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Négociation Difficile [PV Wolfgang A. Mayer]
Heath
Imaginer, Construire, Anéantir... On revient toujours au Néant
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Imaginer, Construire, Anéantir...  On revient toujours au Néant
Ven 12 Oct - 11:54
Ça commence les conneries...
J'aime dormir. C'est ce qui se rapproche le plus du néant. Un sommeil sans rêves c'est le pied. Pas de bruit, pas d'image, pas d'emmerdes. Que demander de plus ?

- Heath !

Ah je sais ce que je veux demander de plus. Que la personne qui m'appelle la boucle et me laisse profiter de ce moment de paix. Je sens un choc contre mon crane qui termine de me réveiller. J'entrouvre les paupières et tourne la tête pour apercevoir le visage de Sheryl.

- Fous moi la paix. Va saouler Tyki ou les autres débiles de jumeaux.

Je referme les yeux mais il m'attrape par le bras et me secoue énergiquement pour prévenir toute tentative d'endormissement. Je déteste vraiment l'Arche. Trop de gêneurs au centimètre carré. Je me redresse en grognant et en lançant un regard noir à mon frère Noé. Il a intérêt à avoir une bonne raison celui-là. Il ouvre la bouche et la referme aussitôt. Il soupire, exaspéré et me désigne sa joue droite avec le doigt. Il me fait quoi là ? Par réflexe, je porte la main à ma joue et, surprise, je sens un objet dur et froid sous mes doigts. Je l'attrape et tire dessus d'un coup sec. Sheryl me fixe avec un regard dégoûté. Je regarde le corps étranger et constate que j'ai affaire à un clou. Hmmm... J'ai dû me le planter dans la joue en m'endormant sur mon établi. Faut que je range mon bordel. Peut-être. Un jour. Je jette le clou par terre et reporte mon attention sur le Noé.

- Bon tu m'veux quoi ?
- Un homme souhaite commercer avec nous pour créer des Akumas en échange d'argent.
- C'est le boulot d'Adam, pas le mien.
- Le Comte n'est pas vraiment en état de s'occuper de ça.
- Ben t'as qu'a t'en charger. T'es meilleur que moi pour le blabla et toutes ces pertes de temps.
- Je n'ai pas le temps j'ai mieux à faire. Il ne reste que toi alors tu veux bien le faire s'il te plait ?

- Eh, t'as vu ma gueule ? Ton gars il va se faire dessus en me voyant arriver. Mettre les gens en confiance c'est pas mon truc.

Il me regarde d'un air sévère qui ne souffre aucun refus. Il va pas me lâcher la grappe... Je grommelle et me lève en shootant dans le clou, l'envoyant voler de l'autre côté de mon atelier.

- Fais chier.
- Parfait !
Il tape dans ses mains, satisfait. Tu dois aller en Russie ! Bonne chance et tâche de faire bonne impression.

---------------------------------------------------------------

La Russie. Youpi...  Sheryl m'a dit qu'il m'enverrait quelqu'un pour m'aider mais pour l'instant mon seul compagnon c'est une saloperie de moustique. Forêt de merde. Pourquoi y'a toujours une forêt à la con sur le chemin ? Et pourquoi j'ai pas pu atterrir direct dans la ville avec l'Arche ? Hein ? En plus j'ai perdu le chemin et je suis en train de vagabonder dans les sous-bois en espérant être plus ou moins dans la bonne direction. Faut espérer qu'il a pas pris rendez-vous à une heure précise sinon il va être déçu. Je passe un certain temps à déambuler dans les bois quand soudain je marche sur une surface à la texture différente et qu'un bruit de mécanisme se fait entendre, suivi d'une pression sur ma jambe gauche. Je baisse le regard et je vois qu'un piège à loups enserre ma jambe.

- Putain de forêt à la con et de chasseurs débiles. Je déteste cette saloperie de pays et tous les trous du cul qui y habitent.

