« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
Marian Cross
Seeds of Destruction
Do I know you ? || PV Liang-Hei Lan

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Mei-Ling Hei
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Ven 21 Sep - 21:01

Mei-Ling Hei

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Liang-Hei Lan

Serais-tu ce cousin perdu ?
« A demain Mei ! Repose-toi bien ! »
« Je n’y manquerai pas, merci ! »

Tu quittes cette petite librairie le sourire aux lèvres, gesticulant doucement pour faire signe à ta collègue. Un au revoir de fin de journée. Il n’est pas si tard mais aujourd’hui, tu es en droit de partir plus tôt que prévu. Tu soupires alors, tenant entre tes mains le prochain livre que tu liras dès ce soir. Tu vois déjà ta soirée se dessiner. Un bon repas puis un moment de détente sur le sofa, devant ta petite cheminée de fortune. Ce logement que tu as trouvé un peu rapidement te convient parfaitement. Ce n’est pas le grand luxe. Tu n’avais pas forcément l’argent pour cela. Mais c’est bien suffisant pour ton petit confort. Et tu te réjouis déjà de pouvoir ouvrir cette œuvre et d’en parcourir les premières pages.

Mais tu tardes à rentrer. Le soleil se couche doucement et au gré de ton chemin, tu peux percevoir cette couleur si attirante qui teinte le ciel. C’est si beau. Tu t’approches du parc, tenant ton livre d’une main contre toi alors que ton autre main te sert de visière. Un léger sourire te gagne. Ce que tu aurais aimé profiter de ce spectacle en famille. C’est si joli. Ta main se baisse légèrement et voile ton regard qui commence à s’assombrir. Voilà que tes souvenirs reviennent et te hantent à nouveau. Ce sourire se transforme en rictus bien amer. Qu’aurais-tu pu faire pour que tout cela n’arrive pas... Hm ? Comme si ta présence aurait pu changer quelque chose. Vu cette scène macabre, l’attaque devait être puissante. Trop puissante pour toi. Dois-tu seulement remercier ce foutu dieu de t’avoir épargné cela ? Non. Tu aurais du être là.

Un râle de frustration t’échappe doucement mais tu essaies de contenir le reste de tes émotions. Il ne faut pas que tu craques ici. Ce pays... L’Angleterre... Il te promet cette retrouvaille tant attendue. Tu trouveras ce que tu es venue chercher et tout ira bien. Tout cela prendra fin. N’est-ce pas ? Tu empoignes ce livre comme s’il était ta seule source de bonheur en cette soirée et tu essaies d’oublier le temps de quelques instants. La soirée se passera bien. Tout ira bien. Tu commences alors à entrer dans ce parc. Une petite balade avant de gagner tes quartiers ne te fera pas de mal. L’obscurité commence à gagner les rues légèrement, encore percée par quelques faibles rayons de lumière. De faibles rayons de lumière qui guident ton regard vers l’avant. Vers... Cette ombre étrange. Pas plus loin de quelques mètres. Une ombre si connue...

« ... Impossible... Pas ici... »

Ton cœur loupe un battement. Les images de cette rencontre sanglante en Corée te reviennent. Tu voulais juste suivre ta voie. Ne pas ressasser ce souvenir douloureux d’un frère qui t’abandonne. Qu’est-ce qu’il fout ici bon sang ?! Ton poing se serre et ton autre main se crispe sur ce livre. Difficile de te contenir. Encore une fois, c’est toi qui réduis la distance qui te sépare de ton cousin et qui lance les hostilités.

« Qu’est-ce que tu fous là ?! Tu me suis, c’est ça ?! »

Ma pauvre enfant. Il faut parfois réfléchir avant d’agir. Shen n’est pas le centre du monde. Tu l’apprendras à tes dépends.



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Liang-Hei Lan
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Mer 26 Sep - 4:58



Qu’on laisse tes contemplations tranquilles…
Assis dans l'ombre d'un arbre, dans un parc en Angleterre - tu ne sais plus dans quelle ville, Londres peut-être ? Bristol ? Oh, qu'importe au fond -, tu profites du calme pour accorder ton attention aux pensées qui se bousculent en toi ces deux dernières semaines. La suite d'événements qui se sont succédés t'ont achevé. Il y a plein de choses qui fusent dans ton esprit, plein de réflexions qui sont nées, plein de choses qui t'ont fait changé. En tête de liste, Khan a retrouvé son amour pour toi même si... hum... tu as quelques désagréments de ton côté. Bon, tu arrives plus ou moins à pallier à ça et il est littéralement hors de question que tu ailles revoir ce crétin de Noé. Ce connard de Noé avec ses modifications de liens. Lui, dès que tu le revois, tu lui balances ton défunt As de Pique pour cinq minutes et tu lui décapites la tête. Merde. En tous cas, à la liste des lieux que tu n'aimes pas, tu as rajouté la Nouvelle-Zélande. ... encore que... Tu as quelques doutes sur le sujet, quand même, mais... hum... non, tu ne veux pas y penser, tu sens que ça ne va que faire empirer ta situation. Putain mais ce Noé... tu lui feras la peau, tu le jures, même si ça n'arrangera en rien ces putains de petits désagréments. Non que ce soit un mal ni de véritables désagréments en soi, c'était juste... hum... TRÈS chiant pour ta mauvaise foi. Ou comment dire qu'il est impossible que tu nies ton amour pour Khan. Impossible. Vu la déclaration que tu lui as faite, tu ne l'as plus nié depuis. Sauf que ce déchet d'ordure de Noé t'a en plus condamné à assumer ton désir pour lui. Et ça c'est quand même beaucoup plus chiant. Déjà parce que te pousser à admettre que cette n-... Non. Non. Noooon, ne surtout pas y penser. Faux. Dén-... Putain de saleté de Noé. Bor.del.de.mer.de. Okay, okay, tu désires aussi Kh-... Non. Ne surtout pas y penser maintenant. Plus tard. Plus tard, c'est même très bien. Connard de Noé...

