Pourrez- vous vous en échapper ?
 
Les griffes de la mort se referment sur vous. Tous les regards se tournent vers un seul homme ; un frère, un traître, un musicien, pour certains un guide… Alors que l’Ordre Noir et les Noés cherchent à le capturer pour en faire un allié ou une victime, une nouvelle menace fait son apparition, bien déterminée à protéger ce destructeur à coup de tours et de sorts…
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Rumeurs
• Il paraît que durant la nuit du 30 Décembre, la ville de Canberra a mystérieusement explosé avant d'être tout aussi mystérieusement reconstruite. Illusion collective ?


Les rumeurs sont à prendre en compte in-rp. Si vous avez des idées de rumeurs, vous pouvez les envoyez par mp ici.
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Un nouveau cobaye et c'est la fête ! || PV Thomas Alexander

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Aloïs Crane
La Guerre nous prend notre Humanité, et sans elle, nous courons droit vers la défaite
Jeu 18 Oct - 22:56

Aloïs Crane

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Thomas Alexander

Un blessé pour la science
« Mettez-le dans le cadre du projet Troisième Génération. Ce serait dommage de gâcher son potentiel. »

Cette phrase. Tu ne pensais pas que tu l’entendrais un jour. A vrai dire, tu ne l’entends même pas. Ton état est critique. Tu es au bord de la mort. Tes yeux sont mi-clos alors que ton corps repose sur cette civière qui bouge déjà pour te transporter hors du Vatican vers ce lieu si maudit. Là où l’interdit se fait encore. Là où le moindre cobaye devient un vrai trésor pour la science ! La Branche Nord Américaine. Tes yeux carmin brillent d’une certaine peur. Tu sais que tu es encore vivant mais tu n’ignores pas que ton destin est scellé. Tu vas mourir. Parce que l’attaque que tu as prise de plein fouet par ce Noah t’a complètement décimé. Que pouvais-tu faire ? Tu n’es qu’un simple petit Corbeau qui n’a aucune possibilité de tenir tête à une telle puissance. Aucun entrainement ne peut t’amener à la victoire quand ton adversaire est un Apôtre du Comte lui-même. Alors ça va s’arrêter là. Tu vas devoir... baisser les bras. C’est la honte, n’est-ce pas ? Mais au moins, dans ton esprit, tu allais être libéré de la douleur qui te lance dans tout le corps. Tu devais mourir... Pourtant, tu es sensé être un battant. Ce n’est pas dans ton caractère de baisser les bras. Si tu as tenté de prendre cet adversaire dans tes filets c’est que tu y croyais. Tu n’es pas faible. Alors tu ne peux pas crever comme ça.

Et en effet, ton corps ne lâche toujours pas. Ta respiration est encore faible mais elle est toujours là. Tu essaies de bouger mais tu n’y arrives pas. Tu es paralysé. Entièrement. Des organes probablement touchés. Un poumon sûrement perforé. Bref. De quoi te foutre bien en l’air. Mais on te prend en charge. Tu le sens. Tes membres sont tellement douloureux que le moindre mouvement de ta civière t’annonce que tu es trimballé. Mais trimballé où ? C’est quoi tout ce remue-ménage pour tenter une intervention de soins intensifs ? Tu te croyais déjà revenu du terrain alors c’est quoi tout ce délire ?

« Il faut faire vite. Sinon on va le perdre et ça ne servira plus à rien. »

Cette phrase, tu l’entends. A moitié. Quelques mots rapides pour te faire comprendre qu’en fait, tout va bien. N’est-ce pas ? Tu luttes atrocement pour suivre ce qu’il se passe. Et puis tu ne veux pas sombrer. Merde quoi. Tu ne veux pas abandonner là. Tout ce chemin pour se faire buter comme ça ? Ça craint. Mais les tiraillements sont intenses. Le moindre mouvement de ton torse fait siffler ta respiration et brise toute ta cage thoracique. Tu te crispes et les douleurs vives qui s’en suivent te font perdre connaissance rapidement.