Je continue dans cette veine tout en me penchant sur le piège pour l'examiner. Le mécanisme de fermeture est trafiqué et le levier d'ouverture est absent. Impossible de l'ouvrir. Quel genre de bête ils chassent par ici ? Je sens soudain une présence et redresse la tête vers la position du nouveau venu. Un Akuma. Et pas n'importe lequel en plus. Je le regarde avec une lueur d'amusement.

- Tiens ! Mais c'est le souffre douleur de Road. Et on a échangé nos places. L'homme dans le piège et le loup qui se marre.

Je secoue le piège mais il est fermement serré. Bon. Aux grands maux les grands remèdes. Je forme une boule de matière noire et je plaque ma main sur le mécanisme de fermeture qui explose d'un coup. Le piège s'ouvre et je dégage ma jambe.

- Donc c'est toi qu'on m'a collé... Quel duo de choc. Je sens qu'on va bien s'amuser.

Je me tourne vers l'Akuma pour l'observer vaguement. Je n'ai jamais vraiment aimé ces tas de ferraille mais bon si Sheryl m'en a filé qu'un c'est qu'il doit savoir se rendre utile. Je lance un regard à la ronde avant de renifler bruyamment.

- Bon j'suis paumé. T'as pas une idée du chemin à suivre ?

Après tout c'est un loup ou c'est pas un loup ? Il doit avoir du flair ou un sens de l'orientation plus puissant ou j'en sais rien moi. Je plonge la main dans le sac que je porte sur l'épaule et en sort ce qu'il contient. Une boite en fer avec une sorte de goupille sur le côté. On sait jamais ça pourrait servir. Et puis bon au pire je lancerai le business du gars en jetant ça quelque part dans la ville. Je lève les yeux vers le morceau de ciel gris qui filtre à travers les frondaisons. Bon c'est officiel, je me fais chier et cette mission me les brise.

- Bon allez plus vite on plie cette histoire plus vite je pourrai retourner me pieuter.

On peut pas dormir tranquille...


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Wolfgang A. Mayer
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Ven 12 Oct - 13:16

Wolfgang A. Mayer

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Heath

Négociation difficile
Un léger soupir m’échappe. Je voulais être discret mais quand le sommeil me gagne, je ne contrôle plus vraiment mon corps ni même ces mimiques de l’endormi. Je mise sur ce lieu un peu isolé de l’Arche où j’ai décidé de me coucher pour que l’on ne remarque pas mon activité de repos. La sieste, si vous voulez tout savoir. Je reviens d’une mission pénible et sans intérêt. Je suis lassé. Fatigué mentalement plus que physiquement. A un petit détail près : je suis blessé. Ne pas compter sur ses collègues. C’est la leçon à retenir de notre sortie pourtant réussie. La douleur reste intense mais la plaie n’est pas non plus énorme. Ça guérira. C’est pourquoi je me permets ce repos en forme lupine pour récupérer plus vite, enroulé comme un chien qui dort. Un chien près à montrer les crocs si l’on intervient dans ma cure régénératrice.

« Ce n’est pas le moment de dormir. »

Aucune réponse. Celui qui m’interpelle, et que je reconnais que trop bien, peut toujours courir pour que je me lève. Je ne veux pas. J’étais sensé être tranquille ici. Pas un mouvement. Même pas un cillement ni une oreille qui bouge.

« ... Anthelme. Lève-toi. Tu es attendu en Russie. »

Un grognement violent m’échappe alors que j’ouvre péniblement les yeux. Si je pouvais seulement déraper et égorger cette personne, je le ferai. Ce prénom m’insupporte. Me rend irritable et de mauvaise humeur. Si tant est que la bonne humeur me soit connue. Je prends mon temps pour me lever avant de reprendre forme humaine pour me présenter convenablement devant Sheryl Kamelot. Mais je ne suis décidément pas d’humeur à repartir sur le terrain.  

