« Quand la guerre fait rage, les déchirures ne se referment pas de sitôt. »
Marian Cross
Seeds of Destruction
Un nouveau cobaye et c'est la fête ! || PV Thomas Alexander

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Un nouveau cobaye et c'est la fête ! || PV Thomas Alexander
Aloïs Crane
La Guerre nous prend notre Humanité, et sans elle, nous courons droit vers la défaite
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La Guerre nous prend notre Humanité, et sans elle, nous courons droit vers la défaite
Jeu 18 Oct - 22:56

Aloïs Crane

&

Thomas Alexander

Un blessé pour la science
« Mettez-le dans le cadre du projet Troisième Génération. Ce serait dommage de gâcher son potentiel. »

Cette phrase. Tu ne pensais pas que tu l’entendrais un jour. A vrai dire, tu ne l’entends même pas. Ton état est critique. Tu es au bord de la mort. Tes yeux sont mi-clos alors que ton corps repose sur cette civière qui bouge déjà pour te transporter hors du Vatican vers ce lieu si maudit. Là où l’interdit se fait encore. Là où le moindre cobaye devient un vrai trésor pour la science ! La Branche Nord Américaine. Tes yeux carmin brillent d’une certaine peur. Tu sais que tu es encore vivant mais tu n’ignores pas que ton destin est scellé. Tu vas mourir. Parce que l’attaque que tu as prise de plein fouet par ce Noah t’a complètement décimé. Que pouvais-tu faire ? Tu n’es qu’un simple petit Corbeau qui n’a aucune possibilité de tenir tête à une telle puissance. Aucun entrainement ne peut t’amener à la victoire quand ton adversaire est un Apôtre du Comte lui-même. Alors ça va s’arrêter là. Tu vas devoir... baisser les bras. C’est la honte, n’est-ce pas ? Mais au moins, dans ton esprit, tu allais être libéré de la douleur qui te lance dans tout le corps. Tu devais mourir... Pourtant, tu es sensé être un battant. Ce n’est pas dans ton caractère de baisser les bras. Si tu as tenté de prendre cet adversaire dans tes filets c’est que tu y croyais. Tu n’es pas faible. Alors tu ne peux pas crever comme ça.

Et en effet, ton corps ne lâche toujours pas. Ta respiration est encore faible mais elle est toujours là. Tu essaies de bouger mais tu n’y arrives pas. Tu es paralysé. Entièrement. Des organes probablement touchés. Un poumon sûrement perforé. Bref. De quoi te foutre bien en l’air. Mais on te prend en charge. Tu le sens. Tes membres sont tellement douloureux que le moindre mouvement de ta civière t’annonce que tu es trimballé. Mais trimballé où ? C’est quoi tout ce remue-ménage pour tenter une intervention de soins intensifs ? Tu te croyais déjà revenu du terrain alors c’est quoi tout ce délire ?

« Il faut faire vite. Sinon on va le perdre et ça ne servira plus à rien. »

Cette phrase, tu l’entends. A moitié. Quelques mots rapides pour te faire comprendre qu’en fait, tout va bien. N’est-ce pas ? Tu luttes atrocement pour suivre ce qu’il se passe. Et puis tu ne veux pas sombrer. Merde quoi. Tu ne veux pas abandonner là. Tout ce chemin pour se faire buter comme ça ? Ça craint. Mais les tiraillements sont intenses. Le moindre mouvement de ton torse fait siffler ta respiration et brise toute ta cage thoracique. Tu te crispes et les douleurs vives qui s’en suivent te font perdre connaissance rapidement.

Finalement, le voyage, tu ne le sens plus. Tu arrives à destination sans même t’en rendre compte. Et ton corps finit séquestré dans ce qui va être le début de l’Enfer pour toi. Branché de partout, te voilà prêt à devenir le nouveau pantin de ces scientifiques avides de nouvelles expériences. Mais ça, tu ne le sais pas. Pas encore. Tu es encore complètement inerte. Jusqu’à ce que ce premier liquide qui infiltre ta peau réveille un spasme violent. Tes yeux s’ouvrent et un râle de douleur t’échappe. C’est si douloureux que ça de se faire soigner ? Ah. C’est ce que tu penses. Qu’on te soigne. Mais les autres injections ne sont pas là pour soulager ta peine. Elles vont plutôt t’en créer de nouvelles. Ce n’est que le début avant de recevoir le vrai traitement. Celui qui te perdra. De toute façon, tu étais perdu aux yeux de tout le monde, non ?



Aloïs - Bras droit dévoué
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Aloïs a mal à la tête en #7f113a

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Thomas Alexander
Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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Ô rage, Ô désespoir, Ô rps ennemis, N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Jeu 25 Oct - 17:39
Sur le fil du rasoir
Je traverse les couloirs d'un pas rapide. J'ouvre les portes les unes après les autres pour y trouver des estropiés, des blessés, des mourants mais pas celui que je cherche. Je continue ma progression jusqu'au bloc opératoire et observe par la lucarne. Vide. Bon sang. Où l'on t-il emmené ? Je remonte le couloir en courant et fini par tomber sur le chirurgien en chef. Je m'approche de lui et je remarque qu'il tente de s'esquiver. Je l'attrape par le col et le plaque violemment contre le mur.

"- OU EST-IL ?
- Je.. Je.. De quoi parlez vous ?
- Vous avez exactement cinq secondes avant que je ne décide que votre tête n'a plus rien à faire sur vos épaules docteur.
- Je ne peux rien dire !
- CINQ !
- S'il vous plait, Inspecteur !
- QUATRE ! TROIS !
"

Je déploie une de mes lames de poignet et la place sous sa gorge tout en fixant un regard meurtrier sur lui.

