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Puisque l'on doit continuer de se battre {.feat Shiro Takuya}

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Mer 22 Aoû - 20:39
Puisque l'on doit continuer à se battre

Il n’eut pas le temps de faire le moindre geste  qu’il sentit qu’on lui attrapait le poignet et se raidit aussitôt, sur ses gardes, avant de se détendre en constatant qu’il ne s’agissait que de Shiro. Il fronçant toutefois les sourcils, un peu perdu en se demandant ce qu’il lui voulait. Il avait demandé pour partir…
Il ne voulait pas sortir d’ici ?

Je sais ce que tu penses, mais tu ne peux pas y retourner maintenant... 

Il entrouvrit la bouche, un peu surprit tout en fronçant un peu plus les sourcils. Pourquoi il lui disait ça ? Il savait qu’il ne pouvait pas y aller maintenant même s’il en avait envie. Ce serait risquer sa vie… et surtout celle de Shiro qui viendrait probablement l’accompagner même s’il ne le voulait pas.
Il trembla légèrement. Il ne pouvait plus rester avec le maréchal… il n’aurait déjà jamais dû le faire et le mettre en danger. Maintenant que le cardinal savait qu’ils avaient passé un moment ensemble, Shiro était en danger. S’il retournait à la congrégation, il risquait de se faire tuer. Comme son maître… comme Tim’. Il avait envie de vomir.

J’irais le récupérer. On se reverra bien alors je te le rendrais à ce moment là. Ton ami à raison, ça ne sert à rien de te mettre plus en danger.

Il leva les yeux vers Lavi, déglutissant difficilement avant de hocher la tête lentement, signala qu’il avait comprit. Ils n’avaient pas comprit qu’il n’avait pas compté y aller tout de suite… ce n’était pas grave. Mais il ne pouvait pas laisser Lavi se mettre en danger non plus. Même si c’était sur un territoire du partisan de Comte et qu’il était plus légitime à présent qu’il y aille que lui.
Et si Apocryphos comprenait et qu’il tentait de tuer tout le monde dans le manoir ?

Merci Lavi, Tyki… dit-il d’un air un peu absent. Faites attention à vous.

Même s’il n’était absolument pas la personne sensé pour dire ça. C’est lui qui apportait le malheur autour de lui… mais il était vraiment maudit après-tout.
Retira un peu plus sèchement que prévu son poignet de la poigne de Shiro, il pris la porte indiqué par Lavi,  atterrissant dans le parc immense du Palais Grand-Ducal.

Désolé… Je ne pensais seulement pas y retourner tout de suite… commença-t-il en regardant devant lui sans oser le moindre regard vers le brun.

Il n’avait qu’une seule envie : fuir. Mais ne c’était-il pas promis de ne pas fuir Shiro ? Cela lui semblait être des siècles qu’il y avait pensé et il n’avait jamais trouvé cela aussi dur. Mais à présent, il avait peur… Non, il était complètement terrifié. Et pourtant, maintenant que Apocryphos les avaient vu ensemble, Shiro serait en danger avec ou sans lui. Mais son cerveau ne voulait pas penser à ça.
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Jeu 23 Aoû - 2:40


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"Désolé… Je ne pensais seulement pas y retourner tout de suite…"

Il avait retenu un soupir en sentant le poignet du jeune homme être tiré de sa main sans douceur, mais ne broncha pas. Il ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait en ce moment même, mais comprenait bien qu'il lui faudrait être patient... même si ce n'était pas son fort. Pour le bien du jeune homme, ça devrait ne pas être si difficile que ça. Il était un peu rassuré par ses paroles, mais s'en voulait aussi de ne pas avoir saisi ses véritables intentions dès le départ. Penser qu'il agirait sous le coup de l'émotion et irait chercher les restes de son ami était une erreur. Peut-être devrait-il croire un peu plus en lui. Il le connaissait pourtant bien... Il secoua la tête, se ressaisissant. Depuis quand s'apitoyait-il ainsi ? Passer du temps avec Allen le rendait vraiment trop tendre...  
Il le rejoignit, les yeux rivés sur la verdure du parc.

- Bien.

À présent, il hésitait entre offrir quelques heures de repos à Allen, ou bien lui proposer de se remettre en route immédiatement. Le problème du repos était que ça lui laissait le temps de penser, et celui du voyage était que même s'il avait toute sa tête, le jeune était toujours secoué par ce qui était arrivé... S'il pouvait simplement dormir, ce serait parfait. Il ne voyait rien d'autre que le sommeil pour l'aider sur le moment... peut-être en discuter, aussi. Mais il était bien trop tôt pour ça, il pouvait le dire sans être expert.

Sans sourire, il reprit d'une voix douce.

- Allons dans une auberge, je meurs de faim.

Il attendit qu'il approuve avant d'avancer, se contentant d'observer les jardins dans le silence. Il ne se voyait pas faire la conversation dans un moment pareil, même s'il était quelque peu mal à l'aise. Vivement qu'ils arrivent à destination. Il ne connaissait même pas d'auberge ici, donc la destination était un petit peu inconnue. M'enfin, ce n'était pas leur pire problème sur le moment.

Ils quittèrent finalement les jardins pour se retrouver dans une ville qui semblait relativement grande. Avec un peu de chance, ils trouveraient rapidement dans une ville de cette envergure... bien qu'il ne connaissait pas vraiment le pays. Après quelques minutes de marche supplémentaires, le maréchal reconnut l'enseigne d'une auberge et y entraîna l'exorciste. Une fois à l'intérieur, une jeune femme vint les accueillir, et, comprenant qu'ils n'étaient pas du pays, s'adressa à eux dans un anglais moyen.

- Bienvenue. Puis-je vous offrir une chambre, ou une table ?

Shiro porta finalement son regard sur Allen avant de répondre, préférant le laisser décider de la suite des événements.

   





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Sam 25 Aoû - 21:43
Puisque l'on doit continuer à se battre

Il approuva d’un léger hochement de tête s’avança à la suite du brun sans le moindre mot. Il savait qu’il devait se ressaisir, qu’agir de la sorte n’était pas une bonne chose et ne referait ni revenir Tim’, ni son maître. Seulement voilà, cela faisait trop d’un coup pour lui et il avait même pas eu correctement le temps de se remettre de la mort de son mentor qu’il fallait lui en rajouter une autre. Il avait l’impression d’avoir perdu tout ses repères et se remettait à douter de tout.
Encore une fois, ce n’était pas les Noah qui lui faisait perdre le plus mais Apocryphos.

Il le suivit en silence et sans broncher jusqu’à l’auberge, entrant sagement alors qu’on l’y entraîné à l’intérieur. Une jeune femme s’approchant d’eux, comprenant apparemment au premier coup d’œil qu’ils n’étaient pas du pays puisqu’elle s’adressa en anglais dans un fort accent luxembourgeois.
Il tourna le regard vers Shiro et croisa son regard avant de le détourner aussitôt, comme gêné.

Une table et deux chambres, s’il vous plaît… Demanda-t-il à la jeune femme d’une voix qu’il tenter d’assurer.

La jeune femme acquiesça avant de leur faire un geste l’inviter à les suivre et il lui emboîta le pas sans rien et dire et sans regarder le brun dont il fuyait le regard de manière fort peu discrète. Il se sentait horriblement coupable de mille et une façon mais pour le moment, il ne se sentait pas capable de faire autrement.

Le repas se déroula dans un silence plutôt étouffant où il ne levait pas les yeux de l’unique assiette de pâtes qu’il avait commandé. Et encore, il jouait avec bien plus qu’il ne mangeait, le regard un peu dans le vide alors qu’il tentait de remettre difficilement ses pensées en ordre.
Finalement il abandonna au moment où Shiro finit son plat, posant la fourchette sur la table.

Je… vais aller me coucher.

Il se leva, se retenant à grande peine de s’excuser de son comportement.

Bonne nuit…

Puis, toujours sans le regarder, il fuya vers sa chambre plus qu’autre chose. Ouvrant la porte presque à la volée, il prit bien la peine de refermer à clef derrière lui avant de se laisser glisser contre elle, les jambes replié sur sa poitrine. Il enroula ses jambes de ses bras avant de poser son front sur ses genoux, fermant les yeux.
Que pouvait-il faire à présent ? Que devait-il faire ?

Il ne pouvait pas fuir le brun, il se l’était promis… Mais il ne supportait pas non plus savoir que sa présence le mettait encore plus en danger que nécessaire. Il était Maréchal alors il savait se défendre, il le savait bien et n’avait aucun doute sur ses capacités. Seulement voilà, il n’avait eu aussi aucun doute sur les capacité de son maître et sur ce que lui avait montré Apocryphos par ses souvenir, son mentor n’avait pas vraiment été surpris.

Comme pour le sauver de ses sombres pensées, son œil s’activa. Alors, sans réfléchir, il se rua vers la fenêtre, l’ouvrant au passage tout en activant son innocence pour se diriger vers le groupe d’akuma qu’il venait de détecter.

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Dim 26 Aoû - 14:03


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Comme prévu, Allen ne broncha pas lorsqu'il le tira dans l'auberge, ce qui était tant mieux car il n'était vraiment pas d'humeur à argumenter avec lui alors qu'il avait de toute manière opté pour la meilleure solution possible : dormir et manger. Un moindre réconfort, mais ça l'était tout de même. Une jeune femme vint immédiatement les accueillir dans une langue qu'ils connaissaient heureusement. Il n'aurait jamais eu la patience d'essayer de comprendre et de se faire comprendre après avoir passé une telle journée... pourrie du matin au soir. Et c'est que le soir n'était même pas encore arrivé, alors c'était pour dire...

Le maréchal laissa Allen décider de ce qu'il voudrait faire du reste de la soirée, lui-même n'étant pas sûr de savoir ce qui lui conviendrait le plus. Le jeune homme croisa un instant son regard, mais le quitta immédiatement avant de répondre.