« Un des nôtres t’attend là-bas. Ne soit pas en retard. »

Je reste toujours aussi silencieux. Pas un seul mot ne sort de ma bouche de tout l’entretien. J’acquiesce sans plus. De toute manière, j’ai à peine le temps de démontrer mon mécontentement que me voilà déjà rendu sur place. Le temps, je ne l’ai pas. Et me manifester n’aurait probablement pas été l’idée de génie. Que puis-je faire sous un tel ordre ? Rien hormis obéir. Comme tous les jours. Ma blessure ne m’avantage pas vraiment mais je n’y pense pas. J’essaie plutôt de retrouver mon chemin pour atteindre la ville où je suis sensé retrouver un Noah que je dois accompagner et aider. Aider un Noah. En voilà bien une drôle d’idée.

Je piétine. Je tourne en rond tel le loup en cage. Que fait-il ? Je suis sensé retrouver un de mes supérieurs aux abords de la ville et il n’y a rien ni personne ici hormis une faune qui s’éparpille au cœur de la forêt. Mon regard se porte alors sur l’étendue verte non loin. Mes yeux se plissent et je laisse mon flair me guider. Une odeur me parvient. L’odeur de l’Arche tant connue. J’imagine alors la présence de celui que j’attends dans ces environs. Même si j’aurais préféré qu’il en soit autrement. Perte de temps. Je m’engouffre dans la forêt sans perdre un instant avant de me retrouver nez à nez avec... une personne que je ne connais que trop mal et dans un sale pétrin. Mais bel et bien un Noah. « Tiens ! Mais c'est le souffre douleur de Road. Et on a échangé nos places. L'homme dans le piège et le loup qui se marre. » Un mauvais rictus s’enflamme sur mon visage alors que je garde le silence. Je n’aime pas ce genre de remarque. Mais je dois bien avouer que la situation mériterait de se moquer. Mais je n’ai pas le cœur à ça. Je reconnais un visage parmi tant d’autres de nos supérieurs mais je n’ai pas de nom ni même ne connais les aptitudes de cet Apôtre. Mieux vaut ne pas chercher querelle maintenant. Je ne lui viens juste pas en aide. Les Noahs n’en n’ont pas besoin de notre part. Du moins c’est ce que je considère. Il se débrouille d’ailleurs bien sans mon aide.

« Donc c'est toi qu'on m'a collé... Quel duo de choc. Je sens qu'on va bien s'amuser. »
« Sauf contradiction, je ne suis pas vraiment là pour m’amuser. J’ai mieux à faire. »

Il s’agissait d’ironie ? Dommage. Je ne saisis pas vraiment l’ironie. Mon ton est morne. Sans manque de considération mais assez clair pour faire comprendre à ce Noah que je ne suis pas ici de gaité. Tout comme lui apparemment. Au moins, nous semblons avoir une chose en commun à ce niveau là.

« Bon j'suis paumé. T'as pas une idée du chemin à suivre ? »
« C’était à moi de vous retrouver et à vous de me montrer le chemin. Pas l’inverse. Que faisiez vous aussi loin de l’entrée de la ville ? On perd du temps. »

Bien évidemment que j’ai une idée du chemin à suivre. Je suis arrivé au bon endroit moi. Et il n’est pas difficile de sentir l’odeur de la chair humaine pourrie qui s’agglutine dans la ville. Ah mais j’oubliais. Mon interlocuteur n’a pas ce flair. Je commence à comprendre pourquoi on m’a fait venir ici. J’observe cet apôtre. Je sens son agacement. Envers moi ou envers la situation ? Je ne le sais pas mais quand j’entends son empressement, je ne perds plus de temps. Car en soi, je suis relativement d’accord avec lui. Moi aussi je dormais quand on est venu piétiner mon calme.