Finalement, le voyage, tu ne le sens plus. Tu arrives à destination sans même t’en rendre compte. Et ton corps finit séquestré dans ce qui va être le début de l’Enfer pour toi. Branché de partout, te voilà prêt à devenir le nouveau pantin de ces scientifiques avides de nouvelles expériences. Mais ça, tu ne le sais pas. Pas encore. Tu es encore complètement inerte. Jusqu’à ce que ce premier liquide qui infiltre ta peau réveille un spasme violent. Tes yeux s’ouvrent et un râle de douleur t’échappe. C’est si douloureux que ça de se faire soigner ? Ah. C’est ce que tu penses. Qu’on te soigne. Mais les autres injections ne sont pas là pour soulager ta peine. Elles vont plutôt t’en créer de nouvelles. Ce n’est que le début avant de recevoir le vrai traitement. Celui qui te perdra. De toute façon, tu étais perdu aux yeux de tout le monde, non ?



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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Jeu 25 Oct - 17:39
Sur le fil du rasoir
Je traverse les couloirs d'un pas rapide. J'ouvre les portes les unes après les autres pour y trouver des estropiés, des blessés, des mourants mais pas celui que je cherche. Je continue ma progression jusqu'au bloc opératoire et observe par la lucarne. Vide. Bon sang. Où l'on t-il emmené ? Je remonte le couloir en courant et fini par tomber sur le chirurgien en chef. Je m'approche de lui et je remarque qu'il tente de s'esquiver. Je l'attrape par le col et le plaque violemment contre le mur.

"- OU EST-IL ?
- Je.. Je.. De quoi parlez vous ?
- Vous avez exactement cinq secondes avant que je ne décide que votre tête n'a plus rien à faire sur vos épaules docteur.
- Je ne peux rien dire !
- CINQ !
- S'il vous plait, Inspecteur !
- QUATRE ! TROIS !
"

Je déploie une de mes lames de poignet et la place sous sa gorge tout en fixant un regard meurtrier sur lui.

"- DEUX !
- Ils l'ont emmené en Amérique !
- Pourquoi ?
- Le projet Troisième Génération.
- Quand sont-ils partis ?
- Il y a deux heures.
"

Je relâche le médecin qui bat en retraite sans demander son reste. Le projet troisième génération ? Bon sang. Malcolm espèce de salopard. Je quitte l'hopital en courant et me dirige vers le Vatican. J'entre dans le bâtiment du Crow et fonce vers les bureaux des cardinaux. J'entre dans l'un des bureaux sans frapper à la porte et j'y trouve un vieil homme marqué par les ans qui m'observe avec un regard surpris.

"- Bonjour Cardinal Kempf.
- Inspecteur. Auriez vous oublié les bonnes manières ?
- Non Cardinal mais j'ai besoin de votre aide.
- Vraiment ?
- Oui, j'ai besoin de vous pour délivrer un ordre de transfert.
- Voyez vous ça. Et pourquoi me le demander à moi ?
- Car je veux faire sortir quelqu'un du projet Troisième Génération avant qu'il ne soit trop tard.
- Impossible. Je ne peux pas faire cela. Ce projet est sous la direction de Malcolm Luverrier, votre supérieur.
- Vous le pouvez et vous allez le faire, cardinal. Je n'aime guère faire cela, mais je vous ai rendu service et j'aimerais que vous me rendiez la pareille.
- J'aurais dû me douter que vous ne m'aideriez pas pour une affaire aussi délicate par pur altruisme.
- Détrompez vous, je vous apprécie tout autant que votre "fils" et je vous ai aidés en toute bonne foi. Mais vous m'avez dit que si jamais j'avais besoin de votre aide, vous seriez prêt à m'aider. C'est le moment.
"

Le cardinal croise les mains et les place devant sa bouche tout en se rencognant dans son fauteuil. Il m'observe pendant un moment et je supporte cet examen tout en sentant mon impatience grandir. Je n'ai pas le temps de jouer à ces jeux-là maintenant. Il n'a pas le temps ! L'homme en face de moi se redresse.

"- Nous serons quitte ?
- Sans l'ombre d'un doute.
"

Il prend une feuille vierge, un stylo et commence à écrire.

"Donnez moi les détails."

-----------------------------------------------------------------------------

Et le scénario se répète. Moi, en train de courir dans des couloirs. Je traverse la branche américaine sans m'arrêter. Je sais déjà où je dois me rendre. Je suis arrivé plusieurs heures après ma cible. J'espère qu'il n'est pas trop tard. Je remonte rapidement les longs corridors sans prêter attention à ce qui m'entoure. J'arrive finalement devant deux lourdes portes gardées par des hommes du Crow. Des hommes de Malcolm.

