Pourrez- vous vous en échapper ?
 
Les griffes de la mort se referment sur vous. Tous les regards se tournent vers un seul homme ; un frère, un traître, un musicien, pour certains un guide… Alors que l’Ordre Noir et les Noés cherchent à le capturer pour en faire un allié ou une victime, une nouvelle menace fait son apparition, bien déterminée à protéger ce destructeur à coup de tours et de sorts…
Les nouveautés
9 SEPTEMBRE 2017 : Ouverture du Forum
19 JANVIER 2018 : Lancement du premier Event-Intrigue
21 OCTOBRE 2018 : Lancement du second Event-Intrigue
1 JANVIER 2019 : Changement de thème
Rumeurs
• Il paraît que durant la nuit du 30 Décembre, la ville de Canberra a mystérieusement explosé avant d'être tout aussi mystérieusement reconstruite. Illusion collective ?


Les rumeurs sont à prendre en compte in-rp. Si vous avez des idées de rumeurs, vous pouvez les envoyez par mp ici.
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Partners in crime [PV Kale]

D Gray Man - Seeds of destruction :: Le Monde :: Europe
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Sam 29 Sep - 1:06



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Je déposai délicatement ma plume sur la table et pliai convenablement le morceau de papier sur lequel je venais d’écrire, le tendant ensuite à un coursier en lui demandant de le faire parvenir immédiatement à une adresse donnée. Celui-ci se détourna de moi après s’être incliné et disparu en courant de la pièce. L’ai serein, j’attrapai ensuite ma veste et passai également la porte d’un pas tranquille, mais jubilant intérieurement en imaginant la suite des événements.

Sortant de ma demeure, une résidence secondaire, je pris ensuite ma monture et galopai jusqu’à un chateau de taille moyenne se trouvant à une vingtaine de minutes de là, non loin de la frontière Allemande. Je mis pied à terre, restant toutefois près de mon équidé. Les yeux brillants, je fixais la porte du château, pour le moment fermée, et me remémorais en voyant le coursier ressortir par les grandes portes ce que j’avais écrit un peu plus tôt dans cette fameuse missive.

«  Cher ami,

Comment allez-vous, depuis notre dernière rencontre ?
J’espère que vos récoltes sont bonnes, et que votre femme et vos enfants se portent bien.
Pour ma part, tout ira parfaitement bien d’ici une dizaine de minutes.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Dix minutes est la durée que j’ai estimée nécessaire à votre extermination pure et simple, et tout naturellement celle de votre famille par la même occasion.
Inutile de vous préciser pourquoi, cher ami, vous avez joué à un jeu en nous trahissant et avez perdu.

Sur ce,
Bonne chance à vous, et attendez moi bien sagement. 

Klaus Moriarssen. »


Avais-je été clément en les prévenant et en leur retirant ainsi le peu de temps de paix et d’insouciance qu’il leur restait ? J’espérais bien que non, tout comme j’espérais les voir prendre leur si belle diligence et tenter de m’échapper. D’après mes estimations, leur première destination serait l’Allemagne. Peut-être penseraient-ils que je ne les poursuivrai pas derrière la frontière, mais c’était au contraire là-bas que tout commencerait réellement. Mon camarade les cueillerait là-bas, sur ses terres, tandis que je les empêcherai de faire marche arrière. Ahh… qu’il était beau de jouer avec l’espoir de mes victimes.

À peine trois minutes plus tard, la diligence quitta la demeure et je me mis à leur poursuite après avoir mis feu au château, leur signifiant immédiatement ma présence. J'avais pris pour habitude, depuis des centaines d'années à présent, de brûler les biens des traitres, ceci afin de m'approprier leurs terres et de leur offrir une renaissance totale.  Ils n’allaient pas aussi vite que moi, mais je décidai de garder mes distances et d’au moins atteindre mon cher ami de l’Augure, histoire d’ajouter un peu de suspens à toute cette histoire. Il s'agissait d'un bon lot, et sous la peur, je soupçonnais ces personnes de vouloir se défendre au dernier moment, ce qui rendrait très certainement les choses plus amusantes. Eux, en train de faiblement tenter de sauver leurs misérables vies... Vendrait-il sa famille pour tenter de nous amadouer, ou bien se sacrifierait-il ? J'avais hâte de connaître toutes ces réponses.