Tu repenses à ce qui suit dans la liste des choses qui te sont arrivées dernièrement. Meilleur moyen de diversion. Donc, après... tu es devenu Maréchal. ... Oh putain, très mauvaise réflexion. Ça, ça t'a douché d'un côté et de l'autre... bon, évidemment c'est logique que tu sois Maréchal vu à quel point ton Innocence est multi-fonctions et que tu es de type cristallin tout de même - et avec le support du Vatican, difficle d'imaginer qu'il ait pu en être autrement -, en plus du fait que tu es absolument au-dessus du commun des Exorcistes, mais... tu n'as techniquement plus à recevoir d'ordres. Techniquement, même si le Vatican continue de t'en donner et qu'en tant que Maréchal tu as d'autres obligations. Trouver des Innocences, leurs compatibles, ainsi que... enseigner. Voilà. Ça t'a bien changé, ça aussi, tout en nuances bien sûr. Impossible que tu ne prennes pas l'enseignement au sérieux vu combien Maître Kien t'a marqué. D'ailleurs, un truc qui n'a pas changé, ce putain de scientifique fait toujours des siennes. Sale race. Les Innocences aussi, tu les prends au sérieux. C'est l'Innocence. Le Vatican, tu aimerais bien qu'il te lâche la grappe quand même. Quoi, tu te voiles la face ? ... Changement de sujet. Immédiat. Tout cela ne date que des deux dernières semaines donc c'est frais. Changement de réflexion immédiat.

Voyons, si tu pensais à Khan c'est une... non. Mauvaise idée. Tu t'adosses plus confortablement au tronc d'arbre qui doit te supporter depuis une bonne trentaine de minutes et tu décides d'un commun accord avec toi-même de te perdre dans le paysage et dans le coucher de soleil en face de toi. Et un sourire étire tes lèvres. Le calme, simple, voilà longtemps que tu ne l'avais expérimenté... quoique, ce matin-là aussi tu t'étais fait la même réfle-... stop. Coucher de soleil. Tu soupires. Maintenant que tu y penses, tu as aussi retrouvé ton sourire. Troisième événement en tête de liste. Ton sourire où la plupart de tes expressions passent quand ton expression blasée ou hautaine ne suffit pas. À cause de Noés. Tss... Ça, ça t'exaspère. Des Noés qui se montrent utiles, alors celle-là c'est vraiment la pire de tout ce que tu as pu penser ces deux dernières semaines. STOP. Le coucher de soleil, les couleurs magnifiques. C'est bien. C'est même très bien. Tu fermes les yeux et une ligne rouge traverse ta non-vision, une ligne rouge quasiment transparente, très ténue, assez estompée. Voilà que quelqu'un te dérange alors que tu observes et contemples un coucher de soleil et l'ambiance qu'il dégage quand tu y arrives enfin ? Alors là c'est le bouquet. Tu l'ignores purement et simplement se déplacer vers toi, tu ignores le livre qu'elle devrait serrer un peu plus juste pour voir si ses phalanges vont y passer ou pas - même réflexion pour son poing -, et tu te concentres sur les couleurs du coucher de soleil.

Évidemment, l'autre cruche décide me massacrer ça - vu que pour l'ambiance c'est déjà fait - et un sourire moqueur se forme sur mes lèvres. La deuxième femme qui se trompe, bien bien... Après la blondasse, la... violettasse. Surnom aussi dégueulasse que son entrée, d'ailleurs. Et pour ce qui est de ses questions, elle peut se les fourrer dans l'cul que t'y répondrais pas. Mauvaise pensée. Elle peut les bouffer que t'y répondrais pas. Tiens, tu n'aurais pas un peu faim d'ailleurs... ? Tu as carrément soif aussi. Changement de sujet immédiat. Tu soupires et tu te lèves, époussetant tes vêtements et lançant un regard clairement hautain et suffisant à la demoiselle.

- Premièrement, bonjour. Deuxièmement, je vais très bien, merci. Troisièmement, t'es qui au juste ? Quatrièmement, t'as jamais appris à réfléchir au lieu de réagir directement aux apparences ? Cinquièmement, je doute que l'autre moitié de crétin ait mon uniforme.

Ta voix est calme mais aussi hautaine que ton regard et doublement plus incisive.
Aller violettasse, un peu de répondant et de répartie. C'est ton moment pour tenter vainement de briller.