"Halte ! Vous ne..."

J'interromps la tirade du premier garde par un coup de poing dans la gorge et je neutralise le second avec un crochet à la tempe. Je pousse un des battants et pénètre dans la salle d'expérience. Je fonce sur le scientifique penché au dessus du cobaye et l'attrape par le bras avant qu'il ne plante une aiguille dans le bras de celui-ci..

"- Mais que...
- Silence. Je viens ici sous l'autorité du Cardinal Kempf. Vous avez pour ordre de cesser immédiatement toute expérimentation sur cet homme.
- Quel preuve avez vous ?
- Voici une lettre écrite de sa main.
"

Je lui tend le document officiel et le laisse lire pendant une minute.

"Vous allez le débrancher de cette machine infernale et le préparer au transfert vers l'un de nos hôpitaux. Et si jamais il meurt en route..." J'attrape le scientifique par le cou. "Vous aurez commis votre dernière erreur. C'est bien clair ?"

Le scientifique acquiesce avec vigueur et je le relâche afin qu'il puisse donner ses ordres. Je m'approche de l'homme allongé.

"Tiens bon, Aloïs."

-----------------------------------------------------------------------------

Je fais les cent pas dans la salle d'attente. Il est au bloc depuis des heures. Ou serait-ce des jours ? Le manque de sommeil m'empêche de me concentrer. Au bout de ce qui semble une éternité, le chirurgien sort de bloc et semble encore plus fatigué que moi. Je lui saute pratiquement dessus.

"- Alors ?
- Il souffrait de sévères blessures dont certaines semblaient mortelles. Cependant nous avons réussi à réparer la majorité des dégâts et nous l'avons stabilisé. Il nous reste encore un peu de travail mais il devrait sortir du bloc d'ici deux ou trois heures.
- A t-il été infecté par le virus ?
- Non, le processus a été interrompu avant. Cependant, l'un des ses yeux à subit des dommages. Rien de grave cela dit.
"

Je soupire de soulagement et remercie le médecin d'un signe de tête avant qu'il ne retourne à l'intérieur. Je m'affale sur l'un de fauteuils de la salle et m'endort presque instantanément, débarrassé du stress de la situation.

Je suis réveillé quelques heures plus tard par une infirmière qui m'annonce que le patient a été transféré dans une chambre et que je peux aller le voir si je le souhaite. Je me lève d'un bond et me dirige d'un pas rapide vers la chambre indiquée. J'entre et tombe nez-à-nez avec un médecin qui m'annonce qu'il est encore sous l'effet de sédatifs et ne se réveillera pas avant quelques heures. Je le remercie une fois de plus et attrape un fauteuil dans un coin de la pièce pour le placer devant le lit. Je m'y assoies et attend que mon ami se réveille.
Au bout de quelques heures et d'une seconde sieste je remarque qu'il commence à ouvrir les yeux. Je lui souris.

"Alors ? La visite du royaume des morts était sympathique ?"



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Aloïs Crane
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Lun 26 Nov - 0:45

Aloïs Crane

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Thomas Alexander

Un blessé pour la science
Ce réveil si soudain dû à la douleur de cette première injection te tord complètement les entrailles. Parce que ce liquide qui te pique l’intérieur des veines est si fort qu’il fait cambrer tout ton corps. Un corps meurtri qui ne supporte pas de tels soubresauts. Et il ne se fait pas prier pour te le faire comprendre. Un bruit de craquement est étouffé par ton propre râle de douleur. Tu viens d’achever de briser une de tes côtes. Mais ce « médecin » près de toi ne semble pas s’en inquiéter. Qu’est-ce qu’il fout ? Il pourrait au moins y aller avec douceur. Il sait que tu es mal en point, n’est-ce pas ? ... N’est-ce pas... Oui. Il le sait bien. Mais ce n’est plus son problème. Parce qu’il ne te soigne pas et parce que ce n’est pas vraiment un médecin. Lui, il est là pour faire avancer la science.

