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Les Coïncidences N'Existent Pas [PV. Irélia Montrozier & Gabriel L. Whelan]

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Lun 28 Mai - 22:22
Vous ici mon cher ?
Cela fait plusieurs jours que j'ère dans les rues de Paris à le recherche d'informations sur ma nouvelle collègue. Depuis ma rencontre avec mon vieil ami, Aiko, je n'ai guère progressé. Peu de gens semblent connaitre cette femme. On m'avait pourtant dit qu'elle habitait dans le quartier Montmartre. Je décide de pousser mes recherches un peu plus loin. Je finis par tomber sur un homme d'âge mûr qui semble vouloir cacher quelque chose dans la poche intérieure de son manteau. Un secret honteux ? Voilà qui est intéressant... Je m'approche discrètement derrière lui et regarde par dessus son épaule. Une fiole contenant un liquide étrange, fruit du travail d'un alchimiste ou peut-être... d'une sorcière ? Je tapote l'épaule de l'homme qui, pris d'un violent sursaut, manque lâcher la fiole. Il se retourne, complètement paniqué, et je lui offre mon plus beau sourire.

- Dites moi mon brave. Pouvez-vous me diriger vers l'endroit où vous avez obtenu ce produit ?
- Qu-Quel produit ?
- Allons ne me prenez pas pour un imbécile. Montrez-moi ou je m'en vais crier sur tous les toits que vous avez besoin d'un élixir de vigueur pour besogner les catins du quartier.
- MAIS C'EST FAUX !
- Une rumeur n'a pas besoin d'être vraie pour se répandre. Seulement d'être bien juteuse. Alors c'est par où ?


L'homme blêmit et me fais demi tour avec empressement. Je le suis en riant. Il est tellement simple de manipuler les gens. Surtout que je n'ai pas la moindre idée du contenu de cette potion. Enfin j'ai obtenu ce que je voulais. Il me guide jusqu'à une ruelle non loin et me pointe l'enseigne qui pend plus loin. Il s'en va ensuite sans demander son reste, non sans s'être assuré que je ne dirais rien. Je pénètre dans la ruelle et lève la tête. D'un côté la fameuse boutique, les Sages Astres et de l'autre un bar, le Chaudron Lunaire. Mon choix se porte rapidement sur le bar. Une aura magique que je ne connais que trop bien en émane. Ce vieux rabat-joie m'aurait donc devancé ? C'est une première. Si on excepte Anne. Bref. Je pousse l'imposante porte du bar et me plonge dans l'ambiance chaleureuse et accueillante des lieux. L'endroit est propre et bien éclairé. Et vu le mobilier, je ne me trouve pas dans le bar de poivrots du coin.  Je m'avance en direction du comptoir et je remarque le visage de l'autre imbécile qui semble m'avoir vu également. Je lui adresse une grimace de dégoût et l'ignore ostensiblement après ça. Je m’assois sur un tabouret au comptoir et me focalise sur la tenancière, deuxième détentrice d'une aura magique. C'est une jeune femme à l'ai serein avec une longue chevelure sombre. Elle me donne un air de déjà-vu mais j'ignore pourquoi.

- Bonsoir Mademoiselle. Alors on aime lancer des s...

Je manque tomber de mon tabouret en comprenant enfin. Je me lève et recule, la bouche grande ouverte, en pointant le doigt sur la tenancière puis sur Gabriel à tour de rôle. Je me recule inconsciemment jusqu'au milieu de la salle sans cesser de les montrer du doigt comme un enfant de cinq ans. Passée la stupéfaction je m'exclame :

- MAIS NON ! C'EST PAS POSSIBLE ! ALORS TOI ET LA NOUVELLE...
; color:black;">Les Coïncidences N'Existent Pas


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Mar 29 Mai - 20:17
Je n’était pas revenu en France depuis ce fameux moment d’Août où ma magnifique descendante avait rencontré l’andouille de descendant de Kale… ce type était vraiment un numéro du peu que j’avais vu. Enfin, si je ne m’inquiétais pas vraiment de la présence du sorcier et encore plus depuis que j’avais apprit que l’Empereur en avait fait l’une des nôtres, c’était une autre histoire concernant le membre du Crow. Et une chose en entraînant une autre, j’avais fini par le suivre un bon mois jusqu’en Finlande… Il y avait pire comme gars même si je ne pouvais pas me fier seulement à ça.
Finissant par faire du tourisme dans les pays nordique, j’avais même laisser Kale tranquille chose à laquelle je devais rapidement remédier. Mais avant toute chose, nouveau détour vers la France et Paris pour vérifier si Irélia allait bien. Surtout que l’autre abrutis de gosse risquait de vouloir lui rendre visite en ayant apprit que nous avions une nouvelle dans nos rangs.