Environ une demie-heure plus tard, ils traversèrent la frontière Allemande, et de part ma position, je gérai leur trajectoire à souhait, les menant au coeur d’une forêt dans laquelle les roues de leur diligence ne feraient pas long feu. Pendant le trajet, bien que les surveillant du coin de l'oeil, je profitais également du paysage, de bonne humeur et tentant de ne pas laisser pour impatience prendre le dessus.



   

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Kale Ikaia
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Jeu 11 Oct - 14:46
Erreur de calibrage
J'ai parfois l'impression que lorsque l'on choisit une voie, il devient impossible de s'en détourner quoi que l'on fasse. Par exemple, ce matin je me promène tranquillement dans les rues de Berlin, je fais mon marché, j'achète fruits, légumes, viandes, poissons et bières. La journée est splendide pour un mois de Novembre, j'ai pu faire la connaissance de ma descendante bon gré, mal gré. Mon entreprise tourne à plein régime et mon activité parallèle est florissante. Je me dis que je vais prendre une journée de repos pour regarnir mon garde-manger et comme par hasard un homme vient m'accoster.

- Monsieur Ikaia ?
- Et vous êtes ?
- Je suis envoyé par le seigneur Moriarssen. Il souhaite vous transmettre une invitation.
- Une invitation ? Donnez moi ça.


L'homme me tend une lettre manuscrite que je déplie et parcourt rapidement. Oh, une invitation intéressante s'il en est. Cela fait bien longtemps que lui et moi n'avons pas travaillé ensemble et je dois admettre que son grain de folie me manque de temps à autre. Je replie le morceau de papier et le glisse dans la poche intérieure de mon manteau.

- Une invitation tentante que j'accepte avec enthousiasme.
- Mon maître en sera ravi.
- Je n'en doute pas.


Je récupère mes courses et me dirige vers ma cache sans un mot de plus pour le coursier qui a, de toutes manières, déjà disparu. C'est bien ce que je dis, on essaye de faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire comme faire ses courses, et le naturel vous rattrape aussi sec. Enfin je ne vais pas m'en plaindre. Quand on aime on ne compte pas. Surtout quand c'est demandé avec les formes comme c'est le cas ici. Direction, la frontière germano-danoise donc.


--------------------------------------------------------------------------


Me voilà à la frontière quelques heures plus tard, à l'endroit convenu. J'observe les alentours, c'est effectivement l'endroit rêvé pour un piège. Je m'attelle donc à la tâche sans plus attendre. J'installe un câble en travers de la route avec un fil de détente pour pouvoir entraver les pattes des chevaux, les faire tomber et mettre un terme à l'échappée de notre cible. Cependant, après plusieurs minutes passées à me débattre avec le mécanisme de détente, je ne parviens toujours pas à la calibrer de manière convenable. Pour une raison qui m'échappe, le mécanisme semble grippé. J'entretiens pourtant toujours mon matériel. Je m'évertue pendant un trop long moment car je fini par entendre un bruit de cavalcade au loin. Bon sang ! Ils arrivent et je ne suis pas prêt. Je force sur le mécanisme pour le débloquer.

- Allez, débloque toi saleté de détente !

Le mécanisme fini par céder sous mes assauts répétés et je m'empresse de le calibrer correctement. Je me recule ensuite derrière les fourrés quelques secondes à peine avant de voir apparaître l'attelage. Le timing était vraiment serré. La voiture se précipite droit dans la gueule du loup et les chevaux déclenchent le fil de détente. Pourtant, je comprend que quelque chose ne va pas quand j'entend le mécanisme se déclencher. J'ai probablement dû le briser en forçant car le câble, au lieu de se tendre au niveau des pattes des canassons, remonte à une vitesse phénoménale et sectionne les têtes des deux chevaux de tête, ce qui provoque l'effondrement de l'attelage et l'arrêt brutal à pour effet de catapulter la voiture par dessus l'attelage. Celle-ci atterri sur le toit dans un bruit de choc et de bois brisé. Un silence de mort remplace les bruits de fracas et je sors des fourrés pour observer l'ensemble de mon oeuvre. Eh bien c'est un résultat pour le moins surprenant. Je me retourne pour voir arriver mon partenaire et je lui offre un sourire et une parodie de révérence lorsqu'il arrive.

- Bonjour Klaus. C'est le genre de rencontres que j'adore. Tu me connais décidément trop bien. Je désigne le capharnaüm derrière moi. - J'avais prévu de faire tomber l'attelage mais, comme tu peux le voir, le résultat a été légèrement plus... Aérien.