A peine conscient, ton regard dévie légèrement vers ce mec en blouse blanche. Un regard faible et suppliant qui traduit ton ras-le-bol de tant de tiraillements. Qu’il y aille mollo tout de même. Mais un violent vertige te prend à nouveau. Tu vas sombrer une seconde fois alors qu’une seconde injection est préparée. Tu te crispes mais tes yeux se ferment bien vite. L’inconscience revient. Enfin pas tout à fait. Tu attends la prochaine douleur mais elle ne vient pas. Au lieu de ça, tu peux vaguement entendre un brouhaha de paroles que tu ne comprends pas. En fait, tu ne vois plus vraiment grand chose ni ne perçois bien les sons. C’est bruyant. C’est tout. Et ça te donne mal à la tête. Ta respiration s’emballe parce que tu commences à céder à la panique qu’engendre la souffrance. Elle est tout bonnement insupportable. Tu es vraiment dans un état lamentable. « Tiens bon, Aloïs. » Quoi ? Tu ne comprends pas. Tu n’aperçois qu’une ombre qui se volatilise alors que tu retombes dans une léthargie inquiétante.

Plus rien. Trou noir.

Combien de temps passe ? Tu n’en sais rien. Mais tu finis enfin par ouvrir les yeux. Mais quel réveil. Autant dire les choses comme elles sont : tu as l’impression d’avoir la gueule de bois en plus de ressentir les contre coups d’une sacrée baston. Mais tu ne te souviens de rien. Forcer pour te rappeler te demande trop d’efforts pour le moment. Tout ce que tu peux faire maintenant, c’est observer tes alentours comme tu peux pour reconnaitre l’endroit et déterminer où tu es. Un mouvement soudain te fait te redresser dans un sale couinement. Même si tout est flou, un flash te revient. Tu sais que tu as été blessé mortellement. Une once de frayeur s’immisce en toi. Où es-tu ?

« Alors ? La visite du royaume des morts était sympathique ? » Une frayeur bien vite disparue à l’entente de cette voix. Une voix reconnaissable qui te fait abandonner toute envie de comprendre où tu es. Parce que c’est une voix qui rassure, tout simplement.

« Probablement meilleure que la vision de ton petit minois au réveil... »

Oh. De simples mots qui sonnent très amicaux pour toi. D’ailleurs, tu esquisses un sourire qui veut tout dire quand ton regard se pose enfin sur ton ami. Oui. Parce qu’en réalité, tu ne l’avais pas vu jusque-là et même maintenant, tu le discernes que trop mal. Tu n’es pas encore bien éveillé. Ça tourne. Et l’écho de la voix de Thomas transperce tes tympans comme s’ils allaient exploser.

« Mais c’est toujours un plaisir de te voir... Thomas. »

Mais le plaisir est de courte durée. Ta main vient rapidement se porter à ton front. Tu as peut-être bougé un peu trop vite. Ça lance là-dedans. Non. C’est toute ta tête qui hurle. Comme si quelque chose frappait à l’intérieur pour perforer tes tempes. Ça fait fichtrement mal. Tu laisses alors ton corps retomber sur le lit. Ta main soutient encore ta tête comme pour tenter de calmer la douleur.

« Putain, ça fait mal... »

Tes doigts passent rapidement sur tes yeux et plus particulièrement sur ton œil droit qui te brûle. Un soupir t’échappe. Tu sens bien que ton corps est complètement bousillé et si sédatifs il y avait pour te soigner, certains font déjà moins effet. Tu es lourd. Tu peines à bouger. Et ces douleurs lancinantes dans ton crâne ont raison de toi. Tu te crispes d’un coup en pestant entre tes dents. Tes doigts restent sur ton visage pour le cacher partiellement. Pour cacher ce sourire amer qui traverse ton faciès. Tu réalises que quelque chose de violent vient d’arriver et que tu n’as pas été capable de te relever. Mais tu n’arrives pas à te souvenir de tout.

« Depuis combien de temps... tu es là... Qu’est-ce qu’il s’est passé... ? »



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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Lun 3 Déc - 23:17
La dure Vérité
- Probablement meilleure que la vision de ton petit minois au réveil...

Toujours aussi charmant à ce que je vois. Voilà une chose qui semble être une constante chez lui. Je lâche un léger soupir de soulagement. Cependant mon cœur rate un battement en voyant l'état de l’œil droit de mon camarade. Alors voilà la fameuse séquelle provoquée par le traitement.