"Une table et deux chambres, s’il vous plaît…"

Il ne broncha pas. Il avait un peu l'impression d'être évité, mais pouvait aussi comprendre qu'Allen souhaite être seul dans un moment comme celui-ci. L'exorciste était probablement habitué à les affronter seul, de toute manière. Et même si ça avait tendance à l'arranger, ils ne prenaient qu'une seule chambre que lorsque deux n'étaient pas libres... normal, donc. Il resterait à l'écoute si besoin, mais sans plus donc. Peut-être allait-il veiller un peu.
La jeune femme les mena jusqu'à une table à laquelle ils s'installèrent puis commandèrent. Le maréchal fut d'ailleurs surprit de constater que l'exorciste ne prit qu'une petite assiette de pâtes. Lui qui mangeait tant habituellement... Cela faisait encore plus ressortir son mal-être.
Il ne lui fit par ailleurs pas la moindre remarque, voyant bien que le jeune homme était déjà aussi gêné au point d'éviter son regard. Il n'était coupable en rien dans tout ce qui était arrivé, pourtant.
Il termina doucement son assiette et vit en levant les yeux qu'Allen n'en avait même pas mangé la moitié. C'était vraiment mauvais...

"Je… vais aller me coucher."

Il soupira, espérant que cette situation ne durerait pas longtemps. Ce n'était pas avec une telle motivation que le jeune arriverait à ses fins. À part perdre la santé, il n'avait vraiment rien à y gagner... Il ne reconnaissait vraiment plus le Allen déterminé du départ, ce qui était fort déplaisant. Si tout cela venait à durer, il devrait sans doute le secouer un peu... un mal pour un bien.

"Bonne nuit… "

- Bonne nuit.

Il trouva inutile de préciser qu'il serait là si besoin. Allen devait parfaitement le savoir, depuis le temps.. même s'il n'oserait pas le prendre au mot. Il demanda un verre de saké à la jeune femme et resta là un moment. Il était plus préoccupé que fatigué, mais n'avait pas énormément de solutions pour apaiser son esprit. Peut-être voulait-il être seul, lui aussi. Il l'avait toujours été, et le son du silence qui s'était installé dans l'auberge sonnait comme une normalité.

Une durée indéterminée s'écoula, et il fut sortit de ses pensées par des bruits d'explosions, celles-ci réveillant aussi les aubergistes. Il se leva et jeta un oeil par la fenêtre. Ce n'était pas proche, mais il pouvait voir de la fumée s'élever au loin, une fumée qui ne lui était pas inconnue... Des Akumas. Inutile d'aller chercher l'exorciste... avec son oeil, il serait déjà certainement sur les lieux. Dans son état, il n'était pas question de le laisser faire seul.
Il prit la porte et rejoignit le lieu de l'attaque, se postant sur un toit. Au moins, il ne semblait y avoir que des Akumas, pas de Noés ou autre emmerdeurs... Il vit plus bas Allen en train d'exterminer les machines une à une. Comme s'il était en colère... ou qu'il extériorisait un sentiment jusque là gardé profondément enfoui. Il souffla. Il n'avait rien contre le massacre d'Akumas, mais bon... Il activa la barrière de ses Yeux Divins et rejoignit l'exorciste, le protégeant aussi des machines. Il lui attrapa le bras et croisa son regard.

- Calme toi.

Il ne relâcha son bras et son regard que quelques instants plus tard, ne pouvant pas maintenir plus longtemps sa protection. Il lui jeta un dernier regard significatif avant d'activer Kindness et aller exterminer les Akumas restants.
Il revint ensuite vers l'exorciste en dégageant la poussière déplacée par les explosions de ses vêtements et lança sur un ton plus ferme qu'il ne l'avait voulu.

- Si tu as encore quelque chose sur le coeur, dis-le. Sinon, nous devrions rentrer.

   





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Mar 28 Aoû - 20:23
Puisque l'on doit continuer à se battre

Il avait commencé à chasser les akuma avec un certain entrain… pas qu’il n’y mettait pas du coeur d’habitude mais c’était peut-être un peu trop ou surtout, avec les mauvais sentiments et il le sentit au moment même où il avait détruit les deux premiers akumas.
Il reposa les pieds parterre, se mordant l’intérieure de la joue sous la nouvelle culpabilité qui pointait le bout de son nez quand on agrippa par le bras. Il fit un mouvement avec son innocence, arrêtant ses griffes à deux doigts du cou de Shiro quand il le reconnu. Toujours là pour le surprendre… mais s’apaisa une nouvelle fois en croisant son regard, tout gêne précédente comme oubliée.

Calme toi. 

Il ne broncha pas, restant silencieux en continuant de le fixer jusqu’à ce qu’il le lâche et il ferma un bref moment les yeux en soufflant. Oui, ces pauvres akumas ne méritaient qu’il les combattent de cette manière là.
Il rouvrit les yeux avant de détruire deux autres Akumas qui passaient par là alors que le maréchal s’occupait des autres un peu plus loin puis il désactiva son innocence, se tournant vers le brun qui revenait vers lui.

Si tu as encore quelque chose sur le cœur, dis-le. Sinon, nous devrions rentrer. 

Le ton était un peu froid et pas franchement engageant mais il connaissait à présent assez bien le brun pour savoir que ce n’était pas méchant. Il se sentit coupable d’avoir réagit comme cela avec lui et pourtant, la douleur ne voulait pas partir…

Je vais marcher un peu…

Il ne lui proposa même pas de rentrer sans lui, voulant éviter une dispute alors qu’il n’en avait pas la force puis s’engouffra dans une rue perpendiculaire pour éviter les personnes qui allaient finir par arriver, alerté par le bruit.
C’était la nuit et il faisait plutôt froid, bien que ce fut moins que quand ils étaient en Norvège, et pourtant il n’avait pas envie de rebrousser chemin seulement pour aller récupérer sa veste. C’était bien dans des moments comme celui-ci qu’il regrettait les manteaux de l’Ordre, mais allait-il y retourner un jour ? Pas tant que le cardinal serait là en tous cas. Et même s’il avait dit à Lenalee que le QG était et resterait chez lui, il avait le net sentiment qu’il n’y sentirait pas à l’aise avant un bon moment à présent. Combien de choses encore se cachait-il dans l’ombre de l’Ordre ? Rien que d’y penser lui faisait mentir un sentiment de colère alors que ce n’était pas son genre.

Je pense… que je ressens aussi la tristesse du Quatorzième… finit-il par dire.

Peut-être avait-il été un compagnon important pour lui aussi… pourtant Tim’ avait appartenu à son maître alors Néah n’aurait pas pu le connaître… mais Tim’ l’avait aidé…
Il finit par s’arrêter, levant le regard vers la lune qui éclairait bien le ciel.

Tu penses que j’avance dans la bonne direction ?

Toujours sourire, toujours avancer quoi qu’il puisse arriver. Ne jamais abandonné.
Mais là, il commençait un peu à fatiguer…

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Mar 28 Aoû - 21:58


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Heureusement, Allen sembla l'écouter et il pu aller détruire le reste des Akumas sans craindre qu'il se remette à les exterminer de la sorte. Dans le cas contraire et avec tant d'ennemis autour, il ne pourrait pas prendre le temps de l'engueuler comme il se doit. Une fois tous les démons exterminés, il rejoignit l'exorciste tout en se débarrassant de la poussière à nouveau accumulée sur ses vêtements. Quelle plaie.. ce n'était vraiment pas le moment de les déranger. Si de nouveaux Akumas se pointaient, il irait lui même faire sa fête au Comte !

"Je vais marcher un peu…"

Il n'attendit pas d'invitation pour commencer à marcher lentement à ses côtés, observant droit devant lui. Ça avait été une dure journée, mais il supposait que faire cette petite balade ne les tuerait pas... au contraire, le silence désormais de retour et la lumière de la lune étaient apaisants. Une brise fraiche fit virevolter ses cheveux et son regard se porta sur le jeune homme. Évidement, il n'avait pas pris le temps d'emporter la moindre couche supplémentaire pour sortir, contrairement à lui qui ne s'était pas découvert en rentrant dans l'auberge. Il retira sa veste d'un vêtement souple et la tendit à l'exorciste.

- Prends-la.

Lui n'avait pas vraiment froid, et puis il se sentait sur le moment bien moins susceptible de tomber malade qu'Allen. Il trouvait de toute manière normal d'en faire sa priorité, encore une fois. La voix du jeune homme ne tarda pas à retentir.

"Je pense… que je ressens aussi la tristesse du Quatorzième…"

Il lui jeta un regard mi-surprit, mi-pensif. Il avait déjà entendu parler du fait que les hôtes pouvaient ressentir la colère ou la tristesse de leurs mémoires de Noés... Le Quatorzième était-il vraiment affecté par la perte du Golem ? Il semblait de son côté, mais bon... cet homme semblait tout simplement prêt à tout pour parvenir à ses fins, y comprit risquer la vie de ses partisans. Il ne doutait pas du sentiment du jeune homme, mais ne comprenait vraiment pas ce Noé. En tout cas, si c'était vraiment ça, il était normal que la peine déjà immense dont il souffrait soit proche de l'insoutenable. Le maréchal souffla. Il ne se voyait plus lui parler aussi sèchement... même si c'était le seul moyen pour qu'il l'écoute. Il vint contre lui et passa un bras protecteur au dessus de son épaule.

- Alors partage cette tristesse avec moi.

Il ne pouvait rien faire pour que sa tristesse et celle du Quatorzième disparaissent, mais il pouvait l'en soulager un minimum en lui signifiant qu'il n'avait pas à l'affronter seul. Si cela était possible, il prendrait vraiment cette peine toute entière en lui. Mais jamais il ne serait assez niait pour imaginer une telle chose.
Il s'arrêta en même temps que le jeune homme, fixant le reflet de la lune dans ses yeux.

"Tu penses que j’avance dans la bonne direction ?"

