« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
Marian Cross
Seeds of Destruction
Le bonheur est un cristal qui se brise au moment de son plus grand éclat {.feat Thomas Alexander}

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Le bonheur est un cristal qui se brise au moment de son plus grand éclat {.feat Thomas Alexander}
Ahmès
Ce n'est pas parce qu'on ignore une chose qu'elle n'existe pas
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Ce n'est pas parce qu'on ignore une chose qu'elle n'existe pas
Lun 17 Sep - 20:51
Le bonheur est un cristal qui se brise au moment de son plus grand éclat


Istanbul… ou plus précisément, le Palais de Dolmabahçe actuelle résidence du Sultan Abdulaziz et il devait avouer qu’il était à proprement parler magnifique. Comment l’Ordre avait-il réussit à avoir un partisan dans le sultanat restait vraiment un mystère pour lui… et quel partisan, une des six épouses du Sultan. En d’autre terme, cela allait être assez difficile à approcher malgré la grande réception à laquelle ils avaient étés conviés.
Heureusement qu’il n’était pas le seul à partager cette galère puisqu’un Inspecteur allait pas tarder à arriver. Enfin à moitié car l’Inspecteur avait sûrement eut la photo de la fameuse « Dame au cristal » lui… chose difficile par téléphone. Quel genre d’informations devait-elle leur confier ? Même ça, le Central n’avait pas juger utile de lui confier au téléphone.

Il eut un léger sourire en coin en se rappelant du nom de l’inspecteur qu’il avait entendu un peu plus tôt. Thomas Alexander… cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vu malgré le fait qu’ils étaient rentré au Crow à peu près en même temps. Lui avait gravit les échelons… mais il devait avouer que le corbeau blanc avait bien la tête à l’emploi. A voir s’il en avait aussi la carrure, il allait le voir en direct puisqu’il était toujours envoyer à mille lieux du Vatican pour des missions et donc, il n’avait pas vraiment pu le constater avant.
Enfin dans tout les cas, le revoir n’allait pas changer grand-chose puisqu’il ne s’était pas lié avec d’autre au cours de son parcours… restant dans la discrétion et ciel, il était très bien comme ça.

Pénétrant dans l’immense jardin sans attendre l’inspecteur, il se présentant à l’entrée, montrant son invitation aux deux gardes avant de les saluer et d’entrer dans le palais. Les portes venait tout juste d’ouvrir et il était donc largement en avance mais il savait que les autres convives allaient pas tarder à arriver. Quand à l’inspecteur, des cheveux blanc à Istanbul, ça ne courrait pas franchement les rues alors il le remarquerait bien assez vite.
Il commença à faire le tour de la grande salle, observant avec soin la décoration et en profitant pour lisser un peu plus sa tenue. Une tenue civil certes, mais aux aspects nobles et totalement adapté à ce genre de réception. Et avec son teint, il serait presque passé pour un turc. Presque…

Des bruits de conversations commencèrent à résonner et il retourna à pas de chat vers l’entrée principal. Les gens commençaient à affluer et une chevelure blanche se détachait parmi les premiers. Pile à l’heure l’Inspecteur.
Il se glissa derrière lui tel un félin avant de se mettre à ses côté, calquant son allure sur la sienne.

Bienvenue au Palais Inspecteur~ Dit-il détendu.

Il supposait que l’Inspecteur serait au courant qu’il ne connaissait vraiment que les grandes lignes de la missions et qu’il ne pourrait que suivre le mouvement sur ce coup car dans le cas contraire, cela risquait de ne pas être triste.
Quoiqu’avec un partisan -voir plus- de chaque camps à la fête, la soirée risquait forcément d’être amusante.
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Ahmès se moque de vous en #993333