- Ce sont tes premiers mots et voilà tout ce qui arrive à franchir la barrière de tes lèvres ? Je commence à croire que je suis bien trop bon pour quelqu'un comme toi.

Un sourire sarcastique répond à celui, plus insolent d'Aloïs. Il a toujours été incapable de s'exprimer autrement que par des sarcasmes, des insultes soigneusement enrobées, ou pas, et autres piques bien senties. J'ai appris avec le temps à ne pas lui en tenir rigueur même si cela lui a valu de sérieux problèmes au début. Chaque fois qu'il ouvrait la bouche, une sourde envie de lui imposer le silence à coups de poings s'imposait à moi, et il m'est arrivé d'y céder.

- Mais c’est toujours un plaisir de te voir... Thomas.
- Voilà qui est mieux. J'a...


Je m'interromps en voyant un spasme de douleur traverser mon interlocuteur. Je m'approche, légèrement inquiet. Le médecin aurait-il menti ? Les lésions seraient-elle plus sérieuses que ce qu'il prétendait ?

- Putain, ça fait mal...
- Tu ferais mieux de ne pas trop bouger. Ton corps est encore faible, et il commence à peine à récupérer de ce qui lui est arrivé.


Je n'ose imagine ce que subisse toutes les personnes qui vivent l'intégralité du processus de création des Troisième Génération. Gagner la guerre est une chose, mais lorsque l'on s'abaisse à commettre ce genre d'atrocités, on ne mérite guère de gagner ou de survivre. Un jour, Malcolm, tu paieras pour ces crimes, et ce jour-là tu comprendras le mal que tu as commis. Mais il sera trop tard.

- Depuis combien de temps... tu es là... Qu’est-ce qu’il s’est passé... ?


L'intervention d'Aloïs me ramène à la réalité. Que dois-je lui dire ? Si je lui dis toute la vérité, il va probablement tenter de tuer tous le monde, bien qu'il soit incapable de s'asseoir alors ne parlons même pas de tenir debout. Mais si je lui mens, ou attend pour lui en parler, cela ne fera qu'empirer les choses. Je garde le silence un moment pour tâcher de trouver un moyen de présenter la nouvelle.

- Tu ne te souviens donc de rien ? Dans ta grande intelligence, légendaire au sein du Crow, tu as souhaité combattre un Noé. Seul. Comme tu t'en doutes, cela s'est conclu de manière brève et violente pour toi. Des agents t'ont retrouvé, en train de te vider de ton sang. Quand tu es arrivé à l’hôpital central, tu étais presque mort. C'était il y a quatre jours. Plus ou moins, j'ai perdu le fil du temps.

Je marque une pause pour lui laisser le temps d'intégrer cette information. Je pèse le pour et le contre pendant un instant trop court. Je m'assois dans le fauteuil où je me trouvais un peu plus tôt et le rapproche du lit pour me mettre au même niveau qu'Aloïs.

- Je vais te parler d'une chose que bien peu de personnes connaissent. Les commanditaires en sont Malcolm Luverrier et quelques scientifiques qui travaillent avec lui. Disons que je connais ce projet malsain... grâce à mes connexions opportunes. Ce que je vais te dire ne sortira jamais de cette salle. Je te connais et je sais que tu vas avoir des difficultés à tenir ta langue mais il y va de ta vie comme de la mienne et de nombre de personnes innocentes.


Je passe ensuite les minutes suivantes à lui expliquer en détail les tenant et aboutissants du projet Troisième Génération. De la sélection des hommes et femmes aptes à devenir des machines à tuer, au processus de fabrication de ces entités. En parler me hérisse le poil et mon mépris pour les Luverrier et les scientifiques grandit un peu plus à chaque fois. Voilà pourquoi le Vatican a besoin d'un contre-pouvoir. Voilà pourquoi les scientifiques sont indignes de confiance et ne devraient pas être libres de faire ce qu'ils souhaitent avec des vies humaines. Mais ce qui m'indigne au plus haut point c'est que certains cardinaux doivent soutenir ce projet pour qu'il puisse être passé sous silence. Même le cardinal Kempf, qui est probablement l'un des cardinaux les plus dignes de confiance connaissait l'existence de ce projet. Je serre les poings et les dents de colère avant de reprendre mon explication.

