« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
Marian Cross
Seeds of Destruction
On ne peut jamais mourir en paix {.feat Yû Kanda}

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On ne peut jamais mourir en paix {.feat Yû Kanda}
Lavi Jr.
Si tu souffres à cause de tes amis, il ne te reste qu'à les éliminer
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Si tu souffres à cause de tes amis, il ne te reste qu'à les éliminer
Mer 3 Oct - 8:20
Je peux mourir maintenant ?

Il lui semblait qu’a chaque fois qu’il disait que les choses ne pouvaient pas aller plus mal, la vie prenait cette phrase comme un défis personnel particulièrement insultant et que, par fierté, elle mettait tout en œuvre pour prouver le contraire. Soit, il n’allait pas argumenter contre la philosophie de la vie maintenant… mais passer de l’intérieur de l’Arche à la cage d’un ours en étant balancé à moitié inconscient par le Noah du plaisir le rendait tout de même particulièrement perplexe.
Enfin au point où il en était, peut-être n’aurait-il pas dû être étonné. Et cela tombait bien, sans mauvais jeu de mots, car il n’était même pas en état d’être étonné.

Il atterrit donc lourdement sur le dos, son souffle se coupa et il dû lutter pour ne pas perdre aussitôt conscience. Il vit de manière très brouillé l’Arche se refermé et gémit doucement de douleur. C’était pathétique… il était pathétique, mais que pouvait-il faire alors que même respirait lui donnait autant d’effort ? Sheryl ne l’avait vraiment pas louper sur se coup là.
Il ferma les yeux, reprenant lentement son souffle en frissonnant avant de serrer des dents pour se retourner sur le ventre. Son cache-oeil tomba, n’ayant sûrement pas apprécié tout ce remue-ménage mais il ne s’en souciais pas, gardant son œil fermé par habitude alors que l’autre s’ouvrait doucement.

Les contours autours de lui étaient flou et il voyait une grosse masse brune bouger non-loin de lui mais ne parvenait pas à l’identifier. Il n’était pas sûr de vouloir l’identifier non plus… mais sortir de là lui semblait être une bonne idée.
Il puisa dans ses -dernières- forces pour se mettre assis, une grimace sur ses lèvres alors que son teint blêmissait encore plus si cela pouvait être possible. Son bras barrait ses côtes douloureuses et cassés sans aucun doute. Enfin, il avait tellement mal dans chacun de ses membres qu’il ne savait plus avec exactitude où il avait mal. Une chose était sûr, s’il utilisait déjà tout ses forces pour être assis, il ne tiendrait pas debout. Mais il ne pouvait pas simplement abandonner comme ça non ?

Il resserra maladroitement son écharpe autour de lui comme pour se protéger du froids, même pas sûr que le froid venait bien de l’endroit où il était et pas simplement causé par la fièvre. Mais ça aussi, il n’était pas vraiment en état d’y penser. Les informations et pensées se bousculaient dans sa tête sans semblait vouloir s’y arrêter de manière cohérente alors que son corps suivait en mode automatique son seul objectif du moment : se mettre en sécurité, ou du moins tenter.
Il était le dernier apprenti de Bookman, son maître était toujours dans l’Arche et il y avait pleins de chose qu’il ne comprenait pas. Il ne pouvait pas mourir comme ça.

Sans trop s’en être rendu-compte, il était debout. Il avança d’un pas tout en serrant les dents… puis le voile noir de l’inconscience tomba une nouvelle fois devant ses yeux avec brutalité, le faisant basculer de nouveau.
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Yû Kanda
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You're naive. We're destroyers, not saviors
Jeu 4 Oct - 16:49

Yû Kanda

&

Lavi Jr

Si tu crois que tu vas crever là, tu te plantes !
« Tu es as peine revenu que te voilà déjà reparti... Tu vas revenir, n’est-ce pas ? »

Comme si j’avais le choix maintenant. Bien sûr que je reviendrai. Même si j’ai accepté de reprendre cette Innocence qui m’a longtemps maintenu enchainée à ce foutu Ordre pour des raisons encore obscures, je ne peux pas ne pas revenir. Je sais dans quel merdier je me foutrais si je ne revenais pas. Mais pour le moment, l’heure n’est pas à « quand reviens-tu ? » mais « par où commencer ? » Retrouver ce crétin ne sera pas une mince affaire.