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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Mar 18 Sep - 13:15
Voyage en Empire
"- Mais je t'assures que c'est la vérité !
- Mais oui bien sûr. Tu veux me faire croire qu'il s'est gentiment rendu et que tu n'as eu qu'à le ramener en le tenant par la main ?
- Tu as toujours eu un don pour exagérer Thomas.
- Navré mais c'est ma défense lorsque l'on essaye de me faire avaler ce genre de bêtises.
- Mais c'est la vérité ! Tu es simplement jaloux que ce soit moi qui ai trouvé l'un des fugitifs les plus recherchés du Vatican et qu'il se soit rendu sans se battre.
- Oh oui tu as raison, il a été absolument terrifié par ta puissance. Apprends moi tes secrets Howard !
"

Je me relève en riant juste au moment où la figure que j'apprécie le moins se matérialise dans l'embrasure de la porte. Malcolm C. Luverrier, Commandant du Crow. Un personnage aussi pénible que tyrannique.

"- Alexander, dans mon bureau. Immédiatement.
- A vos ordres, mon Commandant.
"

Le Commandant disparaît ensuite sans m'attendre et je me tourne vers Link avec une grimace de dégoût.

"Finalement oublie ma précédente demande et apprends moi à supporter cette ordure." dis-je. La fin de ma phrase provoque la panique chez mon ami qui regarde partout autour de lui pour s'assurer que personne dans la salle de repos n'ai entendu mes paroles. Je me contente de hausser les épaules avec un sourire sarcastique avant de me lancer à la suite de Luverrier. Je me retrouve, quelques minutes plus tard, debout devant le bureau de ce dernier subissant son examen silencieux. Cet homme est le résumé des problèmes du Crow. Il est la maladie qui gangrène le Vatican et pourtant personne n'y trouve rien à redire. Il va finir par détruire le Vatican ou, du moins, lui causer des dommages irréparables et personne ne réagit. Il continue à commander le Crow comme si tout allait pour le mieux. Luverrier. Voilà donc à quel point un nom peut-être puissant.

"- Si je vous ai convoqué Alexander, ce n'est pas pour que vous puissiez examiner la beauté des lieux.
- Je m'en doute, mon Commandant. Je suppose que vous avez une mission pour moi.
- Vous n'êtes pas ici pour supposer Alexander, mais pour obéir. Alors cessez de jouer au plus malin.
"

Je hoche la tête docilement tout en serrant mes poings dans mon dos. Profite donc, Malcolm. Un jour viendra où tu ne seras plus le seul au sommet de la chaîne alimentaire. Et ce jour là tu paieras pour chacune de tes actions.

"- Vous partez en Turquie. Notre partisane sur place, une des épouses du sultan qui se fait appeler la "Dame au Cristal", possède des informations sur des partisans du Comte Millénaire infiltrés dans la cour du Sultan Abdülaziz. Vous devez vous rendre sur place et rencontrez votre contact qui vous transmettra les noms. Une fois ceci fait vous reviendrez avec la liste pour une prochaine mission d'élimination.
- Mon Commandant, pourquoi ne pas les éliminer immédiatement ?
- Vous contestez mes ordres Inspecteur ?
- Non Mon Commandant.
" Sombre imbécile. "- Il semble cependant risqué de laisser des partisans dans la nature alors que nous pouvons les éliminer. Ils pourraient nous causer de nombreux ennuis.
- Vous ferez ce que je vous dis sans discuter. Un autre agent du Crow, Ahmès, vous épaulera au cas où vous seriez repéré et que les choses se compliquent. Mais je ne doute pas qu'avec vos nombreux talents, tout se passera bien Alexander. Vous partez immédiatement. Disposez.
"

J’exécute un garde à vous puis je sors du bureau. Une fois la porte refermée derrière moi je pousse un lourd soupir de colère. Bon ne pensons plus à cet imbécile et concentrons nous sur la mission. Je me dirige vers l'armurerie pour m'équiper et j'y retrouve Howard.

"- Alors qu'as tu encore fait ?
- Rien, je suis simplement envoyé en mission en Turquie.
- Ah c'est une bonne nouvelle. Pourquoi fais tu cette tête dans ce cas ?
- Cet homme est un imbécile et un jour il commettra une erreur qui causera des dommages irréparables. Je ne comprends pas comment tu fais pour supporter un tel personnage.
- Tu es fou de parler ainsi, tu pourrais avoir de gros problèmes !
- Je m'en moque.
" dis-je en claquant la porte de mon vestiaire. "Un jour je serai Commandant. Et ce jour-là les choses changeront par ici."