Je soupirais de dépit en remontant la rue où se trouvait son bar avant d’y rentrer, la saluant avec un grand sourire. Commandant toujours la même boisson, je lui demandais rapidement si elle allait bien avant d’aller m’asseoir à ma « table habituelle », celle la plus proche de l’entrée, là où l’on pouvait voir les gens qui remontaient la rue.
Aucune trace de Kale… avait-il loupé sa venu ici ? Peut-être pas sinon il est fort possible qu’elle ne l’aurait pas accueillis de la sorte. Je ne me faisais pas d’idée, si j’avais reconnu son descendant, il ferait pareil et je craignais vraiment ce qu’il pourrait faire. J’allais sûrement pas décoller des environs un bon moment, je n’avais aucune confiance au brun. Ça risquait d’être plus ou moins longs par contre… Enfin, ce n’était pas vraiment comme si j’avais autre chose à faire et tenter de chercher le gosse serait prendre un risque qu’il arrive ici avant qu’il ne le trouve.

Sirotant ma pinte -si l’on pouvait dire ainsi- j’étais perdu dans mes pensées à tel point que je ne remarquais pas celui qui remontait la rue avant que la clochette de l’établissement ne retentisse, laissant entrer… Kale.

Putain de karma à la con… marmonnais-je après avoir recraché une partie de ma bière sous la surprise.

Gonflant les joues d’un air boudeur, j’essuyais donc la table tout en lançant un regard noir à mon compère qui s’installait au bar. Je le sentais mal… mais vraiment mal…
Observant les deux sorciers, je comptais mentalement le temps qu’il allait mettre pour s’en apercevoir… avant de finir dans un grand rire à la réaction choqué du gosse. Aucun regret, j’étais heureux d’avoir vu ça, ce n’était pas tout les jours que l’on pouvait être témoin d’une telle scène !

MAIS NON ! C'EST PAS POSSIBLE ! ALORS TOI ET LA NOUVELLE...

Ne réfléchissant pas, je sautais de ma chaise pour me ruer vers Kale avant de le plaquer violemment au sol, lui abattant une de mes mains sur sa bouche. Je me fichais bien du fait que nous ayons glisser sur une bonne partie du sol pour aller cogner dans un des murs.

Surtout, ferme ta gueule. Lui intimais-je d’un air menaçant.

Et le pire, c’est que je me doutais que ça n’allait pas du tout l’impressionner et que ça allait mal finir.
Finalement, je n’aurais peut-être pas dû me moquer tout à l’heure… retour de karma. Merci l’Empereur, je vous revaudrait ça pour les prochains les siècles à venir… surtout si cela devait tourner au carnage et je n’avais que peu de doute là-dessus puisque Kale était là.


Il n'existe rien dans ce monde dont je ne puisse plaisanter. Parfois, au plus profond de la nuit, je crois bien que j'entends les dieux plaisanter sur nous. S'ils nous ont réellement créés, ils nous ont créés pour plaisanter. C'est tout. Et une mauvaise plaisanterie, qui plus est !

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Lun 4 Juin - 10:24
 
Mais ... Bordel ?!



Depuis le mois d’août, la vie avait été plutôt calme pour Irélia. l'Automne avait pris ses droits, son employé sorcier avait commencé à s'intéresser à la sorcellerie jusqu'à son retour d'Amérique du sud où il s'isolait de plus en plus. Elle allait devoir s'en occuper de cette soudaine distance. Mais le fait d'avoir un employé lui permettait de l'envoyer chercher à sa place les plantes rares dont elle avait besoin et ainsi elle pouvait rester à Paris, s'occuper de son bar et de ses habitués.
Ce soir Irélia resservait un client quand un homme entra dans le bar. En soit ce n'était pas inhabituel, mais quand il se rapprocha du comptoir, l'intérieur de son coude s'embrasa. Irélia remarqua le regard qui passa entre un de ses habitués et le nouveau venu. Pourquoi elle se doutait que ce n'était pas un bon regard ? Elle lui sourit lorsqu'il s'installa au bar.

- Bonsoir Mademoiselle. Alors on aime lancer des s...