Une question bien compliquée... lui même n'en savait rien, mais il tentait d'y croire. Ce n'était certainement pas le moment de se démoraliser lui aussi. Enfin, bonne direction ou pas, avancer était toujours mieux que de ne rien faire, alors c'était déjà pas mal. Il répondit sur son ton cynique habituel.

- Tu me prends pour un guide ? Sa voix se radoucit. Tant que tu ne t'arrêtes pas, ce n'est pas une mauvaise direction.

Il se fichait bien des promesses qu'il avait pu faire à qui que ce soit, mais la pire chose qu'il pouvait l'imaginer faire était d'abandonner. Tant qu'il y croirait, il resterait une lueur d'espoir. Mais se battre, ni le brun ni personne d'autre ne pouvaient le faire à sa place.
En levant la tête, il vit qu'une petite colline recouverte d'une fine couche d'herbe se trouvait non loin, face au ciel étoilé.

- Et si on allait s'y asseoir ?


   





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Sam 1 Sep - 23:32
Puisque l'on doit continuer à se battre

Il leva un regard interrogateur vers Shiro, remarquant qu’il lui tendait sa veste. Avait-il remarqué ses frissons ? Ce n’était pas vraiment le froid qui lui causait…
Cependant, il accepta la gentillesse du Maréchal et enfila le vêtement, emmitouflant dedans. Il avait une odeur plutôt rassurante. Il eut un léger sourire a cette pensée.

Cela ne l’empêchait toutefois pas d’être toujours aussi perdu. Mais plus il prêtait attention à ses souvenirs et à cette tristesse qui l’envahissait, plus il avait l’impression que ce n’était pas uniquement la sienne qu’il ressentait. C’était un peu comme si le Quatorzième pleurait lui aussi la perte d’un ami cher. Pourtant, ce n’était pas possible… si ?
Il y avait tellement de chose qu’il ignorait… à propos de son maître, de Tim’… du Quatorzième et de sa propre situation. Il avait l’impression de ne pas avoir avancé depuis sa fuite du quartier général.

Cette fois-ci, il ne sursauta pas quand il sentit le bras du brun le prendre par les épaules et l’attirer contre lui, mais il lui lança un regard interrogateur.
Il était un peu plus calme depuis son combat contre les Akumas. Comme si leur présence et le rappel de son devoir lui avait remis quelques peu les idées en place, même si la tristesse restait là. Il y voyait seulement un tout petit peu plus clair.

Alors partage cette tristesse avec moi. 
Merci… souffla-t-il, presque imperceptiblement.

Il finit par s’arrêter, observant la lune. Malgré tout… Malgré le fait que Shiro le soutienne et que sa présence le rassure, il était fatigué. Il avait toujours son devoir en tête et sa promesse… Il ne devait pas abandonner et continuer d’avancer il le savait…
Pourquoi ne pouvait-il pas se reposer un tout petit peu pour une fois ? Juste un peu et arrêter de courir sans cesse.

Tu me prends pour un guide ? Sa voix se radoucit. Tant que tu ne t'arrêtes pas, ce n'est pas une mauvaise direction. 
Oui… répondit-il en lui faisant un pauvre sourire.

Ce n’est pas qu’il en doutait ou qu’il attendait une autre réponse, le brun avait raison, il fallait qu’il se reprenne et continue d’avancer.
Seulement, pas ce soir… Il pouvait au moins attendre demain non ? Demain, il pourrait sourire plus sincèrement… Là, même s’il le faisait, le cœur n’y était vraiment pas.

Et si on allait s'y asseoir ? 

Il suivit le regard de Shiro pour remarquer la petite colline qui semblait calme et tranquille dans la nuit. Hochant la tête, il s’y dirigea avec le brun sans chercher à s’éloigner ni à poser d’autres questions. De toute façon à quoi bon, il ne trouverait pas de réponse cette nuit-là.

Quand ils furent arriver, il s’éloigna légèrement afin de pouvoir s’asseoir dans l’herbe légèrement humide par la fraîcheur de la nuit. C’est vrai, ils étaient en hiver et pourtant, le temps restait encore doux…
Il m’y pas longtemps avant de rendre les armes et de s’allonger, cherchant presque instinctivement la chaleur du plus âgé et se collant contre lui. Avant qu’il ne s’en rendre compte, il s’était endormi… Il ne c’était pas rendu compte à quel point il avait été épuisé.
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Dim 2 Sep - 23:16


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Il suivit le jeune jusqu'en haut de la colline. De là, tout était comme s'ils étaient en pleine campagne, et que la ville qui ne se trouvait qu'à à peine une dizaine de minutes de marche n'était qu'un lointain souvenir.  C'était un sentiment agréable... juste eux, et le ciel, pour une fois. Son jeune ami ne semblait plus préoccupé par ses problèmes, pour une fois, et grâce à ça il se sentait aussi détendu. Il préférait largement le voir loin de ses préoccupations, même si sur le moment il imaginait bien qu'il ne respirait pas le bonheur. Il était bien trop tôt pour ça.

Ils se posèrent dans l'herbe, et le regard du maréchal resta porté sur le ciel. Il repensa aux événements de la journée, et se dit que malgré les pertes, l'issue de la journée aurait pu être bien pire que ça. Enfin... il ne pouvait s'estimer heureux pour autant, même si en l'instant présent il était prêt à rester assis aux côtés de l'exorciste pendant de longues heures encore tant le silence et l'air étaient agréables.
Il ne tarda pas à sentir le jeune homme s'appuyer contre lui et passa son bras autour de son épaule pour le blottir un peu plus contre lui. Pas dans le but de le protéger du froid, mais pour ne pas qu'il se sente seul. Et pour lui, aussi. Il ne savait pas combien de temps ils pourraient encore passer ensemble... et redoutait intérieurement le moment ou ils devraient se séparer. Il souffla pour lui même.

- Je ferai tout mon possible...  

Pour le protéger, tant qu'il le pouvait. La vie qu'il avait mené jusqu'ici lui semblait à présent bien vide, et surtout seule. Il n'avait jamais eu à protéger quelqu'un, ou plutôt, ne s'était jamais senti obligé de le faire jusqu'ici. Pour une raison inconnue, Allen avait réussi à  changer tout ça... et à faire de sa vie une véritable galère ! Sale gosse... mais aussi adorable.

Il constata de part le rythme de sa respiration qu'Allen était endormi. Après une telle journée, il était normal qu'il soit épuisé, et puis c'était pour le mieux. Il commençait vraiment à faire nuit et la température descendait en flèche, il décida donc de retourner à l'auberge, où lui et son compagnon passeraient une nuit réparatrice au possible.
Il le porta jusqu'à la chambre, et, au moment de mettre le jeune homme dans son lit il constata que... Celui-ci ne voulait pas lui lâcher le bras. Il esquissa un sourire attendrit. Ce n'était rien, il n'allait tout de même pas le réveiller pour si peu.
Ainsi, il se glissa à ses côtés sous les couvertures et l'enlaça avec son bras libre. Dès le lendemain, ils repartiraient... mais il préférait ne pas y penser et passer une nuit paisible.

_____________________________________________________

La lumière du jour le força à quitter les bras de Morphée. Il ouvrit lourdement ses paupières et vit le visage endormit d'Allen à à peine quelques centimètres du sien. Il tenta de se redresser mais sentit une pression au niveau de son bras. Il ne l'avait pas lâché de la nuit... Il posa un léger doigt sur la joue du jeune homme.

- Mon bras est certainement très confortable, mais c'est l'heure de se réveiller mon chou...

   





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Lun 3 Sep - 9:22
Puisque l'on doit continuer à se battre
La transition entre la colline et l’auberge, puis la chambre se fit de manière tout à fait inconnu pour lui. Tout ce qu’il ressentait dans son sommeil était simplement qu’il était bien installé et au chaud et qu’il dormirait bien ainsi indéfiniment. Il se sentait paisible et en sécurité… bercé dans les méandre du sommeil.
Du moins, jusqu’à ce que quelque chose ou quelqu’un vienne ennuyer sa joue. Se réveillant à peine, il décida de faire semblant de dormir complètement, espérant que le sommeil revienne rapidement le chercher.

Mon bras est certainement très confortable, mais c'est l'heure de se réveiller mon chou...
Non, je veux dormir. Répondit-il d’une voix sans appel et qui ne souffrait d’aucune discussion.

Il voulait dormir et il comptait bien le faire jusqu’à la fin des jours, il se fichait bien du reste. Et, comme pour renforcer sa décision, il se blottit un peu plus contre l’oreiller qu’il tenait fermement contre lui. Où était-ce un bras comme avait dit l’autre ? Peut importait, c’était confortable et chaud alors, c’était à lui pour dormir.
Et c’était tout.

Il entendit vaguement qu’on évoquait un repas mais il resta sourd au stratagème. Il devait reconnaître que c’était habile pour tenter de le sortir du lit mais non, il n’y démordrait pas. Il voulait dormir alors c’était précisément ce qu’il comptait et surtout allait faire. Est-ce que lui venait ennuyer les gens à des heures impossible ? Non ! Alors, qu’on lui fiche la paix et qu’on le laisse dans son lit avec sa couette, son oreiller et sa bouillotte ultra confortable et rassurante.
Bande de rabats-joie du sommeil.

Cette fois, il sentit qu’on ennuyait sa paupière et ne pu retenir un grognement avant de se redresser assez, ouvrant très légèrement les yeux pour viser puis… mordit la main fautive !
C’était bien fait jugea-t-il. On avait qu’à pas venir l’emmerder. Sérieusement, cette personne n’avait-elle que ça à faire ? Ne pouvait-elle donc pas faire ses clownerie ailleurs que dans son lit ?