"- DEUX !
- Ils l'ont emmené en Amérique !
- Pourquoi ?
- Le projet Troisième Génération.
- Quand sont-ils partis ?
- Il y a deux heures.
"

Je relâche le médecin qui bat en retraite sans demander son reste. Le projet troisième génération ? Bon sang. Malcolm espèce de salopard. Je quitte l'hopital en courant et me dirige vers le Vatican. J'entre dans le bâtiment du Crow et fonce vers les bureaux des cardinaux. J'entre dans l'un des bureaux sans frapper à la porte et j'y trouve un vieil homme marqué par les ans qui m'observe avec un regard surpris.

"- Bonjour Cardinal Kempf.
- Inspecteur. Auriez vous oublié les bonnes manières ?
- Non Cardinal mais j'ai besoin de votre aide.
- Vraiment ?
- Oui, j'ai besoin de vous pour délivrer un ordre de transfert.
- Voyez vous ça. Et pourquoi me le demander à moi ?
- Car je veux faire sortir quelqu'un du projet Troisième Génération avant qu'il ne soit trop tard.
- Impossible. Je ne peux pas faire cela. Ce projet est sous la direction de Malcolm Luverrier, votre supérieur.
- Vous le pouvez et vous allez le faire, cardinal. Je n'aime guère faire cela, mais je vous ai rendu service et j'aimerais que vous me rendiez la pareille.
- J'aurais dû me douter que vous ne m'aideriez pas pour une affaire aussi délicate par pur altruisme.
- Détrompez vous, je vous apprécie tout autant que votre "fils" et je vous ai aidés en toute bonne foi. Mais vous m'avez dit que si jamais j'avais besoin de votre aide, vous seriez prêt à m'aider. C'est le moment.
"

Le cardinal crois les mains et les place devant sa bouche tout en se rencognant dans son fauteuil. Il m'observe pendant un moment et je supporte cet examen tout en sentant mon impatience grandir. Je n'ai pas le temps de jouer à ces jeux-là maintenant. Il n'a pas le temps ! L'homme en face de moi se redresse.

"- Nous serons quitte ?
- Sans l'ombre d'un doute.
"

Il prend une feuille vierge, un stylo et commence à écrire.

"Donnez moi les détails."

-----------------------------------------------------------------------------

Et le scénario se répète. Moi, en train de courir dans des couloirs. Je traverse la branche américaine sans m'arrêter. Je sais déjà où je dois me rendre. Je suis arrivé plusieurs heures après ma cible. J'espère qu'il n'est pas trop tard. Je remonte rapidement les longs corridors sans prêter attention à ce qui m'entoure. J'arrive finalement devant deux lourdes portes gardées par des hommes du Crow. Des hommes de Malcolm.

"Halte ! Vous ne..."

J'interromps la tirade du premier garde par un coup de poing dans la gorge et je neutralise le second avec un crochet à la tempe. Je pousse un des battants et pénètre dans la salle d'expérience. Je fonce sur le scientifique penché au dessus du cobaye et l'attrape par le bras avant qu'il ne plante une aiguille dans le bras de celui-ci..

"- Mais que...
- Silence. Je viens ici sous l'autorité du Cardinal Kempf. Vous avez pour ordre de cesser immédiatement toute expérimentation sur cet homme.
- Quel preuve avez vous ?
- Voici une lettre écrite de sa main.
"

Je lui tend le document officiel et le laisse lire pendant une minute.

"Vous allez le débrancher de cette machine infernale et le préparer au transfert vers l'un de nos hôpitaux. Et si jamais il meurt en route..." J'attrape le scientifique par le cou. "Vous aurez commis votre dernière erreur. C'est bien clair ?"

Le scientifique acquiesce avec vigueur et je le relâche afin qu'il puisse donner ses ordres. Je m'approche de l'homme allongé.

"Tiens bon, Aloïs."

-----------------------------------------------------------------------------

Je fais les cent pas dans la salle d'attente. Il est au bloc depuis des heures. Ou serait-ce des jours ? Le manque de sommeil m'empêche de me concentrer. Au bout de ce qui semble une éternité, le chirurgien sort de bloc et semble encore plus fatigué que moi. Je lui saute pratiquement dessus.

"- Alors ?
- Il souffrait de sévères blessures dont certaines semblaient mortelles. Cependant nous avons réussi à réparer la majorité des dégâts et nous l'avons stabilisé. Il nous reste encore un peu de travail mais il devrait sortir du bloc d'ici deux ou trois heures.
- A t-il été infecté par le virus ?
- Non, le processus a été interrompu avant. Cependant, l'un des ses yeux à subit des dommages. Rien de grave cela dit.
"

Je soupire de soulagement et remercie le médecin d'un signe de tête avant qu'il ne retourne à l'intérieur. Je m'affale sur l'un de fauteuils de la salle et m'endort presque instantanément, débarrassé du stress de la situation.

Je suis réveillé quelques heures plus tard par une infirmière qui m'annonce que le patient a été transféré dans une chambre et que je peux aller le voir si je le souhaite. Je me lève d'un bond et me dirige d'un pas rapide vers la chambre indiquée. J'entre et tombe nez-à-nez avec un médecin qui m'annonce qu'il est encore sous l'effet de sédatifs et ne se réveillera pas avant quelques heures. Je le remercie une fois de plus et attrape un fauteuil dans un coin de la pièce pour le placer devant le lit. Je m'y assoies et attend que mon ami se réveille.
Au bout de quelques heures et d'une seconde sieste je remarque qu'il commence à ouvrir les yeux. Je lui souris.

"Alors ? La visite du royaume des morts était sympathique ?"



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