Je pars d'un grand rire en repensant au vol plané de la diligence. Je me doute que quand Klaus m'a demandé d'intercepter ce véhicule, il ne pensait pas à ce genre de démonstration mais bon avec le peu de temps que j'ai eu et les problèmes d'ordre mécanique, j'ai fait ce que j'ai pu.

- Ça me fait plaisir de te revoir. Comment vas tu depuis tout ce temps ? Ça fait longtemps que nous n'avons plus travaillés ensemble.
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Mer 17 Oct - 21:43



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Je suivais désormais la diligence dans cette charmante forêt depuis une dizaine de minutes et commençais à m’impatienter. Il me tardait de plus en plus d’entendre cette bande de lâches me supplier vainement. J’étais sûr et certain que mon vieil ami répondrait positivement à mon invitation et ne tarderait pas à ce montrer. De manière originale comme il savait si bien le faire, je l’espérais… Mon invitation était arrivée un peu tardivement, mais le timing devait être bon.
Un léger sourire se dessina sur mes lèvres alors que je vis de loin la diligence se retourner. Voilà une manière fort originale d’arrêter des fuyards !
Je vois mon camarade en train d’admirer la catastrophe qu’il venait de causer. Il m’adresse un sourire amusé.

« Bonjour Klaus. C'est le genre de rencontres que j'adore. Tu me connais décidément trop bien. J'avais prévu de faire tomber l'attelage mais, comme tu peux le voir, le résultat a été légèrement plus... Aérien. »

Je laissai échapper un rire franc, celui-ci se joignant à celui de mon frère de l’Augure. Oui Kale, je ne te connais que trop bien concernant ce genre de petits plaisirs. Je m’approche de lui et vois de manière plus précise l’étendue des dégâts. Le sang des bêtes se répandait peu à peu sur le sol, décorant notre nouveau terrain de jeu de la meilleure façon. À vue d’oeil, j’imaginait que les occupants de la diligence étaient un peu secoués, mais bien heureusement en vie. Quelle serait la partie amusante, sans eux ? Détruire des corps déjà froids était vraiment l’une des choses les plus ennuyeuses qu’il soit.

— Heureux de te voir. Je savais que ma petite surprise te mettrait de bonne humeur. Je n’ai rien interrompu d’important, j’espère ? Ah, j’appellerai cela de l’art, cher ami. J’aurais aimé voir ce vol de plus près.

Je n’avais jamais imaginé qu’un tel piège serait assez puissant pour décapiter ainsi deux chevaux et renverser une voiture. Mais rien ne vaut quelques imprévus de ce genre ! Ça, nos invités ne s’y étaient pour sûr pas attendus.

«  Ça me fait plaisir de te revoir. Comment vas tu depuis tout ce temps ? Ça fait longtemps que nous n'avons plus travaillés ensemble. »

Il était vrai que nous n’avions plus réellement eu l’occasion de chasser ensemble ces derniers mois, sans doute car tout le monde s’était tenu tranquille, et que nous avions été un peu occupés chacun de notre côté. Enfin, nous étions là à présent, et il me tardait de faire couler un peu de sang de traitre.

— Je me porte pour le mieux, bien que nos parties m’ont un peu manquées. Et de ton côté ?

Les amabilités faites, nous pouvions passer aux choses intéressantes : c’est à dire terrifier nos victimes avant de les tuer. Je m’approchais lentement de la voiture retournée. Aucun bruit n’en était sorti depuis que nous étions arrêtés, j’en déduisais donc que la famille faisait mine d’être inconsciente ou morte pour échapper à leur sort. Mais ce genre de chose ne prenait pas avec moi. La chute avait beau avoir eu l’air impressionnante, je doutais que les dégâts soient si importants. Ainsi, je sifflotais tranquillement en m’approchant d’eux, puis m’arrêtant devant la porte intacte avant de la défoncer d’un coup de pied.

— Vous avez cinq secondes pour sortir avant que je décides de tous vous tuer ici.

Ah… je manquais peut-être un peu de sincérité sur ce coup. Déjà car j’allais de toute manière tous les tuer, et aussi car je n’avais pas envie d’attendre cinq secondes. Par ailleurs, mes paroles firent mouches et trois personnes sortirent rapidement de la voiture. L’homme, sa femme, et sa fille. J’en avais compté quatre, pourtant…
Je me penche et plonge le bras dans la voiture, le ressortant en tirant un adolescent par le col. Je lance joyeusement, comme satisfait d’avoir une raison de plus d’exterminer ce jeune homme.