H.R.P:
Pétard, on va y arriver à bien communiquer par mp. XDDD Désolé hein, je navigue souvent d'un compte à l'autre. >< Si tu veux être sûre de m'avoir, envoies-moi un mp sous Liang plutôt. /o/



Merci d'avoir été aussi géniaux. /O/
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Mer 26 Sep - 8:19

Mei-Ling Hei

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Liang-Hei Lan

Serais-tu ce cousin perdu ?
Tu t’énerves. Tu t’énerves à un point que tu n’aurais pas cru possible. Mais constater que tu es complètement ignorée alors que tu t’avances avec la ferme envie de débattre hostilement te met hors de toi. Encore une fois, ce cousin tant apprécié autrefois te tourne le dos et refuse ta présence. S’en est trop pour toi qui, il y a à peine quelques minutes, imaginait passer le plus beau des couchers de soleil en présence de ta famille qui te manque affreusement. Tu te sens si... seule. Et voilà qu’il enfonce le clou ? Alors tu hurles. Sans même réfléchir, tu cries au scandale et tu commences déjà à t’en prendre à celui que tu penses être Shen. Et dieu ce que tu es sûre de toi. Tu aimerais écraser sa tête comme tu écrases ce livre si fermement entre tes doigts. Encore plus quand ce sourire si sournois se dessine sur ses lèvres. Dans ta haine féroce et ton esprit chamboulé par tant de souvenirs qui s’éclatent contre les parois de ton cerveau, tu ne fais même pas attention aux petits détails qui auraient du t’alerter de l’identité de celui que tu crois être ton cousin. Du moins, celui que tu connais. Seul ce sourire t’achève. « Premièrement, bonjour. Deuxièmement, je vais très bien, merci. Troisièmement, t'es qui au juste ? Quatrièmement, t'as jamais appris à réfléchir au lieu de réagir directement aux apparences ? Cinquièmement, je doute que l'autre moitié de crétin ait mon uniforme. » Puis ces paroles si méprisantes. Hautaines. On pourra dire que tu l’as cherché mais tu n’es pas du tout en mesure de te remettre en question. Comme si tu savais le faire si facilement. Alors que ce satané cousin se relève et s’amuse à te snober en jouant de sa main sur ses vêtements, ton coup part. Ce livre que tu maltraites de tes doigts depuis tout à l’heure finit sur le visage de ce soit disant Shen.

« Comment oses-tu me répondre comme ç... »

Arrêt soudain. Ta voix s’étouffe dans ta gorge alors qu’un éclair traverse ta seule pupille visible. Elle s’écarquille puis se dilate alors que tu as un léger pas de recul. L’évidence se dresse enfin sous ton nez alors qu’elle était déjà bien en face de toi dès le départ. L’obscurité gagne du terrain mais ce visage maintenant plus haut que le tien et te surplombant d’une main de maitre est très clair dans ton champ de vision. Il est... différent. Des traits inconnus. Une hétérochromie normalement si distincte actuellement absente. Ce n’est pas Shen. Tout et n’importe quoi traversent ton mental. Plein d’informations. Trop d’informations. Tu te sens comme plantée sur place par la situation la plus improbable qui soit. Et ce n’est que maintenant que les mots que ce sosie a sorti percutent tes tympans. Sacré temps de réaction. Mais ils raisonnent à nouveau comme s’ils venaient d’être prononcés. « T’es qui au juste ? » ... Il ne te connait pas... ? Pourtant, tu ne t’es pas trompé, non ? Il lui ressemblait de si loin. Ça devait être Shen ! Ta pupille reste fixée sur cet homme. Il lui ressemble toujours bon sang ! Il... « L’autre moitié » ... C’est comme si tu repassais en boucle cette réplique cinglante qui te dévoile en fait bien plus qu’une évidence. « L’autre moitié » ...

« Tu... »

... existes vraiment ? C’est ce que tu aurais aimé sortir. Mais le choc soudain d’une réalité oubliée te paralyse. De longues secondes passent mais tout se replace dans ton esprit. Tu n’as jamais eu de détail sur les secrets de la famille mais tu avais bien entendu parler de cette histoire de jumeaux. Mais pour toi, ce n’était pas concret. Des « on dit ». Ce n’était que des histoires. Ce n’était pas possible à tes yeux. Tu l’aurais su si tu avais un autre cousin. On te l’aurait dit ! Et puis cet homme ne peut pas être de la famille. Cette tenue que tu constates avec un retard encore certain t’assure que tu n’as pas un partisan en face de toi. Plutôt même quelqu’un qui va plus t’ennuyer qu’autre chose.

Tu serres bien plus ton poing et c’est à peine si tu déchires la couverture de ce livre tant une frustration violente te prend. Pourquoi tu ne peux t’empêcher de penser que ce malotru a un lien avec Shen ? Pourquoi rien ne tourne rond dans ta famille ? Pourquoi ce lien si fort est brisé de partout ainsi ? Tu ne sais pas si tu dois pleurer ou rire d’un hasard si violent. Tu voulais juste suivre ta voie en Angleterre. C’est tout. Et te voilà probablement en face d’un cousin oublié. Non. Non et non... ! Ce n’est juste qu’un sosie trop peu poli. Rien de plus ! Tu reprends enfin tes esprits en affichant un air plus sérieux, voire froid et mal aimable puis tu ranges ton livre dans ton sac pour éviter de t’acharner sur lui encore une fois.