« C’est par ici. Et regardez le sol cette fois. Ce n’était pas le seul piège. »

Je me rends bien compte en parlant que je ne suis pas à ma place et que je prends des initiatives en parole qui peuvent me couter cher. Mais est-ce que je ne dis pas la vérité ? Je ne vois donc pas où est le mal à dire les choses clairement. Et à y réfléchir, comprenant que mon hôte ne semble pas vouloir mener cette mission de son plein gré tout comme moi, je ne risque pas de me voir malmener. S’ennuyer à deux, c’est bien mieux que de se retrouver seul dans un merdier pareil. Je ne suis pas vraiment loquace le long de la traversée de la forêt. Je n’aime pas me fatiguer à parler pour rien. Je préfère laisser mes sens nous guider convenablement afin de quitter enfin les lieux.

« La ville est à quelques pas d’ici. Dans cette direction. La prochaine fois, prenez un plan. On perdra moins de temps. »

Je suis carrément à la limite du raisonnable. Je le sais. J’y vais même peut-être bien un peu trop fort. Alors je me rabats bien rapidement sur une question qui me taraude tout de même. Je ne suis pas du genre à fouiner mais quelque chose m’intrigue. Pourquoi coltiner à un Noah un Akuma juste pour faire de la négociation ? C’est bien du Sheryl tout craché ça. Envoyer les autres à sa place pour se débarrasser de la corvée. Sauf que pour négocier, il faut de l’amabilité et des visages souriants. Volontaires. On ne peut pas dire que nous soyons les élus idéaux pour ça.

« Pourquoi m’avoir fait venir ici ? Je ne comprends pas vraiment l’utilité de ma présence pour de la négociation. »



Wolfgang - Loup lunatique
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Heath
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Ven 12 Oct - 13:28
Le Guide
L'Akuma ne semble pas particulièrement enclin à rire. Pff ! Encore un pisse-froid. C'est souvent comme ça avec ces machines. Soit elles sont beaucoup trop enthousiastes pour leur bien, soit elles sont sans émotions.  J'me demande même comment les humains peuvent les prendre pour leurs semblables. Ils leur manque vraiment une case.

- Sauf contradiction, je ne suis pas vraiment là pour m’amuser. J’ai mieux à faire.
- Et tu crois que t'es le seul dans ce cas Princesse ? J'ai pas vraiment envie d'être là à jouer au scout.


Je renifle. Sale caractère le clébard. Ça me donne pas vraiment envie de lui tapoter le haut du crâne... Evidemment il a fallu qu'on me colle ça. Je commence à comprendre pourquoi Road prenait un malin plaisir à le malmener. Avec un tempérament pareil, il supplie pour qu'on l'emmerde. Et j'en sais quelque chose...

- C’était à moi de vous retrouver et à vous de me montrer le chemin. Pas l’inverse. Que faisiez vous aussi loin de l’entrée de la ville ? On perd du temps.
- Ah bon et qui a dit ça ? J'ai jamais été un bon guide et c'est pas près de commencer. Et puis j'y peux rien si c'est le bordel avec l'Arche. Je suis sûr que c'est ce connard de Sheryl qui m'a induit en erreur pour se foutre de moi.


D'ailleurs il me le payera celui-là. On verra ce qu'il dit quand j'aurai repeins son magnifique manoir et sa salle de bal en rose bonbon. Il fera moins le fier après, môssieur le Ministre. Je ne peux évidemment pas m'être trompé. Impossible. Non madame. N'y pensez même pas. Pourquoi faut-il toujours qu'on vienne me faire chier ? Je ne demande qu'une seule chose : la paix. C'est trop demandé bordel ? Le loup fini par s'agiter et me montre le chemin sans oublier de me balancer une vanne.

- C’est par ici. Et regardez le sol cette fois. Ce n’était pas le seul piège.

Je lance un regard en biais à l'Akuma. Il se prend pour ma mère le clébard ? J'ai l'impression qu'il me fait la leçon comme à un mioche de quatre ans et ça me plait pas des masses. Je garde le silence pour le moment et je le suis à travers la forêt. Nous finissons par nous arrêter et je peux apercevoir la ville où nous devons nous rendre à travers les arbres.