Il comptait bien se replonger dans le lit quand on l’agrippa par le menton et il ouvrit suffisamment les yeux pour fixer le regard rougeâtre de son interlocuteur. Les paroles de l’homme étaient bien à mille lieux de la compréhension de son cerveau, lui, ne faisait que de se perdre dans ses yeux qui le tranquillisait un peu plus.
Cependant, il ne fallait pas non plus abuser. Passablement énervé par le bruit causé par l’empêcheur de dormir, il le contempla d’un air agacé et blasé, comme s’il attendait simplement que ça passe et qu’il se taise. Son visage trahissait toujours le fait qu’il dormait à moitié et ses cheveux mi-long donnait l’impression d’un nid de corneille ayant traversé une tempête.

Les paroles du brun se tarissant enfin, il approcha rapidement son visage du sien pour l’embrasser sur la joue, près de la commissure des lèvres puis se recula d’un air fière de lui et moqueur.

Bien fait. Maintenant tu te tais et tu me laisse dormir mon grand.

C’est donc content de lui qu’il s’emmitoufla une nouvelle fois dans les couvertures, toujours sa bouillotte -le bras de Shiro- bien calé tout contre lui. S’il avait été un chat, il ronronnerait même se dit-il une demi-seconde avant de replonger au pays de Morphée.

Il se réveilla un peu plus tard en aillant froid, papillonnant des yeux autour de lui, il remarqua que sa source de chaleur avait disparut et il fit une moue clairement boudeuse, se frottant les yeux comme un enfant. S’étirant enfin, il balayant la chambre des yeux… reconnaissant que très vaguement les lieux de la veille.
Il serait bien encore resté au lit mais estima que ce ne serait là pas très raisonnable alors à la place, il se leva, récupérant ses affaires au passage pour se diriger vers la salle d’eau.
Sous le jet d’eau chaude, les yeux fermés, il prit son temps. Il se sentait apaisé… bien plus calme et serein que la veille. Peut-être aurait-il du avoir peur de se changement soudain de sentiment et pourtant… mais peut-être était-ce parce qu’il ressentait encore les effets bénéfiques du sommeil mais aussi se souvenait de quelques birbes de son rêve. Un très beau rêves.

Sortant de la douche, il s’appliqua a se sécher, s’habillant rapidement… se demandant vaguement d’où lui venaient ces vêtements propres et sentant bon la lessive. Puis s’observa dans le miroir afin de s’attacher correctement ses cheveux redevenu trop long à son goût. S’il devait signaler une des inconvénients des possessions intempestives du Quatorzième -une parmi tant d’autres- ce serait la repousse des cheveux.
Plus sérieusement, c’était quoi le délire de ce Noah avec les cheveux ?

Sortant de la salle de bain, il s’étira de nouveau, causant un gargouillement monstre de son estomac et il mit automatiquement la main dessus comme pour le faire taire, rougissant légèrement.
Sentant comme une présence il leva les yeux pour remarquer Shiro dans l’encadrement de la porte. Était-il là depuis longtemps ? Il n’aurait pas pu répondre à ça.

Bonjour, dit-il simplement dans un sourire.

C’est à ce moment là qu’il remarqua que la tristesse était toujours bien présente malgré son sentiment de bien-être actuelle. Il avait sentit avoir légèrement forcé son sourire… Il n’avait plus qu’a espérait que le brun ne l’ai pas remarqué ou ne s’en offusque pas.
Ne voulant pas y réfléchir d’avantage, il décida de passer à autre chose et au combien plus important.

On va manger ?

Pour saluer son accord face à cette formidable idée, son estomac grogna de nouveau bruyamment. Très même, il avait l’impression de pouvoir réveiller l’autre côté de la rue rien qu’avec son estomac.
Rougissant de nouveau sous la gêne occasionné, il se dirigea vers la sortie dans l’intention de descendre manger un bon petit déjeuner-repas.
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Mar 4 Sep - 19:56


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"Non, je veux dormir."

Il eut un léger rire. Il était rare d'entendre Allen employer ce ton, à part lorsqu'il s'agissait de montrer sa détermination à continuer d'avancer. Là, ça le rendait juste mignon... Par ailleurs, s'il voulait bien le laisser dormir un peu plus, lui ne se sentait plus capable de se rendormir à ce stade. Il fallait juste qu'il le lâche... mais il semblait décidé à faire de lui son oreiller jusqu'à la fin des temps. Il le contempla quelques instants avant de murmurer de manière assez audible, dans l'espoir qu'évoquer un repas le motiverait un peu.

- Le petit déjeuner nous attend...

Cela n'eut cependant aucun effet, à la grande surprise du brun qui commençait à croire que son jeune ami était malade. Il avait cependant l'air si paisible... Peut-être appréciait-il réellement d'avoir son bras. Il s'en souviendrait... Pas question cependant pour lui de laisser tomber, il était à présent largement l'heure qu'ils se lèvent. Il tenta une technique relativement efficace pour éveiller quelqu'un, et ce en grande partie grâce à la lumière du jour, ceci consistant en allant délicatement relever la paupière de l'exorciste. Technique très efficace... puisque le jeune ouvrit un peu les yeux. Le soulagement du maréchal prit rapidement fin lorsqu'il le vit mordre sa main, puis se réinstaller pour dormir comme si rien n'était arrivé. Il recula la main en la fixant. Il venait de le mordre... parfait.

Dans un élan de motivation, il se redressa et vint s'asseoir sur le jeune. Rien que ça, ça devrait le faire bouger un peu... Il allait lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas l'ignorer puis le mordre ainsi... sinon, il le mordrait aussi. Voilà, et encore plus fort. Il lui attrapa le menton d'une manière assez ferme, prêt à faire ce qu'il fallait pour le faire sortir des bras de Morphée.  

- Sale gosse, tu vas apprendre à me connaître.

Ses paroles semblèrent encore une fois éveiller le jeune homme, mais sans réel succès... ou du moins, pas celui souhaité, puisque celui-ci se contenta de venir l'embrasser sur la joue, avant de se recoucher avec un petit air satisfait.

"Bien fait. Maintenant tu te tais et tu me laisse dormir mon grand."

Il ne put se retenir de rougir, bien que ses sourcils se froncèrent en l'entendant lui parler ainsi. Le retour du Allen au mauvais caractère... tout s'expliquait. Il se laissa retomber à côté de lui, réfléchissant à une autre manière de s'extirper de là, toisant d'un air boudeur son jeune ami par la même occasion. Depuis quand cet Allen là se pointait-il au réveil ? Il était relativement distrayant, mais bon... il commençait à avoir faim.
Il attendit donc qu'Allen se rendorme complètement pour tirer d'un mouvement souple son bras avec peu d'espoir, mais contre toute attente, le jeune ne résista pas et il put récupérer son membre sans plus d'effort. Parfait ! Direction la douche, à présent... Il s'introduisit dans la cabine et y passa une dizaine de minutes avant d'en ressortir et de s'habiller. Il prit soin de préparer des vêtements propres pour Allen avant de descendre déjeuner. Peut-être devrait-il rapporter à manger à Allen... l'odeur serait certainement efficace.

Il prit son petit déjeuner rapidement et demanda à la jeune femme de lui préparer un plateau qu'il ramena quelques minutes plus tard à l'étage, curieux de savoir si cela ferait effet ou non. Une fois à la porte de la chambre, il vit une silhouette s'y déplacer.

"Bonjour"

Il le fixa un instant. L'Allen habituel semblait être de retour. Et il était levé, en plus de ça. Même pas besoin de l'odeur de nourriture... et ce sourire.. comme si rien n'était arrivé, et pourtant il pouvait y déceler autre chose que de la bonne humeur matinale. Il décida simplement de ne pas s'y attarder, et hocha la tête en guise de salut.

"On va manger ?"

Il releva un peu son plateau en le voyant se diriger vers la sortie de la pièce.

- J'ai ramené ça, en espérant que l'odeur te réveille. Mais apparemment tu n'en as pas eu besoin. Il lui mit le plateau entre les mains avant d'aller s'asseoir sur le lit et s'étirer longuement. Le prochaine fois que tu me mords comme ça, tu le regretteras je te préviens...

Il lui semblait vraiment être tard pour reprendre la route à présent... mais il le fallait. Ils étaient si près du but, et si près de voir leurs chemins se séparer pour une durée indéterminée... peut-être toujours.

- Prêt à te rapprocher de notre destination finale ?

   





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Jeu 6 Sep - 9:06
Puisque l'on doit continuer à se battre
Tout propre et préparé, il sortit de la salle d’eau, tombant immédiatement sur Shiro qui se tenait sur l’embrasure de la porte. Souriant doucement, un pauvre sourire qu’il avait espéré plus sincère, il le salua, plutôt content de le voir sans avoir à le chercher.
Maintenant que c’était fait, il lui manquait une chose essentielle : manger. Son estomac faisait un bruit du tonnerre et même plaquer sa main dessus d’un manière vive ne semblait pas vouloir le faire taire. Le brun vint cependant à sa rescousse en montant un plateau de nourriture devant ses yeux. Et bien garni en plus…

J'ai ramené ça, en espérant que l'odeur te réveille. Mais apparemment tu n'en as pas eu besoin.

Il récupéra le plateau avec délicatesse, adressant un sourire de remerciement au brun. Il restait toutefois un peu dubitatif : que l’odeur le réveil ? Il n’était pas si difficile à réveiller tout de même.

Le prochaine fois que tu me mords comme ça, tu le regretteras je te préviens... 

Il fronça les sourcil, penchant légèrement la tête sur le côté pour mieux voir Shiro avant de s’asseoir sur le lit, le plateau de nourriture posé sur ses genoux.

Te mordre ? Pourquoi je ferais ça ? Demanda-t-il en papillonnant des yeux, signalant son incompréhension.

Il ne mordait jamais personne… ou peut-être Mana une fois… mais c’était il y avait très très longtemps à présent.
Restant attentif pour entendre la réponse, il commença tout de même à manger avec entrain. Par la fenêtre, il voyait que le soleil s’était bien levé et qu’il devait sûrement être tard. Avait-il vraiment dormi autant que cela ? D’ailleurs, il ne se souvenait même pas de s’être endormi et encore moins de s’être couché. Quoiqu’il ne devait pas s’être endormi à l’auberge… il se souvenait de la colline et des étoiles, vaguement. Il lança un regard en coin au maréchal tout en continuant de manger.

