« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
Marian Cross
Seeds of Destruction
Partners in crime [PV Kale]

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Sam 29 Sep - 1:06



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Je déposai délicatement ma plume sur la table et pliai convenablement le morceau de papier sur lequel je venais d’écrire, le tendant ensuite à un coursier en lui demandant de le faire parvenir immédiatement à une adresse donnée. Celui-ci se détourna de moi après s’être incliné et disparu en courant de la pièce. L’ai serein, j’attrapai ensuite ma veste et passai également la porte d’un pas tranquille, mais jubilant intérieurement en imaginant la suite des événements.

Sortant de ma demeure, une résidence secondaire, je pris ensuite ma monture et galopai jusqu’à un chateau de taille moyenne se trouvant à une vingtaine de minutes de là, non loin de la frontière Allemande. Je mis pied à terre, restant toutefois près de mon équidé. Les yeux brillants, je fixais la porte du château, pour le moment fermée, et me remémorais en voyant le coursier ressortir par les grandes portes ce que j’avais écrit un peu plus tôt dans cette fameuse missive.

«  Cher ami,

Comment allez-vous, depuis notre dernière rencontre ?
J’espère que vos récoltes sont bonnes, et que votre femme et vos enfants se portent bien.
Pour ma part, tout ira parfaitement bien d’ici une dizaine de minutes.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Dix minutes est la durée que j’ai estimée nécessaire à votre extermination pure et simple, et tout naturellement celle de votre famille par la même occasion.
Inutile de vous préciser pourquoi, cher ami, vous avez joué à un jeu en nous trahissant et avez perdu.

Sur ce,
Bonne chance à vous, et attendez moi bien sagement. 

Klaus Moriarssen. »


Avais-je été clément en les prévenant et en leur retirant ainsi le peu de temps de paix et d’insouciance qu’il leur restait ? J’espérais bien que non, tout comme j’espérais les voir prendre leur si belle diligence et tenter de m’échapper. D’après mes estimations, leur première destination serait l’Allemagne. Peut-être penseraient-ils que je ne les poursuivrai pas derrière la frontière, mais c’était au contraire là-bas que tout commencerait réellement. Mon camarade les cueillerait là-bas, sur ses terres, tandis que je les empêcherai de faire marche arrière. Ahh… qu’il était beau de jouer avec l’espoir de mes victimes.

À peine trois minutes plus tard, la diligence quitta la demeure et je me mis à leur poursuite après avoir mis feu au château, leur signifiant immédiatement ma présence. J'avais pris pour habitude, depuis des centaines d'années à présent, de brûler les biens des traitres, ceci afin de m'approprier leurs terres et de leur offrir une renaissance totale.  Ils n’allaient pas aussi vite que moi, mais je décidai de garder mes distances et d’au moins atteindre mon cher ami de l’Augure, histoire d’ajouter un peu de suspens à toute cette histoire. Il s'agissait d'un bon lot, et sous la peur, je soupçonnais ces personnes de vouloir se défendre au dernier moment, ce qui rendrait très certainement les choses plus amusantes. Eux, en train de faiblement tenter de sauver leurs misérables vies... Vendrait-il sa famille pour tenter de nous amadouer, ou bien se sacrifierait-il ? J'avais hâte de connaître toutes ces réponses.

Environ une demie-heure plus tard, ils traversèrent la frontière Allemande, et de part ma position, je gérai leur trajectoire à souhait, les menant au coeur d’une forêt dans laquelle les roues de leur diligence ne feraient pas long feu. Pendant le trajet, bien que les surveillant du coin de l'oeil, je profitais également du paysage, de bonne humeur et tentant de ne pas laisser pour impatience prendre le dessus.



   

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Kale Ikaia
Tu m'as bien diverti, maintenant disparais
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Tu m'as bien diverti, maintenant disparais
Jeu 11 Oct - 14:46
Erreur de calibrage
J'ai parfois l'impression que lorsque l'on choisit une voie, il devient impossible de s'en détourner quoi que l'on fasse. Par exemple, ce matin je me promène tranquillement dans les rues de Berlin, je fais mon marché, j'achète fruits, légumes, viandes, poissons et bières. La journée est splendide pour un mois de Novembre, j'ai pu faire la connaissance de ma descendante bon gré, mal gré. Mon entreprise tourne à plein régime et mon activité parallèle est florissante. Je me dis que je vais prendre une journée de repos pour regarnir mon garde-manger et comme par hasard un homme vient m'accoster.

- Monsieur Ikaia ?
- Et vous êtes ?
- Je suis envoyé par le seigneur Moriarssen. Il souhaite vous transmettre une invitation.
- Une invitation ? Donnez moi ça.