- La ville est à quelques pas d’ici. Dans cette direction. La prochaine fois, prenez un plan. On perdra moins de temps.

J'offre un sourire féroce à mon nouveau compagnon. Il veut jouer ? On va jouer.

- Un plan ? Mais dans ce cas à quoi me servirait-tu ? On dit que les chiens peuvent suivre une piste sur des kilomètres. Qui te dit que je ne voulais pas mettre cette théorie à l'épreuve ? Voir si ton odorat est aussi affûté que ta langue ? Et puis tu devrais faire gaffe, des personnes moins sympas que moi pourraient t'en vouloir pour être aussi directif. Je lui tapote le haut du crane. Heureusement pour toi, je suis un bon maître et j'aime bien quand les gens ont un peu de répondant. Je dois dire que je m'emmerde sévère avec toutes ces machines qui s’aplatissent dès que je passe. Où est le fun dans tout ça ?

Je lâche un rire et reporte mon attention sur la ville. Plus vite ce sera terminé et mieux ce sera. Je commence à me diriger vers le lieu de rendez-vous quand le loup me pose une question.

- Pourquoi m’avoir fait venir ici ? Je ne comprends pas vraiment l’utilité de ma présence pour de la négociation.
- Ouais ben t'as vu ma gueule ? Je suis pas l'gars qui inspire confiance. Mais Sheryl est une feignasse et toi t'es là pour sentir les ennuis. Au cas où il y en aurait. Sinon profite de la balade.


Je me rends en ville et arrive sur les lieux. Un homme m'attend déjà sur place et son visage se décompose légèrement en me voyant. Il s'approche de moi et me salue de la tête.

- V-Vous êtes le Comte ?
- Ha. T'es un marrant toi. Bon alors c'est toi qui veux nous aider ?
- Oui, je.. J'ai la possibilité de vous aider dans votre entreprise...
- En échange de pognon hein ? Vous êtes bien tous les mêmes. Vous vendriez votre mère pour de l'argent.
- Je...
- T'es bien nerveux dis donc. T'as quelque chose qui te chiffonne ?


Au moment où je termine ma phrase, des hommes et des femmes en uniforme sortent des maisons et des couverts alentours. Des Crows. Evidemment. Il a fallu que ça me tombe dessus. Je fais un pas vers le "client" mais il recule en courant et trois corbeaux viennent se placer devant lui.

- Rendez vous sans faire d'histoire où nous ferons usage de la force létale !
- Ah ces humains... Ils n'apprendront jamais.

Je récupère la boite dans mon sac, pose la main sur la goupille et me tourne vers l'Akuma.

- C'est l'heure de voir si tu sais faire plus qu'aboyer mon gros.

Je tire d'un coup sec sur la goupille et la jette sur les trois mousquetaires devant moi. Ils s'écartent et la boite s'écrase au sol derrière eux sans que rien ne se passe. Je laisse un "hmm" circonspect m'échapper et les trois crows se retournent vers moi avec un sourire suffisant. Bande de cons. La boite explose et des milliers de fragments métalliques partent dans tous les sens. Une tige de métal vient se planter dans la tête de l'homme face à moi et ressort en plein milieu du front. HA ! On dirait Wisely ! Ce qui est dommage c'est que c'est le seul qui en est mort. Les deux autres et le traître sont simplement blessés. Décevant. Je m’aperçois du clou qui est logé dans mon épaule et je le retire l'air de rien avant de m'approcher des ennemis. J'attrape le premier par le coup et lui brise la nuque avant qu'il ne puisse se remettre du choc et je m'approche de l'autre. Celui-ci déploie une lame au niveau de son poignet et tente de m'attaquer. J'arrête la lame avec ma main qui se retrouve transpercée de part en part. Je regarde ma main puis le Crow.

- Aie.

Je lui assène un coup de poing sur la tempe de ma main valide et je pose ma main sur son visage. J'utilise mon pouvoir pour créer une boule de matière noire et le visage de l'homme explose. Je libère ma main gauche et me tourne vers l'Akuma.