— Il semblerait que nous ayons affaire à un joueur.

Je constate que le reste de la famille s’est réfugié contre les débris de la charrette, probablement trop impressionnés par Kale et moi-même pour bouger. Je mets à genoux l’adolescent devant eux, gardant une main sur son crâne. Il se mit à pleurer, la femme et la fille aussi. Mais ce cher noble semblait penser à autre chose… un moyen de s’en sortir, peut-être ? Peine perdue…

— Bien, maintenant que nous sommes au complet, commençons.

J'avais une tonne d’idées pour faire souffrir au plus le maitre de maison avant de l’achever. Lui donner de l’espoir… tester sa lâcheté… lui faire choisir qui de sa famille devrait mourir en premier… Ah… son calvaire ne faisait que commencer. Je jetais un regard à mon compagnon. Lui aussi avait bien souvent des idées croustillantes… après tout, n’avions-nous pas tout notre temps pour expérimenter chacune d’entre elles ?


   

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Kale Ikaia
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Ven 16 Nov - 21:28
Règlement de comptes
- Heureux de te voir. Je savais que ma petite surprise te mettrait de bonne humeur. Je n’ai rien interrompu d’important, j’espère ? Ah, j’appellerai cela de l’art, cher ami. J’aurais aimé voir ce vol de plus près.
- Eh bien ça n'était pas prévu comme je l'ai dit. Il y a eu un petit problème avec le mécanisme de détente. Mais bon il semblerait que tout est bien qui fini bien... Du moins, pour nous. Ils ne doivent pas être du même avis.


J'observe mon oeuvre d'un œil un peu plus attentif et je ramasse le mécanisme de détente pour l'examiner. C'est bel et bien un problème de détente. Mais on dirait qu'il a été saboté. Gabriel ? Je le savais ! J'entretiens toujours mon matériel à la perfection. Espèce de vieux schnock ! Tu n'as rien de mieux à faire que de poser tes sales pattes sur mon matériel ? Celle là je ne vais pas l'oublier de si tôt.

- Je me porte pour le mieux, bien que nos parties m’ont un peu manquées. Et de ton côté ?
- Oh la routine. Un contrat signé, une guerre déclarée, un pays réduit en cendres. Je continue de m'occuper comme je peux.


J'adresse un sourire entendu à mon camarade et nous nous avançons vers le véhicule. Sacré vol plané. Cela dit, le véhicule a été suffisamment solide pour ne pas se pulvériser intégralement. Ses occupants sont donc sûrement encore en vie même si le silence règne. Klaus doit penser la même chose vu qu'il s'approche des débris en sifflant.
Son ultimatum porte rapidement ses fruits car trois personnes en émerge et, après une rapide fouille du véhicule, mon camarade de l'Augure sort un quatrième larron. Klaus recule; il sait y faire question mise en scène; et c'est là que j'aperçois le visage de l'homme.

- Que je soit foudroyé s'il ne s'agit pas du Duc Hansen ! Comment allez vous très cher Duc ?

Le duc détourne la tête pour ne pas croiser mon regard mais je m'approche en souriant et l'attrape par le menton.

- Vois tu Klaus, Monsieur Hansen et moi avons conclu un contrat il y a de cela quelques temps. Le problème est qu'il ne m'a jamais donné mon dû. Je n'ai malheureusement jamais eu le temps de traiter ce différend car d'autres affaires plus pressantes m'attendaient. Sans compter le fait qu'il m'a envoyé quelques assassins, si on peut réellement les appeler comme ça, nous avons un lourd passif lui et moi. - Je fixe le duc avec un regard froid et j’enchaîne d'une voix grave et basse - C'est étrange comme le destin aime à nous jouer des tours. Non content de vous être joué de moi, vous avez incommodé mon collègue. Vous cumulez les mauvaises décisions...

Je remarque que pendant tout notre entretien, le duc a gardé la main sur sa poche gauche. Je hausse un sourcil et je vois le duc se décomposer. Je lui attrape la main et glisse mon autre main dans sa poche pour en ressortir une lettre.

- Une correspondance secrète ? J'adore les secrets.

Je me relève mais le duc se jette sur moi avec une dague qu'il avait dissimulée dans sa manche. Je bloque son poignet et le désarme, trop tard pour éviter une estafilade sur la joue droite, puis entreprend de clouer l'homme à la calèche avec sa propre arme, ignorant totalement ses cris de douleurs.