Prêt à te rapprocher de notre destination finale ? 

Ses mains se crispèrent sur la tasse qu’il tenait sans vraiment s’en rendre compte mais il hocha toutefois la tête. Mana et Shiro avaient raisons, il ne devait pas cesser d’avancer, il devait se battre et il le ferait. Ne l’avait-il pas dit à son maître également ?
Toutefois… se rapprocher de la destination signifiait aussi repasser par la France vu le pays dans lequel ils se trouvaient actuellement. Ou la Belgique…

Par où passons-nous ?

Il s’était levé plus tôt alors peut-être y avait-il déjà pensé ? Dans tout les cas, il suivrait la décision qu’il l’avait prise… il ne voulait pas repenser à ce qu’il s’était passé la veille pour le moment. Il y repenserais déjà bien vite car il serait seul à nouveau.
Encore seul… et pour combien de temps ?
Il termina son plateau avant de se lever, se dirigeant vers la porte. Pour signaler qu’il était prêt à partir mais aussi pour descendre l’objet à la serveuse.

Ne pas sentir Timcanpy se faufiler dans ses vêtement où se poser sur sa tête lui fit une drôle d’impression qui lui noua l’estomac.
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Jeu 6 Sep - 20:39


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Évidement, le jeune homme ne refusa cette fois pas la nourriture, s'emparant du plateau pour aller s'installer sur le lit et commencer à déjeuner. Il agissait vraiment de manière innocente, comme s'il n'avait pas refusé de sortir du lit pendant un bon quart d'heure... Lui, n'avait pas oublié la morsure et encore moins le baiser. Il se contenta toutefois de ne mentionner que la morsure, ne souhaitant pas se retrouver à rougir à nouveau, et surtout pas devant lui.

"Te mordre ? Pourquoi je ferais ça ?"

Il le fixa d'un air à moitié blasé, désignant d'un air exagéré la main qui avait été mordue, même si la trace n'était plus apparente. Il était vrai que c'était son "autre" personnalité qui avait fait ça, quand il était encore à moitié endormi... mais jusqu'à preuve du contraire, cela ne voulait pas dire qu'il serait incapable de s'en souvenir. Bien qu'il n'était pas du genre à mentir sur un fait aussi ridicule... Il souffla.

- Je sais pas, un désir enfoui ? Ou bien car tu ne voulais pas te réveiller...

Au moins, cela ne semblait pas lui couper l'appétit. Non pas que c'était le but du maréchal qui souhaitait simplement le taquiner en lui rappelant leur mésaventure matinale —dont il ne semblait pas réellement se souvenir. Chose étrange, mais il n'allait pas chercher à comprendre. Peut-être Allen avait-il pris tout cela comme un rêve, et l'avait donc oublié aussitôt... un peu con, mais possible.
Il repensa ensuite à la suite de leur voyage, mais surtout à sa fin qui se rapprochait de plus en plus, et demanda donc à Allen s'il était prêt à affronter tout cela. Il serait seul, sans lui, ni le Golem.. et probablement face à tous ses démons.

"Par où passons-nous ?"

Évidement qu'il l'était. S'il semblait toujours affecté par la mort de son ami, il avait de nouveau l'air prêt à avancer. C'était l'une des raisons pour lesquelles il ne pouvait s'empêcher d'admirer le jeune homme. Quoi qu'il puisse arriver, il arrivait toujours à se relever et à continuer de se battre sans jamais rien changer. Cela allait avec sa promesse, mais jamais il n'en serait capable sans sa forte détermination. Et dans un sens, il emmerdait un peu cette promesse. Comme s'il avait besoin de toujours vivre en suivant cette parole...

- Par la France, au plus court.

Ils n'avaient plus le loisir de faire des détours trop importants... s'ils traversaient vite la France, ils devraient s'en sortir, même avec Apocryphos et l'Ordre sur les talons. Après tout, cela faisait des mois qu'ils arrivaient à s'en sortir ainsi. Peut-être pourraient-ils même trouver un train direct jusqu'à Paris, ainsi ils n'auraient plus qu'à se rendre à Calais pour prendre le bateau.
Il alla attraper son sac lorsqu'Allen se leva, et le suivit jusqu'au rez-de-chaussée. Il alla régler auprès de la jeune tenancière puis entraîna Allen hors de l'auberge.

La gare de la ville ne fut pas bien difficile à trouver, et ils purent trouver un train qui les mènerait à la destination choisie ; Paris. Ils en auraient encore pour une bonne dizaine d'heures de train, mais ce n'était plus grand chose par rapport à tout ce qu'ils avaient pu traverser jusqu'ici. Peut-être serait-ce même leur dernier véritable moment ensemble, étant donné qu'ils devraient se dépêcher dès la descente tu train. Il alla acheter les billets et revint vers Allen, lui en tendant un.

- Voici notre dernier train. On risque d'y passer la nuit, mais je te prêterai mon épaule si tu es sage ~

Évidement, il leur resterait un peu de route, et du bateau... Ah... il aimait vraiment le bateau, mais en se rapprochant du pays il craignait qu'ils soient attaqués en route.

   





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Mer 12 Sep - 15:25
Puisque l'on doit continuer à se battre
Se demandant un peu surpris pourquoi Shiro lui parlait de morsure, il avait commencé à manger. Il vit cependant du coin de l’oeil le brun qui montrait sa main et suspendit son geste.

Je sais pas, un désir enfoui ? Ou bien car tu ne voulais pas te réveiller... 

Ah…
Donc il avait vraiment eu du mal à ce réveiller ce matin ?

Il rougit légèrement, finissant sa bouché tout en reposant ses couvert silencieusement tout en observant son plateau, un léger sourire en coin. Pour une obscure raison, il avait bien envie de jouer là…
N’y réfléchissant pas vraiment d’avantage -à quoi bon de toute façon ?- il fixa Shiro avant de récupérer sa main « blessée » dans les siennes et d’embrasser ses doigts à l’endroit de la fameuse morsure. Relevant le visage vers le brun, il sourit d’un air tranquille et totalement innocent.

Bisous magique. Expliqua-t-il d’une voix douce et légèrement amusé.

Puis, lui rendant sa main, il se concentra de nouveau sur une chose de grande importance : son petit déjeuner. On ne plaisantait pas avec le repas le plus important de la journée, surtout qu’il était affamé.
Il ressentait encore puissamment le manque de son ami mais se concentrer sur autre chose, même exprès, lui permettait de ne pas être trop triste pour le moment. Il verrait le reste plus tard, quand il serait seul. Il ne pouvait pas ennuyer d’avantage Shiro avec ça alors qu’il avait déjà était si patient avec lui.

Vint ensuite le moment de parler de la reprise du voyage et son cœur se serra en même temps que sa main sur sa tasse. Il laissa donc le soin à son compagnon de voyage de choisir la direction à prendre, n’étant pas très sûr de sa voix en cet instant alors qu’il devait déjà garder le regard fixer sur son assiette pour parvenir à se concentrer correctement.

Par la France, au plus court. 

Il hocha la tête en silence, finissant son repas avant de se lever, il prit le plateau avec lui pour le rendre à la tenancière. Laissant Shiro régler les derniers détails, il se laissa traîner hors de l’auberge en saluant les occupant avec un sourire puis suivit son compagnon jusqu’à la gare.
Encore une fois, il laissa le brun s’occuper des détails alors qu’il observait la gare d’un air pensif et nostalgique. C’est machinalement qu’il s’assit sur un banc en face du quai où le train était bientôt annoncé. Puis un ticket apparut dans son champs de vision et il leva la tête vers Shiro avec un léger sourire, récupérant le morceau de papier.

Voici notre dernier train. On risque d'y passer la nuit, mais je te prêterai mon épaule si tu es sage ~ 
C’est plutôt toi qui fait ça, fit-il remarquer amusé.

Il entendit le train avancer en gare et se leva du banc, observant la locomotive approcher dans un grand bruit. Les contrôleurs se mirent en place aux entrées et il s’avançant vers le plus proche d’eux, lui montrant son ticket avant  d’entrer dans le train puis dans leur cabine.
Il était calme… peut-être un peu trop calme et il n’arrivait pas bien à savoir d’où cela provenait soudainement. Était-ce parce qu’il avait la sensation que son voyage avec Shiro allait bientôt prendre fin ? Ou peut-être parce qu’il ne sentait plus rien provenant de Néah…

Il s’assit près de la fenêtre, regardant à travers celle-ci d’un air toujours aussi pensif. Le Manoir Campbell… c’était toujours son objectif mais qu’allait-il vraiment trouver là-bas ? Qu’est-ce que son maître avait encore caché ?

Que faisons-nous si l’Ordre nous attends au Quai ?

Il y avait d’assez forte chance que cela arrive étant donné que Apocryphos les avaient trouvés. Il ne voulait pas se battre contre l’Ordre mais serait près à le faire s’il le fallait vraiment. Et Shiro ? Lui ne pouvait pas le faire, il n’était pas encore considéré comme un traître. Ou peut-être que si maintenant que le Cardinal l’avait vu…
Il fixa le brun sans vraiment le voir, perdu dans ses pensées.
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Jeu 13 Sep - 2:43


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"Bisous magique."

Il fixa le jeune homme un instant, légèrement surprit, avant d'afficher une fausse mine boudeuse. Il n'aimait pas être ainsi traité en gamin, mais il ne pouvait en vouloir à Allen lorsqu'il lui faisait cette tête, bien qu'il se moquait gentiment de lui. Si l'exorciste avait eu l'air un peu triste au premier abord, il semblait tout de même dans un meilleur état que la veille, et cela faisait plaisir à voir. Peut-être enfouissait-il simplement sa peine tout au fond de lui, pour la laisser ressortir bien plus tard. Rien de bon pour le moral, en somme, mais le maréchal ne se sentait pas de lui faire la leçon sur le moment, surtout qu'il pouvait un peu le comprendre. Il pouffa.