- C'est quand tu veux ! Sinon je peux aussi m'amuser tout seul et tu peux t'asseoir et me regarder en faisant ta toilette.

Je me tourne ensuite vers ma prochaine cible prêt à en découdre. Ils vont ramasser pour Sheryl ceux-là ! Et aussi pour m'avoir fait venir dans ce trou pour rien ! Ils vont voir ce que ça fait de se frotter au Néant. Bande de bâtards !
C'est qui le Noé ?


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Wolfgang A. Mayer
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Ven 12 Oct - 13:43

Wolfgang A. Mayer

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Heath

Négociation difficile
En un sens, il vaut mieux que le mot « princesse » ne me parle pas plus que ça, sinon, j’aurais pu avoir un semblant d’énervement. Cependant, je me doute bien que ce Noah ne manque pas de se moquer ouvertement de moi. Mais je n’en tiens pas rigueur. Il semble tout aussi « heureux » que moi d’être ici alors je vais faire comme si ça pouvait se comprendre. Qu’apporterait le fait de m’énerver ? Une réplique de plus et une pique supplémentaire. Alors à quoi bon m’ennuyer pour si peu ? Je reste alors silencieux et préfère répondre à mon supérieur quand des questions plus intéressantes percent mes tympans. Même si je ne peux pas m’empêcher de répondre sans vraiment le faire exprès. Un jour au l’autre, je finirai par payer de cette arrogance. Mais je vous assure que je ne le fais pas exprès. Du moins, la plupart du temps.

« Ah bon et qui a dit ça ? J'ai jamais été un bon guide et c'est pas près de commencer. Et puis j'y peux rien si c'est le bordel avec l'Arche. Je suis sûr que c'est ce connard de Sheryl qui m'a induit en erreur pour se foutre de moi. »
« Assurément... »

Ce petit mot ironique et murmuré n’est pas du tout envoyé contre ce Noah qui se montre de plus en plus énervé face à la situation. Mais je doute qu’il soit idiot et qu’il n’ait pas compris qu’au final, je partage silencieusement les mêmes insultes en ce qui concernant le 4ème Apôtre. Il doit sûrement bien se fiche de nous deux soit dit en passant. Un soupir las m’échappe mais je tâche de garder ma contenance et de nous mener hors de cette forêt qui va finir par achever le peu de lucidité qu’il nous reste. Et le peu de calme. Il faut dire que je mérite sûrement ce regard en coin peu aimable. Je peux aisément ressentir tous ces mots qui ne sortent pas mais qui se logent dans ces pupilles autoritaires. La phrase de trop. J’en suis conscient. Et je continue de plus belle. Ce qui me vaut une réponse que je mérite. En toute logique. Cela dit, je ne peux m’empêcher de laisser mes crocs ressortir sous un léger grognement. C’est plus fort que moi.

« Sauf votre respect, j’étais déjà sur place. Sans moi vous seriez encore entrain de fouiner des heures pour trouver le chemin. Mon flair est utile mais encore faut-il que je sois là quand vous vous perdez. »

Une caresse sur ma tête. Du moins, je le prends comme tel. De quoi me faire grogner encore plus mais je m’abstiens. Ces mots ne sont pas faux. J’aurais déjà pu me retrouver en miettes pour mon comportement. Alors je me contente de fixer cet homme qui s’amuse littéralement à me remettre gentiment à ma place. Mais s’il aime le répondant, autant lui en donner.