- Vous aimez sortir des choses de vos manches, n'est ce pas ? Moi aussi j'aime la magie. Je vais vous montrer. Ceci - Je sors une seringue de ma sacoche et une fiole contenant un liquide trouble - est une solution assez amusante. Une fois inoculé, le sujet voit son système nerveux devenir , environ, mille fois plus sensible. De telle sorte que le moindre souffle d'air va vous sembler insupportable. Alors imaginez ce qui va se passer avec votre main... et avec ça.

Je martèle ma victime de coups, lui brisant une côte au passage. Une fois la chose faite, je lui injecte le liquide et recule avec un sourire carnassier.

- Bien maintenant je vais lire ce petit courrier que vous cachiez avec tant d'ardeur. Ne vous en faites pas le produit ne devrait pas tarder à faire effet...

Je décachette la lettre et en parcours le contenu. Je hausse les sourcils de surprise et tend la missive à Klaus.

- Alors voilà ce que vous avez fait des armes que vous m'avez volées. Eh bien Klaus, tu n'as pas chômé. Il semblerait que le Duc ait rassemblé une coalition contre toi. Il l'a armée grâce à moi et ils s’apprêtaient à passer à l'attaque peu après toi.

Un bref rire m'échappe. Et après on ose me dire que je suis le moins discret de tous les membres de l'Augure et que je pourrais vendre la mèche. Même si cela me dérange de l'admettre, je viens d'être dépassé. En tout points.  Je regarde mon camarade avec un sourire espiègle.

- Ce qui serait amusant ce serait de les voir débarquer maintenant pour te régler ton compte.
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Mer 28 Nov - 1:12



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J’écoute avec un certain amusement les paroles de mon camarade. En effet, il s’agissait sans aucun doute d’une routine pour lui, comme elle l’avait été pour moi. Il était toujours aussi facile de mettre sans dessus-dessous ce monde. Pauvres imbéciles qu’étaient les simples mortels… n’existaient-ils que pour me donner le plaisir de les exterminer ? Tout en l’écoutant, je m’approche de la diligence et en menace les occupants, cela ayant pour effet de tous les faire sortir, à l’exception du fils ainé. Je fais bien vite de l’attraper par le col et de le mettre à genoux face aux autres. Que la fête commence !

«  Que je soit foudroyé s'il ne s'agit pas du Duc Hansen ! Comment allez vous très cher Duc ? »

Kale le connaissait-il ? Le monde était petit ! Et pour le coup, j’avais bien hâte de connaître les affaires qui avaient pu les lier. Cet homme n’était qu’un lâche et un traitre, sans aucun doute mon ami en connaitrait de belles à son sujet.

« Vois tu Klaus, Monsieur Hansen et moi avons conclu un contrat il y a de cela quelques temps. Le problème est qu'il ne m'a jamais donné mon dû. Je n'ai malheureusement jamais eu le temps de traiter ce différend car d'autres affaires plus pressantes m'attendaient. Sans compter le fait qu'il m'a envoyé quelques assassins, si on peut réellement les appeler comme ça, nous avons un lourd passif lui et moi.  C'est étrange comme le destin aime à nous jouer des tours. Non content de vous être joué de moi, vous avez incommodé mon collègue. Vous cumulez les mauvaises décisions … »

Mon sourire s’élargit. Quel homme impressionnant ! Sa lâcheté avait-elle seulement une limite ? Bon, tout s’arrêterait là pour lui, alors je ne connaitrais jamais la réponse, mais il était rare de croiser un tel cas ! Pour sûr, je ne le laisserai pas crever si facilement. Au lieu de devoir payer pour un crime, il devrait le faire pour deux.

— Et bien ! Serait-ce le karma qui nous réunit tous les trois aujourd’hui, Duc Hansen ? Si vous ne saviez pas encore ce que mon ami et moi-même faisons aux traitres, sachez que cela ne saurait plus tarder.

Ah… c’était vraiment parfait, bien que je me demandais ce que nous allions lui faire de plus que prévu, puisque je prévoyais déjà de lui infliger le pire ! Comme il est agréable de se voir pousser hors de ses limites. J’allais devoir innover !
Je vois Kale porter son attention sur la main gardée dans la poche du Duc. Quelque chose à cacher, Mr Hansen ?

« Une correspondance secrète ? J'adore les secrets »

Et je les adorais aussi. Je laissai donc Kale lire la note pour nous deux lorsque dans un geste brusque, le Duc se leva et se jeta sur lui avec une dague. Bordel, ce devait vraiment être quelque chose pour qu’il ose attaquer de la sorte. Bien évidement, mon camarade fini par le clouer contre la diligence, à peine égratigné, mais comme un peu plus enjoué par ce qui vient d’arriver.