L'homme me tend une lettre manuscrite que je déplie et parcourt rapidement. Oh, une invitation intéressante s'il en est. Cela fait bien longtemps que lui et moi n'avons pas travaillé ensemble et je dois admettre que son grain de folie me manque de temps à autre. Je replie le morceau de papier et le glisse dans la poche intérieure de mon manteau.

- Une invitation tentante que j'accepte avec enthousiasme.
- Mon maître en sera ravi.
- Je n'en doute pas.


Je récupère mes courses et me dirige vers ma cache sans un mot de plus pour le coursier qui a, de toutes manières, déjà disparu. C'est bien ce que je dis, on essaye de faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire comme faire ses courses, et le naturel vous rattrape aussi sec. Enfin je ne vais pas m'en plaindre. Quand on aime on ne compte pas. Surtout quand c'est demandé avec les formes comme c'est le cas ici. Direction, la frontière germano-danoise donc.


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Me voilà à la frontière quelques heures plus tard, à l'endroit convenu. J'observe les alentours, c'est effectivement l'endroit rêvé pour un piège. Je m'attelle donc à la tâche sans plus attendre. J'installe un câble en travers de la route avec un fil de détente pour pouvoir entraver les pattes des chevaux, les faire tomber et mettre un terme à l'échappée de notre cible. Cependant, après plusieurs minutes passées à me débattre avec le mécanisme de détente, je ne parviens toujours pas à la calibrer de manière convenable. Pour une raison qui m'échappe, le mécanisme semble grippé. J'entretiens pourtant toujours mon matériel. Je m'évertue pendant un trop long moment car je fini par entendre un bruit de cavalcade au loin. Bon sang ! Ils arrivent et je ne suis pas prêt. Je force sur le mécanisme pour le débloquer.

- Allez, débloque toi saleté de détente !

Le mécanisme fini par céder sous mes assauts répétés et je m'empresse de le calibrer correctement. Je me recule ensuite derrière les fourrés quelques secondes à peine avant de voir apparaître l'attelage. Le timing était vraiment serré. La voiture se précipite droit dans la gueule du loup et les chevaux déclenchent le fil de détente. Pourtant, je comprend que quelque chose ne va pas quand j'entend le mécanisme se déclencher. J'ai probablement dû le briser en forçant car le câble, au lieu de se tendre au niveau des pattes des canassons, remonte à une vitesse phénoménale et sectionne les têtes des deux chevaux de tête, ce qui provoque l'effondrement de l'attelage et l'arrêt brutal à pour effet de catapulter la voiture par dessus l'attelage. Celle-ci atterri sur le toit dans un bruit de choc et de bois brisé. Un silence de mort remplace les bruits de fracas et je sors des fourrés pour observer l'ensemble de mon oeuvre. Eh bien c'est un résultat pour le moins surprenant. Je me retourne pour voir arriver mon partenaire et je lui offre un sourire et une parodie de révérence lorsqu'il arrive.

- Bonjour Klaus. C'est le genre de rencontres que j'adore. Tu me connais décidément trop bien. Je désigne le capharnaüm derrière moi. - J'avais prévu de faire tomber l'attelage mais, comme tu peux le voir, le résultat a été légèrement plus... Aérien.

Je pars d'un grand rire en repensant au vol plané de la diligence. Je me doute que quand Klaus m'a demandé d'intercepter ce véhicule, il ne pensait pas à ce genre de démonstration mais bon avec le peu de temps que j'ai eu et les problèmes d'ordre mécanique, j'ai fait ce que j'ai pu.

- Ça me fait plaisir de te revoir. Comment vas tu depuis tout ce temps ? Ça fait longtemps que nous n'avons plus travaillés ensemble.
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Mer 17 Oct - 21:43



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Je suivais désormais la diligence dans cette charmante forêt depuis une dizaine de minutes et commençais à m’impatienter. Il me tardait de plus en plus d’entendre cette bande de lâches me supplier vainement. J’étais sûr et certain que mon vieil ami répondrait positivement à mon invitation et ne tarderait pas à ce montrer. De manière originale comme il savait si bien le faire, je l’espérais… Mon invitation était arrivée un peu tardivement, mais le timing devait être bon.
Un léger sourire se dessina sur mes lèvres alors que je vis de loin la diligence se retourner. Voilà une manière fort originale d’arrêter des fuyards !
Je vois mon camarade en train d’admirer la catastrophe qu’il venait de causer. Il m’adresse un sourire amusé.