« Et toi ?! Tu es qui pour me parler ainsi au juste ? Et je réfléchis très bien ! »

Plus le temps passe, plus tu sais qui il est. Mais tu n’as pas de certitude. Ou tu te voiles la face. Tu ne veux pas croire des paroles balancées en l’air il y a de ça des années. Shen n’a pas de jumeau. Tu l’aurais su... Pourtant, si tu poses cette question, c’est que quelque part, tu attends cette réponse qui mettrait les points sur les i tout de suite. Même si tu digèrerais très mal la situation au vu de comment se présente les choses.



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Mer 26 Sep - 8:31



Qu’on laisse tes contemplations tranquilles…
Tu épousssètes tes vêtements, la poussière est particulièrement perverse à nettoyer, et tu n'attends pas la réponse de violettasse ; déjà que les Exorcistes avaient du mal à se montrer utiles, tu ne vas pas espérer qu'un non-compatible le soit. Tu t'apprêtes à te détourner mais, au lieu de ça, tu prends un livre dans la figure. ... Quoi ? Elle ose balancer un livre sur ton si magnifique visage ?! Tu la laisses ramener le livre vers elle, ayant le réflexe de reculer d'un pas pour ne pas qu'un malencontreux coup de ta part ne fuse, même s'ils sont magnifiques et toujours mérités. Ayant croisé tes bras dans ton dos en serrant ton poignet droit de ta main gauche avec une force sans noms, tu es à littéralement à un cheveu de mettre un coup de pied sauté dans la tronche de cette impudente qui se met en plus à parler mais son arrêt brutal te dissuade de rendre son coup. Inutile d'aggraver la situation. Enfin, pas l'actuelle, celle qui te tombera sur la gueule si le Vatican apprend que tu as brutalisé une violettasse, toute violettasse qu'elle soit. Tu te résignes alors à respirer calmement et contrôler ton inconscient pour ne pas activer impunément ton Innocence, ne te rendant ainsi pas compte que tu as tellement serré ton poignet droit que toute ta main droite est désormais engourdie. Ah si, tu t'en rends compte. Tu soupires. Elle allait poser quoi comme question con, sinon ? Tu te redresses en boisant ton regard bichromatique dans le sien. Ah oui. Tu as ce qu'elle a dit en tête et tu peux aisément en deviner la fin, même si elle s'est arrêtée avant de la prononcer. La magie de l'intelligence sublime que tu possèdes, voilà tout.

- Quelle question. J'ose tout, tu réponds, aussi hautain et suffisant que ne le sont ton sourire ou ton regard.

Et c'est quoi cette incrédulité et cette surprise dans le sien ? Elle est si désolée que ça d'avoir failli casser ton nez ? C'est trop tard pour que tu penses à lui pardonner. Comme si tu avais déjà pardonné à quelqu'un, de toutes façons... Et pourquoi elle t'observe que maintenant ? Elle a décidément un train de retard - inutile, au passage, mais totalement prévisible venant d'une violettasse inutile de base - et le mot qu'elle sort en suivant te fait arquer un sourcil moqueur, alors que tu penches adorablement ta tête de côté. Avec une putain d'envie de lui balancer son livre à la gueule qui te démange.

- Oui, je quoi... ?, relances-tu d'une voix hautaine, se chargeant de mépris quand tu constates sa soudaine paralysie.

Eh bien, au moins tu sais pourquoi les non-compatibles sont aussi inutiles et abrutis. Déjà que certains compatibles cachent leur utilité sous des monticules d'inutilité... Tu soupires grassement, gardant le livre dans ta main gauche. Tu la vois serrer son poing et ce constat te fait sourire. Aaaah... Elle s'en veut ? Enfin une réaction normale ! Encore que, il aurait mieux valu une réaction sensée vu que la normalité est inutile mais voilà un détail qu'elle ne pourra jamais concevoir - et déjà elle ne lit pas dans ses pensées alors tout va bien. Son soudain air froid et peu amène te fait ricaner. Mentalement, bien entendu. Un peu trop tard pour jouer aux dures, violettasse. Ta propre expression est devenu calme, bien qu'une lueur de mépris teinte subtilement ton sourire et qu'une étincelle hautaine n'allume ton regard. Elle range son livre dans son sac ? Boarf, détail, tu n'as qu'à brûler son sac entier. Et elle te demande qui tu es en plus ? À quoi lui sert son observation de tout à l'heure si elle n'est même pas foutue d'être vraiment observatrice ? Il portait l'uniforme de Maréchal, son identité est donc évidente. Mais quelle crétine... violette, qui plus est...

- Si c'était le cas tu ne m'aurais pas interrompu en pleine contemplation d'un coucher de soleil.