« Vous aimez sortir des choses de vos manches, n'est ce pas ? Moi aussi j'aime la magie. Je vais vous montrer. Ceci est une solution assez amusante. Une fois inoculé, le sujet voit son système nerveux devenir , environ, mille fois plus sensible. De telle sorte que le moindre souffle d'air va vous sembler insupportable. Alors imaginez ce qui va se passer avec votre main... et avec ça. »


J’observe avec attention le liquide. C’est que Kale sortait toujours de sa poche quelque chose de nouveau, et à chaque fois des plus amusants. Je me demandais bien où est-ce qu’il pouvait obtenir ce genre de gâteries. En tout cas, cela semblait parfait pour torturer ce cher Duc, et qui sait,  lorsque souhaité, lui faire perdre la tête. Les coups se mirent à pleuvoir alors que je maintenais bien la tête de l’ainé entre mes doigts, ne retenant pas un rire en entendant un craquement significatif, puis en voyant l’injection promise.

« Bien maintenant je vais lire ce petit courrier que vous cachiez avec tant d'ardeur. Ne vous en faites pas le produit ne devrait pas tarder à faire effet …»

J’observais curieusement le brun alors qu’il déchirait rapidement l’enveloppe scellée. Ceci avait l’air quelque peu officiel, ce qui n’était pas anormal venant d’un Duc. Mais pourquoi chercher si durement à la garder secrète ? Cette homme était vraiment des plus stupides. Sans son geste, jamais nous ne nous serions douté de sa présence. Enfin. Ça ne m’étonnait plus à présent.
Mon camarade me tend la missive que je parcoure rapidement des yeux, l’écoutant d’une oreille.

« Alors voilà ce que vous avez fait des armes que vous m'avez volées. Eh bien Klaus, tu n'as pas chômé. Il semblerait que le Duc ait rassemblé une coalition contre toi. Il l'a armée grâce à moi et ils s’apprêtaient à passer à l'attaque peu après toi. »

Le fils de chien… Qu’avais-je bien pu faire pour lui inspirer tant de haine ? Rien, du moins pas que je sache. C’était tout simplement un sale type, certainement aussi jaloux, et il avait osé menacer mes propriétés. Je le sais entre mes griffes et à ma merci, mais pourtant la rage bouillonne en moi dès l’entente de cette nouvelle. Je n’avais qu’une envie à cet instant précis : lui éclater le crâne. Je lance au Duc un regard des plus furieux tout en gardant une posture et des traits calmes.

«  Ce qui serait amusant ce serait de les voir débarquer maintenant pour te régler ton compte. »

— En effet ! Il est dommage que nous soyons si peu aujourd’hui. Il semblerait que vous n’ayez pas tant d’avance que cela sur les choses, Duc. Soyez cependant rassuré, je m’occuperai de vos petits amis dès que j’en aurais terminé avec vous. Il serait injuste de les oublier, n’est-ce pas ?

Je ne tiens plus, il faut que j’explose quelque chose. Je referme un peu plus mes doigts sur le crâne du jeune homme et me concentre tant bien que mal pour le faire imploser. Des cris retentissent. La femme et la fille se mettent à pleurer, se blottissant l’une contre l’autre dans l’espoir d’être un peu plus en sûreté. Comme si j’allais leur laisser ça… Je relâche le corps sans vie de l’adolescent pour aller asséner un coup de pied à la fille, défiant la mère de bouger du regard. Je reportai ensuite mon attention sur le Duc. Sa main tremblait.  

— Oh ? Il semble que ta petite potion commence à faire effet.  Les tremblements s’accentuent à mesure que les yeux du Duc s’écarquillent. Je m’accroupis et capte son regard. Alors ? Est-ce douloureux ?  Je veux savoir, moi.

Le simple fait d’être en vie semblait lui être douloureux, si bien que les cris devinrent plus aigus, et plus nombreux. Quelle magnifique invention ! Cette satisfaction me fit à peu près reprendre mon calme, même si je me sentais prêt à l’exploser à tout moment. Je lance à l’attention de Kale.

— Tu en caches beaucoup, de ce genre ?