« Bonjour Klaus. C'est le genre de rencontres que j'adore. Tu me connais décidément trop bien. J'avais prévu de faire tomber l'attelage mais, comme tu peux le voir, le résultat a été légèrement plus... Aérien. »

Je laissai échapper un rire franc, celui-ci se joignant à celui de mon frère de l’Augure. Oui Kale, je ne te connais que trop bien concernant ce genre de petits plaisirs. Je m’approche de lui et vois de manière plus précise l’étendue des dégâts. Le sang des bêtes se répandait peu à peu sur le sol, décorant notre nouveau terrain de jeu de la meilleure façon. À vue d’oeil, j’imaginait que les occupants de la diligence étaient un peu secoués, mais bien heureusement en vie. Quelle serait la partie amusante, sans eux ? Détruire des corps déjà froids était vraiment l’une des choses les plus ennuyeuses qu’il soit.

— Heureux de te voir. Je savais que ma petite surprise te mettrait de bonne humeur. Je n’ai rien interrompu d’important, j’espère ? Ah, j’appellerai cela de l’art, cher ami. J’aurais aimé voir ce vol de plus près.

Je n’avais jamais imaginé qu’un tel piège serait assez puissant pour décapiter ainsi deux chevaux et renverser une voiture. Mais rien ne vaut quelques imprévus de ce genre ! Ça, nos invités ne s’y étaient pour sûr pas attendus.

«  Ça me fait plaisir de te revoir. Comment vas tu depuis tout ce temps ? Ça fait longtemps que nous n'avons plus travaillés ensemble. »

Il était vrai que nous n’avions plus réellement eu l’occasion de chasser ensemble ces derniers mois, sans doute car tout le monde s’était tenu tranquille, et que nous avions été un peu occupés chacun de notre côté. Enfin, nous étions là à présent, et il me tardait de faire couler un peu de sang de traitre.

— Je me porte pour le mieux, bien que nos parties m’ont un peu manquées. Et de ton côté ?

Les amabilités faites, nous pouvions passer aux choses intéressantes : c’est à dire terrifier nos victimes avant de les tuer. Je m’approchais lentement de la voiture retournée. Aucun bruit n’en était sorti depuis que nous étions arrêtés, j’en déduisais donc que la famille faisait mine d’être inconsciente ou morte pour échapper à leur sort. Mais ce genre de chose ne prenait pas avec moi. La chute avait beau avoir eu l’air impressionnante, je doutais que les dégâts soient si importants. Ainsi, je sifflotais tranquillement en m’approchant d’eux, puis m’arrêtant devant la porte intacte avant de la défoncer d’un coup de pied.

— Vous avez cinq secondes pour sortir avant que je décides de tous vous tuer ici.

Ah… je manquais peut-être un peu de sincérité sur ce coup. Déjà car j’allais de toute manière tous les tuer, et aussi car je n’avais pas envie d’attendre cinq secondes. Par ailleurs, mes paroles firent mouches et trois personnes sortirent rapidement de la voiture. L’homme, sa femme, et sa fille. J’en avais compté quatre, pourtant…
Je me penche et plonge le bras dans la voiture, le ressortant en tirant un adolescent par le col. Je lance joyeusement, comme satisfait d’avoir une raison de plus d’exterminer ce jeune homme.

— Il semblerait que nous ayons affaire à un joueur.

Je constate que le reste de la famille s’est réfugié contre les débris de la charrette, probablement trop impressionnés par Kale et moi-même pour bouger. Je mets à genoux l’adolescent devant eux, gardant une main sur son crâne. Il se mit à pleurer, la femme et la fille aussi. Mais ce cher noble semblait penser à autre chose… un moyen de s’en sortir, peut-être ? Peine perdue…

— Bien, maintenant que nous sommes au complet, commençons.

J'avais une tonne d’idées pour faire souffrir au plus le maitre de maison avant de l’achever. Lui donner de l’espoir… tester sa lâcheté… lui faire choisir qui de sa famille devrait mourir en premier… Ah… son calvaire ne faisait que commencer. Je jetais un regard à mon compagnon. Lui aussi avait bien souvent des idées croustillantes… après tout, n’avions-nous pas tout notre temps pour expérimenter chacune d’entre elles ?


   

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Kale Ikaia
Tu m'as bien diverti, maintenant disparais
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Tu m'as bien diverti, maintenant disparais
Ven 16 Nov - 21:28
Règlement de comptes
- Heureux de te voir. Je savais que ma petite surprise te mettrait de bonne humeur. Je n’ai rien interrompu d’important, j’espère ? Ah, j’appellerai cela de l’art, cher ami. J’aurais aimé voir ce vol de plus près.
- Eh bien ça n'était pas prévu comme je l'ai dit. Il y a eu un petit problème avec le mécanisme de détente. Mais bon il semblerait que tout est bien qui fini bien... Du moins, pour nous. Ils ne doivent pas être du même avis.