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Constantinople la magnifique. Autrefois appelée Byzance, cette ville est véritablement unique en son genre. Je pourrais passer des heures à déambuler dans cette métropole à la frontière entre deux continents, deux cultures et deux religions. C'est un endroit cosmopolite et sa position géographique en fait un lieu marchand et militaire de haute renommée. Je n'ai malheureusement guère de temps pour visiter cette ville et découvrir tous ses secrets. Chaque chose en son temps. Pour le moment direction le Palais de Dolmabahçe  où je suis supposé retrouver l'agent du Crow et notre contact. Ahmès. Un agent discret et peu intéressé par la politique interne du Vatican. Je le connais peu mais suffisamment pour savoir qu'il ne porte pas Luverrier dans son cœur. Ses différentes affectations l'envoyant toujours à l'étranger sur de longues périodes sont donc une excellente excuse pour lui. Je progresse dans les rues de la ville en direction du palais. Je suis habillé d'une tenue civile et le fait que la ville soit une plaque tournante du commerce m'aide à me fondre dans la masse pendant un moment. Cependant, plus mes pas me rapprochent du palais, plus je commence à détonner au milieu des autres courtisans. Un homme blanc à la chevelure blanche n'est pas chose commune à la cour du Sultan. Je jette un œil alentour mais ne repère pas la Dame au Cristal. Au bout de quelques secondes je sens une présence derrière moi et me tourne vers elle.

"- Bienvenue au Palais Inspecteur.
- Bonjour Ahmès. Je m'attendais à mieux comme comité d'accueil, dans le style d'une grande fanfare étant donné que nous invités d'une épouse du sultan. Mais bon, j'imagine que je devrai me contenter de vous.
" réponds-je avec un sourire amusé. Nous allons ensuite nous placer à l'écart de la foule et j'entreprends de lui exposer nos ordres.

"Voilà vous savez tout. Cependant je vais ajouter mon grain de sel. Luverrier est un imbécile et cela fait trop longtemps qu'il n'est pas sorti de son bureau. De ce fait une fois que nous aurons obtenu la liste de noms et de visages et si une opportunité de les éliminer se présente, sans faire de vagues bien sûr, nous la saisirons. Peu importe ce qu'en pense le Commandant."

Nous attendons ensuite patiemment l'arrivée de notre contact. Au bout d'un moment, le sultan arrive, entouré d'une garde rapprochée impressionnante pour rencontrer sa cour. J'observe avec amusement le ballet de courtisans, de compliments, faveurs et messes basses jusqu'à qu'un mouvement en hauteur attire mon attention. Une femme penché sur un balcon m'observe et me fais un signe de tête que je lui rend respectueusement. Un homme sorti de l'ombre nous approche.

"Sa Majesté la Sultane souhaite s'entretenir en privé avec vous." dit-il avant de repartir sans attendre de réponse. Je me tourne vers Ahmès.

"Bien mettons cette comédie sur les rails. Il est l'heure d'enfiler votre masque de courtisan et de jouer le même numéro que tous le monde. Allons-y." dis-je avant de suivre le serviteur.



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Ahmès
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Lun 1 Oct - 20:12
 
Le bonheur est un cristal qui se brise au moment de son plus grand éclat

Il eut une réaction faussement offensée, posant sa main gauche sur son coeur.

Vous me fendez le cœur, moi qui ne vit que pour vous plaire ! Répondit-il avec humeur mais à voix assez basse pour ne pas attirer l’attention toutefois.