   

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Kale Ikaia
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Dim 30 Déc - 22:24
Ça tourne au Vinaigre
- En effet ! Il est dommage que nous soyons si peu aujourd’hui. Il semblerait que vous n’ayez pas tant d’avance que cela sur les choses, Duc. Soyez cependant rassuré, je m’occuperai de vos petits amis dès que j’en aurais terminé avec vous. Il serait injuste de les oublier, n’est-ce pas ?


Je laisse un sourire amusé apparaître sur mon visage. Un sourire qui disparaît bien vite lorsque Klaus se laisse emporter et élimine le fils du Duc. Je le regarde avec un regard blasé.

- Bah bravo. Si tu les élimine aussi rapidement, comment sommes nous supposés nous amuser ? Toujours autant de mal à te contrôler n'est-ce pas ?

Je secoue la tête. Bon il faut voir le bon côté des choses. Il reste encore deux spécimens viables. De quoi s'amuser un peu tout de même. Et si en plus de ça, l'occasion nous est donnée d'éliminer les hommes de mains du Duc, la journée sera bonne. Je suis tiré de ma réflexion lorsque Klaus se penche sur le Duc et lui parle.

- Alors ? Est-ce douloureux ?  Je veux savoir, moi.
- Tu ne vas pas tirer grand chose de lui à ce stade. Il va falloir attendre que l'effet de la solution se dissipe.


Les cris de douleurs de l'homme se font de plus en plus réguliers. Il faut admettre que cette petite préparation est une véritable pépite. On trouve de véritables trésors dans la nature qui, utilisés correctement, permettent de créer des produits aux propriétés fabuleuses.

- Tu en caches beaucoup, de ce genre ?
- Allons ce ne sont pas des manières de parler à un être aussi sensible que moi.


Je lui adresse un sourire sardonique en imitant les manières d'un aristocrate pompeux avant de plonger la main dans ma sacoche pour en ressortir deux fioles contenant un liquide sirupeux ambré et l'autre une sorte de pierre verte fluorescente.

- Allons tu me connais Klaus, j'ai toujours plus d'un tour dans ma sacoche.

Je m'approche de mes deux prochaines victimes et m'accroupis devant elles. Je leur adresse un sourire faussement rassurant.

- Ne vous en faites pas, seule l'une de ces deux fioles contient un produit qui vous fera hurler de douleur. En l’occurrence il s'agit de ce joli sirop pour la toux. L'autre est en réalité un champignon que j'ai découvert dans une forêt exotique en... Mais je vous passe les détails. Ce petit champignon, une fois ingéré, provoque des hallucinations très puissantes et très réaliste. Quelle est le résultat ? Eh bien l'effet varie selon les personnes. Mais c'est toujours très amusant. Alors, honneur à la cadette. Que choisis-tu ma petite ?

Je la regarde avec un grand sourire, voyant sa terreur grandir. Je n'apprécie pas plus que cela de torturer les enfants, après tout ils ont simplement commis l'erreur de naître dans la mauvaise famille, mais c'est un levier exceptionnellement efficace pour faire parler les parents. La fillette reste muette alors je me lève et tourne le regard vers Klaus.

- Bon eh bien elle ne semble pas encline à prendre une décision. De ce fait je te laisse chois...

Je suis soudain interrompu lorsqu'un violent impact à l'épaule m'envoie face contre terre. Une explosion de douleur et un bruit de détonation suivent rapidement. D'autres détonations suivent rapidement et une grêle de projectiles tombent autour de nous. Passé l'hébétude due à l'impact, je comprend que nous sommes en train de nous faire tirer dessus. Je tourne la tête et remarque un sourire sur les lèvres du Duc malgré la douleur. Le petit malin. J'invoque ma magie pour créer un dôme de protection et d'invisibilité et m'accroupis.

- Ils osent me tirer dessus avec mes propres armes ?

Je me redresse et attrape une dague de ma main valide. Je sens le sang couler le long de mon bras droit. Ils vont payer cet affront. Je me penche vers la femme du Duc.

- Si vous bougez, vous mourrez avant même d'avoir fait un pas.

La femme regarde en tout sens, complètement paniquée. Je m'assure que Klaus est indemne puis me dirige vers le fourrés pour m'occuper des perturbateurs. Je passe discrètement derrière les tireurs embusqués et plante ma lame dans la nuque d'un des hommes. Je ramasse le pistolet qu'il a lâché et procède à une élimination méthodique du groupe près de moi.