J’épluche ce dossier contenant ma mission sans vraiment le lire. Komui m’a filé ce boulot pour couvrir mes arrières. Ah. Finalement, il n’est pas si con. Il sait que je ne comptais pas me rendre en Russie juste pour me cailler le cul à chercher des Traqueurs. Ils peuvent bien se démerder. C’est ce foutu Moyashi que je cherche. Et maintenant que je me trimballe dans ce pays où il pèle, je me demande comment j’ai pu faire pour en arriver à me décider sur son sort. Tu peux rester où tu es à crever, tiens ! Il fait trop froid ici. J’enfonce mes mains dans les poches de mon manteau tout en continuant ma route. Parce que je le cherche quand même.

« Comme si j’avais que ça à foutre, sérieusement... Un zoo ? J’te ferai une nouvelle coupe dès que je t’aurais mis la main dessus... »

Drôle de planque pour éviter de te faire prendre, Moyashi... Je peste. Je râle même. Heureusement encore que la nuit approche et que le lieu est vide. Manquerait plus que je me tape du monde en plus. Mais du monde, il y en a. J’avance alors plus prudemment pour ne pas me faire repérer. Du personnel. Probablement. Du personnel bruyant. Je pourrais passer outre et continuer mes recherches mais je ne le fais pas. Je reste là, derrière une cage pour observer. Il y a quelque chose qui cloche. Ces types sont bizarres. Et y’a quoi dans cette cage pour que ça s’agite comme ça ? Le silence règne alors que les abords de cette cage deviennent un véritable capharnaüm. Un ours. Rien de plus. Inutile de s’attarder. Mon pas reprend silencieusement puis il s’arrête à nouveau. Sèchement. Mes pupilles se dilatent alors qu’un soubresaut brise la continuité de ma respiration. Je reste finalement sur place et fixe enfin ce détail qui m’avait échappé. Il fait peut-être nuit mais un cache-œil au beau milieu d’une cage, ça ne passe pas inaperçu. Un cache-œil. Noir...

Ça fait des bonds dans ma tête. Moi qui étais plutôt calme jusque-là, à fomenter des coups bas envers Moyashi, d’autres événements me reviennent. Et toutes les situations probables se dessinent dans mon esprit. Il n’y a pas que Moyashi qui a disparu. Je le sais bien. Ce n’est pas comme si je n’avais pas été martelé d’informations concernant les archivistes de la guerre. Mais je ne peux pas me concentrer en voulant tout faire à la fois. Bordel... Un seul à la fois ! Je ne suis sûr de rien mais aucune possibilité ne peut être écartée. Foncer dans le tas pour vérifier le tout par moi-même est ce à quoi je pense tout de suite. Mais si Lavi se trouve réellement là, ce ne sont pas de simples membres du personnel qui se trimballent ici. Attendre est plus judicieux. Qu’ils partent pour agir. Mais attendre ne fait pas partie de ma spécialité. Je ne dégaine pas. Sans aucune certitude, je ne peux pas attaquer. Mais l’Homme est débile. Il suffit de faire diversion. Du bruit à droite et ils courent tous à droite. Ce qui me permet d’avoir un champ libre le temps de quelques instants. Et surtout, une vision dégagée.

Est-ce la faiblesse qui se déclenche ainsi ? Le souffle court. L’immobilisation face à un spectacle que j’étais bien loin d’imaginer en venant ici. Aucune réaction pendant quelques secondes. Puis mes doigts se resserrent. Mon visage se crispe et les traits de la colère me gagnent. Pourquoi suis-je en colère ? Ah. Bonne question. Je ne sais pas. Oh si. Je le sais. Le pincement au cœur de voir un... ami au sol, inconscient. Quelqu’un que je dis emmerdant mais pour qui j’ai de l’affection et du respect. C’est déplorable. Voir Lavi dans cet état me rend furieux. Comment a-t-il pu se laisser avoir ainsi... Le con. Je me décharge en pensant cela mais je sais très bien que ce n’est pas ce à quoi je pense. Je m’inquiète et ça m’emmerde.