Mais il ne fini pas sa phrase. Ses yeux s'agrandirent, devinrent rond comme des billes et il sembla oublier de fermer la bouche. Elle le fixa sans rien dire à peine quelques secondes et allait lui demander si il allait bien quand l'homme se leva. Il recula, la bouche toujours ouverte -il allait gober des mouches à force- et le doigt tendu, sa main fait l'aller retour entre moi et l'habitué à qui il avait adressé le fameux regard non sympathique. Irélia soupira. Elle hésita à envoyer quelqu'un chercher la gendarmerie pour emmener l'homme qui ne semblait pas avoir toute sa tête, planté au milieu de son bar, sous le regard de pratiquement tous les clients à me désigner moi et l'homme assit non loin. Mais elle n'eu pas le temps de faire un mouvement qu'il s'exclamait :

- MAIS NON ! C'EST PAS POSSIBLE ! ALORS TOI ET LA NOUVELLE...

Il disparut. Littéralement. Il était pile au milieu de son champ de vision, et quand elle cligna des yeux, il avait disparut. En plein milieu de sa phrase. Irélia cligna des yeux plusieurs fois mais non, il s'était effectivement évaporé. Sans le nuage de fumée cependant. Alors elle suivit le regard des autres hommes dans la salle et du se pencher au dessus du comptoir pour voir deux paires de jambes qui dépassaient de derrière un table. Son regard fit la navette entre les deux hommes à terre et la place auparavant occupée par la connaissance du nouveau venu. Hmph. La tenancière sortit de derrière le bar et se dirigea vers les deux hommes au sol. L'armoire à glace qu'était mon habitué semblait écraser l'autre homme et lui avait planqué une main sur la bouche sans ménagement. Mais quel mouche les avait piquée ? Entre le premier qui agit comme si il voyait une licorne et le second qui effectue un plaquage -sans doute parfait vu la rapidité avec laquelle il avait disparut de sa vision- le monde devenait-il fou ? Elle soupira et se planta à coté des deux énergumènes, un sourcil levé et une main sur la hanche.

- Puis je savoir ce qu'il se passe au juste ?
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Lun 4 Juin - 16:54
Vol plané
Je n'ai même pas le temps de me remettre de mes émotions ni même de finir ma phrase que soudain, je sens quelque chose me heurter de plein fouet. En a peine quelques secondes, je passe de la station assise à la station allongée. Ma tête fait une rencontre virile avec l'un des murs du bar et ma vision s'obscurcit l'espace de quelques secondes. Merci Gabriel, toujours aussi charmant à ce que je vois. Je secoue la tête pour reprendre mes esprits et je me rends compte que la main de l'autre idiot est plaquée sur ma bouche.

- Surtout, ferme ta gueule.

Alors comme ça, il n'a rien dit ? Je souris sous sa main et je suis secoué d'un rire silencieux. Cette journée va être une des meilleures de ma vie je le sens d'ici. Je vais bien m'amuser ! Mais d'abord je dois me dégager de sous ce gros tas de muscles. Je commence à chercher un objet pouvant m'aider et je vois une femme au dessus de nous. La fameuse descendante... Et elle n'a pas l'air franchement enchantée de la démonstration sportive que Gabriel a exécuté dans le bar.

- Puis je savoir ce qu'il se passe au juste ?

Je lève un doigt pour lui faire signe d'attendre. Je tente de pousser Gabriel mais évidemment je ne parviens pas à le faire bouger, la différence de poids est beaucoup trop grande. Bon, il va falloir passer aux choses sérieuses alors. Je remarque que je suis capable de bouger les jambes. Ça va piquer un peu mon grand. Je lui assène un grand coup de tibia dans l'entrejambe. J'attrape ensuite le bras qui me bâillonne et me sers de l'avantage dont je dispose pour  faire basculer Gabriel sur le côté.  Je me redresse ensuite rapidement pour éviter qu'il ne m’immobilise à nouveau et j'époussette mon pantalon et ma chemise.  Je me tourne ensuite vers la jeune femme avec un grand sourire.

- Donc laisse-moi reprendre après cet épisode légèrement... sportif. Je m'appelle Kale Ikaia et cet espèce d'imbécile avec un demi-cerveau s'appelle Gabriel Whelan. Nous sommes tes nouveaux amis de L'Augure et ce tas de muscles ici présent est ton ancêtre.

Le taureau est lâché mesdames et messieurs, accrochez vous à vos sièges.

- Oh si tu te demandes comment c'est possible, sache que l'Empereur t'as offert l’immortalité avec ton joli tatouage en forme de plumes. C'est donc le cas pour nous aussi et ce jeune homme ici, a plus de 400 ans. Allez je vous laisse faire connaissance et je vais me chercher une bière si ça te déranges pas. Je laisserai de la monnaie sur le comptoir.