« Et je ne suis pas un chien. Je vaux mieux que ça. Un chien se serait... aplatit à votre passage. »

S’en est fini des réponses insolentes. Je sais garder ma place tout de même et ce n’est plus le moment de jouer au plus fort. La ville devient la cible urgente. Même si je continue de penser que nous ne sommes pas vraiment les bons volontaires pour cette mission. « Ouais ben t'as vu ma gueule ? Je suis pas l'gars qui inspire confiance. Mais Sheryl est une feignasse et toi t'es là pour sentir les ennuis. Au cas où il y en aurait. Sinon profite de la balade. » Sentir les ennuis ? Parce qu’ils ne sont donc pas capable de sentir les ennuis eux-mêmes ? Je ne sais pas si je dois me sentir flatté ou alors insulté d’être pris pour un simple « radar ». Je réfléchis à peine à la question que nous voilà rendu. Enfin. Il était temps. Mais quelle odeur. Non pas nauséabonde mais une odeur qui n’inspire en rien le comité d’accueil. L’odeur de la chair humaine est bien trop forte et envahissante pour une simple rencontre entre trois personnes. Ils sont plus nombreux, à n’en pas douter. Mais à part sentir, je ne vois rien. Je laisse le Noah discuter mais mon nez frémit. Ça sent la bouffe pour moi. A plein nez. Je l’interromps alors qu’ils font connaissance.

« Ça pue ici. La viande. »

Mais je suis à peine entendu. La discussion coupe court et la cavalerie arrive bien plus vite que prévu.

« Rendez vous sans faire d'histoire où nous ferons usage de la force létale ! »
« Ah ces humains... Ils n'apprendront jamais. »
« J’avais prévenu. »
« C'est l'heure de voir si tu sais faire plus qu'aboyer mon gros. »

Un grognement en guise de réponse puis rapidement, les réactions. J’ai faim. Et j’ai tout un plateau qui se dresse devant moi. Une carne probablement aigrie et indigeste mais c’est toujours mieux que rien à se mettre sous la dent. Pendant que ce supérieur calmement déchainé commence un vrai carnage et me provoque, je laisse l’Akuma gagner totalement mon être. Mon corps s’élargit et un lourd hurlement traduit une transformation rapide et gigantesque. Ma queue frappe le sol d’un coup vif et elle balaie sans attendre un inconscient qui tente de venir en ma direction. Pauvre homme.

« Ne vous dispersez pas ! Vous, vous vous chargez de l’homme ! On tient la bête à l’écart ! »

Me tenir à l’écart ? Une sourire qui dévoile mes crocs acérés se dessine alors que mes pupilles dilatées fixent le suicidaire. Seul lui croit en ses mots. Ces stupides alliés tremblent de tous leurs membres. Je sens la peur fouiller mes narines tant elle est palpable. Ça m’exciterait presque. Tellement que je n’attends pas qu’on vienne à moi. Je charge. Les cornes en avant. Et le premier touché a le droit à une bonne dose de jus dans la chair que je transperce sans ménagement. Un cri d’agonie. J’adore. Tellement que l’adrénaline monte. L’odeur du sang rend les choses plus alléchantes. Jusqu’à ce qu’un hurlement de douleur m’échappe.

« Je l’ai ! »

Humain de bas étage. Tu n’as rien du tout. Malgré un couinement supplémentaire du à une lame qui m’a largement entaillé le flan, je me retourne violemment, laissant ma queue tourner dans l’élan et assommer le malheureux dans la foulée et le faire tomber au sol. La patte sur le crâne, je ne perds pas un instant pour lui briser la nuque et agripper sa tête dans ma gueule. Un craquement immonde se fait entendre. Le cou craquelé puis la tête arrachée du corps, je la balance vers le Noah pour lui donner  ce merveilleux trophée. Petit geste très ironique, bien entendu.

« Je m’amuse bien plus que vous. Un vrai festin. »

Ma gueule suinte le sang. Ma langue râpeuse vient lécher ce qui coule sur mes babines. Un sang bien dégueulasse mais il fera l’affaire.