J'observe mon oeuvre d'un œil un peu plus attentif et je ramasse le mécanisme de détente pour l'examiner. C'est bel et bien un problème de détente. Mais on dirait qu'il a été saboté. Gabriel ? Je le savais ! J'entretiens toujours mon matériel à la perfection. Espèce de vieux schnock ! Tu n'as rien de mieux à faire que de poser tes sales pattes sur mon matériel ? Celle là je ne vais pas l'oublier de si tôt.

- Je me porte pour le mieux, bien que nos parties m’ont un peu manquées. Et de ton côté ?
- Oh la routine. Un contrat signé, une guerre déclarée, un pays réduit en cendres. Je continue de m'occuper comme je peux.


J'adresse un sourire entendu à mon camarade et nous nous avançons vers le véhicule. Sacré vol plané. Cela dit, le véhicule a été suffisamment solide pour ne pas se pulvériser intégralement. Ses occupants sont donc sûrement encore en vie même si le silence règne. Klaus doit penser la même chose vu qu'il s'approche des débris en sifflant.
Son ultimatum porte rapidement ses fruits car trois personnes en émerge et, après une rapide fouille du véhicule, mon camarade de l'Augure sort un quatrième larron. Klaus recule; il sait y faire question mise en scène; et c'est là que j'aperçois le visage de l'homme.

- Que je soit foudroyé s'il ne s'agit pas du Duc Hansen ! Comment allez vous très cher Duc ?

Le duc détourne la tête pour ne pas croiser mon regard mais je m'approche en souriant et l'attrape par le menton.

- Vois tu Klaus, Monsieur Hansen et moi avons conclu un contrat il y a de cela quelques temps. Le problème est qu'il ne m'a jamais donné mon dû. Je n'ai malheureusement jamais eu le temps de traiter ce différend car d'autres affaires plus pressantes m'attendaient. Sans compter le fait qu'il m'a envoyé quelques assassins, si on peut réellement les appeler comme ça, nous avons un lourd passif lui et moi. - Je fixe le duc avec un regard froid et j’enchaîne d'une voix grave et basse - C'est étrange comme le destin aime à nous jouer des tours. Non content de vous être joué de moi, vous avez incommodé mon collègue. Vous cumulez les mauvaises décisions...

Je remarque que pendant tout notre entretien, le duc a gardé la main sur sa poche gauche. Je hausse un sourcil et je vois le duc se décomposer. Je lui attrape la main et glisse mon autre main dans sa poche pour en ressortir une lettre.

- Une correspondance secrète ? J'adore les secrets.

Je me relève mais le duc se jette sur moi avec une dague qu'il avait dissimulée dans sa manche. Je bloque son poignet et le désarme, trop tard pour éviter une estafilade sur la joue droite, puis entreprend de clouer l'homme à la calèche avec sa propre arme, ignorant totalement ses cris de douleurs.

- Vous aimez sortir des choses de vos manches, n'est ce pas ? Moi aussi j'aime la magie. Je vais vous montrer. Ceci - Je sors une seringue de ma sacoche et une fiole contenant un liquide trouble - est une solution assez amusante. Une fois inoculé, le sujet voit son système nerveux devenir , environ, mille fois plus sensible. De telle sorte que le moindre souffle d'air va vous insupportable. Alors imaginez ce qui va se passer avec votre main... et avec ça.

Je martèle ma victime de coups, lui brisant une côte au passage. Une fois la chose faite, je lui injecte le liquide et recule avec un sourire carnassier.

- Bien maintenant je vais lire ce petit courrier que vous cachiez avec tant d'ardeur. Ne vous en faites pas le produit ne devrait pas tarder à faire effet...

Je décachette la lettre et en parcours le contenu. Je hausse les sourcils de surprise et tend la missive à Klaus.

- Alors voilà ce que vous avez fait des armes que vous m'avez volées. Eh bien Klaus, tu n'as pas chômé. Il semblerait que le Duc ait rassemblé une coalition contre toi. Il l'a armée grâce à moi et ils s’apprêtaient à passer à l'attaque peu après toi.

Un bref rire m'échappe. Et après on ose me dire que je suis le moins discret de tous les membres de l'Augure et que je pourrais vendre la mèche. Même si cela me dérange de l'admettre, je viens d'être dépassé. En tout points.  Je regarde mon camarade avec un sourire espiègle.

- Ce qui serait amusant ce serait de les voir débarquer maintenant pour te régler ton compte.
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