Je me recule en souriant et me dirige derrière le comptoir pour me servir une choppe de bière. Je vais ensuite m'asseoir sur un tabouret et me tourne pour observer la suite des événements avec une grande excitation.
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Mar 5 Juin - 11:09
Je lançais un regard noir à Kale alors que la voix de ma charmante petite-fille s’élevait. D’accord, pour la discrétion cela semblait définitivement mort. Et puisqu’il y avait ce sale gosse, cela allait forcément mal finir… pour moi.
Bon, il fallait aussi avouer que mon action était plutôt engageant pour lui… je soupirais. Cela allait être une journée mémorable.

Un grand coup à un certains endroit me sortit de mes pensées et je me laissais « gentiment » pousser sur le côté en grommelant. Putain de gosse ! Quel personne osait mettre un coup pareil à un ami de longue date ? J’étais déçu là, vraiment…
Pestant en marmonnant contre mon collègue de l’Augure, je me redressait en m’appuyant au mur. Il n’y était pas allé de main morte, le chien.

- Donc laisse-moi reprendre après cet épisode légèrement... sportif. Je m'appelle Kale Ikaia et cet espèce d'imbécile avec un demi-cerveau s'appelle Gabriel Whelan. Nous sommes tes nouveaux amis de L'Augure et ce tas de muscles ici présent est ton ancêtre.

...Il allait falloir je j’envisage un replis stratégique là. Kale pouvait bien balancer ça comme ça, il ignorait fort probablement ce qu’il c’était passé pour Irélia. Quoiqu’il ‘aurait sûrement fait encore plus s’il avait su, histoire d’enfoncer le clou.
Vraiment, sur quels critères se basait l’Empereur pour recruter les membres de l’Augure ? Certainement pas en prenant en compte l’état de leur santé mentale.

- Oh si tu te demandes comment c'est possible, sache que l'Empereur t'as offert l’immortalité avec ton joli tatouage en forme de plumes. C'est donc le cas pour nous aussi et ce jeune homme ici, a plus de 400 ans. Allez je vous laisse faire connaissance et je vais me chercher une bière si ça te déranges pas. Je laisserai de la monnaie sur le comptoir.

...Quel con.
Je me retournais vers Kale, le regard blasé et toujours une main appuyé au mur.

- Tu en as d’autres comme ça ? La délicatesse et le tact, ça existe putain. Jeune crétin…

Inutile de dire que j’évitais copieusement le regard d’Irélia. Vraiment, j’avais comme un mauvais pressentiment. Je doutais fortement qu’elle laisse passer certaines choses… ces choses que je ne me pardonnais toujours pas par ailleurs. Et l’autre abrutis qui était là sur son tabouret à profiter du spectacle… si je ne craignais pas de faire exploser le bar et nous avec…
Je m’appuyais dos au mur, croisant les bras avec une moue boudeuse.

- T’es vraiment pas gentil…

Dans un sens, cela débloquait la situation dans laquelle je m’étais enlisé puisque je n’avais toujours pas eut d’idée sur la façon de l’aborder. Peut-être que je ne l’aurais jamais fait, même en sachant qu’elle faisait partie de l’Augure à présent.
Hum… autant activé à présent le « foutu pour foutu ». Je portais donc mon attention sur ma descendant, passant une main dans mes cheveux d’un air clairement gêné. J’aurais vraiment dû me bouger plutôt qu’elle ne l’apprenne de cette façon là.

- Hum… enchanté et… félicitation…

Ce n’était peut-être pas les mots pour « souligné » une entrée dans l’Augure mais… je n’avais pas grand choses d’autres à dire et je ne pouvais qu’attendre la réaction de Irélia. Je ne pouvais pas compter sur Kale qui ne ferait rien sinon remettre du sel sur la plaie…
En gros, je me sentais en territoire ennemi avec pour seule arme… rien du tout. J’allais bien m’amuser.


Il n'existe rien dans ce monde dont je ne puisse plaisanter. Parfois, au plus profond de la nuit, je crois bien que j'entends les dieux plaisanter sur nous. S'ils nous ont réellement créés, ils nous ont créés pour plaisanter. C'est tout. Et une mauvaise plaisanterie, qui plus est !

David Gemmell - Rigante, le coeur de Corbeau


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Ven 8 Juin - 16:14
 
Restons calme....



Pour se dégager l'homme frappa l'habitué ... dans un endroit sensible. Irélia ne put s'empêcher de grimacer et de compatir avec le géant. Géant qui resta au sol alors que le nouveau client le poussait et se relevait. Il épousseta ses vêtements et se tourna vers elle avec un grand sourire.

