« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
Marian Cross
Seeds of Destruction
Un effort pour votre fille ? || PV Ace A. Juhanen

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Un effort pour votre fille ? || PV Ace A. Juhanen
Mei-Ling Hei
La Vérité est une Illusion, l'Illusion est une Vérité
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La Vérité est une Illusion, l'Illusion est une Vérité
Mer 17 Oct - 18:01

Ace A. Juhanen

&

Mei-Ling Hei

Pourquoi vous cachez-vous ?
Tu te demandes si ce plan foireux va fonctionner. Non. En fait, tu te demande surtout si tu ne vas pas te faire enguirlander par ce vieux râleur si jamais il apprend ce que tu tentes de faire actuellement. Enfin. Après tout, tu n’en sais rien. Tu n’es pas au courant de toutes les histoires de famille de ton mentor mais ton petit doigt te dit que ça va mal finir cette histoire. Ace ne parle quasiment jamais -voire jamais !- de sa famille. Mais tu ne peux pas ignorer la demande suppliante de ton amie. Ton amie qui n’est autre que cette douce Jyväa, la fille du vieux grincheux. Ah s’il t’entendait penser ça de lui. Un rictus en coin se dessine sur tes lèvres rien qu’à cette idée. Ça lui donnerait des rides en plus le pauvre. Et possiblement bien une réprimande en plus pour toi !

« Est-ce que tu es sûre que je vais pouvoir lui parler ? C’est important. Je dois le voir. Depuis tout ce temps. »
« Faudrait d’abord qu’il soit là. Je ne connais pas son planning par cœur non plus ! »

Elle-même devrait le savoir plus que toi d’ailleurs. Depuis le temps que Jyväa cherche désespérément à revoir son père, elle n’a jamais réussi à mettre la main sur lui. Et ce n’est pas parce que tu es là cette fois-ci que ça va changer la donne. Mais la jeune femme s’accroche à cet espoir et c’est presque avec fermeté qu’elle te supplie de la mener à lui. Tu soupires alors discrètement. Te voilà à t’incruster dans un souci de famille qui n’est pas le tien. Comme si tes propres querelles familiales n’étaient pas suffisantes. Mais le visage si déterminé de ton amie ne te laisse pas indifférente.

Que le fruit du hasard est étrange, n’est-ce pas ? Il a fallu que Jyväa, ton amie depuis quelques temps maintenant, soit la fille de celui qui t’a appris beaucoup. Et c’est d’ailleurs grâce à Jyväa aujourd’hui qu’Ace a accepté de te prendre sous son aile. Quand tu penses que tu as voulu rencontrer cet étrange énergumène pour... pour quoi ? Pour qu’on te guide dans tes idéaux. Que quelqu’un puisse t’éclairer le chemin et t’apprendre un savoir utile pour ce qui t’incombe de faire en tant que partisane du Quatorzième. Et qui de mieux placé qu’un vétéran dont les idéaux sont inébranlables. Comme toi. Quelqu’un qui te comprendrait au moins. Pas comme cette famille qui t’a laissé.

Une sale moue étire les traits de ton visage à cette pensée. Il est temps d’arrêter de t’égarer et de trouver Ace maintenant. Sauf que tu ne sais pas réellement où il est. C’est quelqu’un qui bouge beaucoup et même si tu l’as vu il y a peu de temps dans une petite planque de ce petit village non loin de Londres, tu n’es pas sûre qu’il soit encore là. Et même s’il est dans les parages, il t’a sûrement déjà vu arriver. Et avec Jyväa près de toi, tu doutes qu’il s’approche de lui-même. Tu ne comprends pas vraiment pourquoi il fuit tant sa fille. Mais tu sais que questionner ce vieux-là n’est pas chose aisée. Tu ne l’as donc jamais vraiment fait. Tu t’arrêtes en chemin et tu regardes alors ton amie, l’invitant à patienter un instant.