- Je devrais songer à me faire mal plus souvent ~

Cela dit, ils discutèrent brièvement de l'itinéraire à suivre. Ou plutôt, Allen se contenta de le laisser décider de l'itinéraire à suivre... Ouais.. il cachait vraiment sa tristesse. Sans dire un mot à ce sujet, il descendit à l'accueil de l'auberge aux côtés du jeune homme, régla la note et les salua avant d'enfin se diriger vers la gare, trainant le jeune homme en espérant qu'il se ressaisirait un peu.
Il se renseigna et prit rapidement les billets pour revenir vers le banc où se tenait pensivement assis son ami. Il lui tendit l'un des billets en le taquinant à propos de leurs petites habitudes prises dans le train.

"C’est plutôt toi qui fait ça"

Il pouffa, venant ébouriffer les cheveux de l'exorciste, qui étaient d'ailleurs de nouveau trop longs... Qu'allait-il faire sans ses services de coiffeur ? C'est que le brun était relativement indispensable pour ça... enfin.. peut-être serait-il peiné de ne plus pouvoir le faire, ceci étant l'extension de ne plus être aux côtés d'Allen.
Le train arriva en gare, et ils rejoignirent rapidement leur cabine. Il croisa alors le regard perdu du jeune homme.

"Que faisons-nous si l’Ordre nous attends au Quai ?"

C'était une éventualité... mais durant tout leur voyage, ils avaient constamment été exposés à ce risque. D'ailleurs, ils avaient bien rencontrés des hommes de l'Ordre à leur départ d'Amérique du Sud, mais les avaient évités de justesse. Le faire une seconde fois ne serait donc peut-être pas impossible, dans le pire des cas... Il lui répondit dans un sourire.

- Si nous ne pouvons pas filer en douce... et bien, je suis doué pour attirer l'attention sur moi, et toi pour t'enfuir.

Il n'était habituellement pas du genre héroïque ou à se sacrifier, mais il avait bien moins à perdre qu'Allen si jamais il tombait entre les mains de l'Ordre. Et puis... même sans ça, il ne pourrait pas laisser le pire arriver sans faire tout son possible, bordel. S'il avait décidé qu'Allen allait atteindre son but, c'est qu'il allait le faire... même l'Ordre n'avait pas son putain de mot à dire. Il s'appuya contre la vitre, observant pensivement le paysage.

- Je sais que cette idée risque de te déplaire, mais je te signale à l'avance qu'il est inutile de tenter de m'en dissuader.

Il souffla. Il avait l'impression que le peu de temps qu'il leur restait allait passer beaucoup trop vite. Il reporta son regard sur le visage de l'exorciste, puis ses lèvres, avant de décider de s'allonger sur la banquette, qui était contre toute attente plutôt large et confortable, même si ça ne valait pas Allen.

- Si nous en avons l'occasion et le temps, il y aurait une dernière chose que tu voudrais faire avant que l'on se sépare ?

   





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Sam 15 Sep - 20:44
Puisque l'on doit continuer à se battre
Le calme avant la tempête… ou la séparation. Il se sentait étrange à présent qu’ils étaient dans la gare pour le départ. Mais comme disais son maître, les choses ne se passent jamais comme l’on voulait, il fallait simplement faire avec et donner tout ce que l’on pouvait. Alors à présent, il fixait le brun sans vraiment le voir, angoissant un peu sur ce qu’il allait se passait ensuite, surtout pour son compagnon de voyage.
Et si le cardinal les attendaient au quai, qu’allaient-ils pouvoir faire ? Ou l’ordre ? Dans les deux cas, cela restait problématique pour lui et peu arrangeant pour le Maréchal.

Si nous ne pouvons pas filer en douce... et bien, je suis doué pour attirer l'attention sur moi, et toi pour t'enfuir. 

Il serra la dents avant de s’enfoncer dans son siège, s’appuyant contre la fenêtre pour regarder le paysage à travers celle-ci. Il n’aimait pas cette réponse, pas du tout. Il savait aussi que c’était précisément ce qu’il aurait dit si les rôles étaient inversés, et c’était peut-être ce qui l’énervait encore plus. Mais il venait de perdre Tim’, il ne voulait pas perdre encore quelqu’un à qui il tenait.

Je sais que cette idée risque de te déplaire, mais je te signale à l'avance qu'il est inutile de tenter de m'en dissuader. 
Non. Dit-il d’un ton clair et sans appel.

Mais il se tourna pas vers Shiro pour autant, se contentant de fixer l’extérieur.
Il n’y avait rien de plus à dire, il ne fuirait pas en le laissant derrière et il ne se laisserait pas attraper non plus. Il ne savait pas vraiment comment il pourrait faire mais il le ferait, il n’y avait aucun doute là dessus et il réussirait parce qu’il n’avait pas le choix en la matière.

Si nous en avons l'occasion et le temps, il y aurait une dernière chose que tu voudrais faire avant que l'on se sépare ? 
Non… répéta-t-il, plus dans un murmure cette fois.

Parce que s’ils se séparaient, cela voulait dire qu’il aurait été obligé de faire ce que le brun avait dit et il était hors de question qu’il cède. Et si Shiro en avait simplement marre qu’ils restent ensemble ? Alors… Il lui aurait sûrement dit mais…
Il soupira très légèrement, s’asseyant plus confortablement avant de fermer les yeux.

On se reverra sûrement… continua-t-il sur le même ton.

Ou peut-être pas suivant s’il trouvait le manoir Campbell et ce qu’il y trouverait.
Il rouvrit les yeux, ne voulant pas dormir et se contenta de poser les yeux sur le brun qui s’était allongé sur la banquette. C’était sûrement la première fois qu’il n’appréciait pas le silence et le calme du train. Et pourtant, il ne se voyait pas briser le silence aussi alors, il se tourna de nouveau vers la fenêtre.

Quand le train ralentit il cligna des yeux, se redressant d’un air surpris, faisant la moue en remarquant qu’il s’était finalement endormi. Dehors, il s’était mit à pleuvoir et la buée avait envahis les vitres et il passa la main dessus, se levant peu de temps après.

Les Crows sont dehors…

Leurs uniformes ne faisaient aucun doute sur leur identité, à croire qu’ils étaient là officiellement et qu’ils étaient assez confiant pour être certains qu’ils ne leur échapperaient pas. Le cardinal était-il avec eux lui aussi ?
Il lança un regard inquiet au brun.
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Sam 15 Sep - 22:58


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"Non."

Il souffla. Il avait d'avance su que l'idée ne plairait pas à Allen, mais sa décision était prise. Il ne laisserait pas la bonne conscience de l'exorciste leur mettre des bâtons dans les roues, car il n'était pas question d'échouer après tout ce qu'ils venaient de traverser. Il ne répondit cependant pas, sachant qu'il serait inutile d'en débattre sur le moment. En réfléchissant, le jeune homme se rendrait sans doute compte tout seul qu'il s'agissait d'une bonne solution, bien qu'elle impliquait qu'ils se séparent un petit peu plus tôt que prévu. Pour changer de sujet, il proposa à Allen de faire quelque chose avant la fin de leur voyage, histoire de partager un dernier bon moment puisqu'ils n'étaient pas sûr du temps qui s'écoulerait jusqu'à leur prochaine rencontre.

"Non… "

Était-il toujours braqué par sa première proposition ? Il semblait plutôt triste, en réalité... l'idée qu'ils se séparent lui déplaisait-il à ce point ? Ou bien était-ce la manière de le faire... Il ne pouvait malheureusement pas changer les choses, juste faire au mieux.

"On se reverra sûrement… "

Il souffla avec agacement. Lui aussi était attristé, mais ce n'était certainement pas une raison pour tirer une tête d'enterrement comme celle-ci. S'il était aussi motivé en sa présence, qu'est-ce que ce serait sans... peut-être devrait-il le pousser un peu avant de partir... ça faisait toujours du bien. Il répondit avec une pointe d'impatience dans la voix.

- Bien sûr qu'on se reverra. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, et toi aussi.

De toute manière, le destin ne semblait cesser de les réunir. Ils passaient leurs vies à voyager, et même avec ça, ils s'étaient déjà rencontrés trois fois. Il n'y avait donc pas de raison pour que ça change, et au pire, il le retrouverait de ses propres moyens. Il n'avait pas besoin du destin, ni de quiconque pour le retrouver. Le silence s'installa dans la cabine, si bien qu'il n'entendait plus que le léger bruit causé par le moteur du train. L'exorciste, lui, semblait s'être profondément endormi. Ce n'était pas un mal. Au moins, pendant ce temps il ne s'inquiétait pas et ne déprimait pas. S'il aurait aimé discuter avec lui durant cette dernière traversée, ce n'était pas plus mal vu l'ambiance qui s'était installée.

Les heures passèrent, et à mesure qu'ils approchaient des terres françaises, des gouttes de pluies s'amoncelaient sur la vitre de la cabine. De quoi ruiner sa coiffure... mais ce n'était pas si mal. Avec la pluie, ils seraient moins repérables et auraient plus de chances de s'en sortir.
Le train se mit subitement à ralentir, indiquant leur arrivée à destination, mais sonnant également le réveil pour le jeune homme qui ouvrit doucement les yeux.

"Les Crows sont dehors…"

Il jeta à son tour un regard par la fenêtre. Ils étaient nombreux, et ne cherchaient même pas à se dissimuler. Le brun en déduisit donc que le périmètre était certainement bouclé, et qu'ils étaient certains de mettre la main sur eux. Il se mordit la lèvre. Une séparation imminente semblait inévitable, il en venait même à se demander comment Allen arriverait à fuir avec tout ce petit monde autour d'eux. Croisant le regard inquiet du jeune homme, il s'efforça d'esquisser un sourire sûr de lui afin de le rassurer tant bien que mal. Le train s'arrêta finalement, et les voyageurs commencèrent à descendre du train.