- Lorsque tu es arrivé à l'hôpital, il a été jugé que tu ne pouvais pas être sauvé par des moyens conventionnels mais que tu pouvais être utilisé dans le cadre de ce projet. Tu as été emmené dans la branche scientifique Nord-Américaine pour subir le procédé de transformation. Je...

... suis interrompu par l'arrivée d'une infirmière dans la branche. Elle s'approche afin de vérifier l'état d'Aloïs et lui apporter un maigre repas afin qu'il reprenne des forces.

- Vous devriez le laisser se reposer, Inspecteur. Il en a besoin.
- C'est mon intention mais nous avons quelques détails à régler au préalable, Miss.
- Soit mais ne tardez pas.


L'infirmière ressort et je repose mon regard sur Aloïs. Qui sait comment il réagira lorsque mon histoire sera terminée ?

- Où en étais-je ? Ah, oui. J'ai dû faire appel à certaines connaissances et j'ai dû enfreindre un certain nombre de règles du Crow pour remonter ta piste. Lorsque je suis finalement arrivé à te retrouver... Ils avaient déjà commencé à t'injecter certaines solutions mais j'ai pu les stopper avant qu'ils n'utilisent le virus. Je t'ai fait transférer dans un établissement que je connais et, après quelques jours en salle d'opération, nous voilà.

Je ferme la bouche et laisse le silence s'abattre sur la pièce, guettant la réaction de l'homme allongé dans le lit. Je me tiens prêt à l'arrêter s'il tente de se lever ou de commettre une bêtise de ce goût là.



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Aloïs Crane
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Mer 12 Déc - 19:12

Aloïs Crane

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Thomas Alexander

Un blessé pour la science
« Ce sont tes premiers mots et voilà tout ce qui arrive à franchir la barrière de tes lèvres ? Je commence à croire que je suis bien trop bon pour quelqu'un comme toi. »
« Tellement bon que quand je me réveille, c’est toi qui est à mon chevet. Je m’en souviendrai, tu sais. »

Un sourire bien plus taquin déforme ton visage encore meurtri par la fatigue et l’effort. En réalité, et même si tu ne le diras pas avec des mots directs, tu es soulagé de voir Thomas ici et tu penses réellement ces mots. Ça te rassure un peu. Tu ne te rappelles toujours pas du comment et du pourquoi de la situation mais c’est juste ce qu’il faut pour te dire que tu es en sécurité maintenant. Et même si l’Inspecteur a su répondre avec brio à ta connerie bien dissimulée pour te remettre sur le droit chemin pendant tout ce temps, tu sais que s’il se tient là maintenant, c’est que tu n’es pas qu’un simple bon à rien.

Quelques mots de plus pour lui faire comprendre de façon ultime que sa présence est la bienvenue et voilà que tu retombes vivement sur ce matelas pourri de ton lit d’hôpital. La douleur est vive. Tu ne comprends pas pourquoi ça fait si mal. « Tu ferais mieux de ne pas trop bouger. Ton corps est encore faible, et il commence à peine à récupérer de ce qui lui est arrivé. » Ton visage camouflé par tes doigts tremblants, tu négliges ce conseil et tu te décides à taper dans le sujet en posant la question de vive voix. Tu te redresses alors, une fois de plus. Tu veux des réponses. Maintenant. Mais Thomas reste silencieux. Trop silencieux. Tu grimaces un peu et tu tentes de te caler convenablement contre ce qui sert de dossier de lit. Il va parler oui ou non ? C’est quoi ce silence ? Ah enfin. Tu souris alors amèrement, encore vaseux.

« Comment ça ma... « grande »... intelligence... ? Elle est parfaite mon intelligence. Au moins, j’ai eu les... Enfin je veux dire, j’ai eu le cran de ne pas faire la fillette qui fuit... Quatre jours. Ça aurait pu être pire... »