Voilà. Ta réponse est calme, dite sur un ton posé qui ne cache pas le mépris sous-jacent qui dégouline de tes mots. Tu ponctues ta phrase d'une expiration nasale méprisante. Et elle prétend savoir réfléchir avec ça... Tu te tournes ainsi à moitié, t'adossant à l'arbre désormais derrière toi, pour pouvoir la surveiller du coin de l'oeil et attendre l'occasion de lui rendre la pareille sans que le Vatican ne puisse te reprocher quoi que ce soit - tu es conscient du nombre d'espions qui doivent suivre tes faits et gestes en ce moment - et aussi pour pouvoir continuer de contempler ce coucher de soleil. Pourquoi tu le contemples déjà ? Ah oui, pour éviter de penser à Kh-... Magnifique coucher de soleil, en effet, une magnificence colorée à l'état pur. Seuls tes yeux se dirigent vers ceux de la violettasse, le reste de ton corps ne bouge pas. Le calme est une stratégie que tu sais manier, comme celle de moduler tes émotions afin que les vraies ne se voient pas.

- ... et tu saurais répondre aux questions qu'on te pose, aussi, termines-tu calmement.

Avec le même mépris sous-jacent.
Et merde, elle est qui pour t'interrompre ?!



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Jeu 4 Oct - 22:47

Mei-Ling Hei

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Liang-Hei Lan

Serais-tu ce cousin perdu ?
Tu y es allée un peu fort, non ? Frapper un inconnu comme ça sans même te contenir. Voilà qui est bien brutal. Ah mais non. A tes yeux, ce n’est pas un inconnu. C’est Shen. Et là, il te méprise comme la dernière fois. Il refuse ta présence. Il se montre toujours aussi hautain et ne veut décidément pas se souvenir de toi ni même arborer ce comportement si fraternel qu’il avait autrefois. Alors ce coup était mérité. Mais c’est parce que tu pensais sincèrement que c’était ton cousin. Sauf que là, tu commences sérieusement à douter. Tu es stupéfaite. Tu te rends compte qu’il ne s’agit pas de la personne que tu croyais. Tu le sais et pourtant, tu nies en bloc. C’est Shen. Ça doit être Shen ! Ton esprit est embrouillé. Cet homme te répond mais tu ne fais guère attention. Tout ce que tu fais maintenant c’est fixer ce regard qui te toise et te fait comprendre clairement que tu n’es pas la bienvenue. En même temps, il ne fallait pas espérer mieux après avoir balancer ton livre en plein milieu de ce visage.

Tu aimerais répondre. Ne pas te laisser avoir et reprendre toute ta contenance mais tous ces détails que tu te remémores prennent le dessus. Tu es figée. Tu t’annonces quasiment perdante en te comportant ainsi mais tu ne peux vraiment pas bouger. Tu réfléchis de trop. Tu te perds. Tu te dis et tu te persuades qu’il s’agit de Shen mais tu sais bien que ce n’est pas lui. Tu bégaies un pauvre mot qui n’a que pour seule réponse des mimiques de foutage de gueule et un « Oui, je quoi... ? » rempli de haine. Tu fais un léger pas en arrière. Ce ton et cette méchanceté si soudaine provenant de ce sosie te paralyse bien plus et te peine quelque part. Non. Ça te perce carrément le cœur.  Parce que tu réalises que tu as en face de toi ce jumeau qui est vraiment réel et qu’il n’en est pas autrement. C’est lui. Et il ne te porte pas plus que ça dans son cœur. Sans compter qu’il est un Exorciste au vue de sa tenue. Pire encore... Un Maréchal. Un pincement violent aux tripes te prend. Tu n’étais pas prête à apprendre ça ni à encaisser une telle information. Perdre Shen a été très dur  mais si ce que tu supposes est vrai, alors tu as un autre cousin qui, de toute évidence, te haïra bien plus que l’autre. Qu’as-tu fait pour que ta famille soit autant brisée... ? Tu voudrais hurler ou même crier mais au lieu de ça, c’est la colère qui prend le dessus.

« C’est pas la peine de me répondre comme si j’étais une demeurée ! Tu te prends pour qui ?! »

Tu fais la dure maintenant mais en réalité, tu te sens détruite au fur et à mesure. Tu aimerais avoir tort mais les faits sont là. Alors tu veux savoir qui il est. De sa bouche. Tu veux l’entendre. Comme s’il allait te dire que tu te trompais et que non, il n’a rien à voir avec ta famille ni même avec ton cousin tant aimé auparavant.

« Si c'était le cas tu ne m'aurais pas interrompu en pleine contemplation d'un coucher de soleil. »
« J’en ai strictement rien à foutre de ton coucher de soleil ! Tu comprends ça ?! Je m’en fous royalement ! Je veux savoir... qui tu es ! »

Alors que ce Maréchal est calme, toi tu t’excites comme une puce. Voilà bien ton problème. Tu ne sais pas gérer tes émotions quand elles prennent le dessus et c’est là une faille magnifique que tu offres à ton interlocuteur. Mais tu n’aimes pas ce dédain ni même cette haine qui se fait sentir. La tienne est forte mais tu ne veux pas que lui te haïsse ainsi. Ce n’est pas assez d’un seul ? « ... et tu saurais répondre aux questions qu'on te pose, aussi. » S’en est de trop. Voilà encore qu’il te tourne le dos pour profiter d’un arbre et se poser. Tu ne veux pas qu’il se pose ni même qu’il remette tes capacités à répondre ou autre en question. Tu veux qu’il te dise qui il est et pourquoi est-ce qu’il porte ce vêtement...