Plaisantais c’était bien mais attirer les regards n’était pas pour lui, ils étaient en mission. Et c’était bien pour ça que son visage était de nouveau sérieux comme si l’échange amusé n’avait pas eut lieu. Et il eut bien fait car l’inspecteur l’entraîna un peu plus loin de la foule pour entrer dans le vif du sujet. Tout en l’écoutant, il regardait les gens passer non loin d’un air absent, les bras croisés sur son torse.
Seulement lister les noms donc… Il eut un claquement de langue signalant son léger agacement. Quelle perte de temps inutile. Luverrier pensait vraiment qu’à jouer avec leurs vies. Cet homme lui donnait sérieusement la gerbe.

Voilà vous savez tout. Cependant je vais ajouter mon grain de sel. Luverrier est un imbécile et cela fait trop longtemps qu'il n'est pas sorti de son bureau. De ce fait une fois que nous aurons obtenu la liste de noms et de visages et si une opportunité de les éliminer se présente, sans faire de vagues bien sûr, nous la saisirons. Peu importe ce qu'en pense le Commandant.
Vous commencez sérieusement à me plaire Inspecteur~ Dit-il avec un sourire en coin.

« Si une opportunité » se présentait donc. Mais les opportunités, ça se créait non ? N’était-ce pas parfait ? Enfin, il ne restait plus qu’a attendre.
Le plus gros du monde était semblait-il arrivé et il commençait sérieusement à s’ennuyer, observant les dorures et autres décorations au plafond avant que le sultant et sa cour arrive enfin, la musique et tout le tralala à l’appui. Il baissa donc les yeux pour observer la mascarade… retenant une grimace. Il n’y avait rien à faire, il avait beau être homme de terrain, tout cela n’était absolument pas pour lui. Il préférait encore se battre ou observer en restant cacher dans un coin d’ombre. Qu’est-ce qui leur avait pris au commandement pour l’envoyer là-dedans ? Ah… le commandement était Luverrier… comment avait-il pu l’oublier ? Se fit-il ironiquement la remarque.

Alexander fit un mouvement de tête et son regard se portât aussitôt au balcon et il fit a son tour un léger salut. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.
Un hombre discret venant vers eux confirma ce doute. C’était tant mieux, il en avait marre de rester immobile.

▬ Sa Majesté la Sultane souhaite s'entretenir en privé avec vous.
Bien mettons cette comédie sur les rails. Il est l'heure d'enfiler votre masque de courtisan et de jouer le même numéro que tous le monde. Allons-y.
Sérieusement… ? Demanda-t-il dans un murmure d’un air blasé.

Il leur emboîta tout de même le pas, décontracté et les main dans les poche, restant attentif à ce qui l’entourait. Il n’aimait déjà pas cette mission.
Courtisan son cul oui…

Ils croisèrent quelques personnes en remontant dans le couloir menant vers les balcons, et l’homme prit soin de tous les saluer silencieusement mais aimablement et il fit de même, souhaitant bien se fondre dans la masse malgré le fait qu’il aurait largement préféré être ailleurs.
Mais il fallait bien être professionnel en toute circonstances et c’était au moins une chose qu’il avait pour lui.

On leur demanda d’attendre un instant à la porte alors que l’homme informait leur hôtesse. Celle-ci se tourna élégamment vers eux dans un geste fluide et pleins de grâce. Elle avait un sourire magnifique et de grand yeux clair, rien qu’en la voyant, on pouvait parfaitement comprendre pourquoi elle était l’une des maîtresses du Sultan.
Sans une seule parole, elle les invita à s’approcher d’elle et il attendit que l’Inspecteur passe en premier. Il n’était là que pour veiller sur ses arrière après tout. Et comme cela, il pouvait veiller tout en se faisant passer pour un suivant de l’Inspecteur, le faisant ainsi passer pour un étranger bien placé en société. Il était fou de voir comment leur couleurs de peau respectives pouvait les servir.

Il vit un mouvement se passer en périphérie juste avant que la porte séparant le balcon du couloir ne se referme. Bien, la porte était gardé… ordre de la Dame ou surveillance du Sultan ? Un regard vers la Dame lui indiqua que celle-ci était légèrement tendue malgré qu’elle veillait à ne rien laisser paraître.
Il fit un léger mouvement de tête qui se voulait rassurant avant de s’adresser à Alexander d’un ton humble.