Quatre jours ? Tu as l’impression de sortir d’un coma d’une éternité. Ton corps est bien plus endolori que quatre pauvres jours peuvent laisser paraitre. Alors que ton ami se rapproche, tu essaies de collecter les détails pour les mettre bout à bout. Et quelque chose manque. Tu n’es pas convaincu. Les bombardements dans ta tête continuent. Et ton œil... Ça devient plus fort encore. C’est même pire. Tu essaies de faire abstraction de la douleur quand la voix de l’Inspecteur résonne de nouveau dans la pièce. Mais les mots qui arrivent ne sont pas très bons à entendre. Ils n’annoncent rien de bon. Et alors que l’interdit commence à se faire entendre, tu fixes Thomas. Mais le regardes-tu vraiment ? « Disons que je connais ce projet malsain. » Non. Tu ne le regardes pas. Car même dans un sale état, tu sais déjà sur quoi va tourner la discussion. Le sujet exact ? Sûrement pas. Mais tu as déjà malencontreusement entendu des rumeurs au coin des couloirs comme quoi tout n’est pas forcément rose du côté de la science. Tu n’as jamais cherché à savoir. Ça ne te concernait pas. Jusque-là...

Le sujet Troisième Génération mis en avant, tu te crispes violemment. Ton regard change. Tellement que tu baisses la tête instinctivement. Tu commences à collecter les détails manquants qu’au final, tu ne voulais pas entendre et tu fais un rapprochement monstrueux. Ils n’ont tout de même pas osé... ? Ta haine explose alors tu ne peux pas regarder Thomas comme ça. « Lorsque tu es arrivé à l'hôpital, il a été jugé que tu ne pouvais pas être sauvé par des moyens conventionnels mais que tu pouvais être utilisé dans le cadre de ce projet. » Tu n’écoutes rien d’autre. Tes doigts enserrent violemment le drap qui te recouvre. Tu aurais pu balancer n’importe quoi si tu avais eu quelque chose sous la main... Tu encaisses très mal. Ton calme soudain n’est qu’une bombe dissimulée...

Tu es bien trop silencieux depuis le début des explications. Et alors que l’infirmière arrive en plein milieu pour déposer ton repas et vérifier ton état, tu ne bouges pas. Tu ne la regardes pas. Tu n’écoutes plus rien. Tu ne veux plus rien entendre de plus. Parce que tu as compris.

« Où en étais-je ? »
« Arrête. »

Mais il continue. Tu l’écoutes jusqu’au bout mais à peine le silence installé, tu relèves le visage. Tes traits sont énormément tirés par la fatigue mais maintenant bien plus par la colère. La rage surtout. Et sans même crier gare, une force soudaine te revient et ta main fait voler ce plateau repas sans aucune retenue. Tu ne vises pas. Thomas pourrait très bien se prendre quelque chose dans la figure que tu n’y penses même pas. Le tout vient s’affaler avec élan sur le mur d’à côté.

« La ferme ! Tu ne peux pas me dire ça ! »

Tu as mal à la tête. Et ton agitation n’arrange rien. C’est une migraine atroce. La douleur lancinante mélangée à la peine d’apprendre cette vérité te rend soudainement incontrôlable et irascible. Au point de ne pas vouloir croire un ami. Pourtant, tu sais qu’il dit la vérité. Jamais Thomas n’aurait pris d’initiatives de ce genre autrement. Tu le sais. Et le fait est que tu devrais lui en être plus que reconnaissant. Mais la rage l’emporte. Tant d’années à servir le Vatican pour... ça ? Ton regard est violent. Si tu avais pu pleurer de rage, tu l’aurais fait. Mais la colère te fait plutôt agir avec une forte agressivité.

« Après toutes ces années à faire le larbin, ils n’auraient pas osé ! Ces connards n’auraient pas osé se foutre de moi comme ça ! »

Les insultes fusent. Ce n’est pourtant pas dans ton caractère de parler ainsi mais plus rien ne t’arrête. Qu’as-tu à perdre maintenant que tu es vu comme un simple... sujet d’expérience ? Tes mots veulent bien dire ce que ça veut dire : tu sais qu’ils ont osé. Encore à moitié calé contre le dossier du lit, tes doigts viennent tirer sur la ligne de perfusion au niveau de ton bras pour t’en défaire d’un geste brutal. Ça fait horriblement mal. Mais tu vas te lever. Et tu vas leur faire payer.

« Je vais tous les buter... ! Tu m’entends ?! Tous ! »



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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Dim 30 Déc - 18:45
Rétablir l'Ordre
- Tellement bon que quand je me réveille, c’est toi qui est à mon chevet. Je m’en souviendrai, tu sais.