Wolfgang - Loup lunatique
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Lun 15 Oct - 17:57
Massacre dans les règles
On dirait bien que ma p'tit provoc' lui a mis les nerfs au clebs. Il se transforme en loup et commence un carnage dans les rangs adverses. Les pauvres Crow ne peuvent pas faire grand chose face à lui et n'ont pas l'air de comprendre qu'ils ont affaire à un Akuma et que leur petits couteaux ne peuvent pas grand-chose contre lui. Je suis interrompu dans mes pensées par un sceau qui s'enroule autour de ma jambe. Oh non mon gars! Je l'arrache d'un geste sec et me rue sur le propriétaire du  morceau de papier.

- Toi mon petit t'as mal choisi ton adversaire.

Je l'attrape par la jambe et tire de toutes mes forces. L'homme se retrouve au sol et je lui écrase la trachée avec mon pied. Sois pas triste de mourir, il parait que l'asphyxie donne la gaule. Je suis rapidement encerclé par plusieurs adversaires qui n'ont pas l'air super contents de ce qui vient d'arriver à leur pote.

- Vous aussi vous voulez goûter les filles ?
- Tu vas voir espèce de monstre !
- T'as raison j'vais pas tarder à voir tes tripes petit oiseau !


Oh je crois que je viens d'effacer les dernières traces de diplomatie dans leurs yeux. Je prépare une boule de matière noire dans chaque main et attend l'assaut. Les deux Crow sur mes côtés se jettent sur moi simultanément. Je lance la boule de matière noire de ma main gauche et atteint l'ennemi avant qu'il ne puisse approcher mais le second est plus rapide. Je ne parviens qu'à faire exploser son épaule et lui arrive à planter sa lame dans ma cuisse tout en hurlant comme une gonzesse. Oh mais c'est une gonzesse. Au temps pour moi. Je lui balance un coup de pied bien senti dans les côtes et le craquement produit me fait sourire, presque autant que le bruit de gargouillis qui sort de sa bouche. Et un poumon perforé, un. Le dernier, celui qui m'a insulté se jette sur moi en hurlant comme un fou furieux. J'esquive son attaque et le repousse. Il revient à la charge et je me baisse pour attraper le bras sectionné de sa collègue et lui plante la lame de poignet dans le ventre. Je me redresse en faisant remonter la lame.

- J'te l'avais dit que j'verrais tes tripes, princesse.

L'homme s'effondre à côté de moi et je jette le bras sur le côté. Au moment ou le bras disparaît, une tête atterri à mes pieds. Attends ! C'est moi qui ai coupé une tête en lançant le bras au hasard ? Je me tourne pour voir le loup en train de me regarder. C'est lui qui me l'a lancé ? La moquerie dans ce geste ne m'échappe et ça me fait rire.

- Je m’amuse bien plus que vous. Un vrai festin.
- Je vois ça. Bon loup. Finalement t'es plus marrant que ce que je pensais. Bon sois mignon et va me chercher le connard qui nous a attiré dans ce piège. On a des choses à se dire lui et moi. Oh et évite de le tuer. Un bras ou une jambe en moins c'est pas bien grave mais faut qu'il puisse parler.

Je lui adresse un sourire et me tourne vers les derniers Crow qui hésite désormais.

- Si vous étiez tombé sur un autre de mes frères, il vous aurait ptet laissé partir. Mais moi j'aime le nettoyage par le vide. Je vais vous faire goûter au Néant les tocards.

Je m'avance ensuite vers eux pour leur expliquer qu'il faut pas m'emmerder. Une fois les explications terminées je regarde autour de moi. Eh ben, ils y sont pas allés de main morte les enfoirés. Ils s'attendaient vraiment à trouver Adam à notre place. Enfin bon, avec ce qu'ils avaient prévu, ils auraient rien pu lui faire au Comte. D'ailleurs c'est bizarre. Ils devraient être plus nombreux, non ? Bah je suis sûr que le loup va sûrement s'en sortir si jamais il reste des corbeaux. Surtout vu ce qu'il a fait à ceux que j'ai sous les yeux. J'commencerais presque à bien l'aimer cette machine, finalement./div>
J'aime l'odeur du sang au petit matin


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