Son coeur se serra. Alors c'était ça ? C'était tout ? Ils allaient se jeter dans la gueule du loup sans certitude de s'en sortir au final, et sans savoir quand arriverait leur prochaine rencontre ? Il détestait ce sentiment, et détestait encore plus d'avoir des regrets. Il ne pouvait pas se permettre d'attendre, pas avec les vies qu'ils menaient, car si quelque chose tournait mal sans qu'il ait pu le lui dire, il s'en voudrait probablement toujours.

Il planta son regard dans le sien un instant et, usant d'un peu plus de courage qu'il ne l'avait prévu, tira le jeune homme par le col de sa chemise pour venir coller ses lèvres aux siennes. Il laissa ses mains glisser jusqu'à sa taille pour le plaquer gentiment contre lui, l'embrassant ainsi quelques instants avant de le relâcher. Il soutint son regard un moment, espérant que son message passe, et qu'Allen ne l'oublierait pas avant de lancer en attrapant son sac, la voix légèrement tremblante.

- Fais moi plaisir et atteins ce fichu manoir, d'accord ? Et n'oublie pas ce que je t'ai dit.

Si le voyage s'arrêtait là pour lui, ce n'était pas pareil pour Allen. Et tout ce qu'il lui souhaitait, c'était de ne pas lâcher prise jusqu'à avoir obtenu ce qu'il voulait, mais surtout... de s'en sortir sain et sauf, et de lui revenir.

- Allons-y avant qu'ils n'enfoncent la porte du train...

Il l'entraina silencieusement jusqu'à la porte, et descendit sur le quai sous les yeux des Crows, se retenant de les insulter. Il resta encore un instant près d'Allen, avant d'avoir le regard attiré par un visage familier. Bien sûr...

   





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Dim 16 Sep - 18:19
Retour à la légalité
Certaines choses ne changent jamais. Il y a de cela quelques mois, un Luverrier m'a envoyé à la recherche d'un certain Maréchal Takuya. Aujourd'hui, l'histoire se répète. Seul le Luverrier change. Kaelis Luverrier, notre nouvelle Commandante en Chef, a décidé de "gracier" le jeune Allen Walker et elle m'envoie à sa recherche. Or je sais que lui et le Maréchal Takuya ont quittés le Temple de Quetilin ensemble. Me voilà redevenu le limier du Vatican, obéissant une fois de plus aux ordres d'un Luverrier.

"- Miss Standish, nous partons dans une heure. Je vous laisse les clés de la boutique en mon absence. Veillez à ce que Leena ne fasse rien d'inconsidéré.
- J'y veillerai mon Commandant. Bonne chance.
- C'est surtout de courage et de patience que je vais avoir besoin, Miss.
"

Bien il est grand temps de commencer nos recherches. J'ai déployé une grande partie de mes hommes à travers le monde. Nous allons bien arriver à trouver ces deux énergumènes. Ils ont disparus en Amérique du Sud, alors autant commencer par là, nous finirons bien par trouver quelque chose.

---------------------------------------------------------------

Il semblerait que peu importe ce que l'on pense, le monde est véritablement petit. Mes recherches m'ont mené à travers le monde, dans de nombreux pays où, à chaque fois, mes proies semblaient s'éloigner toujours plus. Et, une fois n'est pas coutume, je commençais à me dire que je n'allais pas arriver à mettre la main sur elles. Mais tout cela c'est sans compter sur le présence opportune, peut-être même trop opportune, d'un cardinal à l'endroit exact où se trouvait le Maréchal et l'Exorciste en fuite. Grace aux informations communiquées, j'ai pu déployer mes agents sur un large périmètre couvrant plusieurs frontières et la plupart des gares, ports et routes susceptibles d'être empruntées par les fugitifs. Par chance, l'un de mes inspecteurs les a repérés au Luxembourg et m'a également informé qu'ils comptaient emprunter un train en direction de Paris. Paris, encore et toujours Paris. Il se passe véritablement de nombreuses choses dans l'ombre de la cathédrale Notre Dame. Ma dernière visite en ces lieux fut pour le moins intéressante et encore une fois me revoici dans la Ville Lumière. Il faudrait que je songe à visiter l'endroit autrement qu'à cause de mon travail. Si seulement j'en avais le temps. Enfin, passons. C'est en cette magnifique journée pluvieuse que ma traque se termine. Dans une gare parisienne bondée, mes hommes attendent l'arrivée du train pendant que je profite de la chaleur et de la qualité des produits d'un café du Faubourg Saint-Honoré. Après tout, autant allier l'utile à l'agréable. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et, après avoir bu jusqu'à la dernière goutte de café contenue dans ma tasse, je me lève et quitte l'endroit charmant dans lequel je me trouve pour rallier la gare où m'attend la fin de ma mission. Je déambule lentement dans les rues de Paris, peu affecté par la pluie battante faisant fuir la plupart des personnes. Rien de tel qu'un peu de pluie pour obtenir la tranquillité dans ces grandes rues. Je consulte ma montre, et, constatant que je vais rater l'arrivée de mes invités, je force l'allure et arrive à la gare quelques minutes avant que le train n'entre en gare. Je remarque, non sans surprise, que mes hommes ont bouclé le périmètre certes, mais qu'ils sont tous en uniforme officiel au milieu d'une foule de civils oscillant entre la stupéfaction et la terreur. Un de mes hommes s'approche de moi et me salue.

"- Inspecteur Schreyer ! Vous êtes toujours dans les bons coups n'est-ce pas ? Laissez moi deviner, l'uniforme c'est votre idée.
- Oui mon Commandant ! J'ai pensé que...
- Oh vous avez pensé Inspecteur ! Incroyable ! L'Inspecteur Peter Schreyer a pensé. Vous avez pensé qu'arborer l'uniforme dissuaderait nos deux invités de fuir mais vous avez oublié de penser à la discrétion et à l'anonymat. Tous les civils qui vous regarde avec un trou béant à la place de leur bouche ne vont pas oublier de sitôt ce qui vient de se passer. Mais j'imagine fort bien que cela ne vous a absolument pas effleuré. En résumé vous avez aussi bien "pensé" que lorsque vous m'avez parlé du cocktail du Maréchal.
- Je...
- Peu importe Inspecteur, reprenez votre poste nous en discuterons plus tard. Le train arrive.
"

Je sors ma montre; 10h27, fin de la traque. Les roues du train s'immobilisent dans un crissement de freins et les portes s'ouvrent au bout de quelques minutes. La foule se déverse sur les quais et je reste à l’affût pour repérer les deux fugitifs au cas où ils voudraient se dissimuler dans la masse. Les minutes s'écoulent et toujours aucune trace de mes proies. Les quais commencent à s'éclaircir et ce n'est que lorsque ceux ci sont pratiquement vides que j’aperçois les deux visages que je recherche. Un léger sourire en coin vient éclairer mon visage. Le Maréchal couve le jeune Exorciste d'un air protecteur et lance un regard peu amène à mes hommes avant de s'arrêter sur moi. Je m'approche d'eux sans me départir de mon sourire.

"Quelle vue particulièrement charmante. Bonjour Maréchal. Vous avez réussi à m'échapper plus longtemps que la dernière fois et vous avez bien failli me semer d'ailleurs mais il faut croire que la boucle ne sera pas brisée aujourd'hui. Mais ne vous en faites pas, aujourd'hui je ne suis pas accompagné de votre élève favorite."

Je me tourne ensuite vers le jeune Walker.

"Allen Walker. C'est la deuxième fois que nous nous rencontrons et le monde, avec son sens de l'humour si particulier, nous réunis dans la même ville que la première fois. Cependant bien des choses ont changées depuis. Vous retrouver n'a pas été simple et sans l’incroyable coïncidence de votre rencontre avec l'un des Cardinaux, cette traque aurait durée encore longtemps."

Mon sourire s'élargit davantage et je fais signe à mes hommes qui commencent à s'effacer.

"Donnez trop de latitudes à vos subordonnés et ils font n'importe quoi. Ce genre de comité d'accueil n'est pas vraiment à mon goût mais j'imagine que cela m'apprendra à déléguer." dis-je en regardant ma tenue civile discrète. "Messieurs, nous avons bien des choses à nous dire et je suis certain qu'elles vont vous intéresser car elles vous concernent particulièrement Monsieur Walker. Mais commençons par nous mettre à l'abri, voulez vous ?"

Je leur fais signe de me suivre, bien conscient que mes hommes veillent au grain, et me dirige vers un café non loin de la gare que j'ai repéré en venant.



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Mar 18 Sep - 19:58
Puisque l'on doit continuer à se battre
Après avoir vu la délégation de Crow à l’extérieur, il n’avait pas pu s’empêcher de regarder Shiro d’un air inquiet, surtout en se rappelant ce qu’il avait dit plus tôt. Mais peut importait, il ne le laisserait pas pour fuir car qui disait Crows disait probablement Apocryphos. Et pourtant, son bras ne lui indiquait pas -malgré-lui- sa présence.
Il frotta tout de même son bras-innocence par habitude, comme s’il guettait le changement soudain.

Il vit le brun sourire… mais même lui pouvait reconnaître qu’il était forçait. Pourtant il ne dirait rien là-dessus, il savait très bien qu’il avait cette même mauvaise habitude. Mais il n’en pensait pas moins. Il était juste très fatigué d’un seul coup.
Se mordant la lèvre, il fini par se détourner dans l’idée de sortir de la cabine puisque le train était à présent arrêter. Il le fallait bien avant que les corbeaux ne se décident à venir les chercher à l’intérieur. Et ils avaient sûrement encerclé toute la gare alors ils ne pourraient même pas tenter de sortir par l’arrière. Il allait faire un pas, rompant l’échange de regard avec son futur ex-compagnon de voyage, quand il sentit qu’on le tirait par la chemise. Écarquillant les yeux, il fixa Shiro avec surprise, se demandant soudainement ce qu’il avait en tête quand deux lèvres se posèrent sur les siennes.