« Tu m’attends ici d’accord ? Je vais le chercher. »
« Non. Je viens avec toi. »
« Non, tu ne viens pas. Je vais le chercher, d’accord ? Tu sais bien que je vais le faire. Alors patiente ici, ça facilitera les choses. »

Du moins, c’est ce que tu penses. Parce qu’en réalité, la planque est un peu plus loin, à quelques longs mètres au détour d’une ruelle peu fréquentée. Une planque provisoire. Mais tu espères qu’il soit encore là et qu’il n’a pas quitté les environs. Et pour des questions... que tu ignores finalement, tu préfères que l’endroit reste secret. Même pour ton amie de longue date que tu as du mal à convaincre. Une intuition. Comme ça. Finalement, Jyväa abdique mais ça s'en est fallu de peu. Tu fais en sorte que personne ne te suive puis arrivée à l’entrée du lieu-dit, tu te faufiles discrètement. Puis ta voix résonne enfin dans les lieux.

« Hey ! Vous êtes là ? »

Ta voix est reconnaissable. On ne peut pas douter de ton identité. Mais seul le silence te répond. Après quelques minutes à tourner en rond, tu ne trouves personne. Rien d’étonnant quelque part. Tu auras espéré tout de même.

« Raaah... Il est jamais là quand on a besoin le vieux grincheux... »

A qui le dis-tu. A force de trop fréquenter Ace, tu es devenu comme lui. Râleuse pour un rien.



Mei - Fidèle partisane
« Where's my family... ? » × by lizzou.
Mei-Ling fait son caprice en #5b238c

Je suis aussi : Yû Kanda - J. Ezechiel Lawrence - Wolfgang A. Mayer - Aloïs Crane

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Jeu 8 Nov - 1:27
Elle est sérieuse, elle ?Mei & Ace

Tu lis tranquillement un roman policier sur ton siège en bois à bascule, un bol de thé – parfaitement alcoolisé, au passage – sur l’étroite table à côté de toi, et tu tournes une énième page. Tu te lèves pour aller prendre une poire dans les sacs de provisions que tu as ramené de Londres, où tu as pu glaner certaines informations sur l’évolution du rassemblement de ces vannés de rapaces qui ont la bonne idée de rester dans la même planque pendant plus de deux mois et demi en plein dans la capitale britannique protestante. Et ça te fait râler comme pas permis de rester à côté de ces siphonnés du cerveau. Quoique, ça aurait pu être n’importe quelle communauté que ç’aurait été aussi des siphonnés du cerveau. Bref. Tu te lèves pour aller prendre une poire, donc, que tu fais tournoyer dans ta main libre tout en continuant de lire ton roman et, alors que tu passes à la page de droite tout en t’affalant dans ton siège à bascule…

- Comment ça c’est pas le boulanger le meurtrier ? Oh putain, s’ils me sortent que c’est le fils de la laitière et du confiturier je crame ce livre., râles-tu.

Et tu grognes. Tu n’en es qu’au milieu du livre et, pourtant, tu vois très bien l’intention perverse de l’auteur à laisser planer le doute sur tous les suspects de l’affaire. Tu sais d’expérience que les suspects ne sont pas les meurtriers, pas lorsque le roman policier est norvégien – qui était siphonnés et complètement cinglés – en tous cas, alors tu cherches parmi tous les personnages qui ne sont pas des suspects des flics. Il n’y avait donc le boulanger... qui vient d’être écarté. Tu étouffes un soupir râleur en croquant dans ta poire.

Non arrête ! Ne me tue pas ! Je te promets de changer, je te jure, plus jamais je fricote avec une abric-… AÏE ! ÇA FAIT MAL CONNARD !

Tu mâches conscieusement et tu avales, ignorant la poire qui te parle et qui se met à te péter une crise… dans ta tête vu qu’elle voit bien que tes oreilles ne l’écoutent pas plus qu’elles ne l’entendent. Tu lui lâches alors un regard noir. Et tu râles. Parce que c’est un des trucs que tu sais le mieux faire. Surtout quand c’est pour… ce que le commun des mortels qualifierait de ‘rien’.