Si vous avez besoin de moi, n’hésitez pas à m’appeler.

Puis il alla vers la porte, s’appuyant contre elle de façon naturelle mais à entendre aussi bien ce qu’il se passait du côté de l’Inspecteur que dans le couloir.
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Mer 10 Oct - 23:55
Premier contact
Nous progressons au milieu de la foule de courtisans avant de rejoindre un couloir menant à un escalier bien plus calme que la grand salle. Quelques personnes s'inclinèrent sur notre passage, salut auxquels je ne réponds que par un hochement de tête afin de conserver ma couverture de noble occidental. Nous gravissons les marches en silence puis nous arrivons devant les portes de ce qui doit être le balcon où se tient la dame que nous devons voir. Le serviteur nous fait patienter un instant, le temps de prévenir sa maîtresse de notre arrivée. Sur un signe de tête, nous passons les portes pour découvrir une femme splendide, dans la fleur de l'âge. Elle dégage la grâce et l'élégance à chacune de ses respirations et une coiffe composée de diamants et de cristaux absolument magnifique. Je comprends mieux d'où lui vient son surnom. Je m'approche de la dame et m'arrête à distance respectable afin d’exécuter une profonde révérence.

"Ma Dame. C'est un honneur de faire enfin votre connaissance. Votre beauté est louée dans tout l'Occident." dis-je avec un sourire. En me redressant je remarque que le sourire de la femme est voilé par de la tension ou... De la peur ? Ahmès s'approche de nous pour me signaler qu'il est prêt à agir si nécessaire. Je lui fais un signe de tête et reporte mon attention sur la dame.

"- Merci d'être venu si rapidement Messire. Je n'étais pas certaine que vous arriveriez à temps pour être honnête.
- Tout le plaisir est pour moi Ma Dame. Puis-je savoir ce qui vous trouble. J'ai remarqué à notre arrivée que vous sembliez soucieuse.
- Ce sont les informations que je dois vous communiquer qui me rendent nerveuse. Ces informations pourraient bien changer l'équilibre du pays !
"

Je me tourne pour m'assurer que la porte est bien verrouillée et remarque qu'Ahmès s'est appuyé contre elle afin de pouvoir tout surveiller. Parfait. La dame me fait signe et nous nous approchons du bord du balcon. Elle vérifie longuement que personne ne nous épie ou nous écoute puis se tourne vers moi.

"J'ai découvert que plusieurs personnes faisant partie de l'entourage de mon mari rendaient des comptes à nos ennemis. Ils sont au nombre de quatre. Voici la liste de leurs noms, je vais vous les désigner dans la foule."

Je saisis la note qu'elle me tend et suit ses mouvements afin de repérer le visage des partisans du Comte Millénaire et les graver dans ma mémoire. Une fois ceci fait je déplie la note et la parcours.

"- Je vous demande pardon Ma Dame, vous avez parlé de quatre partisans mais il y a six noms sur cette note... Dont celui de votre mari, le sultan en personne.
- Je le sais bien Messire. Mais contrairement à ce que nous pensions au départ, le sultan n'est pas une cible à corrompre mais un partisan lui même. Quant au dernier nom, il s'agit de son plus proche conseiller. Il se trouve à sa droite.
"

La situation est vraiment fâcheuse. Le fait que le dirigeant du pays soit corrompu par le Comte est une très mauvaise nouvelle. Il pourrait déclencher une guerre jouant en la faveur du Comte ou aider à la production massive d'Akumas. J'ai bien l'impression que nous n'avons plus le choix...