Tes jambes tremblent. Tu baisses un instant le regard pour contempler le sol et tenter de réfléchir comme il faut. Analyser et trouver une répartie plus intelligente. Mais tu ne peux pas. Ta famille est bafouée alors comment peux-tu seulement rester calme ? Tes doigts se serrent bien plus et finalement, tu finis par quitter ton point d’ancrage pour venir te placer face à ce petit effronté qui, rappelons-le, a été emmerdé le premier par ton comportement trop catégorique. Ton regard devient tout aussi haineux que celui qui te considère de haut. Tes doigts tremblants deviennent soudainement fermes et attrapent ce col placé bien plus haut que ta tête. Mais tu t’acharnes avec violence, au point de lui en décrocher la tête de son tronc.

« Tu sais quoi ? T'es aussi méprisable que ton fr... »

Ton frère ? C’est ce que tu allais dire mais faut-il réellement dire cela ? Tu ne sais rien. Aucune preuve tangible si ce n’est cette ressemblance frappante. Tu hésites. Tu serres se col plus fort comme pour te décharger d’une douleur pénible à évacuer. Tu retiens ton chagrin mais ton seul œil visible brille. Oh non, tu ne vas pas pleurer. Cette larme qui vient n’est que synonyme d’un surplus de colère que tu ne peux plus maitriser.

« ... que cet imbécile... ! J’ai tout donné pour une famille qui m’a laissé tomber ! J’ai pourtant fait les choses bien ! Et vous... Vous me regardez comme si j’étais méprisable ! »

Méprisable ? Mais tu l’es actuellement, il ne faut pas se voiler la face. Tu sors ces mots mais ce n’est pas cet Exorciste qui va forcément les comprendre. Ce n’est pas lui qui t’a rentré dans le lard. Tu n’es même pas sûr qu’il s’agisse de ce jumeau caché. Pourquoi parles-tu ainsi alors ? Et pourquoi agis-tu ainsi. Ah oui. Tu cherches à évacuer. Parce que tu es maintenant sûre de ne pas te tromper.

Magnifique coucher de soleil que tu espérais en famille, hein ?



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Dim 7 Oct - 11:20



Qu’on laisse tes contemplations tranquilles…
Tu lui lances un regard hautain, méprisant. Comment ça, tu te prends pour qui ? Tu te prends pour ce que tu es, contrairement à elle. Qu’elle commence à regarder son propre cul avant de s’occuper de ceux des autres et qu’elle n’essaie même pas de s’occuper du tien. … Mauvaise image, très mauvaise image. Le coucher de soleil, donc. Magnifiques couleurs, actuellement dans ton dos mais ce n’est qu’un détail, ambiance relaxante et apaisante avec une autre furie qui inonde ta vision d’un violet glycine immonde. Toi qui apprécies cette teinte en temps normaux, tu ne t’étonnes même pas que violettasse ait réussi à la n-… bousiller en beauté. Pour te hurler dessus alors que tu es juste à côté. Tu soupires et un calme olympien se peint sur ton visage ; elle t’a carrément blasé là. Tu aimerais bien l’ignorer mais ta synesthésie ne te le permet pas. Tu vas te décaler et t’installer contre un tronc d’arbre, lui donnant ainsi ton magnifique profil. Il est hors de question que tu tournes le dos à violettasse, tu préfères la surveiller du coin de l’oeil. Et elle n’avait pas intérêt d’essayer de coller son livre sur ton visage à nouveau, sinon tu lui exploserais la gueule. Purement et simplement. Quoi, pas d’avertissements ? Tu as l’impression que tu ne fais que lui en balancer. Saleté de Vatican. Tu passes une main dans tes cheveux avant de flanquer profondément tes deux mains dans les poches externes de ta veste. Le coucher de soleil, donc. Magnifique, apaisant, aux couleurs exceptionnelles et sub-…

Tu lui lances un regard complètement blasé. Et exaspéré. Elle va finir par la mettre en veilleuse ou il faut que tu lui arraches la langue et les cordes vocales ? Ou se montrer aussi silencieuse qu’elle n’est immobile. Tu la vois baisser son regard et une étincelle de mépris passe dans tes yeux. Faible. Elle est faible. Vaine, inutile. Et totalement irréfléchie. Le manque de réflexion peut être une force, comme chez Kh-… non. Mauvais exemple. Ne pas penser à ce…lui-là. Une force comme chez… Ambroise… ouais non, là c’est un mauvais exemple tout court. Ambroise réfléchit trop, lui a le problème inverse. Un soupir blasé franchit tes lèvres et tu avortes ta pensée. Merde, elle est inutile de toutes façons. Penser à trouver des comparaisons à une violettasse… aucun intérêt. Tu la vois se planter devant toi et ancrer toute sa haine dans le regard qu’elle te destine. Tu soutiens calmement son regard, un sourire émergeant aux coins droits de tes lèvres. … Très faible. Tu la laisses s’emparer de ton col, la regardant de haut au sens propre comme au sens figuré. Alors gamine, on a perdu sa langue ? Elle commence à te parler, s’interrompant d’elle-même en te faisant rire avec une légèreté inédite venant de toi. Même si ton sourire en coin fait passer ton rire pour un ricanement qui a été simplement soufflé hors de ta bouche. Toi, aussi méprisable que ton frère ? C’est vrai qu’une part de lui était clairement un crétin mais… l’autre part était définitivement très intéressante. Contrairement à elle qui était tout simplement inutile. Et c’était là une insulte pour le ‘simplement’.