J’ai trop peu de temps alors le cas de l’ours est vite réglé. Du moins pour quelques temps. Un bruit métallique indique que les barreaux de la cage cèdent bien vite sous ma lame pour tirer Lavi de là. L’éloigner de la cage et le reposer dans un lieu plus isolé du zoo, en espérant ne pas être repéré tout de suite. Le porter plus n’est pas judicieux tant que je n’en sais pas plus sur son état. Surtout quand on entend ses membres craquer à chaque mouvement. Mais il ne restera pas inconscient longtemps. Il ne peut pas. Je ne veux pas. Je dépose rapidement mon manteau sur son corps pour lui éviter l’hypothermie par dessus ça avant de lui claquer la joue de ma main très enjouée par ces retrouvailles inattendues.

« Bouge-toi ! Baka Usagi ! Tu fous quoi là ?! Tu comptes faire bronzette et te laisser bouffer ?! Debout ! »

Je suis mécontent. En rage. Je hurle. Si je pouvais le frapper, je le ferai. Il n’a pas le droit d’être dans cet état. Il ne peut pas...



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Lavi Jr.
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Jeu 4 Oct - 20:28
Je peux mourir maintenant ?

Il entendait du bruit en fond mais était bien incapable d’ouvrir les yeux et encore moins de faire le moindre geste. Pour peu, il aurait presque insulter ceux qui avaient fait assez de bruit pour le sortir de son inconscience salvatrice. Il voulait seulement dormir…
Il ne pouvait même pas soupirer, se concentrant maladroitement sur sa respiration pour ne pas s’étouffer avec sa salive ou pire, avec son propre sang.

Un bruit métallique lui détruit les oreilles et il tente d’ouvrir un œil en vain. Il sent toutefois qu’on le tire et la nouvelle vague de douleur suffit largement pour lui faire perdre connaissance de nouveau.

Il se réveilla de nouveau avec une sensation de brûlure sur la joue, il se sentais un peu plus confortablement installé mais frissonnait toujours de froid. Il ouvrit son œil émeraude terne par la fatigue, voyant une personne qui n’était pas sensé être devant lui… surtout en double.
Était-il mort ?

Bouge-toi ! Baka Usagi ! Tu fous quoi là ?! Tu comptes faire bronzette et te laisser bouffer ?! Debout !

Un léger sourire amusé étire ses lèvres alors que ses oreilles bourdonnent. C’était tout Yû de hurler comme ça… Mais ce n’était pas possible qu’il soit là…
Et les Noah avaient dit… mais il ne pouvait pas vraiment croire les Noah… il ne savait plus. Mais ce n’était pas vraiment comme s’il était en état d’y réfléchir correctement non plus. Alors il ferait comme si Yû était vraiment là devant lui.

C’est tout Yû craché… Je ne suis pas aussi fort que toi… Yû triche en plus…

Même si ce n’était pas vraiment ça au fond et il le savait parfaitement.

Je suis désolé…

Et il l’était vraiment, mais il ne pouvait plus bouger maintenant. Il était bien trop fatiguer pour faire le moindre effort. D’ailleurs, il avait refermer son œil sans en être rendu compte. Mais il voulait juste dormir un peu, il se lèverait demain… s’il le pouvait. Il avait comme un petit doute mais il ferait avec parce que malgré tout, il n’était pas du genre à abandonner aussi facilement.
Juste une petite sieste…

Petit à petit, il se laissa de nouveau glisser dans l’inconscience. Yû ne lui en voudra pas n’est-ce pas ? Puisque de toute façon, il ne devait même pas être là. Le vieux par contre lui hurlerait dessus sûrement… mais il s’excuserait avec un grand sourire et son maître lui donnera encore plus de truc à apprendre pour se venger…
Pleins de choses mais pas l’essentiel… pourquoi le vieux lui avait caché tout cela ? Maintenant, il ne pouvait plus rien y faire. Il fallait qu’il tienne le coup…

Ne dit rien papi… murmura-t-il avant de sombrer de nouveau.
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