Il ne réagit pas, se contentant d’être… surpris, son cerveaux refusant catégoriquement de lui donner un coup de main sur ce coup. Quand il sentit que les agresseuses se reculèrent, se fut pour être mieux noyé dans le regard écarlate du brun.
D’ailleurs, il devait être aussi rouge que ça.

Fais moi plaisir et atteins ce fichu manoir, d'accord ? Et n'oublie pas ce que je t'ai dit. 

Il cligna des yeux, comme pour tenter de reprendre pied à la réalité mais ça ne l’empêcha pas de froncer les sourcils face à la piqûre de rappel. Il comptait vraiment qu’il le laisse derrière surtout… surtout après ce qu’il venait de faire ?
Il piqua un autre fard monumentale, se retenant de passer la main sur ses lèvres, le cerveau embrouillé d’incompréhension avant de se lancer à la suite du Maréchal pour sortir du train.

Allons-y avant qu'ils n'enfoncent la porte du train... 

Hum… pourquoi parlait-il de ça ? Il avait autre chose à demander lui !
Mais c’était trop tard, ils avaient atteints la sortit du train et la fraîcheur extérieur le fit frissonné. Il reconnu aussitôt la personne devant lui pour l’avoir vu il n’y avait pas si longtemps de temps auparavant.

Quelle vue particulièrement charmante. Bonjour Maréchal. Vous avez réussi à m'échapper plus longtemps que la dernière fois et vous avez bien failli me semer d'ailleurs mais il faut croire que la boucle ne sera pas brisée aujourd'hui. Mais ne vous en faites pas, aujourd'hui je ne suis pas accompagné de votre élève favorite.

Il en profita pour regarder autour d’eux et, comme pressentit, ils avaient bouclé la zone et peut-être mis certaine personne en ville au cas où ils parviendraient quand même à se faufiler. Il reconnaissait bien à cette façon de faire les Crows.

Allen Walker.

Il se retourna vers le commandant, restant à distance respectable de se dernier, clairement sur la défensive.

C'est la deuxième fois que nous nous rencontrons et le monde, avec son sens de l'humour si particulier, nous réunis dans la même ville que la première fois. Cependant bien des choses ont changées depuis. Vous retrouver n'a pas été simple et sans l’incroyable coïncidence de votre rencontre avec l'un des Cardinaux, cette traque aurait durée encore longtemps.

Après le petit discours du commandant, il aurait pu fuir. Ou du moins, il aurait pu tenter de fuir. Mais cela ne mènerait à rien en l’état actuel des choses excepté les empirer.

Une coïncidence ? Releva-t-il, clairement énervé.

Pourtant, il ne rajouta rien, serrant juste le poing de son arme, la mâchoire serré.
Tant que le « cardinal » n’était pas dans les parages, ils avaient encore une chance de s’en sortir. Mais combien de temps leur restait-il ?

Donnez trop de latitudes à vos subordonnés et ils font n'importe quoi. Ce genre de comité d'accueil n'est pas vraiment à mon goût mais j'imagine que cela m'apprendra à déléguer. Messieurs, nous avons bien des choses à nous dire et je suis certain qu'elles vont vous intéresser car elles vous concernent particulièrement Monsieur Walker.

Des nouvelles le concernant ? Il fronça les sourcils.
C’est vrai que maintenant qu’il y pensait, ils ne l’avaient pas encore attaquer alors que, jusqu’à présent, ils le faisaient à vu. Toutefois, du peu qu’il avait vu, le Commandant semblait avoir toujours une idée très précise de ce qu’il voulait. Il l’avait même laissé partir devant à Paris… Mais pouvait-il vraiment lui accorder le bénéfice du doute ?

Mais commençons par nous mettre à l'abri, voulez vous ?

Les Crows avaient reculés, se fondant discrètement dans les rues pour la plupart mais il n’était pas assez fou pour croire qu’ils étaient partis. Un piège ? Mais avaient-ils vraiment le choix en la matière ?
Il jeta un regard noir à Shiro, oubliant sciemment les rougeur qui menaçaient de repointer le bout de leur nez pour se concentrer uniquement sur l’énormité qu’il avait tenté de lui marteler en tête, puis se mis à suivre le corbeau.

Ce n’est pas comme si nous avions le choix de toute manière. Rétorqua-t-il simplement.

Enfin de toute manière il était de mauvaise humeur à présent et la mauvaise humeur lui donnait faim. Alors s’il était invité, autant en profiter.
Finissant par entrer dans un petit café non loin de la gare, il laissa le soin au Commandant de s’installer en premier, puis s’installant à la suite sans accorder un regard au brun. Oui, il le boudait… et oui c’était puéril mais il comptait bien faire ce qu’il voulait puisque l’autre voulait en faire de même.

On peut commander avant ? Demanda-t-il innocemment au Corbeau.

Oui, l’ordre des priorités avant tout…
Le pire était sans doute que, malgré que ça semblait le concerné, il n’était pas du tout curieux de savoir ce qu’il voulait lui dire. Mais peut-être était-ce parce qu’une partie de son cerveau était occupé à guetter la possible arriver d’Apocryphos et cherchait déjà un moyen d’en échapper.
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Localisation : Ne le dites pas à Alice...
Humeur : Libre ~


Mer 19 Sep - 1:01


Life
goes
on . . .




« Quelle vue particulièrement charmante. Bonjour Maréchal. Vous avez réussi à m'échapper plus longtemps que la dernière fois et vous avez bien failli me semer d'ailleurs mais il faut croire que la boucle ne sera pas brisée aujourd'hui. Mais ne vous en faites pas, aujourd'hui je ne suis pas accompagné de votre élève favorite. »

Il fronça les sourcils. De tous, il avait fallu qu’ils tombent sur lui. Peut-être était-il le seul membre du Crow assez compétent pour les retrouver, mais il restait un enfoiré. En fait, pour cette seule et même raison, il était un enfoiré.

- Quelle heureuse surprise, Commandant.

Dit-il sans une once d’enthousiasme. Ce type était toujours là pour ruiner ses cocktails et ses rencards ! Il leva de moitié les yeux au ciel à la mention d’Alice. Si c’était supposé le réconforter, c’était raté. Par ailleurs, s’il n’était pas là pour elle… il était bien là pour Allen.
Il serra le poing, s’en voulant désormais d’avoir directement pris la destination de Paris. Sans ça, ils auraient sans doute pu l’éviter…

« Allen Walker. C'est la deuxième fois que nous nous rencontrons et le monde, avec son sens de l'humour si particulier, nous réunis dans la même ville que la première fois. Cependant bien des choses ont changées depuis. Vous retrouver n'a pas été simple et sans l’incroyable coïncidence de votre rencontre avec l'un des Cardinaux, cette traque aurait durée encore longtemps. »

Évidement… en plus d’avoir buté la Boule Traitresse, le cardinal avait révélé leur position… ce monstre était vraiment une catastrophe ambulante. Le pire était que ce fichu corbeau le prenait à la rigolade… cette rencontre n’avait pas été une chance pour tout le monde. Il se tourna vers Allen. Ah… évidement qu’il n’était pas enchanté, mais il était préférable de garder son calme pour le moment.

« Une coïncidence ? »

Le corbeau demanda à ses hommes de s’écarter d’un simple signe de la main. Ça ressemblait à une ouverture, mais ils étaient toujours prêts à intervenir… Il se tint toutefois prêt à couvrir le jeune homme si jamais il décidait d’en profiter pour fuir.  

« Donnez trop de latitudes à vos subordonnés et ils font n'importe quoi. Ce genre de comité d'accueil n'est pas vraiment à mon goût mais j'imagine que cela m'apprendra à déléguer. Messieurs, nous avons bien des choses à nous dire et je suis certain qu'elles vont vous intéresser car elles vous concernent particulièrement Monsieur Walker. Mais commençons par nous mettre à l'abri, voulez vous ? »


Remettre sur le dos de son subordonné le petit problème d’uniforme… vraiment indigne de sa part. Non pas qu’il le trouvait digne, mais il était encore plus indigne qu’auparavant de ce fait. Quant à ce qu’il avait à dire sur Allen… évidement que ça pouvait les intéresser, mais il voyait difficilement de quoi il pouvait s’agir, ni s’il était judicieux de se fier à lui… Il croisa le regard noir d’Allen, ce qui eut pour effet de lui faire froncer un peu plus les sourcils. L’ennemi était en face, au cas ou il ne l’avait pas remarqué…

« Ce n’est pas comme si nous avions le choix de toute manière. »

Il pesta contre l’exorciste, mais ne rajouta rien. Préférait-il vraiment suivre ce corbeau et risquer de tomber dans un piège plutôt que de l’écouter ? Qu’il en soit ainsi ! 
Il n’était pas d’humeur à se battre avec lui, encore moins devant toute cette bande de pigeons, mais ne pouvait non plus se résigner à partir et le laisser s’embarquer là-dedans tout seul.

Le corbeau les guida jusqu’à un petit café non loin de là et ils s’installèrent à une table un peu à l’écart.

«  On peut commander avant ? »

Il y a des choses qui ne changent pas… même dans un moment pareil, l’exorciste pensait en premier à se remplir la panse. Il n’attendit pas l’avis du corbeau pour croiser de manière significative le regard du serveur, et donc de le faire rappliquer pour prendre les commandes.
Il se contenta de prendre un café, et reposa les yeux sur Allen alors que celui-ci commandait. S’il avait pu choisir, il aurait décidément voulu que la suite des événements soit différente.
Une fois le serveur reparti, il s’adressa au corbeau.

- Bien, quelle est cette information si importante qu’elle nécessite votre déplacement, Commandant ?

Puisqu’il n’avait pas encore tenté de les capturer, le maréchal supposait qu’il était vraiment là pour discuter.. du moins pour le moment.


   





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