- Auquel cas tu devrais retourner vivre dans le manteau de la Terre., répliques-tu calmement.

Après avoir été en furie, une colère indicible pendant tu-ne-sais-combien de semaines à cause de ce… putain tu hais l’Amérique. Et les roux. Bref, après ce passage de ta vie, ta propension à t’énerver a drastiquement baissé et tu t’es découvert un calme que tu ne connaissais pas avant. Ou, du moins, pas dans de telles circonstances. Elle coupe tes pensées en te faisant froncer légèrement les sourcils, violettasse de merde couper tes pensées était un crime, et finit sa phrase avortée prématurément. Bien, bien… un peu plus d’inutilité pour relever un peu, peut-être… ? La suite de ta phrase te fait éclater de rire. Elle a tout donné pour sa famille ? Et en quoi ça te concerne, au juste ? Tu ne fais pas partie de sa famille. Ta famille, c’est Fou, Bak et Khan. Pas de violettasse débile et inutilement vaine dedans. Tu t’empares d’une zone de son avant-bras, proche de son poignet, et d’un mouvement sec tu lui fais lâcher prise tout en assénant le tranchant de ta main dans le sien pour plier son coude et lui renvoyer sa propre main au visage. Le tout avec une rapidité confondante. Tu te penches alors vers elle, calme. Là, tu es simplement calme. Seule ta voix suinte d’un sarcasme dégoulinant.

- Ta famille ? Je n’en fais pas partie. Tu donnes tout en écrasant ton livre aux visages d’inconnus et tu t’étonnes d’être méprisée ? Surprenant. Tu réponds pas aux questions qu’on te pose et tu t’estimes en droit d’exiger des réponses aux tiennes ? C’est tout bonnement méprisable. Et, au passage, hurler sur des passants ne les convaincra pas de t’écouter. Gamine., lances-tu avec ton sourire en coin.

Tu te recales contre ton arbre, cette fois en t’asseyant et en adossant ton dos au tronc derrière toi. Méprisable. Tout bonnement méprisable. Même Ambroise l’est moins qu’elle en cet instant, et franchement faut le vouloir pour être plus méprisable que lui. Parce qu’il a élevé les standards de la méprisabilité très haut, le sale hurleur hyperactif. Enfin. Tu tapotes un bout de terre près de toi pour lui intimer de s’asseoir, et si elle ne le fait tu comptes tout simplement l’ignorer. Ou du moins, oublier que tu la voies, oublier ce qu’elle peut te dire. D’une voix calme, tu reprends après quelques secondes de silence.

- Reprenons. T’es qui au juste ?



Merci d'avoir été aussi géniaux. /O/
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Mei-Ling Hei
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Hier à 21:10

Mei-Ling Hei

&

Liang-Hei Lan

Serais-tu ce cousin perdu ?
C’est probablement une guerre assez débile qui se passe. C’est, dirait-on, à celui qui montrera le plus de mépris et de suffisance à l’autre. Et toi, au lieu d’y réfléchir sérieusement, tu baves ton venin qui est bien inefficace. Mais la haine te ronge. La tristesse. La rancœur. Un peu de tout. Alors il est bien difficile pour toi de contrôler quoi que ce soit. Tu fais presque peine à voir car en temps normal, tu n’es pas aussi extrême dans ton laisser aller. Tu sais réfléchir et tu n’es pas débile. Même Shen n’a pas eu droit à autant de non contrôle. Ah oui. Vous vous êtes entretués. Mais avec plus de... calme. Là c’est différent. Tu n’acceptes juste pas la situation au point d’avoir très mal. Trop mal. Le sujet de la famille est si délicat que tes moyens, tu dois bien l’avouer, tu les as complètement perdu. Et ce... cousin en profite bien. Mais on ne peut pas dire qu’il n’a pas raison. Après tout, c’est toi qui as attaqué en premier.

Mais voilà qu’il te tourne le dos. Du moins presque. Et tu ne peux pas résister à l’envie de continuer ce débat inutile. Tu aurais pu en profiter pour commencer à te calmer et réfléchir. Aborder cet homme plus conventionnellement en cherchant poliment à savoir qui il est réellement. Mais tu n’y arrives pas et tu sors encore les crocs. Des crocs qui sont une nouvelle fois brisés. Parce que celui que tu prenais pour ton cousin -enfin... c’est ton cousin... mais on se comprend ?- te rit bien au nez. Alors que tu sors tes mots de violence avec conviction, lui il te toise encore plus et ce sourire en coin n’est juste qu’une traduction de son indifférence à ton égard. Enfin... Indifférence oui mais sans oubli de te répondre comme il se doit. « Auquel cas tu devrais retourner vivre dans le manteau de la Terre. » Tu ignores tout. De quel droit il te parle aussi calmement comme s’il se fichait de tout ? Tu continues de cracher sur lui mais ton œil s’écarquille alors. Et puis un mouvement soudain et un claquement sur ton propre visage.