"- Je vois. Nous allons devoir prendre les mesures qui s'imposent Ma Dame. J'espère que vous en avez conscience.
- Vous allez tenter de l'assassiner n'est ce pas ?
- Nous ne pouvons laisser un dirigeant d'un empire aussi puissant que le votre collaborer avec notre ennemi. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le monde entier.
- Je vois. J'imagine qu'il n'y a pas d'autres solutions...
- J'aimerais bien Ma Dame. Hélas c'est l'unique solution. Je vous conseille de vous retirer dans vos appartements et de n'en sortir que lorsque le calme sera revenu.
- Soit. Bonne chance Messire.
"

La Dame me fait un signe de tête et je lui répond par une révérence, puis, celle-ci quitte le balcon, nous laissant seuls Ahmès et moi. Je lui fais signe de s'approcher et je lui désigne les quatre partisans, le conseiller et lui tend la liste.

"Nous avons un problème. Et un gros. Le Sultan est impliqué et nous ne pouvons pas le laisser aller trop loin. Nous allons devoir nous en occuper immédiatement. J'espère que vous n'avez rien contre la désobéissance face à un ordre direct du Commandement."

J'observe attentivement les lieux et le placement des nos cibles puis je lance mentalement l'horloge annonçant le début de ma traque. J'élabore rapidement un plan viable avec de bonnes chances de succès.

"Bien j'ai un plan. Il repose sur la synchronisation alors soyez attentif." Je sors quatre bagues d'apparences banales de la poche intérieur de ma veste et lui en tend deux. "Ces bagues contiennent une pointe empoisonnée. Le poison est capable de tuer un homme en bonne santé en environ trente secondes. Vous tournez la bague vers l'intérieur, vous relevez le cache et une simple piqûre suffit. Nous allons nous en servir sur les partisans dans la foule. Avant cela nous allons disposer plusieurs sceaux explosifs sur des points clés de la structure là, ici et là, afin de provoquer des dommages à même de provoquer le chaos et de nous permettre d'agir rapidement et sans nous faire repérer. Nous allons nous occuper des partisans dans la foule et lorsque les premiers cris se feront entendre, nous déclencheront les sceaux. Vous vous occuperez ensuite du conseiller pendant que je m'occupe du Sultan. Une fois ceci fait nous quitterons les lieux par la porte principale en nous fondant dans la foule affolée. Si tout se passe comme prévu, nous serons sortis en quelques minutes. Vous devez empoisonner vos cibles avant l'explosion ou nous risquons d'être pris au piège. Vous vous occuperez de ces deux là." Je désigne deux partisans non loin l'un de l'autre.  "Vous attendrez quelques secondes après l'explosion, le temps que le sultan et sa suite descende de l'estrade puis nous passerons à l'action. Bien, donnons leur un spectacle qu'ils ne sont pas prêts d'oublier."

Je descend les escaliers et commence à arpenter les lieux afin de placer discrètement les sceaux. Certains devant être placés en hauteur, je prend garde à être isolé et hors de vue avant de les lancer. En arrivant à l'avant dernier endroit, un soldat m'interpelle.

"- Halte là ! C'est une zone à accès restreint. Vous n'avez rien à faire ici !
- Oh je vous demande pardon j'ai dû m'égarer.
- Vous allez devoir me suivre pour que nous vérifions votre identité.
- Oh allons c'est inutile je vais revenir sur mes pas. Inutile de s'énerver Messire.
- On ne discute pas, suiv...
"

Il est interrompu par ma dague se logeant dans sa tempe. Je ramasse le corps et le cache hors de vue. Je termine ensuite rapidement la pose de pièges et retourne dans la grand salle afin de me placer non loin de ma première proie. J'enfile mes bagues et attend qu'Ahmès vienne se mettre en position. Une fois prêts, je lui fais un signe de tête et entame mon oeuvre. Je pique le premier sans que celui-ci ne s'en rende compte et je me dirige vers le second. Je dévoile la pique de ma seconde bague lorsque l'un des courtisans me bouscule et manque de me planter la bague dans la jambe. Ce n'est pas passé loin. Je profite de ce mouvement pour faire semblant de trébucher et me rattrape à ma proie. Je me dégage rapidement en m'excusant platement puis disparaît dans la foule, tout en progressant vers le trône. Au bout d'une poignée de secondes des cris se font entendre. Le signal. Sans savoir si Ahmès est prêt je déclenche l'explosion de mes sceaux.



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