- Donc laisse-moi reprendre après cet épisode légèrement... sportif. Je m'appelle Kale Ikaia et cet espèce d'imbécile avec un demi-cerveau s'appelle Gabriel Whelan. Nous sommes tes nouveaux amis de L'Augure et ce tas de muscles ici présent est ton ancêtre. -Pardon ?!- Oh si tu te demandes comment c'est possible, sache que l'Empereur t'as offert l’immortalité avec ton joli tatouage en forme de plumes. C'est donc le cas pour nous aussi et ce jeune homme ici, a plus de 400 ans. Allez je vous laisse faire connaissance et je vais me chercher une bière si ça te déranges pas. Je laisserai de la monnaie sur le comptoir.

Sur ce lancé de bombes parfait, le dénommé Kale se dirigea vers le comptoir et se servit une bière. Irélia resta interdite, son cerveau ayant fait une pause sur les informations que venait de lui jeter à la figure son ... nouvel ami ? -pourquoi elle sentait que cette appellation allait s'avérer fausse ?-. Le second -Gabriel ?- se releva et Irélia l'entendit s'adresser à l'autre homme.

- Tu en as d’autres comme ça ? La délicatesse et le tact, ça existe putain. Jeune crétin…

L'insulte vola doucement dans le silence ambiant. Elle n'avait toujours rien dit, ni bougée. Elle regardait juste le géant se relever se demandant si s'était une blague. Un grosse blague de mauvais gout, très mauvais gout. Mais quand elle remarqua qu'il évitait à tous prix son regard, la réalité et les conséquences des propos du certain Kale s’immiscèrent dans son esprit pour ne plus s'en déloger.

- T’es vraiment pas gentil…

Le mec boudait ?! Et l'évitait toujours ... Elle plissa les yeux, peut être trop obnubilée par tout ce que les révélations de Kale impliquaient pour remarquer qu'il se tournait vers elle après un autre silence. Elle était trop concentrée par la partie "c'est ton ancêtre - il a 400 ans" que par la partie "t'est immortelle FEL...I.CITATION"

- Hum… enchanté et… félicitation…

Il se tournait enfin vers elle hein ? Son regard était toujours fuyant mais elle pouvait y lire dedans la vérité. Tout ce qu'avait dit l'autre idiot était donc vrai ?! Bordel de m..., Sale..., Irélia ferma les yeux deux secondes, tout en inspirant profondément. Elle utilisa sa sorcellerie pour l'aider à se concentrer, comme elle le faisait souvent quand elle paniquait. Elle fit baisser sensiblement la température de la pièce. Le froid ne l'aida pas, elle sentait son contrôle d'elle même commencer à fiche le camp. Elle rouvrit alors les yeux, évita le géant d'ancêtre, ne regarda même pas le gamin et fixa un par un les clients.

- Dehors.

Elle ne le dit pas deux fois. Irélia ne sut pas se qui les décida, son visage sans doute fermé, sa voix aussi froide que la pièce ou son regard qui avait fait devenir blanc un des piliers de bar, aucunes idées, mais ils déguerpirent tous aussi vite que le vent. Puis elle revint aux deux hommes encore présents. Elle passa sur celui qui -elle le sentait- était un fouteur de merde invétéré et fixa le géant qui était, aux dernières nouvelles, son ancêtre. Que pouvait-elle dire hein ? Elle n'allait pas lui sauter dans les bras, c'était clair. C'était plutôt de contraire.
Il venait dans son bar depuis ... depuis le début et il ne lui avait rien dit ?! Il avait du être là il y a dix ans, et il n'avait rien fait ?! Si il faisait partit de l'Augure il devait être puissant, non ? Il n'avait donc même pas l'excuse d'être nul !
Irélia sentait la rage l'envahir et s'éloigna du géant pour se mettre derrière le comptoir. Si elle perdait sa concentration, son pouvoir risquait de partir en vrille. Et elle ne voulait surtout pas que ça arrive. Surtout pas à cause d'un .. de ... de lui ! Elle regarda Kale boire sa bière tranquillement un sourire aux lèvres et eu envie de la lui geler dans l'estomac. Mais qui est-on pour annoncer pareille nouvelle sans même préavis ?! Un fouteur de merde sans précédent. Sa raison vint à la rescousse de l'homme, lui rappelant de ne pas s'énerver, que sa servait à rien. Irélia ne put qu’acquiescer en accord avec sa raison, elle devrait plutôt s'énerver contre celui qui le mérite. La sorcière se tourna vers Gabriel, toujours derrière son bar, et posa les mains bien à plat sur le bois.

- Tu comptait me le dire quand ? Dans cent ans ? Le mois prochain ?

Sa voix n'était pas aussi posée que d'habitude mais elle faisait de son mieux okay ?

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