« Aïe... ! »

Ce n’est pas forcément la main sur ton visage qui te fait mal mais bien le mouvement qui a engendré ce geste. Ta cible lâchée, tu la regardes avec un soudain étonnement, tes doigts sur la zone frappée de ton visage. « Ta famille ? Je n’en fais pas partie. Tu donnes tout en écrasant ton livre aux visages d’inconnus et tu t’étonnes d’être méprisée ? Surprenant. Tu réponds pas aux questions qu’on te pose et tu t’estimes en droit d’exiger des réponses aux tiennes ? C’est tout bonnement méprisable. Et, au passage, hurler sur des passants ne les convaincra pas de t’écouter. Gamine. » Ton cœur loupe un battement. Ce regard et ce ton finissent par te rendre malade. Ta colère est forte mais il arrive un point où ça finit enfin par percuter tes tympans. « Ta famille ? Je n’en fais pas partie. » C’est presque tout ce que tu retiens et ce sont bien ces quelques mots qui font que tout à coup, tes bras t’en tombent et que tu recules de quelques pas. Ton œil sidéré ne lâche pas cet homme qui s’écarte à nouveau pour s’asseoir. Et... Il te fait signe de venir ? Après ce qu’il t’a dit ?

« Reprenons. T’es qui au juste ? »
« Tu ne veux pas répondre à mes questions... Pourquoi je répondrais à la tienne ? »

Ta réponse est prononcée avec des mots anormalement calmes tout à coup. Comme si de la colère intense, tu passais à la déception la plus sereine qui soit. Tu te retournes vivement. Ce geste, t’invitant à t’asseoir près de lui, tu l’ignores. Tu ne veux pas t’asseoir près de lui. On pourrait croire que c’est un comportement insistant pour continuer ce petit duel. Tu aurais d’ailleurs pu répondre ainsi pour continuer à nier en bloc afin de toujours rentrer dans le lard de ce type. Mais en réalité, ton calme revient doucement. Tu crispes encore tes doigts sous un dernier spasme de frustration mais la peine t’a complètement gagné. Dire qui tu es ne te semble plus vraiment important maintenant. Veut-il réellement le savoir ? Et même si c’était le cas... En tiendra-t-il compte ? Vu que pour lui, il n’a aucune famille autre que celle de l’ennemi.

Tu fais quelques pas pour partir mais tu t’arrêtes. En fait, c’est débile, n’est-ce pas ? Parce que tu ne veux pas partir finalement. Tu veux tirer tout ça au clair. Mais comment ? Tout a été dit, non ? Jamais tu n’as perçu autant de haine émanant de quelqu’un. Quelqu’un qui n’a, de toute évidence, plus rien à voir avec ta famille. Un soupir t’échappe. Tu penses comme si c’était acquis et qu’il s’agissait vraiment de ton cousin mais encore une fois, tu n’as aucune preuve. Tu fais alors demi-tour et tu viens t’asseoir près de lui, posant à peine, ton dos contre l’arbre. Ton regard est rivé en face de toi. Tu ne prends pas la peine de regarder celui sur lequel tu viens de te lâcher un bon coup.

« Mon identité n’est pas importante. Je t’ai juste confondu avec quelqu’un et je me suis emportée. Ça arrive de se tromper. »

Tu t’es certes trompé en croyant voir Shen mais tu sais au fond de toi que cet homme est ce cousin perdu qui a fait naitre des discussions étranges et vagues au sein de la famille il y a de ça de nombreuses années. La ressemblance est trop frappante et surtout, tu as cette étrange sensation que tout ça n’est pas un hasard. Mais tu n’as plus envie de débattre sur la question maintenant. Maintenant que tu t’es calmé, les choses commencent à se placer dans ton esprit. Comment quelqu’un qui ne t’a jamais vu, qui n’a jamais vu sa réelle famille puisqu’il a été enlevé à cette dernière, aurait pu seulement adhérer à tes propos ? Ou seulement y croire ? Ou mieux... Juste les comprendre ? Un sourire blasé étire le coin de tes lèvres alors que tu agrippes tes genoux repliés de tes mains. Ton regard est toujours rivé vers ce coucher de soleil qui devient très amer. « Ta famille ? Je n’en fais pas partie. » Ces mots percutent encore tes tympans et sont de plus en plus difficiles à avaler.

« Je t’ai pris pour mon cousin. Vous vous ressemblez beaucoup. »

Tu parles comme si tu acceptais t’être trompée. C’est dur de te mentir à toi-même. Surtout quand tu es persuadée que... Enfin bref. Tu finis par tourner le regard mais tu ne cherches pas à croiser les iris de ton interlocuteur. Tu regardes juste avec dédain son vêtement. Un vêtement qui traduit bien le fossé qu’il y a entre vous.

« Mais en effet. Tu ne fais pas partie de ma famille. Nous n’avons pas... les mêmes idéaux... »

Shen ne les a pas non plus. En fait, tu es bien seule à les poursuivre, ces idéaux. Et même si tu voulais en discuter avec ce crétin juste à côté de toi, ce ne serait que perte de temps. Allez faire accepter à un dévoué de changer de religion. Vous voyez le truc ?



Mei - Fidèle partisane
« Where's my family... ? » × by lizzou.
Mei-Ling fait son caprice en #5b238c

Je suis aussi : Yû Kanda - J. Ezechiel Lawrence - Wolfgang A. Mayer - Aloïs Crane

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