Sa manière à lui de dire merci. Il n'a jamais été très expressif. J'ai vite appris à lire entre les lignes avec lui. Toujours à se cacher derrière son sarcasme et ses plaisanteries d'un goût douteux pour cacher ses véritables sentiments. Malheureusement, il enchaine rapidement sur le sujet qui fâche et commence à me poser des questions, sur le pourquoi de sa situation. Je commence par tenter de gagner du temps, en lui expliquant pourquoi il a été blessé.

- Comment ça ma... « grande »... intelligence... ? Elle est parfaite mon intelligence. Au moins, j’ai eu les... Enfin je veux dire, j’ai eu le cran de ne pas faire la fillette qui fuit... Quatre jours. Ça aurait pu être pire...
- Tu es tout de même parvenu à franchir le limite entre la témérité et la folie, Aloïs. Et au vu de ta situations actuelle, ce n'était pas le choix le plus judicieux.


Je réfléchis à toute vitesse à ce que je vais bien pouvoir lui dire, avant de décider de lui expliquer en détails les tenants et les aboutissants du projet Troisième Génération. Je vois une étincelle de mauvaise augure s'allumer dans son regard juste avant qu'il ne baisse la tête, interdit. J'hésite un instant à continuer mais je ne peux pas m'arrêter maintenant que j'ai commencé. Je continue donc, observant le poing de mon interlocuteur se serrer sur le drap. Je me prépare discrètement à intervenir au cas où il tenterait de faire quelque chose de stupide. Une infirmière vient m'interrompre dans mes explications pour apporter son repas au convalescent. Celui-ci ne réagit pas le moins du monde lorsque celle-ci effectue des examens de routine et discute avec moi.
Une fois la demoiselle partie, je reprend mes explications, ignorant la demande d'Aloïs. Il mérite de savoir. Même si ce savoir est loin d'être plaisant. Lorsque mes explications se terminent, je pose mon regard sur Aloïs qui relève la tête vers moi. Je peux facilement lire la colère dans ses yeux et je m'écarte prestement quand il décide de catapulter son plateau dans ma direction.

- La ferme ! Tu ne peux pas me dire ça !

Je me débarrasse des morceaux de nourriture qui ont atterrit sur mon uniforme sans un mot. C'est une réaction normale après de telles révélations. Je regarde mon camarade avec compassion.

- Je sais que ce n'est pas une vérité facile à entendre. Tu aurais préféré que je ne t'en dises rien et que je te raconte un mensonge dont j'ai le secret ? J'en doute.

Je croise les bras sans détacher mon regard, calme et assuré, de celui d'Aloïs, empli de violence. La colère semble couler dans ses veines et lui donner un second souffle. Je sais cependant d'expérience qu'il va en payer le prix sous peu, s'il n'est pas déjà en train de lutter contre la douleur. J'ai en face de moi un homme prêt à commettre une énorme erreur.

-  Après toutes ces années à faire le larbin, ils n’auraient pas osé ! Ces connards n’auraient pas osé se foutre de moi comme ça !

Je n'ai malheureusement rien à répondre à cela car je suis de son avis. Je ne souhaite cependant pas ajouter d'huile sur le feu dans l'espoir qu'il se calme sans causer de dommages aux autres ou à lui même. Je n'obtiens, cependant, pas satisfaction car il décide d'arracher le cathéter planté dans son bras d'un mouvement brusque avant de tenter de se lever.

-  Je vais tous les buter... ! Tu m’entends ?! Tous !

Je me jette sur lui et lui bloque les bras au dessus de la tête, tout en bloquant ses jambes avec mon genou. Je doute qu'il soit suffisamment en forme pour me résister de toutes manières. Je vrille sur lui un regard sévère et déclare d'une voix douce mais inflexible :

- Maintenant, ça suffit Aloïs.

Je raffermis ma prise sur ses poignets et ses jambes sans détacher mon regard du sien.

- Tu vas me faire le plaisir de te calmer. Immédiatement. Tu n'es pas en état de bouger et visiblement pas en état de réfléchir non plus.

Je le fixe sans bouger et en silence pendant de longues minutes. Il va falloir lui remettre sa perfusion pour que son état n'empire pas. Il est loin d'être rétabli et il a besoin de soins constants.



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