- Je lis, merde. On peut rien faire tranquille dans c’te vie ? Putain…

Tu plisses soudainement les yeux en délogeant le trognon de la poire et en le déplaçant dans la poubelle directement, tout en mangeant en trois bouchées le reste de la poire qui n’eut droit qu’à trois secondes de hurlements insupportables avant de mourir dans ton estomac. Tu soupires. Chiant. Mais au moins ta légère faim est calmée. Et maintenant… qu’est-ce qui se rapproche ? Tu reconnais un bout d’écorce d’une forêt au nord de la Finlande, celle qui est à l’ouest du la-… Oh putain c’est ta fille cadette, ça. Et elle est accompagnée en plus. Bordel de merde. Tu jures et tu remets le marque-page dans ton livre, ce qui te fait râler un peu plus. Tu poses ton livre sur le bureau, qui est en soi le seul mobilier de la planque – avec une petite cuisine et un laboratoire faisant face à l’escalier en terre. Il y a, certes, derrière l’escalier en terre, dans un espace très fin, un lit dérobé mais… détail.

Tu te fonds dans sans mal dans l’escalier en terre sans influer sur sa masse ou sa nature, le rendant juste un peu plus solide, le tout en dissimulant ta présence et en étant prêt à foutre le camp à la moindre échauffourée. Ce scénario s’est produit une centaine de fois, ces dernières années. C’est qu’elle abandonne pas, la cadette. Et en ça… elle te saoule. Mais tu l’aimes bien. Même si ça te fait râler au dernier degré, y a pas théser là-dessus. Et, surprise, ce n’est pas du tout l’énergie de ta fille cadette qui descend les degrés et qui s’aventure dans la planque. C’est ton apprentie. Tu reconnais la voix de ton apprentie. Et sa sale habitude à ne pas savoir dire ‘bonjour’ ou ‘bonsoir’. Merde, c’est pas compliqué. Tu rembobines les informations en ta possession. Ton apprentie. … Parce qu’elle a réussi à acheter les sentiments de ton apprentie, la cadette ? Putain qu’elle est pas chiante… Immobile, tu la laisses chercher sans rien trouver en vérifiant que le bout d’écorce que tu as placé dans l’écharpe de Jyväa – qu’elle ne quitte effectivement jamais depuis ton départ, et c’est tant mieux – ne s’est pas rapproché. Et c’est le cas. Même si elle est reste sacrément près, la chi-…

- Raaah... Il est jamais là quand on a besoin le vieux grincheux...

Tu enlèves ta dissimulation et tu sors de l’escalier en terre, t’y adossant simplement.

-  Yo.

Quoi, tu ne dis pas bonjour ou bonsoir non plus ?
Non mais toi t’es vieux, t’as plus l’énergie pour prononcer des mots aussi chiants. Et aussi longs.

- T’as perdu l’habitude de regarder derrière toi, Mei.

Enfin, tu ne vas pas lui en vouloir. Parmi toutes les aptitudes qu’elle a et que tu lui as développées, tu peux pas non plus espérer qu’elle soit bonne en tout. Y compris à cache-cache. Pas quand elle doit te trouver, en tous cas. Quoique, avec un peu de jugeote elle aurait pu y arriver cette fois aussi… Cela dit, tu n’as pas le souvenir de ne pas l’avoir matraquée et martelé de toujours vérifier ses arrières – sans montrer qu’on les vérifie. Y a une dose de laisser-aller, par ici… Tu t’avances vers ton bol de thé – parfaitement assaisonné au whisky, rappelons-le – et tu en bois deux longues gorgées avant de le poser sur l’étroite mais haute table ronde – en bois, évidemment. Sans quitter des yeux ton apprentie, sans baisser ta garde sur le bout d’écorce qui, visiblement, s’est mis à tourner trois fois en rond avant de retrouver sa position initiale. Jyväa t’attend donc dehors. Et bien qu’elle attende, si tu sors c’est certainement pas pour la voir.

- Et depuis quand tu t’acoquines avec Jyv’, au juste ?, râles-tu.

©️ YOU_COMPLETE_MESS
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