t'apprêtes à te détourner mais, au lieu de ça, tu prends un livre dans la figure. ... Quoi ? Elle ose balancer un livre sur ton si magnifique visage ?! Tu la laisses ramener le livre vers elle, ayant le réflexe de reculer d'un pas pour ne pas qu'un malencontreux coup de ta part ne fuse, même s'ils sont magnifiques et toujours mérités. Ayant croisé tes bras dans ton dos en serrant ton poignet droit de ta main gauche avec une force sans noms, tu es à littéralement à un cheveu de mettre un coup de pied sauté dans la tronche de cette impudente qui se met en plus à parler mais son arrêt brutal te dissuade de rendre son coup. Inutile d'aggraver la situation. Enfin, pas l'actuelle, celle qui te tombera sur la gueule si le Vatican apprend que tu as brutalisé une violettasse, toute violettasse qu'elle soit. Tu te résignes alors à respirer calmement et contrôler ton inconscient pour ne pas activer impunément ton Innocence, ne te rendant ainsi pas compte que tu as tellement serré ton poignet droit que toute ta main droite est désormais engourdie. Ah si, tu t'en rends compte. Tu soupires. Elle allait poser quoi comme question con, sinon ? Tu te redresses en boisant ton regard bichromatique dans le sien. Ah oui. Tu as ce qu'elle a dit en tête et tu peux aisément en deviner la fin, même si elle s'est arrêtée avant de la prononcer. La magie de l'intelligence sublime que tu possèdes, voilà tout.

- Quelle question. J'ose tout., tu réponds, aussi hautain et suffisant que ne le sont ton sourire ou ton regard.

Et c'est quoi cette incrédulité et cette surprise dans le sien ? Elle est si désolée que ça d'avoir failli casser ton nez ? C'est trop tard pour que tu penses à lui pardonner. Comme si tu avais déjà pardonné à quelqu'un, de toutes façons... Et pourquoi elle t'observe que maintenant ? Elle a décidément un train de retard - inutile, au passage, mais totalement prévisible venant d'une violettasse inutile de base - et le mot qu'elle sort en suivant te fait arquer un sourcil moqueur, alors que tu penches adorablement ta tête de côté. Avec une putain d'envie de lui balancer son livre à la gueule qui te démange.

- Oui, je quoi... ?, relances-tu d'une voix hautaine, se chargeant de mépris quand tu constates sa soudaine paralysie.

Eh bien, au moins tu sais pourquoi les non-compatibles sont aussi inutiles et abrutis. Déjà que certains compatibles cachent leur utilité sous des monticules d'inutilité... Tu soupires grassement, gardant le livre dans ta main gauche. Tu la vois serrer son poing et ce constat te fait sourire. Aaaah... Elle s'en veut ? Enfin une réaction normale ! Encore que, il aurait mieux valu une réaction sensée vu que la normalité est inutile mais voilà un détail qu'elle ne pourra jamais concevoir - et déjà elle ne lit pas dans ses pensées alors tout va bien. Son soudain air froid et peu amène te fait ricaner. Mentalement, bien entendu. Un peu trop tard pour jouer aux dures, violettasse. Ta propre expression est devenu calme, bien qu'une lueur de mépris teinte subtilement ton sourire et qu'une étincelle hautaine n'allume ton regard. Elle range son livre dans son sac ? Boarf, détail, tu n'as qu'à brûler son sac entier. Et elle te demande qui tu es en plus ? À quoi lui sert son observation de tout à l'heure si elle n'est même pas foutue d'être vraiment observatrice ? Il portait l'uniforme de Maréchal, son identité est donc évidente. Mais quelle crétine... violette, qui plus est...

- Si c'était le cas tu ne m'aurais pas interrompu en pleine contemplation d'un coucher de soleil.

Voilà. Ta réponse est calme, dite sur un ton posé qui ne cache pas le mépris sous-jacent qui dégouline de tes mots. Tu ponctues ta phrase d'une expiration nasale méprisante. Et elle prétend savoir réfléchir avec ça... Tu te tournes ainsi à moitié, t'adossant à l'arbre désormais derrière toi, pour pouvoir la surveiller du coin de l'oeil et attendre l'occasion de lui rendre la pareille sans que le Vatican ne puisse te reprocher quoi que ce soit - tu es conscient du nombre d'espions qui doivent suivre tes faits et gestes en ce moment - et aussi pour pouvoir continuer de contempler ce coucher de soleil. Pourquoi tu le contemples déjà ? Ah oui, pour éviter de penser à Kh-... Magnifique coucher de soleil, en effet, une magnificence colorée à l'état pur. Seuls tes yeux se dirigent vers ceux de la violettasse, le reste de ton corps ne bouge pas. Le calme est une stratégie que tu sais manier, comme celle de moduler tes émotions afin que les vrais ne se voient pas.

- ... et tu saurais répondre aux questions qu'on te pose, aussi., termines-tu calmement.

Avec le même mépris sous-jacent.
Et merde, elle est qui pour t'interrompre ?!



Merci d'avoir été aussi géniaux. /O/
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