- Vous avez commis une grave erreur en retournant mes armes contre moi. Vous allez regretter de m'avoir mis en colère. Vous allez tous mourir. TOUS !
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Inventaire

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Hier à 15:48



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J'haussai les épaules à l'entente de la remarque de Kale. Il n'y avait pas tant de quoi se plaindre. Je n'avais achevé que le plus lâche d'entre eux, et il en restait encore trois à maltraiter, sans compter ceux qui pouvaient toujours arriver pour sauver leur cher Duc. Je les attendais d'ailleurs avec impatience, ceux-là... Omettant de lui répondre, j'allai plutôt me placer devant le Duc pour le questionner sur son ressenti. Après tout, ce n'est pas tous les jours que cette méthode est utilisée pour torturer quelqu'un, j'avais bien le droit d'être un peu curieux.

L'enfoiré commençait à hurler, et Kale trouva bon de me faire remarquer que ce moment n'était pas le meilleur pour en discuter. Je soufflai. Moi, je voulais savoir tout de suite... m'enfin, il fallait admettre que mon coéquipier avait raison. Je me redressai, l'interrogeant avec un sourire en coin sur les autres petits tours dont il disposait.

"Allons ce ne sont pas des manières de parler à un être aussi sensible que moi. Allons tu me connais Klaus, j'ai toujours plus d'un tour dans ma sacoche."

J'eu un rire en l'entendant parler de sa grande sensibilité, reportant ensuite mon attention sur les deux fioles qu'il sortit de sa poche. Encore un liquide aux effets douloureux ? Kale aimait vraiment s'armer de matériel pour s'amuser. J'avais tout de même hâte de voir ce que cela rendrait, bien qu'il me tardait aussi d'arracher quelques membres.
Je laissa à Kale le soin de terroriser les jeunes femmes, surveillant du coin de l'oeil le Duc qui se tordait toujours de douleur. Qu'il souffre encore longtemps, ce connard... Lassé par l'inactivité des femmes, mon confrère m'offrit de faire le choix à leur place, et je m'apprêtai à donner celle qui avait le plus l'air du poison à la gamine lorsque nous fument tous les deux balayés par une explosion, celle-ci étant suivie par des coups de feu en notre direction. Les enfoirés... Je me redressai une fois un dôme de protection créé par Kale.

"Ils osent me tirer dessus avec mes propres armes ?"

Le simple fait de m'être fait tirer dessus me chagrinait fortement, et savoir qu'il s'agissait bel et bien des armes de Kale en rajoutait une couche. Ce duc... j'allais lui infliger un sort encore plus terrible que ce que j'avais prévu, si c'était possible.

— Ne le prends pas mal, mais je compte bien leur faire bouffer ces armes...

Je me relève examinant les dégâts sur mon corps tandis que Kale quitte le dôme après avoir menacé la famille. À priori, rien de bien handicapant, et c'était tant mieux car je ne comptais pas laisser Kale prendre le plaisir de tuer ces petits cons tout seul. Après avoir lancé un regard à la famille, estimant que celle-ci était bien trop effrayée pour essayer de fuir, je quittai à mon tour le dôme, faisant immédiatement voler quelques bras et jambes, et même une tête ! C'est que je battais des records, ce jour-là ! Une fois le carnage terminé, et les menaces de mort de Kale mises à exécution, je me penchai pour ramasser une tête décapitée. Un petit cadeau pour le Duc et sa femme.

— Après les avoir abandonnés ainsi, il serait fort impoli de revenir sans un petit cadeau.

Ne suis-je pas un gentleman, après tout ? Certes un peu barbouillé, car je ne sais pas trop si le sang sur mes vêtements m'appartient ou non. Enfin, le principal est de s'amuser, n'est-ce pas ? Je retourne à l'intérieur du dôme et jette aux pieds de la famille la tête,  faisait hurler de terreur les deux femmes.

— Allons ! Ce n'est pas si terrible ! Surtout par rapport à ce qui vous attend...


À mes pieds, je remarque les deux fioles. Kale devait les avoir laissée tomber durant l'attaque. Je les ramassai, observant les fluides quelques instants, puis attrapait le visage de la gamine entre mes doigts, un sourire grandissant aux lèvres. Qu'y a t-il de pire pour une mère que de voir son enfant perdre la raison ?

— Ne clamse pas trop vite, je veux que ton père profite du spectacle aussi.

Cela dit, je forçais sans grand mal le liquide à couler en travers de sa gorge, fixant ses pupilles alors qu'elles s'écarquillaient puis reculant de quelques mètres afin de mieux pouvoir observer chacun.

   

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